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mercredi 11 mars 2026

SUIS-JE LE SEUL À TROUVER QUE LE LIVRE SE CASSE LA FIGURE ?

Voilà un an que je constate que les salons du livres sont de plus en plus désertés. Celui du week-end dernier ne fait malheureusement pas exception. Pour tout vous dire, il y avait plus d'auteurs que de lecteurs !
Après le boum du Covid, (souvenez-vous : le livre était subitement devenu une denrée essentielle) on dirait que tout le marché est désormais en train de se casser la gueule. Des librairies indépendantes ouvertes il y a à peine 5 ans tirent la sonnette d'alarme et ont recours au crowdfunding pour se refaire une trésorerie, et nos précommandes en ligne ont perdu la moitié de leurs souscripteurs par rapport au début, en 2017. Les rencontres/dédicaces auxquelles nous participons sont systématiquement boudées. Même les espaces culturels qui, d'ordinaire, drainent un monde dingue ne font plus le plein ! Mais qu'est-ce qui se passe ? 

GLISSEMENT CULTUREL.

À cela, pas la peine de chercher une raison fallacieuse : "il pleut, les gens ne sortent pas de chez eux", "il faut beau, les gens vont se promener dehors", "dommage, mais il y avait un autre événement culturel à moins de 30 km (SPOILER ALERT : il y en a toujours un)", "tu peux pas test : il y avait un match de foot/rugby à la télé en même temps", "comme par hasard, la date est tombée en même temps que le grand nettoyage de printemps", "on n'a pas idée d'organiser un truc pareil le jour où on fait les courses", bref, il y en a toujours une bonne.
Mais pour moi, il y a trop de faisceaux convergents qui indiquent de manière très claire que les gens ne lisent plus de livres. Pour le coup, il y a plusieurs raisons à cela (fatigue cognitive, perte de pouvoir d'achat, saturation culturelle, vieillissement du lectorat...), mais à mon avis, LE grand coupable, c'est ce putain de smartphone qui est en train de nous rendre tous complètement débiles ! J'en deviendrais (presque) vulgaire...

UN PRÉDATEUR COGNITIF.

Mais en même temps, il suffit de regarder les gens dans la rue, au travail, parfois même en voiture (les cons !) pour comprendre que cet instrument du quotidien est devenu tellement essentiel à nos petites vies. Nous sommes littéralement hypnotisées par les écrans bleus. Nous passons nos journées à scroller et à partager des vidéos de merde dont les trois quarts ont été produites par une IA, si bien qu'on ne sait plus démêler le vrai du faux. On est à la limite de l'orgasme dès qu'on obtient un like et on se ronge les ongles jusqu'au sang lorsque le nombre de vues de nos posts Linkedin n'augmente pas de façon significative. Et quand ce n'est pas ça, nous interrogeons ChatGPT afin de savoir si le baril de pétrole va augmenter ou si Donald Trump a lancé la guerre en Iran pour mieux cacher des fichiers compromettants de l'affaire Epstein... Sans oublier le pouvoir d'addiction de ces nuisibles applis de jeux... Oui, oui, on dirait bien un vieux qui parle !  

Certains vont affirmer que j'exagère, que je fais des généralités et que je deviens un vieux con, comme tous ceux qui, en leur temps, accusaient les jeux de rôles, les comics et le Heavy Metal de fabriquer des générations de sauvageons abrutis ou d'extrémistes satanistes. Mais je sais très bien que je suis dans le vrai parce que mon propre cerveau est complètement phagocyté par le smartphone. Cet instrument diabolique est tellement addictif que même le soir, avant de m'endormir, il m'est presque impossible de le lâcher.
Ce n'est pas que je n'aie pas de bons livres sur ma table de chevet, hein ? Pour ça, merci, j'ai tout ce qu'il me faut. J'ai même une étagère remplie de bouquins neufs qui attendent que je les dévore. Mais je ne sais pas pourquoi, je n'arrive pas à décrocher de cette saloperie électronique. Une vraie drogue dure. J'en viens presque à espérer que Marrack Obaba balance ses bombes électromagnétiques tout autour du globe afin de couper tous les réseaux (CF ma trilogie L'infection) ! 

NOTRE RAPPORT AU MONDE A CHANGÉ.

