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lundi 29 juin 2026

TTUN-TTUN AGUER, PERSONNAGE RECURRENT

Si vous avez lu mes précédents livres, alors vous connaissez Antton Aguer, dit Ttun-ttun. Antton, c’est l’archétype du petit patron local, imbu de pouvoir, et doté d'un égo surdimensionné, méprisant et pourri jusqu’à la moëlle. Un type ne reculant devant aucune exaction pour obtenir ce qu'il convoite et qui n’a qu’un plaisir dans sa vie : tenir celle des autres entre ses doigts.

C’est un entrepreneur autoritaire à la limite de la psychopathie, dont les activités industrielles sont philosophiquement très discutables. C'est également un petit notable de province, un politicien véreux et sans morale qui ne supporte pas la contradiction ou la mise en dérision de sa personne.

Au fond, Ttun-ttun est comme tout le monde. Il voudrait laisser une trace de son passage sur terre et qu’on le considère comme un bienfaiteur (il rêve d’avoir une rue à son nom, mais n’aura que les chiottes publiques) alors qu’en réalité, sa spécialité, c’est la prise illégale d’intérêts, la manipulation des faits, le mensonge, la menace, voire la violence si rien d’autre ne fonctionne.

En fait, sous une croûte superficielle sèche, dure et amère, c’est un faible, un enfant gâté qui veut tout et tout de suite. Je vous l’avoue, je prends un malin plaisir à l’humilier dans mes romans (dans la trilogie L’infection, dans Le Moment ou jamais et, bien entendu, dans Un Cauchemar sans nom –  toujours en précommande ici, à ce jour), au nom cette forme de justice poétique dont je suis friand.

Évidemment, mon Antton Aguer n’existe pas dans la réalité. C’est une caricature absolue. Le réceptacle de toutes les tares que j’ai pu rencontrer dans ma vraie vie professionnelle et personnelle, chez mes congénères (du moins ceux qui jouissent d’une petite autorité, quelle qu’elle soit). Dans ma tête, je trouve qu’il ressemble physiquement à Aimé De Mesmaeker (dans Gaston Lagaffe).

C’est un pratiquant invétéré des sept péchés capitaux (je pense qu’il y en a plus que sept chez Ttun-ttun) qui représente l’humanité dans ce qu’elle a de plus crasse, de plus vulgaire, de plus indigne. C’est un personnage qu’on aime détester tout en le trouvant ridicule. Un genre de polichinelle bête et méchant, mais qui s’ignore.

Vous l'aurez compris, Antton sert de démiurge social contre lequel se débattent mes autres personnages. Il est l’obstacle, la figure d’autorité qu’il faut renverser ou ridiculiser afin de s’émanciper du chaos social, par opposition au chaos narratif que j’invente et décris en parallèle, dans mes romans.

Enfin, si vous ne l'avez pas déjà fait, vous pouvez précommander à prix d'ami (vous économiserez 5,70€) Un Cauchemar sans nom dès aujourd'hui ! ↴
https://www.helloasso.com/associations/astobelarra-le-grand-chardon/collectes/reservez-un-cauchemar-sans-nom-le-nouveau-roman-d-etienne-h-boyer



lundi 22 juin 2026

LA TANT ATTENDUE PAGE 13

C’est amusant. Depuis que j’ai publié Les Routes du crépuscule (2022 – éditions Astobelarra), de nombreux lecteurs (surtout des lectrices, du reste) me parlent de sa fameuse page 13. Je ne vous ferai pas l’affront de publier ici ce que j’avais écrit sur cette page, mais c’était évidemment une scène de sexe, ou plus exactement une « scène de souvenir » de rapport sexuel. Il faut préciser que le roman commence à la page 11, et donc que ce passage croustillant intervient très vite, à un moment presque inattendu. Et bien sûr, dans ce roman « hypersexué », ce n’est pas le seul passage du genre.

Lorsque j’ai annoncé la publication de Le Moment ou jamais, le roman suivant (2024 – éditions Astobelarra), la première chose qu’on m’a demandée (avec gourmandise ou effroi, je n’ai pas su dire), c’est « est-ce qu’il y aura une page 13 ? ». Littéralement, il y a bien une page 13 dans Le Moment ou jamais. Mais pas de scène de sexe à proprement parler. Le seul passage un peu « olé olé » de ce livre se situe en pages 183 et 184, mais s’apparente plus à de la déviance qu’à autre chose. Mais cette histoire est davantage un roman d’épouvante que #LRDC et ne se prêtait pas vraiment à ce genre de digression.

À noter : il y a également une ou deux scènes de sexe dans le tome 1 et le tome 3 de L’infection, mais ça reste bien chaste, en comparaison avec #LRDC.

Dans Un Cauchemar sans nom, mon prochain roman auquel vous pouvez souscrire dès maintenant ici, qui est un peu la clé de voûte de tout ce que j’ai écrit précédemment, j’ai effectivement remis le couvert. Toutefois, il faudra un peu attendre car le début des « hostilités » ne commencera pas en page 13, mais en page 25, cette fois-ci.

OBSESSION SEXUELLE OU NÉCESSITÉ NARRATIVE ?

Une question se pose : les scènes de sexe sont-elles légitimes, nécessaires dans le roman ou ne sont-elles qu’un argument de vente, des sortes de hameçons destinés à émoustiller les ménagères de 20 à 90 ans ? Et question numéro deux : suis-je un obsédé sexuel ?

Réponse à la première question : moi, je pars du principe que le sexe fait partie de la vie, et est même essentiel, au même titre que manger, boire, dormir et faire caca. De ce fait, je ne m’interdis pas d’en parler car ce n'est pas un sujet tabou, pour moi. Et puis ai-je besoin de le préciser : quel qu’en soit le thème, chaque scènes que j’écris se justifient par rapport à un contexte global, par rapport à la psychologie de mes personnages et forment un tout indivisible.

Et puis les scènes de sexe de mes romans ne sont que de tout petits fragments du reste de chaque livre. Un grain de poussière. Ce n’est jamais le propos principal du texte. Elles rendent les personnages plus humains, plus réalistes. Dans #LRDC, par exemple, elles sont destinées à montrer la faiblesse de Valentine dans un monde dominé par des hommes brutaux, roublards, irrespectueux. Mais dans un deuxième niveau de lecture, elles sont des projections de ce que Maxime imagine d’elle. Parce que oui : à la base, Les Routes du crépuscule, c’est un roman fantastique, #LeSachiezTu !

