En tout cas, et je vais me répéter (pour ceux qui ont lu mes articles précédents), mais je vais quand même le redire : Merci Monique !
lundi 30 décembre 2024
CES PETITS MOMENTS DE FÉLICITÉ QUI DÉBARQUENT QUAND ON NE LES ATTEND PLUS...
En tout cas, et je vais me répéter (pour ceux qui ont lu mes articles précédents), mais je vais quand même le redire : Merci Monique !
Myriam Chazalon remet le couvert, avec "Mauvais berger !"
Elle a lâché une chronique très sympa sur son compte Instagram :
Après les routes du crépuscule et le moment où jamais, je retrouve une troisième fois avec grand plaisir Étienne H. Boyer. Me voilà avec entre les mains, son premier roman : Mauvais Berger, roman autobiographique.
Mauvais berger, ou comment ne pas revenir à ses moutons...Premier roman peut-être, mais j'ai bien reconnu sa patte. Celle d'Étienne hein, pas celle du mouton !Donc mauvais berger c'est l'histoire (vraie) d'un mec qui aurait pu, si il avait côtoyé les bonnes personnes, réaliser son rêve de jeune adulte. Mais le mec, il a mis un pied dans la boue, deux pieds dans la boue et le reste dans la fange...
Et pourtant, pourtant... Pour le commun des mortels, tu sais, celui qui mange son yaourt et qui déguste son fromage de brebis, berger ça semble facile, sympa, bucolique. Tu passes ton temps dans la montagne, à laisser ton chien faire tout ton boulot, à être loin de toute civilisation, de ses contraintes et de tous les cons qui la peuplent. Tu es au grand air toute la journée, et quand tu rentres les joues rosies par ce bon air non pollué, tu te cuisines un excellent repas avec de bons produits sains et bio dans ton refuge. C'est un peu comme si tu étais tous les jours en vacances non ?
Oui mais.... Il a un joli nom ce mais... Il se prénomme Nanette.Malheureusement, l'amabilité du personnage est inversement proportionnelle à la douce sonorité de ce charmant surnom... Sous ce patronyme, se terre Fernande.... Aigrie, méchante, qui exploitera et pressera le jeune Étienne comme elle le ferai avec l'un de ses fromages. A tel point que, lorsque tu finis de lire le dernier mot de Mauvais Berger, quand tu penses à Fernande tout tes poils se tendent... Tu l'auras compris lecteur, ce livre te racontera l'histoire d'une passion avortée, d'un harcèlement au travail... Une tranche de vie que tu prends dans la tronche.Lire ce roman, c'est se délecter de la réponse du Mauvais Berger à la mauvaise bergère... Précipite toi pour lire Étienne H. Boyer, en cette période de Noël, un petit cadeau lecture, c'est le moment où jamais....
À noter : Myriam a également écrit une géniale chronique au sujet de "Le Moment ou jamais" sur le blog #SatanBoucheUnCoin : ici ! Je vous laisse la découvrir !
mardi 17 décembre 2024
VIS MA VIE D’ÉCRIVAIN (#3)
Alors dit comme ça, ça peut paraître glauque, mais en réalité, si on regarde bien, le dernier Houellebecq, le dernier Werber ou le dernier Nothomb trônent déjà côte à côte dans les rayons des Carrefour Market et autres Intermarchés. Donc la présence des livres n’est pas incompatible avec celle des saucissons, des couches culottes ou du Castelvin. Certes, les auteurs en question n'y vendent pas leur littérature en personne, mais il faut dire qu’ils n'ont pas non plus le même rayonnement, les mêmes circuits de distribution ou les mêmes tirages que nous autres, obscurs petits auteurs ruraux.
Les lumières parisiennes se doivent d’éclairer la province jusqu’au fin fond des campagnes, tandis que le parfum du lisier, lui, n’a pas vocation à monter jusqu’aux nez fins des salons de Paname. Chacun chez soi et les veaux et les vaches seront bien gardés !