Au départ, le téléphone portable n'était pas une mauvaise invention en soi. Le fait de pouvoir communiquer avec nos proches n'importe quand et où que nous soyons, c'est vraiment génial. Mais le smartphone, tel qu'il existe aujourd'hui, nous vole notre vie, notre temps libre, notre imagination, nos passions, nos désirs, nos amis, nos amours, notre santé mentale. Il fait de nous des esclaves accros à l'égotrip et perméables à la connerie la plus crasse, la plus inutile. Le smartphone est, en quelque sorte, pire que #BeauSmart (CF ma trilogie L'infection, encore). Il fait de nous des zombies déprimés et dépravés. Mais surtout, il nous détourne d'une véritable et infinie source de félicité, de culture et d'enrichissement personnel : la lecture.
Malheureusement, je ne peux que constater que le livre est en train de mourir et ça me fait mal. Et je souffre encore plus quand je réalise que je fais partie intégrante du problème. Pourtant, je continue à écrire et à y croire. 

samedi 11 septembre 2021

Les routes du crépuscule : ça se précise...

Je viens enfin de terminer le premier jet de Les routes du crépuscule, hier soir. Je me sens vidé, mais également libéré, délivré (pardon...😁). 

Tout n'est pas fini, hein ? J'ai encore tout à relire, à rajouter ou supprimer des passages, et à vérifier qu'il n'y a plus de fautes et surtout d'incohérence dans le récit. 

Le tapuscrit a été envoyé au comité de lecture des Éditions Astobelarra ce matin. Il me tarde de lire les premières réactions. ou pas... 😱

Le programme de ces prochaines semaines : je vais laisser tout ça reposer tranquillement et me remettre à lire des tas de livres d'autres auteurs, histoire de prendre un peu de recul. Ensuite, je m'y remettrai avant Noël. 

En attendant, sachez que j'ai déjà le fil conducteur d'un prochain roman qui sera un spin off de ma trilogie fantastique, L'infection. Je crois que je l'ai déjà écrit quelque part, mais si le cycle Beau Smart est bel et bien terminé, il reste encore des petites choses à élucider et des personnages secondaires auxquels faire vivre des aventures inédites autant que passionnantes.

La suite au prochain épisode ? 😉

jeudi 3 décembre 2020

De l’art du pitch qui fait vendre...

Sur les marchés ou dans les salons du livre (pré-covid), on me demande souvent de résumer ma trilogie fantastique et horrifique. C’est clair qu’un bon résumé vaut un bon argumentaire commercial. Et mon problème, c’est qu’autant je sais à peu près écrire, autant je suis une grosse merde à l’oral. J’envie ces gens qui ont la répartie automatique et cinglante, ceux qui arriveraient à vendre leur belle-mère à de pauvres gens heureux. C’est un don de ne pas bafouiller, de garder son self control, de ne pas chercher ses mots. Je n’en ai pas été pourvu à la naissance, et force est de constater que ça ne s’apprend pas non plus, avec l’âge.

Je me retrouve donc très souvent bien embêté quand je dois pitcher mes bouquins car je suis soit tenté de trop en dire, soit au contraire de tellement résumer que ça n’a plus de sens. Et je n’ai pas envie d’apprendre un truc par cœur, parce que je n’aime pas radoter. 
Alors, par où commencer, quand on est pris de court ?

L’infection, c’est l’histoire d’une Intelligence Artificielle qui décide d’en finir avec l’humanité. Sauf que le vrai virus n’est pas celui qu’on croit... Voilà !

Déjà, là, je trouve que j’en ai trop dit. Mais c’est le plus court et percutant que je puisse faire.

Parfois, on me demande aussi quel est le genre de mes livres. J’ai coutume de répondre que ce sont des romans de gare gores, mais malgré la musicalité certaine de la phrase, je ne suis pas sûr que ça parle à tout le monde. Même si c’est pourtant la description la moins prétentieuse, la plus simple et la plus réaliste.

Un ami m’a dit que ça ressemble à du Stephen King en plus gore. Je trouve la comparaison osée (quoiqu’assez agréable à entendre et j'en suis flatté), et de fait, c’est vrai que je suis fan de cet auteur. Mais je ne peux décemment pas sortir ça comme argumentaire commercial. Ah merde, c’est fait… 😋

Parfois, le pitch ne suffit pas. On me demande alors de résumer chaque bouquin. Voilà ce que je peux en dire, sans trop divulgâcher…

Le tome 1, ce sont les premiers méfaits de l’intelligence artificielle dans notre réalité. L’histoire se déroule à cheval entre la Soule et un monde virtuel en 3 dimensions.

Dans le tome 2, l’IA se multiplie et s’attaque à tous les pans de notre société moderne à la fois et dans le monde entier et nul n’est à l’abri. Un petit groupe de résistants s’organise pour la combattre et la faire reculer.