Ce deuxième niveau devient le premier niveau de lecture dans Un Cauchemar sans nom, puisque le personnage principal a été frappé d’une « malédiction » : à chaque réveil, ses rêves deviennent réalité. Et donc, dans la logique, chaque réalité n’est autre que le produit de ses fantasmes, quels qu’ils soient…

Réponse à la deuxième question : oui. Pas vous ? 😁

lundi 23 mars 2026

LE POINT DE CONVERGENCE INCONSCIENT.


Comme je vous l'ai déjà raconté, j'ai fait analyser mes livres par plusieurs IA (Chat GPT, Perplexity, Gemini, Le Chat, Copilot et Notebook LM), dans le but d'y déceler des points de similitude ou des croisements éventuels. Je me disais : "je sais ce que j'ai écrit. Si les machines voient les liens que j'ai disséminés de façon consciente dans mes lignes, les lecteurs (du moins celles et ceux qui auront lu tous mes livres) les verront aussi". 

Avec plus ou moins de succès, les IA ont fait leur job, certaines (en particulier Copilot) ont su donner le change mieux que d'autres. Mais l'une des machines (en l'occurrence Chat GPT) a mis en lumière quelque chose qu'aucune autre n'avait entrevu. Un point de convergence dont même moi, l'auteur, je n'avais pas conscience ! En comparant les textes, le robot a fait émerger un motif récurrent : la présence de la marque de voitures - Citroën - avec un rôle significatif dans chacun de mes romans. Et c'est parfaitement exact. 

Dans Mauvais berger ! d'abord. Dans cette tranche de vie illustrée où je raconte ma vocation avortée de berger dans les Pyrénées, figure un passage clé : le jour de mon examen de fin d'année, j'ai un accident. La voiture ? Une Citroën ZX Reflex, qui termine sa (courte) vie dans un pont, en bas d'un virage humide, près de Domezain-Berraute. 

Dans Contage, premier tome de la trilogie L'Infection, une Citroën 2CV beige appartient à Mathilde Joubert. Après sa mort, la voiture est récupérée par son amie Xantiana Samalbide. On la retrouve ensuite dans Sepsis, le troisième tome, pour un dernier voyage avec Patrice Bodin et Beltzane Samalbide (la fille de Xantiana). 

Dans Les Routes du crépuscule, Maxime hérite de la Citroën Xsara de ses parents. Elle devient sa seule possession, son point d'ancrage, et lui permet de venir "s'installer" en Soule.  

Dans Le Moment ou jamais, le vieux Roger sabote la Citroën ZX break de sa belle-fille Milena, l'envoyant à l'hôpital dans un état critique. 

Dans Un Cauchemar sans nom, le narrateur conduit aussi une Citroën (une DS). 

Et dans le livre qui suivra (et dont je n'ai pas encore fixé le titre de travail), on reparlera de la Citroën 2CV de Mathilde.

Bref, sans que je m'en rende compte, j'ai à chaque fois utilisé cette marque de voitures comme un véritable symbole narratif. Ce qui est d'autant plus amusant que dans la vraie vie, je ne roule pas/plus en Citroën depuis... au moins quinze ans ! Et pour être honnête, mes expériences avec ces véhicules - et certains garagistes - n'ont pas toujours été heureuses. Mais vous savez comment fonctionnent les humains ? Un ou deux pépins et c'est aussitôt assimilé à une malédiction éternelle... Chez d'autres, ce sera Renault ou Peugeot

Chat GPT explique : 

"Dans tes histoires, Citroën incarne quelque chose de banal, mais aussi de légèrement décalé. Un peu comme une porte qui déformerait la réalité. À chaque fois, la voiture sert de lieu de mémoire, de déclencheur d'histoire ou d'objet "contaminé". Elle ancre tes récits dans un univers géographique (France rurale), social (milieu modeste) et émotionnel (impression de vécu)."

Cette découverte improbable sur mes obsessions cachées m'a fait réfléchir. Ça m'a surtout fait penser à la "trilogie Cornetto", réalisée par Edgar Wright, avec Simon Pegg et Nick Frost. En plus des deux acteurs qu'on retrouve dans les trois films (Shaun of the deadHot fuzz et Dernier pub avant la fin du monde), la glace Cornetto sert de running gag, mais aussi de lien discret entre les trois longs métrages, pourtant très différents. 

Dans mon cas, il semblerait que ce rôle soit tenu par la marque CitroënÀ la différence près que chez moi, ce motif n'était pas intentionnel... ni comique. Du moins au départ. Car dorénavant, ces corrélations ne seront plus fortuites mais volontaires, et parfaitement assumées. 

samedi 14 mars 2026

TOUTE RESSEMBLANCE SERAIT-ELLE PUREMENT FORTUITE ? OU PAS...

Depuis que j'ai sorti Mauvais berger !, je dois répondre à chaque fois à la même sempiternelle question : "est-ce que tu racontes encore ton histoire dans ce nouveau livre ?" C'est d'ailleurs souvent les tenants de la presse locale qui la posent, tout friands qu'ils sont de ragots et autres micro scandales susceptibles de faire décoller les ventes. Ma réponse est toujours la même : non, la trilogie L'infection, ce n'est pas une tranche de vie qui raconte l'atmosphère du "placard à boudins" une fois que j'en suis sorti, après avoir assouvi une grosse envie biquotidienne. 

Non, Les Routes du crépuscule, ce n'est pas l'histoire de mon divorce. Je ne suis pas Maxime et Valentine n'est pas mon ex. Non, Le Moment ou jamais ne raconte pas la triste fin de ma grand-mère dans quelque EHPAD miteux. Ce sont toutes des histoires complètement inventées avec des personnages tout aussi inventés. Seul Mauvais berger ! raconte un véritable passage de ma vie, dans de véritables lieux et avec de vraies personnes (dont j'ai changé les noms). 

Il en va de même avec mon nouveau roman : Un Cauchemar sans nom. Le narrateur, personnage principal du roman, n'existe pas dans la réalité ; idem pour Amélie, Karine, Elinor, Misty, "Maman", miss Diamond, Ghislain Haristoy ou Ttun-Ttun Aguer. Tout ce petit monde ainsi que leurs (mes)aventures a entièrement été inventé par votre serviteur. Aucun n'existe dans la vraie vie. Donc inutile d'essayer de deviner qui est qui. La réponse, c'est : personne ! Tout le monde ! Ou alors c'est seulement moi, l'auteur, qui me cache derrière ces prête-noms. 

