Mais cela m'a indiqué très clairement qu'il fallait que je retravaille certains aspects du livre. Contrairement à une blague qui, si elle a besoin d'être expliquée, est généralement considérée comme foirée, un film, et a plus forte raison, un roman, peuvent tout à fait supporter de conserver une part de mystère. Il est possible de les apprécier sans tout élucider, bien que parfois, des clés de compréhension puissent s'avérer nécessaires. Aussi, laissez moi vous révéler mon « pacte de lecture » pour #UCSN :
CE QUE CE ROMAN N’EST PAS :
Un récit linéaire et objectif, avec des arcs narratifs clairs, un vrai héros défini comme tel, des univers SF explicites et classiques avec un espace d’imaginaire débridé. Ce n’est pas, non plus, une aventure épique avec des péripéties, une histoire « qui avance » et une fin qui ne laisse pas sur sa faim. C’est encore moins un roman d’action ou d’horreur pure (malgré son titre ou sa couverture actuelle). Et pour finir, ce n’est pas un roman qui se lit avec une grille narrative ni même éthique. On ne se situe plus vraiment dans le divertissement, comme j'ai pu le faire précedemment. Même si, vous le lirez, j'y ai disséminé çà et là quelques éléments des plus jouissifs. On ne se refait pas.
CE QUE CE ROMAN EST EN RÉALITÉ :
Un texte introspectif, circulaire, subjectif, atmosphérique, volontairement ambigu, avec des ellipses, des flashbacks, des travellings-avant et construit sur la répétition obsessionnelle. C’est une expérience intérieure avec un personnage principal – le narrateur – plutôt « antipathique », c’est-à-dire fracturé, opaque, égocentré, dangereux, immature, possessif, faible et pas fiable. Ce roman est une immersion psychique, le journal mental d’un homme qui se perd dans ses propres rêves. Des rêves qui, en plus, lui échappent totalement.
C'est aussi le début d'un nouveau cycle. On en reparlera sous peu.


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