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Voilà ! Un petit tacle bien senti à l’endroit des « têtes de veau » qui sont de tous les réseaux d’influence, et surtout, ne frayent qu’entre eux !
Et non, je ne suis pas aigri : je constate. Lorsqu'on envoie un livre qui a bien marché localement ou qui a du potentiel à des médias nationaux, avec une super lettre de motivation bien ciblée, rien ne se passe jamais (Notez qu'il n'y a aucune obligation).
Mais la moindre des politesses serait qu'ils envoient au moins un mail pour dire "on a bien reçu merci, mais non, désolé, on n'en parlera pas". Au lieu de ça, on a juste droit au ghosting le plus méprisant.
Pisser dans un violon aurait eu plus d'effet que de gâcher un livre de cette façon. Livre qui aurait pu être vendu à une personne qui l'aurait sans doute lu et peut-être même apprécié à sa juste valeur !
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Mais revenons à nos moutons : si l'on excepte les "espaces culturels", je n'ai pas encore sauté le pas des supermarchés dits classiques. Notez que je ne dis pas un non catégorique, non plus. Foin de snobisme déplacé : je ne suis pas fermé à l'idée, je ne veux juste pas que la passion qui m’anime devienne un sacerdoce, que dis-je, un sacrifice au détriment d’autres choses tout aussi importantes pour moi (comme la vie de famille, par exemple) ! Je fais déjà tout cela sur mon temps libre et je trouve que je suis déjà pas mal overbooké. Si je rajoute des rencontres/dédicaces dans les supermarchés, Je ne sais pas quand je vais trouver le temps de me reposer…
En tout cas, je n’ai aucune honte à proposer mes (nos) livres à la vente sur les marchés locaux, dans les salons du livre dans des librairies indépendantes (ou pas, d’ailleurs) qui nous soutiennent, dans des événements organisés par des associations comme des comités d’entreprise, sur notre site internet (http://www.astobelarra.fr) ou dans les marchés de Noël. Au contraire : je considère que nos livres (et de manière générale tous les livres) sont des produits - culturels, certes - mais des produits comme les autres !
À propos de marchés de Noël, les prochaines (et dernières) dates sont les 18 et 21 décembre à Hasparren (stands tenus par Thomas Ponté) et vous pourrez me retrouver "in the flesh" le 22 décembre à Ordiarp, de 10h à 13h ! 🎄🎅
vendredi 29 novembre 2024
Ce qui se passe dans ma tête quand j'écris...
Ma mère a lu #LeMomentOuJamais et elle a aimé. Je ne vous dis pas cela parce que je pense que l'avis de ma mère a une importance universelle (elle en a juste pour moi et c'est déjà ça), mais parce que la suite est amusante. Après avoir tourné la dernière page, elle m'a envoyé un sms pour me féliciter et me demander que je la rappelle. Je l'ai fait le soir même. Elle avait des questions au sujet du livre (quelques éclaircissements/confirmations sur des points de l'intrigue) mais aussi au sujet de mon travail de romancier.
Alors je lui ai expliqué. Comme vous le savez sans doute, écrire des romans n'est pas mon métier principal, celui qui m'apporte de l'argent, de quoi remplir mon frigo et payer mes factures. Mais c'est mon occupation principale quand même : celle qui me motive chaque jour, pour laquelle je suis engagé à 100% (même plus, si c'était possible). Car lorsque je ne suis pas pris de frénésie à pianoter sur le clavier de mon PC, je suis investi à fond dans la gestion de ma maison d'édition. Je dis "MA", mais c'est parce que c'est elle qui me publie depuis le début. Elle ne m'appartient pas plus qu'aux autres auteurs.