Comme le dit l'avertissement consacré, imprimé en première page de nombreux livres : "toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d'une pure coïncidence". On croirait entendre Christian Clavier dans "Mes meilleurs copains"Mais je mentirais si je disais que je n'ai pas glissé, ça-et-là dans mes romans, des petits traits de caractère, des particularités physiques, des bouts de dialogues ou des anecdotes croustillantes concernant des personnes que j'ai rencontrées tout au long de ma vie. Bien sûr que oui et pas qu'une fois ! Je pense que tous les romanciers le font. On écrit bien que de ce qu'on connaît.

La différence, c'est qu'il ne s'agit pas de portraits fidèles, mais d'empreintes subtilement laissées par les autres dans mes souvenirs, comme autant d'images subliminales. Empreintes que j'ai ensuite remaniées, additionnées, parfois jusqu'à la caricature, pour mon propre compte. Ces traces, infimes ou anciennes, proviennent soit de gens dont j'ai perdu la trace depuis des années, ou soit ces personnes évoluent toujours dans mon environnement immédiat, dans la temporalité actuelle. Toutefois, le rôle de l'écrivain n'est pas de dénoncer ses contemporains mais de décrire des situations, des comportements qui sonnent justes. Et on les perçoit comme tels parce qu'ils ont été vécus pour de vrai. Et comme ils se déroulent dans un lieu présumé réel (une Mauléon-Licharre et une Soule alternatifs), cela renchérit le doute.

Ensuite, que le lecteur imagine reconnaître untel ou untel entre mes lignes, je considère que c'est une interprétation d'ordre purement subjectif. Si on va par là, tout le monde peut se reconnaître dans un patron odieux, une femme (ou un homme) adultère ou un psychanalyste véreux, dans une fiction. Ces comparaisons n'engagent que celles et ceux qui veulent y croire et c'est tant mieux. Un proverbe dit : "celui qui se sent morveux, qu'il se mouche !"  

Et moi, j'aurais pu exorciser des choses à ma façon, sans violence ni éclat, et sans vexation. 😉

vendredi 30 janvier 2026

VIS MA VIE D’ÉCRIVAIN #8 : SAVOIR PARLER DE SES ROMANS

Parfois, dans les lieux où nous sommes présents et où nous mettons nos livres en vente (salons du livre, marchés, événements spécifiques, comme le festival Metal’o’ween, par exemple), certaines personnes qui viennent à notre stand nous demandent de quoi parlent nos romans. Je ne sais pas pour les autres auteurs, mais moi, c’est comme si on me posait une colle. Et pour cause : je n’ai jamais vraiment travaillé un argumentaire béton sur le sujet. Plusieurs raisons à cela :

1/ J’ai une mémoire de poisson rouge lorsqu’il s’agit de retenir des phrases, des termes, des mots dans un certain ordre. Apprendre par cœur, ce n’est vraiment pas pour moi ! Je pense que c’est une tare congénitale que je possède depuis toujours. Je ne peux pas retenir un texte, une poésie, une citation ou même une blague ! Ça m’a causé bien des problèmes à l’école ! (CF le laboureur et ses enfants, le cancre)

2/ Je suis incapable de reformuler une idée toujours de la même façon, avec les mêmes éléments de langage. Forcément, mon esprit va biaiser et me faire hésiter, tergiverser, perdre mes mots, bref : paniquer, alors que pour le coup, je connais le sujet sur le bout du doigt puisqu’il vient intégralement de moi !

3/ Pour ces deux raisons, je déteste m’exprimer à l’oral. Je me sens exactement comme si j’allais en soirée mondaine cul nu et/ou en charentaises. Je suis extrêmement mal à l’aise lorsqu’il faut parler en public. Je fais de gros efforts sur moi-même pour donner le change mais j’ai toujours cette impression de nullité absolue avant, pendant et après que je me suis exprimé. C’est aussi souvent le cas dans d’autres circonstances (pendant des présentations au boulot, par exemple).

4/ Je n’ai aucun sens de la répartie. À l’écrit, ça va, je me débrouille : j’ai plus de temps pour me poser. Mais à l’oral, on est dans l’instantané. Alors je n’arrive pas à ordonner mes pensées, je n’ai plus aucune subtilité, aucun filtre, je bafouille et je finis fatalement par m’agacer et perdre tous mes moyens.

5/ Je trouve les arguments mais toujours dix ans plus tard (han, j’aurais dû dire ci, répondre ça…). Et puis surtout, je n’arrive pas toujours à faire de liens directs entre les différentes idées. Ou alors ce sont des liens illogiques pour le commun des mortels. Du coup, je finis invariablement par lasser mon auditoire et je passe ma journée à ruminer.

6/ Je déteste me répéter (digression : je n’arrive pas à comprendre comment un musicien peut jouer toute sa vie les mêmes morceaux sur scène – ça me rendrait fou). Et donc, par automatisme, je vais essayer de reformuler une recette qui a pourtant fait ses preuves. Et je vais m’enfoncer dans des discours pompeux ou superficiels (au choix). 

Résultat, le lecteur potentiel n’y comprend rien et finit par se barrer sans acheter mes livres. Par contre, il va faire le plein chez le voisin moins crétin. Quand ça arrive, je me flanquerais des baffes à m'en décalotter la boîte crânienne, et la chanson de Patrick Sébastien me hante pour le restant de la journée. Savoir se vendre, ce n’est vraiment pas donné à tout le monde. Et c’est même triste, pour quelqu’un qui bosse dans la com !

En attendant, je me suis bien cassé le cul à écrire les pitches, les résumés et la communication de mes bouquins. Je pense que ça vaut le coup que vous alliez y jeter un œil ^^

lundi 29 décembre 2025

LA V1 DE "UN CAUCHEMAR SANS NOM" EST TERMINÉE !!!

Voilà, les amis ! Je viens de terminer l'écriture de la V1 de mon nouveau roman, dont le titre de travail était "Un cauchemar sans nom", et qui devrait a priori garder ce nom-là. Enfin sauf si mon éditeur en trouve un meilleur d'ici la publication (j'espère que ce sera pour la rentrée littéraire de septembre).  

De quoi ça parle ? 