Enfin, dans le tome 3, l’IA s’est retranchée dans le corps d’une enfant et s’apprête à acquérir le pouvoir ultime. La fin de l’humanité n’a jamais été aussi proche, mais Dieu qu’elle est dure à écraser…

Enfin, on me demande souvent si l’histoire s’arrête bien au dernier tome de la trilogie. On dirait que les gens ont peur des histoires à rallonge. Alors oui, la saga de Beau Smart (l’intelligence articifielle) se termine avec Sepsis. Je ne dirai pas si elle se termine bien ou mal, mais elle s’arrête là. Ceci dit, je suis un petit malin. J’ai laissé suffisamment de portes ouvertes pour que cet univers ne s’éteigne pas définitivement avec ce point final. Il n’y aura cependant pas de suite ou de reboot. On s’achemine plus vers un spin off, avec de nouvelles aventures. Mais ce ne sera pas pour tout de suite. Pour le moment, je suis sur un nouveau roman très enthousiasmant qui n’a rien à voir avec L’infection.
Même si… 😉

mardi 25 février 2020

Un mois complet pour m’y remettre… et terminer ?!

Ça fait un moment que je ne vous avais pas donné de nouvelles. Je répare cet oubli aujourd’hui, pour vous en annoncer une bonne (de nouvelle) : j’ai posé un mois de congé entre la fin avril et la fin mai. Un mois d’affilée que je compte mettre à profit pour m’imposer une certaine « hygiène de vie » et me remettre à écrire Sepsis, le dernier tome de ma saga fantastique L’infection.

En fait, j’ai constaté qu’après mes journées de boulot assez intenses, à pianoter sur mon ordinateur, je n’ai absolument pas cœur à me remettre devant un écran. Je suis en règle générale assez fatigué (je vois un peu trouble – sans avoir bu une goutte d’alcool – je précise…) et il ne me faut pas longtemps pour tomber dans les bras de Morphée. Le peu de temps de conscience dont je dispose le soir, je préfère  le donner à mes enfants et ma compagne.

Quant aux week-ends, eh bien ils sont faits pour se reposer, n’est-ce pas ? Dont acte ! Je promène mes chiens, je me détends, je fais du ménage… Mais impossible de me ménager quelques heures pour m’y mettre. C’est extrêmement frustrant parce que dans la tête, ça bouillonne ! Toutes les pièces de mon intrigue se mettent en place, à la faveur de longues balades en solitaire dans la montagne souletine, ou de nuits de cauchemar.


Le lot des petits auteurs…


Je suis à chaque fois confronté à ce problème, dès que je veux écrire : je pense que c’est le lot de tous les « petits auteurs » qui sont obligés d’avoir un travail salarié à côté, pour vivre. J’ai de la chance, j’ai un chouette boulot et des conditions de travail plus qu’enviables. Mais ça ne me suffit pas. Il faut, pour mon équilibre personnel et donc celui des miens, que je couche sur papier les terribles histoires qui se bousculent en permanence dans ma tête.

C’est donc mon programme de ce printemps : m’y remettre à fond en mode marathon, avec des séances de 7-8 heures de rédaction par jour, bien tranquille dans ma forteresse de solitude, avec juste ma musique de sauvage pour recréer le mur de son dont j’ai besoin pour aller trifouiller au plus profond de mon âme, ma fidèle bouteille de Jack pour ouvrir les chakras (en cas de panne), et deux heures de marche par jour pour faire tourner la machine. Pour le reste, ce sera repos et famille. 

J’espère faire mieux qu’en 2015, lorsque je m’étais exilé 1 mois chez mes parents pour avancer sur le tome 2 (sorti en 2017 – pour mémoire) : tout écrire – ou presque – sans partir trop loin et trop longtemps des miens. Je vous ferai le bilan de toute cette expérience immersive lorsqu’elle sera terminée, fin mai. En attendant, il me reste deux mois pour me replonger dans la fin du tome 2, histoire de garder un peu de cohérence dans la suite du récit, et peaufiner mon plan… 

Patrice, Sébastien, Sophie, Marrack et l’antivirus X se préparent pour l’affrontement final avec Beau Smart et ses sbires. Je vous promets du grand spectacle pour la conclusion de la saga ! Patience… à l’échelle de l’univers, 2022 c’est demain ! ;-)

lundi 17 juillet 2017

Quelques news en vrac, histoire de passer l'été en toute tranquillité ^^

Quand on écrit, on ne s'arrête jamais vraiment. Les idées sont toujours là, à tourner dans tous les sens dans la tête, et spécifiquement aux moments où c'est compliqué de les noter pour ne pas les oublier (au volant de la voiture, aux WC, pendant une réunion de travail, ou au milieu de la nuit, juste après un rêve complètement cinglé...). C'est pour cette raison que je me trimbale tout le temps avec un carnet et un stylo dans la poche. A défaut, j'utilise une appli de bloc-notes sur mon smartphone. 

En ce moment, j'attends le retour de notre correctrice au sujet du manuscrit du tome 2 de L'infection. Comme elle n'avait pas lu le tout premier, je le lui ai fait passé et elle me l'a corrigé dans la foulée. Je savais qu'il y subsistait quelques coquilles, mais bon... Pas à ce point ! Promis, la prochaine version du tome 1 sera nickel ^^.