Bref, j'écris depuis tout petit. Je le dois à la ténacité de ma mère, qui m'a inculqué les bases de la langue à coup de lectures, d'exercices de conjugaison et de grammaire, sans quoi j'aurais sûrement lâché l'école à 13 ans. J'ai commencé par faire des résumés de films ou de livres, puis rédiger des articles pour un journal de lycée, puis des scenarii de BD, puis des chroniques pour un journal de quartier... En 2000, mes écrits sont devenus publics, du moins localement (j'ai publié quelques feuilles d'actualité locale sur le Miroir de la Soule). En 2001, je suis devenu correspondant local de presse pour le quotidien "Sud-Ouest édition Béarn et Soule" et l'hebdomadaire "la Semaine du Pays basque". En 2003, j'ai ouvert mon premier blog. En 2005, j'ai co-créé et animé le premier webdo en ligne du Pays basque nord : Euskobizia. J'ai refermé la page journalisme en 2009, mais j'ai continuer à sévir sur mon blog, sur les réseaux sociaux, et dans des chroniques radiophoniques sur Xiberoko Botza.
Obsessions
C'est ainsi, au fil du temps, que j'ai pu travailler et améliorer ma plume. En 2007, j'ai raconté sur mon blog mon parcours de berger dans les Pyrénées. C'est comme ça que la maison d'édition Astobelarra m'a recruté. Mais tout ça, ma mère le savait déjà. Elle imaginait bien aussi l'immense engagement que nécessite l'écriture d'un roman. Ce dont elle ne se doutait pas, c'est que mes personnages m'habitent et me hantent, comme ils peuvent le faire chez un comédien qui apprend un rôle. La différence, c'est que mes personnages, c'est moi. Ils sont en moi. Je les ai construits, couvés, choyés. Ils ne proviennent pas du scénario d'un autre.
Et comme je l'ai découvert à mes dépens après ce 6ème livre, certains d'entre eux ne meurent pas vraiment lorsque le roman est enfin terminé et publié. Pendant quelques temps, a subsisté dans mon esprit comme le parfum altéré de leur essence. La nuit, il m'est arrivé de me retourner car je sentais encore une présence, comme dissimulée dans quelque venelle obscure. C'était clairement le cas juste après la sortie de #LeMomentOuJamais. Pas parce que le récit est particulièrement horrible (par moments), mais parce que les personnages sont forts.
En fait, j'ai surtout eu du mal à me relever de la présence quotidienne (et pendant deux ans) de "Roger Barbeau" dans mon cerveau. Parfois, lorsque j'écrivais son histoire, il lui arrivait même de déteindre sur moi, de prendre temporairement le contrôle de mon être. Ma fille m'a vu à l'œuvre, la pauvre. Mais elle s'en remettra. Après tout, ce n'est rien d'extraordinaire : je suppose que c'est ce que tout écrivain impliqué doit vivre, lorsqu'il est en processus de création. J'ai néanmoins senti poindre une petite inquiétude dans la voix de ma mère, alors que je lui expliquais le phénomène.
Ne t'inquiète pas, Maman. Je suis guéri.
Enfin, je crois... 👹
lundi 25 novembre 2024
#LMOJ mis en avant sur Surso, "le journal du BAB qui se lie à demain !"
Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous partager ces extraits du premier numéro de Surso, dernier né des journaux gratuits (papier et numérique) du BAB. Mon dernier roman "Le moment ou jamais" y est chroniqué, mais Astobelarra figure également en bonne place.
En savoir plus sur ce mag ?