"Un jour, je me suis réveillé et mes rêves sont devenus réalité. Et depuis, c'est comme ça tous les jours. Un véritable cauchemar sans nom. Je ne souhaiterais pas ça à mon pire ennemi."

Mais évidemment, il y a plusieurs arcs narratifs. C'est un roman fantastique, bien sûr, mais pas uniquement. C'est aussi une histoire d'amour, une quête initiatique, une chronique de la folie (extra)ordinaire... Je pense qu'il y a quelques similitudes avec "Les Routes du crépuscule" dans le genre d'histoire. 

Mais en réalité, #UCSN est la clé de voute de toute "mon oeuvre" (lol - gros péteux !). Les lecteurs qui connaissent mes autres livres ("Mauvais berger !", la trilogie "L'infection", "Les Routes du crépuscule" et "Le Moment ou jamais") comprendront pourquoi je dis cela. Ceux qui ne les ont pas encore lus ne seront pas perdus. Je me suis arrangé pour que les anecdotes soient comme autant de private jokes plus ou moins discrets qui ne nuisent pas à la lecture. Dernier détail : le roman se passe... à Mauléon-Licharre et en Soule ! Comment aurait-il pu en être autrement ? 

Quel est le programme pour la suite ? 

Je vais laisser reposer la V1 pendant un mois ou deux et je vais lire plein de livres que j'ai en retard, histoire de faire une grosse césure avec ma propre façon d'écrire. Et puis quand j'estimerai que c'est bon, je relirai tout de A à Z en un week-end, tout en effectuant les corrections, suppressions, rajouts qui s'imposeront.  

Ensuite, j'imprimerai la V2 et je l'enverrai au comité de lecture de mon éditeur originel, Astobelarra. Je ne vais même pas tenter de l'envoyer à une autre maison d'édition. Je suis du genre fidèle, loyal envers mes bienfaiteurs. On verra ce que les membres du comité en pensent et s'ils ont des suggestions d'amélioration du manuscrit. 

Ensuite, en fonction de leur décision, je vais travailler sur la couverture du roman. Actuellement, celle que vous voyez ci-contre n'est qu'un montage réalisé à partir de visuels commandés à ChatGPT. Mais je compte faire travailler un artiste sur le sujet. Je suis assez fan de la patte de Macchabee Artworks, qui a déjà travaillé sur plusieurs de nos livres. On va voir si l'histoire inspire Matthias !

Et après ? 

Après, je vais m'occuper de la promotion du livre. Il y aura possiblement une souscription en ligne et je réfléchis à un ou deux goodies un peu spécifiques et originaux. À voir si ça fonctionne et si j'arrive à les faire produire localement et pour un prix acceptable. Je vous en dirai plus dans un avenir prochain ! En attendant, je vous souhaite à toutes et tous d'excellentes fêtes de fin d'année ! 

mardi 9 décembre 2025

Y'A PAS QUE LE FRIC, DANS LA VIE ! ALLEZ, ON GARDE LE MORAL ET ON CONTINUE !

Comme je l’ai déjà dit dans des articles précédents, à quelques exceptions près, les marchés de Noël et autres salons du livres se sont révélés assez décevants, cette année, en termes de retours financiers. La faute à beaucoup de choses qui s’entrecroisent, comme : 

  • Un climat humide qui nous a empêché de sortir les samedis matins de juin et juillet au marché de Mauléon ; 
  • Trop d’événements à suivre pendant l’automne (quelle idée de programmer tous les salons du livre locaux à la même période !!!) ;
  • La crise du livre (on a été trop bien habitués à la période faste de 2020/2021, lorsque les librairies étaient considérées comme des commerces essentiels) ; 
  • La crise géopolitique mondiale (guerres en Ukraine et en Palestine, guerre commerciale entre les USA, la Chine et le reste du monde…) ; 
  • La crise politique française (qui laisse entrevoir des fins de mois difficiles pour l’année prochaine) ; 
  • Grandes maisons d’édition rachetées par des milliardaires cherchant à promouvoir des projets de société d’extrême droite, où la diversité culturelle n’a pas sa place ; 
  • Offre littéraire digne d’un tsunami (près de 82 000 titres publiés en 2022), qui balaie tout le reste sur son passage, avec une augmentation du segment e-books, mais également des livres conçus par ou avec l’IA, ainsi qu’une énorme production en autoédition (environ 30% des parts de marché, selon chat GPT) ; 
  • Trop de distractions (les écrans : les applis, les plateformes de streaming, les réseaux sociaux…) qui prennent de plus en plus la place de la lecture ; 
  • Notre statut associatif, composé de bénévoles passionnés, certes, mais qui ne nous confère pas la force de frappe d’une véritable entreprise ; 
  • Notre difficulté à rendre nos stands encore plus attractifs (notamment dans les salons où nous sommes littéralement noyés dans la masse)…  
Alors oui, je rentre généralement avec un bilan très mitigé de nos sorties ces derniers temps. Cela dit, tout n’est pas si noir. Chaque marché, chaque salon réserve son moment de grâce. 
Par exemple : lorsqu’une lectrice vient s’assoir à notre table et me pose des questions pertinentes sur des points précis de mon dernier roman (« Le Moment ou jamais », qu’elle rachète pour une amie) ; lorsqu’une autre vient me dire à quel point elle a adoré ce livre, malgré une couverture effrayante (qu’elle mettait à l’envers sur sa table de nuit, au cas où Roger viendrait la hanter)… lorsque je reçois une carte d’une lectrice qui a lu et aimé tout ce que j’ai écrit ; ou encore, plus rarement, lorsqu’un client fait chauffer sa carte bleue pour prendre toute ma bibliographie d’un seul coup ! 

Parfois, la rencontre se déroule fortuitement, au détour d’un rayon de supermarché ou dans la queue à la boulangerie. Hier, c’est l’ancienne institutrice de ma compagne qui lui a dit qu’elle avait particulièrement apprécié #LMOJ. 
J’avoue que c’est parfois un peu envahissant, mais en même temps, c’est une sensation géniale. Ça me touche au cœur. J’ai l’impression d’avoir écrit un truc qui compte. Un truc qui reste. Et que je ne fais pas tout ça pour rien. 