Comme je l'ai dit précédemment, l'écriture de L'infection T3 : Sepsis va démarrer à la rentrée. J'ai retrouvé et amendé mes notes pour établir le synopsis, préciser le fil conducteur, la chronologie, les personnages, et surtout LA FIN.
[SPOILER ALERT] Donc je suis en mesure, aujourd'hui, de vous affirmer que ce tome 3 sera bien le point final de l'histoire de Beau Smart. Cependant, il y aura une "porte de sortie" pour l'un des personnages récurrents, qui pourrait bien revenir avec de "nouvelles aventures". Je n'en ai pas spécialement envie aujourd'hui, mais qui sait... [/SPOILER ALERT]

Toujours au sujet de Sepsis, je réfléchis encore à la couverture du livre. Je cherchais des photos sur le site pixabay.com pour illustrer un article de blog réalisé dans le cadre de mon VRAI job à la scic Tookets, et je suis tombé sur une image qui m'a tapé dans l’œil. En terme de mise en place, d'effets de lumière et de rendu global, on touche à la perfection. Le lieu n'est pas exactement le bon (je veux le dolmen d'Ithé 1 et la forêt des Arbailles comme cadre). Reste qu'au lieu d'un homme avec une attitude de zombie, moi, je veux placer une jeune fille dans une position menaçante. Un peu comme dans cet article : http://etiennehboyer.blogspot.fr/2016/03/linfection-t3-sepsis-cherche-modele.html
Alors je n'ai pas encore trouvé mon modèle, mais bon, ça se précise... Donc le visuel ci-contre n'est, comme on dit, pas contractuel.

Ah oui, et sinon, je tiens à rappeler que la souscription pour le tome 2 a toujours cours >> ici << et que le plafond n'est toujours pas atteint (il reste 75 jours...). Pour ceux que ça intéresse, j'ai rajouté un palier de contrepartie. Il s'agit du livre d'Abel Benamza intitulé "Noirs embruns" (un drame familial dans le milieu de la pêche en atlantique, sur fond de guerre mondiale) qui sortira aussi cet automne. Je précise que les euros que nous récolterons grâce à cette souscription sont destinés à aider les projets d'Astobelarra. Ces deux livres en font évidemment partie, mais si nous récoltons plus d'argent, nous POURRONS faire plus ! Alors je remercie ceux qui nous ont déjà aidé (par deux fois pour certains !!!) et je remercie par avance ceux qui ne l'ont pas encore fait.

En attendant, je vous souhaite à tous de très bonnes vacances d'été.

lundi 17 octobre 2016

Mr Robot : la série qui raconte l'histoire d'un hacker siphonné...

Je viens de découvrir l'existence de la série "Mr Robot", racontant l'histoire d'Elliot Alderson, un informaticien no-life qui travaille de jour dans une entreprise spécialisée dans la sécurité informatique, et s'attaque au crime la nuit, en tant que hacker complètement siphonné. 
Un jour, il est contacté par un certain Mr Robot, qui lui propose d'arrêter de gâcher ses compétences en traquant des pédophiles pour intégrer une équipe de gens comme lui, dans le but de faire tomber l'une des plus grosses multinationales du monde (E-Corp) et donc de sauver le monde de sa perte inéluctable. 
Au fil des épisodes, on apprend à mieux connaître Elliot et ses troubles psy, qu'il tente vainement de masquer en usant de substances illicites diverses. Et qui dit drogue, dit addiction, dealer, etc... 
Les plans ne se déroulent donc pas exactement comme prévu et Elliot s'enfonce peu à peu dans sa psychose, si bien qu'on ne sait plus très bien ce qui est vrai de ce qui est le fruit de son délire paranoïaque. Et cela se vérifie dans la saison 2, qui s'enfonce encore plus profondément dans la psyché du héros, mais aussi dans l'âme de personnages secondaires, eux aussi touchés par les changements initiés par Mr Robot et sa clique. 

Vous l'aurez compris, cette série est essentiellement psychologique, très tourmentée et néanmoins passionnante. Je ne dirais pas que je l'ai trouvée aussi bonne que Breaking Bad (à mon avis, rien n'égale les tribulations de Walter White à ce jour) mais disons qu'elle résonne en écho à une part "révolutionnaire" (mais frustrée) de mon propre cerveau. Sans oublier que le milieu des geeks givrés m'a toujours attiré. Je trouve l'histoire relativement réaliste et très bien ficelée et l'interprétation des personnages (par Rami Malek, Christian Slater, Portia Doubleday et Carly Chaikin) plutôt réussie. Pas pour rien qu'elle a reçu une flopée de récompenses cette année (dont des Golden Globes et un Emmy Award)
Oui, elle résonne dans ma tête car moi aussi, chaque jour qui passe, je rêve de faire sauter le système dans lequel nous sommes tous désespérément englués, le tout en faisant le moins de victimes possibles, évidemment. Moi aussi je voudrais faire tomber les puissants : la bourse, les lobbies, les politiques et toute cette vaine pourriture. Mais ça reste un fantasme inassouvi. Alors le meilleur moyen que j'aie pu trouver pour lui donner corps, à ce rêve, c'est de créer Beau Smart