vendredi 22 novembre 2024
Une superbe chronique pour #LRDC
Je me permets de reproduire intégralement ici le post Instagram de Myriam Chazalon, Aka Séléné Peel, du blog #Satanboucheuncoin :
"Les routes du crépuscule" - Etienne H. Boyer, auteurChacun, dans la lecture, vient chercher quelque chose de différent : s'amuser, voyager, s'évader... Moi j'aime être bousculée, j'aime partager l'histoire des personnages, cheminer à leur côté, vibrer, aimer, souffrir avec eux... J'aime la sensation de faire partie de l'histoire : d'être lectrice actrice...Quand je rentre dans une histoire, si elle me happe des les premières lignes, j'ai du mal à poser le livre car j'ai l'impression d' abandonner les personnages à leur sort : ils sont coincés là et moi, je peux m'affranchir de leur vie en un claquement de page. Quand je suis impatiente de reprendre ma lecture, de les libérer de l'étreinte implacable du marque-page que je leur impose. Quand lorsque le dernier mot est écrit, je continue à tourner les pages en espérant qu'ils soient là encore un peu, juste un chapitre ou deux. Alors, je sais que j'ai aimé ce que j'ai lu, intensément, et que pour quelques temps, ils vont cruellement me manquer.Les routes du crépuscule c'est tout ça... C'est un questionnement intérieur, c'est une leçon de vie, c'est une autre façon de voir les choses, c'est une introspection, un arrêt, un recommencement, un renoncement, un espoir...Et, si, en passant la porte de cette vieille bicoque au bout du monde, la vie t'offrait une seconde "chance"? Si au crépuscule, tu prenais d'autres routes pour marcher vers une autre lumière ? Crois-tu que tu en ressortirais meilleur ? Crois-tu que tu en serais plus heureux ? Crois-tu que tu en ressortirais indemne?Pas si simple crois -moi!Par contre, rends toi service ou rends service à un être qui t'est cher : offre-toi ou offre lui ce roman d'Etienne H. Boyer aux éditions Astobelarra : bien plus qu'un cadeau, c'est un message, une déclaration à soi-même aux autres, à ceux qui ne se regardent plus, qui se sont aimé et qui s'aiment mal avec le temps qui passe inexorablement...Etienne, juste merci.
Merci à toi pour cette chronique qui m'a presque mis la larme a l'œil et qui m'a permis de me rappeler pourquoi j'écrivais. Ton texte redonne du sens à mon travail, à ce pourquoi j'existe. 💗💗💗
jeudi 17 octobre 2024
PROCHAIN LIVRE : CINQ UNIVERS DES POSSIBLES...
Soit ne rien écrire pendant un an histoire de bien me vider
le cerveau, soit m’y remettre dès que possible, afin de ne pas perdre le niveau.
Parmi les pistes de nouveaux récits, je pensais soit (sans ordre de préférence, parce que je ne suis pas vraiment décidé) :
1/ Écrire un spin-off de L’infection qui se déroulerait 15 ans après les évènements de Sepsis, avec les interactions entre Sophie Régent et un autre personnage tertiaire comme point central. C’est le scenario le plus abouti à ce jour.
2/ Écrire un spin-off de L’infection qui se déroulerait parallèlement aux événements de Pandémie, mais également 40 ans plus tard, autour d’un personnage quaternaire vaguement évoqué dans le T2.
3/ Écrire une suite de Le Moment ou jamais autour de l’aide-soignante Sandrine et… du Polichinelle. Mais il me reste un paquet de trucs à définir avec ce personnage, avant de me lancer.
4/ Écrire un recueil d’anecdotes rigolotes ou non, traitées comme des nouvelles. Ça pourrait être pas mal. J'en ai plein à raconter, des anecdotes de folie issues de mes différentes vies.
5/ Écrire un roman en oneshot de littérature générale, une histoire au long cours un peu comme Les routes du crépuscule, mais sur un sujet et des personnages que je n’ai pas encore définis… J'adorerais écrire un roman de l'acabit d'un "Le monde selon Garp" ou "Hotel New Hampshire", de John Irving. Mais... mais je n'ai pas son talent.
Alors j’interroge Chat GPT mais, passé la surprise de la découverte, je m’aperçois qu’il ne me propose que des réponses fades, mièvres, répétitives, bâclées et superficielles, sans vérifications sourcées valides, gavées de brosse à reluire, sans intérêt. L’ennui total… Sans être de la merde absolue, on est quand même bien loin de la machine à miracles tant vantée sur Internet ! Bref, il y a une bonne marge de progrès avant que le robot ne remplace l'auteur, un jour.
Je cherche la sortie de secours, je ne l'ai pas encore trouvée...
Et vous, qu’aimeriez-vous lire parmi ces 5 propositions ?