Alors à toutes ces personnes croisées une fois ou plus souvent et qui me soutiennent, j’adresse un merci sincère. Et je leur donne rendez-vous très bientôt pour la suite !

dimanche 5 janvier 2025

ON NE PARLE BIEN QUE DE CE QU’ON CONNAÎT…

C’est, du moins, ce que prétend la maxime. Mais est-elle applicable au travail d’un romancier ? Je me pose cette question car je suis en train de terminer « Dernière nuit à Twisted River », excellent roman de John Irving, et le personnage principal, un romancier (ça ne s’invente pas), s’amuse s’agace de cette manie qu’ont les journalistes de toujours chercher à savoir si tel ou tel personnage, telle ou telle situation, sont directement inspirés de la réalité, de l’expérience ou de la vie de l’auteur : « Quant aux anciens journalistes devenus romanciers, ils adhéraient tous à ce morne précepte hemingwayien : parler de ce qu’on connaît. Foutaise ! Il ne faudrait parler que des gens qu’on connaît ? Ô combien de romans mortellement ennuyeux on commet au nom de ce principe fumeux et boiteux ! »

Avec ma petite expérience d’écrivain local, je dois également répondre à ce genre de questions lorsque je sors un bouquin : « Est-ce que c’est autobiographique ? Est-ce que ce personnage – qui en prend plein la gueule – ne serait pas directement inspiré de tel chef d’entreprise (et ancien maire), qui a un jour été ton patron ?  Est-ce que celui-ci ne serait pas le portrait craché de ton ex-femme ? Il a vraiment fait ci, elle a vraiment dit ça ? » À la décharge des gens de la presse, dont j’ai fait partie durant la première décennie de ce millénaire, je situe les histoires que je raconte sur mon lieu de vie (tout comme beaucoup d’autres auteurs, John Irving ou Stephen King inclus). Forcément, cela peut laisser penser que je parle aussi des gens d’ici et que je chercher à régler des comptes. Difficile de contredire…

Pourtant, et mis à part « Mauvais berger ! », qui est une tranche de vie dans laquelle je n’ai rien inventé, mes livres sont en grande majorité des histoires fantastiques, ou des thrillers horrifiques. Ce sont des romans, c’est à dire des histoires créées de A à Z, avec des personnages entièrement construits pour l’occasion. Même le cadre où se déroule l’action n’est pas exactement conforme à la réalité. C’est une Soule fantasmée, où seules les grandes lignes (les couleurs, les forêts, le nom des lieux et des collines…) sont respectées. Le reste étant comme une empreinte de pas dans la neige. On sait que c’est un pied chaussé de crampons qui l’a faite, mais ce n’est pas le pied en lui-même que l’on voit. Juste le souvenir plus ou moins lointain et dégradé qu’il a laissé après son passage.

Pour les personnages, c’est à peu près la même chose. La différence, c’est qu’ils sont davantage des amalgames d’empreintes que des emprunts directs à telle ou telle personne réelle. Tout comme les monstres/robots en Légo que je fabriquais, enfant, ce sont de pures constructions, uniques, faites de briques existantes et que je m’amuse à mixer dans tous les sens, flirtant souvent avec la caricature (je ne m’en cache pas). Par exemple, pour « Antton Aguer », qu’on retrouve brièvement dans « L’infection T1 : Contage » et dans « Le Moment ou jamais », certains traits de caractère sont empruntés à tel politicien local, d’autres à tel manager d’entreprise, et d’autres encore à deux ou trois autres tyrans rencontrés tout au long de ma vie. Il y a même du « Aimé De Mesmaeker » chez Antton Aguer, pour ceux qui auront la référence ! C’est d’ailleurs l’image qui me guidait parce que je souhaitais coller une dimension tragi-comique à ce personnage.

Vous l’aurez compris, mon but n’est pas d’afficher qui que ce soit en particulier, mais qu’au final, personne – ou n’importe qui – puisse se reconnaître dans ces figures peu nuancées.
En conclusion, mes personnages s’inspirent de la réalité, mais ils ne sont pas la réalité. Ils viennent de moi, ils sont moi. Ce sont des interprétations personnelles d’empreintes déformées laissées dans ma vie par une multitude de vrais gens. Peut-être me suis-je inspiré de quelques-unes d’entre vous pour créer « Jessica » (dans « Les Routes du crépuscule ») ? Peut-être que j’ai décalqué des petits bouts de votre personnalité lorsque j’ai construit « Patrice Bodin » (dans les trois tomes de « L’infection ») ? En tout cas, vous seriez bien bêtes de vous en offusquer, si jamais vous vous reconnaissiez ! ^^

lundi 30 décembre 2024

CES PETITS MOMENTS DE FÉLICITÉ QUI DÉBARQUENT QUAND ON NE LES ATTEND PLUS...

On ne soupçonne pas l'influence, l'importance, qu'on peut avoir sur/pour les gens. C'est en substance ce que vient de découvrir mon ancienne professeure de français : #SpécialeDédicace à Madame Schoenzetter ! 

Cette année, j'ai enfin sauté le pas ! J'ai décidé de retrouver ma prof de français de seconde et de première (lire ici) dont j'ai appris, par mes parents, qu'elle était toujours de ce monde. Avec un seul objectif : lui donner un exemplaire dédicacé de mes deux derniers romans (Les Routes du crépuscule et Le Moment ou jamais). C'est donc plein d'appréhension (due à ma sempiternelle peur de l'échec et du rejet) et d'espoir que j'ai profité des congés de Noël - et d'un court séjour en Charente - pour me rendre à son domicile et sonner au portail. C'est son mari qui est venu m'ouvrir. Après de rapides présentations, ce dernier m'a invité à l'intérieur et j'ai pu revoir celle qui a ouvert ma boîte de Pandore. Je ne l'ai pas trouvée trop changée. Bien sûr, le temps est passé, mais j'ai retrouvé la même personne, avec le même phrasé, la même érudition, la même bienveillance.
Et je me suis dit : tout ce temps perdu... Alors que j'aurais pu garder contact et bénéficier de son savoir, de sa passion pour les auteurs classiques... Rhaaaa, lala !

Je lui ai tendu mes livres dédicacés et je pense qu'elle a été sincèrement touchée par ce cadeau. Je ne sais pas encore comment elle percevra mes élucubrations - on est loin de Musset ou de Baudelaire - mais j'espère qu'elle passera un bon moment à les lire et à découvrir quel monstre de Frankenstein elle a contribué à créer !