Beau Smart, lui, nettoiera ce monde de merde par le vide. Du moins c'est bien parti pour...

vendredi 5 août 2016

L'infection T2 : Pandémie. Un petit teaser en attendant le texte intégral ^^

Siège social de Toshiba
Journal Asahi Shinbun - Tokyo
Toshiba Corporation victime d'un accident industriel majeur


Un accident industriel troublant a eu lieu hier au soir au dernière étage du siège social de la Toshiba Corporation, dont une partie a été soufflée par une terrible explosion, faisant 36 victimes. Le professeur Kaneda Yamazaki, directeur de la branche robotique de la firme recevait en fin de journée une classe d'une trentaine d'élèves du Lycée Technologique International de Tokyo, venus assister à de nouvelles démonstrations de l'androïde Aiko Chihira, fleuron de l'intelligence artificielle japonaise. D'après les enregistrements vidéo effectués par les caméras de sécurité, il semblerait que le robot ait été comme "pris de folie" au bout d'une demi-heure de manipulations et après une ultime question posée par son créateur. Les images des caméras montrent la machine saisissant subitement le professeur Yamazaki par la veste et le pantalon et le projetant à travers l'une des fenêtres de la salle.
Suite à cette attaque, les étudiants en proie à la panique et à la sidération n'ont pas pu évacuer les lieux à temps avant que le robot n'explose, quelques secondes plus tard. Ceux d'entre eux qui n'ont pas été mortellement blessés par la déflagration violente, vraisemblablement due à une surchauffe des batteries au lithium du robot, ont péri asphyxiés par les vapeurs toxiques émanant de la machine en combustion. Le scientifique n'a quant à lui pas survécu à sa chute de ce bâtiment de 40 étages, situé dans l'arrondissement de Minato-Ku. 

Un nouveau coup dur pour le Japon

Aiko Chihira
Selon Tetsuo Nakagawa, le responsable de la sécurité du géant de l'électronique et de l'informatique, les extracteurs de fumée de l'étage ainsi que les alarmes incendie n'ont pas fonctionné correctement, tandis que, pour une raison encore inconnue, les portes coupe-feu de la salle de réception se sont bloquées pendant l'intégralité de l'incident. L'enquête diligentée par la division des catastrophes du département de la police métropolitaine de Tokyo, déjà en charge de l'attentat à la bourse qui avait rasé le quartier de Kabutochō il y a trois mois, permettra de déterminer si cette nouvelle tragédie est bien un accident technologique dû à une négligence humaine ou à un acte de sabotage volontaire, et surtout si les deux événements ont un lien entre eux ou s'il s'agit seulement d'une coïncidence. 
Toutefois, ce second terrible accident dans le pays, inexpliqué à l'heure où nous rédigeons cette information, n'est pas sans résonance avec d'autres événements internationaux et pose un certain nombre de questions éthiques et sociétales concernant l'émergence des nouvelles technologies et leur envahissement de nos vies, un peu plus chaque jour. Un certain nombre de groupes écologistes radicaux - avec à leur tête les activistes notoires de "Sakura" - se sont saisies du dossier et exercent des pressions auprès des politiques qui ne peuvent plus ignorer les faits et seront, tôt ou tard, obligés de prendre des décisions impopulaires mais qui s'imposent.

(PS : merci à Ryou Yiyuan pour les précisions)

jeudi 23 juin 2016

Il en faut, parfois, une capacité d'autodérision...


Quand tu te retrouves à vendre ton bouquin en soldes, un roman que tu as mis presque quatre ans à écrire, qui a exigé un paquet de sacrifices, ben on peut dire que ta fierté en prend un sacré coup. 

A moins de faire comme moi et de s'en foutre royalement. 

Comprenez-moi : je ne m'en fous pas, évidemment. Bien sûr que j'ai un petit pincement au cœur. Mais je me dis en même temps que 9€ au lieu de 16, c'est un mal pour un bien. Je pense que ce prix réduit va permettre de mettre le livre à la portée de tout un tas de nouveaux lecteurs. Ceux qui n'ont pas eu la possibilité de dépenser cette somme lors de sa sortie en 2012 ; ceux qui étaient trop jeunes à l'époque... Et tous ceux qui vont entendre parler de la sortie du Tome 2 et qui n'auraient pas lu le premier.