Une chose amusante, tout de même : elle ne m'a pas reconnu. Elle se rappelait bien de mon père (qu'elle a eu comme collègue), mais elle n'a pas eu l'air de se souvenir de moi. Bon, c'est vrai que j'ai pas mal changé physiquement, depuis 36 ans ! J'ai dû prendre 60 kilos et perdre des millions de cheveux... Et puis elle a dû en voir passer des élèves (des pires et des meilleurs), avec des classes de 35, pendant toutes ses années d'exercice ! N'empêche, je croyais vraiment qu'elle se rappellerait du seul garçon de première A2 de l'année scolaire 1988/1989... J'étais sûr de l'avoir marquée autant qu'elle m'a marqué.
Bon, je ne peux pas dire que je sois déçu. J'avoue que, sur le moment, ça m'a un peu pincé au niveau de l'orgueil ! Mais ça m'a rassuré de me rendre compte qu'elle ne se rappelait pas non plus d'autres noms de personnes que je lui ai citées, et qui étaient dans ma classe... Peut-être aura-t-on désormais l'occasion d'approfondir cela, dans les années à venir ? ^^

Elle m'a demandé ce que j'avais appris avec elle ; je lui ai rappelé la litote de Corneille dans Le Cid ("Va, je ne te hais point") et les "morves d'azur" du "bateau ivre" de Rimbaud, qui m'avaient marquées. Je pense que ça a dû lui faire quelque chose de se rendre compte que tout n'a pas été inutile (ah tiens, encore une litote !), dans son enseignement. Elle a dû également se rendre compte qu'on ne soupçonne jamais l'impact qu'on peut avoir sur les gens qu'on croise, ne fût-ce que quelques mois, spécifiquement les adolescents, si influençables, et encore plus spécifiquement lorsque votre rôle est de transmettre un savoir.

Lorsque j'ai pris congé, un quart d'heure plus tard, elle m'a dit : "ça m'a grandement fait plaisir de m'apercevoir que ce que j'ai donné a servi à quelque chose". Je lui ai répondu : "Eh bien c'est à mon tour de vous le rendre !" et je suis parti. Et ce disant, j'ai refermé une porte du passé et j'en ai peut-être - j'espère - ouvert une autre du futur. 

Il me tarde (et il ne me tarde pas) de recevoir ses retours de lecture... 😁

En tout cas, et je vais me répéter (pour ceux qui ont lu mes articles précédents), mais je vais quand même le redire : Merci Monique !

vendredi 29 novembre 2024

Ce qui se passe dans ma tête quand j'écris...

Ma mère a lu #LeMomentOuJamais et elle a aimé. Je ne vous dis pas cela parce que je pense que l'avis de ma mère a une importance universelle (elle en a juste pour moi et c'est déjà ça), mais parce que la suite est amusante. Après avoir tourné la dernière page, elle m'a envoyé un sms pour me féliciter et me demander que je la rappelle. Je l'ai fait le soir même. Elle avait des questions au sujet du livre (quelques éclaircissements/confirmations sur des points de l'intrigue) mais aussi au sujet de mon travail de romancier.

Alors je lui ai expliqué. Comme vous le savez sans doute, écrire des romans n'est pas mon métier principal, celui qui m'apporte de l'argent, de quoi remplir mon frigo et payer mes factures. Mais c'est mon occupation principale quand même : celle qui me motive chaque jour, pour laquelle je suis engagé à 100% (même plus, si c'était possible). Car lorsque je ne suis pas pris de frénésie à pianoter sur le clavier de mon PC, je suis investi à fond dans la gestion de ma maison d'édition. Je dis "MA", mais c'est parce que c'est elle qui me publie depuis le début. Elle ne m'appartient pas plus qu'aux autres auteurs.

Bref, j'écris depuis tout petit. Je le dois à la ténacité de ma mère, qui m'a inculqué les bases de la langue à coup de lectures, d'exercices de conjugaison et de grammaire, sans quoi j'aurais sûrement lâché l'école à 13 ans. J'ai commencé par faire des résumés de films ou de livres, puis rédiger des articles pour un journal de lycée, puis des scenarii de BD, puis des chroniques pour un journal de quartier... En 2000, mes écrits sont devenus publics, du moins localement (j'ai publié quelques feuilles d'actualité locale sur le Miroir de la Soule). En 2001, je suis devenu correspondant local de presse pour le quotidien "Sud-Ouest édition Béarn et Soule" et l'hebdomadaire "la Semaine du Pays basque". En 2003, j'ai ouvert mon premier blog. En 2005, j'ai co-créé et animé le premier webdo en ligne du Pays basque nord : Euskobizia. J'ai refermé la page journalisme en 2009, mais j'ai continuer à sévir sur mon blog, sur les réseaux sociaux, et dans des chroniques radiophoniques sur Xiberoko Botza.

Obsessions

C'est ainsi, au fil du temps, que j'ai pu travailler et améliorer ma plume. En 2007, j'ai raconté sur mon blog mon parcours de berger dans les Pyrénées. C'est comme ça que la maison d'édition Astobelarra m'a recruté. Mais tout ça, ma mère le savait déjà. Elle imaginait bien aussi l'immense engagement que nécessite l'écriture d'un roman. Ce dont elle ne se doutait pas, c'est que mes personnages m'habitent et me hantent, comme ils peuvent le faire chez un comédien qui apprend un rôle. La différence, c'est que mes personnages, c'est moi. Ils sont en moi. Je les ai construits, couvés, choyés. Ils ne proviennent pas du scénario d'un autre.

Et comme je l'ai découvert à mes dépens après ce 6ème livre, certains d'entre eux ne meurent pas vraiment lorsque le roman est enfin terminé et publié. Pendant quelques temps, a subsisté dans mon esprit comme le parfum altéré de leur essence. La nuit, il m'est arrivé de me retourner car je sentais encore une présence, comme dissimulée dans quelque venelle obscure. C'était clairement le cas juste après la sortie de #LeMomentOuJamais. Pas parce que le récit est particulièrement horrible (par moments), mais parce que les personnages sont forts.

En fait, j'ai surtout eu du mal à me relever de la présence quotidienne (et pendant deux ans) de "Roger Barbeau" dans mon cerveau. Parfois, lorsque j'écrivais son histoire, il lui arrivait même de déteindre sur moi, de prendre temporairement le contrôle de mon être. Ma fille m'a vu à l'œuvre, la pauvre. Mais elle s'en remettra. Après tout, ce n'est rien d'extraordinaire : je suppose que c'est ce que tout écrivain impliqué doit vivre, lorsqu'il est en processus de création. J'ai néanmoins senti poindre une petite inquiétude dans la voix de ma mère, alors que je lui expliquais le phénomène.