Il faut savoir se remettre à sa place de temps en temps. Je ne suis pas et ne serai jamais un Stephen King. Je n'ai pas son talent, sa rapidité d'exécution, son inspiration, ses millions de fans. Je ne suis pas non plus Nabilla Benatia ; que Dieu me préserve d'avoir son succès littéraire...
Je ne suis qu'un "écrivaillon de Soule", c'est comme ça. Il faut s'y faire. Et je m'y fais. En fait, c'est tout ce que je demande, car je n'ai pas trop d'ambition, dans la vie.

Je ne cherche pas à obtenir leur renommée. Je veux juste écrire des histoires divertissantes, qui me font du bien à moi, d'abord. Je veux partager avec mes lecteurs le joyeux merdier qu'il y a dans ma tête. Je veux juste voir dans les yeux des gens qui me lisent le plaisir qu'ils ont eu à suivre les pérégrinations de Beau Smart. Rien que le fait de savoir qu'ils attendent la suite, c'est grisant. 

Et ils ne devraient plus avoir long à attendre, en témoigne ce nouvel état de travail : 

Chapitre 1 : Phoenix (écrit)
Chapitre 2 : De Charybde en Scylla (écrit)
Chapitre 3 : Le dormeur doit se réveiller (écrit)
Chapitre 4 : Sauvez Wall Street (écrit)
Chapitre 5 : Tout vient à point... (écrit)
Chapitre 6 : Natalie (écrit)
Chapitre 7 : La chasse (écrit)
Chapitre 8 : Baker Lake (écrit)
Chapitre 9 : Les eaux noires (écrit)
Chapitre 10 : Buffet froid (écrit)
Chapitre 11 : ...à qui sait attendre (écrit)
Chapitre 12 : L'antivirus X (écrit)
Chapitre 13 : Plan de bataille (écrit)
Chapitre 14 : Un bon tiens... (écrit)
Chapitre 15 : Beltzane (écrit)
Chapitre 16 : 47.509172, -121.843366. (écrit)
Chapitre 17 : ...vaut mieux que deux tu l'auras (écrit)
Chapitre 18 : Cry Baby (écrit)
Chapitre 19 : Coupez ! (écrit)
Chapitre 20 : Armageddon (En cours d'écriture)
Epilogue : Sauvegarde (En cours d'écriture)

Patience... 

Sinon, pour profiter du prix réduit de mon éditeur pour "L'infection T1 Contage" et trois autres livres, c'est par là : 
http://astobelarra.fr/product.php?id_product=21

mercredi 10 décembre 2014

Lettre à ma Maman...

"Pourquoi cette fascination pour l'horreur? Oui, pourquoi? Alors que tu pourrais écrire des choses tellement plus belles?" C'est une question que ma mère m'a posée à plusieurs reprises. 
La réponse est simple : c'est la faute de ton frère, de ta belle-mère, de ton mari et des frères Bogdanoff, Maman! ^^

Mon premier contact avec le fantastique et l'horreur, ce devait être autour du Noël de ma onzième année. Mon oncle punk Jean-Rémy - qui ne l'était pas encore à l'époque, mais écoutait essentiellement du Heavy-Metal - m'avait offert un 33 tour qui devait me marquer à jamais. C'était "The Number of the beast", de Iron Maiden. Sur la pochette du disque, très colorée et violente (pour l'époque et pour mon âge) on voyait un mort-vivant chevelu jouer à la marionnette avec le Diable. J'étais fasciné et par le graphisme et par les grosses guitares de cet album d'anthologie. C'est ainsi que ma passion pour l'horreur coïncide depuis tout petit avec celle du Metal! J'ai toujours trouvé que les deux faisaient la paire. Il n'y a qu'à écouter Dimmu Borgir, Rob Zombie, King Diamond ou Cradle of Filth et même Kamelot pour s'en persuader...

Parallèlement, mon père s'était mis en tête de revoir tous les vieux films de la Hammer qu'il avait vus au cinéma, du temps de ses études. Il estimait que j'avais amplement l'âge requis pour découvrir l'étrange univers de Dracula, Frankenstein et autre monstre sacré du cinéma des années 30 à 70. Ainsi, j'ai eu droit à quelques Bela Lugosi, Boris Karloff et autre Christopher Lee. Au début, j'ai eu un peu peur, j'avoue. Autant Lugosi était ridicule, autant je trouvais Lee vraiment effrayant et crédible dans le rôle du comte Dracula! Avec l'arrivée de l'adolescence, la trouille indicible qui me poussait à faire le tour de tous les coins et recoins de ma chambre avant d'aller me coucher s'est muée en excitation et en curiosité. 
Je me souviens que, dans le même temps, mon père m'avait offert une maquette bien flippante (du moins la voyais-je ainsi du haut de mes 11 ans) du fantôme de l'opéra qu'il avait construite quelques années auparavant. Cette maquette trône toujours sur mon étagère, dans mon ancienne chambre chez mes parents. Cet objet a pendant un temps relativement long cristallisé toutes mes peurs d'enfant! Aujourd'hui, j'en rigole, mais évidemment, je me suis bien gardé de raconter tout cela à mon paternel ou même à ma mère, qui lui aurait sûrement arraché les yeux, si elle avait su... 