Ne t'inquiète pas, Maman. Je suis guéri.

Enfin, je crois... 👹

lundi 25 novembre 2024

#LMOJ mis en avant sur Surso, "le journal du BAB qui se lie à demain !"


Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous partager ces extraits du premier numéro de Surso, dernier né des journaux gratuits (papier et numérique) du BAB. Mon dernier roman "Le moment ou jamais" y est chroniqué, mais Astobelarra figure également en bonne place. 

En savoir plus sur ce mag ?

=> Cliquez ici !

jeudi 17 octobre 2024

PROCHAIN LIVRE : CINQ UNIVERS DES POSSIBLES...

En ce moment, je suis partagé entre plusieurs options.

Soit ne rien écrire pendant un an histoire de bien me vider le cerveau, soit m’y remettre dès que possible, afin de ne pas perdre le niveau.

Parmi les pistes de nouveaux récits, je pensais soit (sans ordre de préférence, parce que je ne suis pas vraiment décidé) :

1/ Écrire un spin-off de L’infection qui se déroulerait 15 ans après les évènements de Sepsis, avec les interactions entre Sophie Régent et un autre personnage tertiaire comme point central. C’est le scenario le plus abouti à ce jour.

2/ Écrire un spin-off de L’infection qui se déroulerait parallèlement aux événements de Pandémie, mais également 40 ans plus tard, autour d’un personnage quaternaire vaguement évoqué dans le T2.

3/ Écrire une suite de Le Moment ou jamais autour de l’aide-soignante Sandrine et… du Polichinelle. Mais il me reste un paquet de trucs à définir avec ce personnage, avant de me lancer.

4/ Écrire un recueil d’anecdotes rigolotes ou non, traitées comme des nouvelles. Ça pourrait être pas mal. J'en ai plein à raconter, des anecdotes de folie issues de mes différentes vies. 

5/ Écrire un roman en oneshot de littérature générale, une histoire au long cours un peu comme Les routes du crépuscule, mais sur un sujet et des personnages que je n’ai pas encore définis… J'adorerais écrire un roman de l'acabit d'un "Le monde selon Garp" ou "Hotel New Hampshire", de John Irving. Mais... mais je n'ai pas son talent. 

Alors j’interroge Chat GPT mais, passé la surprise de la découverte, je m’aperçois qu’il ne me propose que des réponses fades, mièvres, répétitives, bâclées et superficielles, sans vérifications sourcées valides, gavées de brosse à reluire, sans intérêt. L’ennui total… Sans être de la merde absolue, on est quand même bien loin de la machine à miracles tant vantée sur Internet ! Bref, il y a une bonne marge de progrès avant que le robot ne remplace l'auteur, un jour. 

Je cherche la sortie de secours, je ne l'ai pas encore trouvée...

Et vous, qu’aimeriez-vous lire parmi ces 5 propositions ?

dimanche 29 septembre 2024

UN NOUVEL ARTICLE DANS LE JOURNAL SUD-OUEST #LMOJ

Ce samedi 28 septembre, Marcel Bedaxagar a publié cet article au sujet de mon nouveau roman "Le Moment ou jamais" dans le quotidien régional SudOuest, édition Béarn et Soule et Pays basque. 
Comme toujours, si vous souhaitez le lire, il suffit de faire un clic-droit sur l'image et de choisir "ouvrir l'image dans un nouvel onglet". Cela vous donnera accès à la loupe.
Bonne lecture ! 

Ah oui, et si vous avez lu (et aimé) le livre, vous pouvez laisser une petite chronique sur le site de Babélio ici ! Merci ^^

UN NOUVEL ARTICLE DANS LA REPUBLIQUE DES PYRENEES #LMOJ

Mathilde Agor, correspondante locale de Soule à la République des Pyrénées est venue me rendre visite alors que je dédicaçais à la librairie Tandem, à Mauléon-Licharre, le samedi 14 septembre dernier. 

Il en a résulté cet article que je vous partage aujourd'hui. Cliquez sur l'image pour le lire, ou faites un clic-droit dessus, puis "ouvrir l'image dans un nouvel onglet". Vous pourrez ainsi utiliser la loupe pour l'agrandir, si nécessaire.



jeudi 12 septembre 2024

UNE INTERVIEW SUR XIBEROKO BOTZA #LeMomentOuJamais

J'ai été "passé à la question" par Inesa Decung sur les ondes de la radio souletine Xiberoko Botza. C'est toujours un exercice de style, pour quelqu'un comme moi, qui suis moyennement à l'aise à l'oral. J'ai du mal avec ma voix (notamment mes hésitations, mes intonations et mes tics, que je trouve insupportables) et je suis facilement déconcentré (par le moindre mouvement périphérique, le moindre bruit parasite). Du coup, j'ai souvent l'impression de dire de grosses conneries (alors que non, en fait). 


Le plus compliqué, c'est quand, malgré ta propension à tout prévoir, tu n'avais pas prévu qu'on te poserait LA question à laquelle tu ne sais pas trop quoi répondre. Et puis je fais beaucoup trop de digressions, j'en dis trop... Bref, parler à la radio, c'est pas trop mon truc, en fait (même si je l'ai fait pendant 4 ans sur Mendililia ; mais ce n'est pas pareil : tout était préparé, ou presque. Il y avait très peu de place pour l'improvisation). 

jeudi 5 septembre 2024

EN TOURNÉE CET AUTOMNE !


Bonjour à toutes et à tous ! 

Cet automne, je serai en rencontre/dédicaces pour la sortie de "Le Moment ou jamais" à plusieurs occasions : 

➡ le 7 septembre de 10h à 18h à l'espace culturel E. Leclerc d'Oloron-Sainte-Marie,

➡ le 14 septembre de 10h à 18h à la librairie Tandem à Mauléon-Licharre,

➡ le 21 septembre au forum des associations à Mauléon-Licharre,

➡ les 5 et 6 octobre au salon du livre Binaros de Bagnères de Bigorre,

➡ le 12 octobre au salon du livre d'Orthez,

➡ le 13 octobre au salon du livre de Touget (32),

➡ le 25 et 26 octobre au Festival Metal'o'ween d'Hendaye (avec Thomas Ponté),

➡ le 16 novembre à la librairie l'Escapade à Oloron-Sainte-Marie,

➡ le 14 décembre au marche de Noël de Lucq de Béarn,

La suite à la fin de l'année, pour les marchés de Noël !



lundi 5 août 2024

UNE COUVERTURE QUI MARQUE LES ESPRITS, MAIS QUI RESPECTE AUSSI LE DROIT !