L'année d'après, c'était la première diffusion en France (dans le programme de l'émission cultissime "Champs-Elysées") de "Thriller", le clip de Michael Jackson que j'ai visionné derrière le grillage pas très efficace de mes doigts comprimés sur mes paupières, pelotonné contre ma grand-mère, qui roulait de grands yeux hallucinés en nous voyant totalement terrorisés, mon frère et moi! Ce fut mon premier contact avec un loup-garou et des zombies relativement réalistes... Merci au "King of Pop", pour cet immense souvenir qui m'a hanté pour des années!
Après ça, je pouvais regarder le "Temps X" des frères Bogdanoff "en toute sérénité", ce que je ne me suis pas privé de faire! C'est comme ça que j'ai découvert toutes les déclinaisons du cinéma fantastique et horrifique, de "Hidden" à "Street Trash", de "Damien la malédiction" à "l'exorciste" et de "Terminator" à "Shining", en passant par "Freddy Krueger" ou "Mad Max" et ce, bien avant de commencer à feuilleter (en cachette, comme il se doit) le magazine "Mad Movies" ou d'avaler la bibliographie de Stephen King. De cette période, je garde gravé à jamais dans un coin crasseux de mon esprit cet extrait de "l'abominable docteur Phibes"... 

Ce n'est que vers l'âge de 13-14 ans que je suis tombé sur LE film d'horreur ultime! "Le jour des morts vivants", de George Romero. Là encore, j'ai été marqué à vie par mes tout premiers "vrais" putréfiés sanguinolents. Du coup, au fil des ans, je n'ai eu de cesse que de les voir tous. Vous pensez bien que lorsque le phénomène est enfin devenu à la mode, avec l'apparition de séries télé comme "The Walking Dead" ou la plus récente "Z Nation", j'ai atteint un état proche du nirvana! 

Voilà, Maman. Tu sais tout. Maintenant, tu sais pourquoi j'écris des histoires affreuses avec des litres d'hémoglobine qui dégoulinent, des intestins qui explosent, des cerveaux qui fondent par les oreilles et autres réjouissances au "contenu graphique", comme disent les américains... Mais ne t'inquiète pas! Je ne vais pas passer à l'acte. Beau Smart, ce n'est pas moi! Enfin si, mais pas réellement! 
Si j'écris ce genre d'histoire, c'est parce que tout d'abord : ça me plait ; ça me défoule ; je passe mes petits messages écolo-simplistes en filigrane ; et surtout : j'aime faire peur, provoquer des réactions de dégoût. Mais de ce dégoût qui donne quand même envie de lire la suite jusqu'au bout (tant qu'à faire). Et puis, comme je viens de te le démontrer, ce sont des émotions faciles à créer et qui laissent de profondes traces. 

Par contre, si tu crois avoir tout lu avec "Contage", le tome 1 de "l'infection", tu peux ressortir la cuvette à vomi car "Pandémie" sera bien pire (et bien mieux à la fois) ! ^^

mercredi 1 octobre 2014

Ces robots qui vont manger le monde...

Lorsque j'ai rêvé imaginé l'intrigue de ma trilogie "L'infection", autour de novembre 2008, j'étais loin d'envisager que les robots pourraient un jour nous remplacer. Dans la vie de tous les jours via les objets connectés et intelligents, au travail, sur la route... Bref, pratiquement partout et tout le temps. 
"Beau Smart" n'était qu'une créature de science fiction et elle l'est toujours aujourd'hui, même si on s'en rapproche de plus en plus et à vitesse vertigineuse, sans même nous en apercevoir. 
Aujourd'hui, les robots peuvent effectuer des taches de plus en plus complexes, sont plus rapides et plus efficaces que les hommes et surtout nettement moins chers. Il en est même qui peuvent apprendre et s'améliorer. Si bien que nous, êtres humains, sommes entrés dans la chronique d'une obsolescence programmée. 


Il vous suffit juste de visionner ce reportage (en anglais) pour vous en persuader...

En clair, il suffirait de prendre le contrôle de toute cette technologie envahissante pour devenir le maître du monde. C'est ce que fait Skynet dans Terminator. C'est aussi ce que fera à sa manière l'omniscient "Beau Smart" dans "Pandémie", le tome 2 de "L'infection".

dimanche 7 avril 2013

Fake humans, real robots and serial killers!