La photo originelle et la couverture officielle de mon nouveau roman
"Le Moment ou jamais". Enfin jusqu'au 1er aout 2024...

Aujourd'hui, je vais vous raconter une petite anecdote (moyennement rigolote)... On va aborder le sujet de la création graphique. 

Je n'en parle pas beaucoup, mais mon vrai métier, celui qui me permet de remplir mon frigo, ce n'est pas romancier, mais communicant en entreprise. 
Et mon travail consiste essentiellement (mais pas que) à créer des visuels graphiques pour la communication interne et externe de mon employeur. 

Bref, je mets bénévolement ces compétences, acquises en plus de 22 ans de pratique professionnelle, au service de mon éditeur, Astobelarra

Je n'ai pas réalisé toutes nos couvertures et celles qui sont de moi ne sont pas toutes parfaites, loin de là, mais je trouve que je m'améliore avec le temps. À force de veille et de travail, je peaufine ma technique et il me semble que ça se voit. Mais je ne suis pas là pour me passer la brosse à reluire. Et encore moins aujourd'hui, à l'heure où je me suis rendu coupable d'une honteuse erreur de débutant...
Je vais vous parler de la genèse de la couverture de mon dernier roman, "Le moment ou jamais" (actuellement en précommande ici : http://tinyurl.com/LMOJ2024). 

LA TECHNIQUE


Vous aurez remarqué qu'elle ne laisse pas indifférent, entre ceux qu'elle rebute ("elle fait trop flipper", "on dirait un singe", etc.) et ceux qu'elle enchante ("elle est génialement horrible"). Pas de juste milieu. Alors comment ai-je procédé pour la créer ? 
Déjà, comme vous le savez si vous lisez ce blog (ou mes livres, on peut toujours rêver...), je fonctionne beaucoup par analogies ou par concepts. Les associations d'idées me viennent à l'esprit en rêve (pendant mon sommeil) ou en flash (rêve éveillé). Ça a été le cas pour l'histoire que je raconte dans ce thriller, mais également pour celles des précédents romans. 

Lorsque j'ai imaginé la trame de "Le Moment ou jamais", j'avais également en tête une vision très claire de ce que je voulais comme couverture. Je voyais le visage triste ou fâché d'un papy qui porterait les stigmates de la mort. Je me suis donc mis en recherche iconographique. Pour cela, je commence par fouiller sur des banques d'images payantes, pour me composer un "moodboard" qui me permet de suivre une ligne directrice. À ce moment-là, je n'achète pas de photos. Le moodboard est destiné à un usage strictement interne et donc non commercial. 

Ensuite, quatre possibilités s'offrent à moi : 
1/ soit je trouve l'image (ou les images) que je recherche, et alors je les achète (c'est ce qu'on a fait pour "Westerlies T1", de Constance Dufort, qui est une composition à partir de 5 images différentes achetées sur istockphoto), 
2/ soit je fais moi-même les photos (ou une partie des photos) qui composent le visuel (comme pour "L'infection T3"),
3/ soit je fais appel à un artiste (ça a été le cas pour "Les Sens hors des nerfs", de Thomas Ponté, mais d'autres livres aussi, comme "Marie n'a plus d'amis", de Caroline Herrera). 
4/ soit je trouve mon bonheur sur des bibliothèques d'images gratuites et libres de droit. Ce fut le cas pour "Mémoires vives" de Martin Koppe, mais également pour "Le Moment ou jamais".

MAUVAISE PIOCHE


J'ai trouvé l'image parfaite sur le site Pixabay.com en 2022. Je l'ai téléchargée et j'ai réalisé mes premiers visuels en suivant. En avril 2023, les "terms of service" de Pixabay ont changé, faisant apparaître cette notion : "Si le contenu contient des marques, logos ou marques reconnaissables, vous ne pouvez pas utiliser ce contenu à des fins commerciales en relation avec des biens et services. En particulier, vous ne pouvez pas imprimer ce contenu sur des marchandises ou d'autres produits physiques à vendre." Mais évidemment, je n'ai vu ces changements que fin juillet 2024. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai tout à coup eu la présence d'esprit d'aller vérifier tout ça au dernier moment... Heureusement que je l'ai fait avant d'envoyer à imprimer !

J'ai illico contacté l'autrice de l'image, pour voir si on pouvait convenir d'un arrangement (je lui aurais acheté la photo sans problème), mais après plusieurs jours sans nouvelles, voici ce qu'elle m'a répondu ce matin : "Bonjour, désolée mais ce n'est pas possible, mon grand-père est décédé et j'essaie d'effacer cette photo depuis plusieurs mois maintenant. J'ai déjà contacté Pixabay à ce sujet, ils ne l'ont pas encore effacée, mais nous sommes dessus."  

Je comprends parfaitement qu'elle ne souhaite pas que l'image de son grand-père mort soit utilisée à des fins commerciales. Je pense que j'aurais eu la même réaction, même si, de mon plus strict point de vue, c'est bien dommage. Mais voilà, je ne suis pas friand de procès en justice. Notez bien que la photographe ne m'a pour l'instant formulé aucune menace en ce sens, mais je me suis quand même senti contraint de modifier ma couverture au tout dernier moment.
J'ai donc choisi l'option 1 : achat sur une banque d'images...

MISE À JOUR


Le plus compliqué, quand on a lancé sa campagne de com, c'est de devoir modifier ses créations graphiques. J'avais soit le choix de partir sur autre chose, soit celui de garder le concept originel et de changer l'image de base. J'ai choisi la seconde option. Pas que je manque d'inspiration pour créer quelque chose de nouveau, mais plus parce que j'aime ce concept, et aussi par flemme (J'ai gardé tous les fichiers de travail, la modification ne m'a pas pris plus d'une heure). Je suis donc allé chercher une image sur istockphoto en tapant "mean old man" dans le champ de recherche, et j'en ai choisi deux du même modèle, dans des positions différentes. 
Voici, à suivre, les deux essais. Lequel préférez-vous ? Le vilain tout plein 👿 ou l'ahuri effrayé 😱 ?