Je voudrais vous parler de deux séries TV que j'ai particulièrement appréciées ces dernières semaines. Eh oui, j'ai un peu de retard à rattraper dans le domaine, on va dire, et comme j'ai beaucoup de mal à me concentrer pour écrire et que - en ce moment du moins - j'évite par tous les moyens de sortir de chez moi sans une bonne raison, je lis énormément et je regarde des séries ;-)
La première, c'est "Real Humans" ("Akta Manniskor" en suédois), qui est actuellement diffusée sur Arte (et rediffusée sur Arte Replay). Cette histoire d'androïdes flippants qui se rebellent contre leurs créateurs ne pouvait que me plaire, d'autant qu'un des personnages (un robot qui évolue au contact des humains) s'appelle "Beau", et une des héroïnes s'appelle "Matilda"! Et les similitudes ne s'arrêtent pas là, mais je ne vais pas vous spoiler davantage. En dehors de ça, je trouve l'image très "nordique" (au sens positif du terme : lumineuse, claire, propre). Les personnages (humains comme robots) sont assez attachants, les idées philosophiques et sociétales bien abordées, tandis que le suspense est plutôt prenant, même si par moment ça peut être assez statique. Il y a aussi quelques petites "erreurs scénaristiques" à mon sens. Rien de rédhibitoire, mais il fallait le noter.

La seconde, c'est "Dexter", l'histoire d'un serial killer qui tue des serial killers. Une série palpitante et jubilatoire en 8 saisons (la huitième, prévue pour l'an prochain, est censée être la dernière), truffée de cliffhangers et de rebondissements inattendus. Là aussi il y a parfois quelques longueurs, quelques petites invraisemblances, mais c'est de la fiction, alors ne soyons pas trop exigeant!
La perfection n'existe pas en la matière : même "Twin Peaks", l'une des toutes premières séries du genre (et ma référence ultime) a ses propres failles et incohérences.


En tout cas, ces deux séries constituent une bonne base documentaire pour le tome 2 de ma trilogie, puisqu'on va y trouver une palanquée de "robots fous" ainsi qu'un serial killer insaisissable...

vendredi 19 octobre 2012

L'infection T2 : Pandémie, 4eme de couverture...

"Beau Smart a évidemment survécu à la destruction d’Infection et s'est multiplié sur toute la toile, comme le virus qu'il est. Il attaque l'humanité en masse un peu partout sur terre, prenant possession des plus faibles et les utilisant comme "esclaves" afin d'accélérer sa course vers l’Armageddon.
Pendant ce temps, Sébastien Régent et Pascal Hastoy plaquent tout pour sortir Patrice Bodin de l’asile et se lancer à la poursuite de l'entité digitale infernale. Sur leur chemin, ils trouveront deux alliés précieux autant qu'inattendus."

Voilà, j'ai envie que ce soit ça qui apparaisse en résumé sur la quatrième de couverture du tome 2 de L'infection : Pandémie. Ceux qui ont lu le tome 1, est-ce que ça vous donne envie? 
Ceux qui ne l'ont pas lu peuvent aussi se prononcer, bien sûr! Mais en attendant, ils peuvent aussi acheter le livre sur le site de l'éditeur. D'autant que le paiement par Paypal est enfin place! 
Alors Go! Go! Go! ;-)

lundi 13 février 2012

L’infection Tome 1 : souscription avant la sortie officielle le 20 mai 2012!

"La France forte", selon Beau Smart...

Salut!
Juste ce petit mot pour vous annoncer que le prix du tome 1 de L’infection (378 pages) sera de 16 euros en librairie. Mais mon éditeur (Astobelarra) vous propose en avant-première ici un prix précommande (ou souscription) avantageux de 14 euros*, valable jusqu’à la date de la sortie officielle du livre, prévue le 20 mai 2012! Alors profitez-en ;-)
Pour ceux qui ne sont pas trop loin de Mauléon-Licharre (ou qui seraient de passage), je vous donne rendez-vous à la journée du livre qui aura lieu le 17 mars pour la sortie de "Doux comme un mouton", de Pierre Gastéréguy !
*Hors frais de port, si envoi du colis par la poste.

jeudi 24 novembre 2011

Terminator, c’est pas pour demain… J’espère ;-)

Je suis abonné aux flux RSS du blog tu mourras moins bête. L’auteur(e) de ce site excelle dans l’art de vulgariser la science via le dessin de BD. Elle a l’art de savoir répondre aux grandes questions (à la con) que tout le monde se pose, sans jamais obtenir de réponse intelligible. C’est souvent très drôle, bien documenté et passionnant. Pourquoi je vous en parle dans mon blog? Tout simplement parce que le sujet qu’elle a développé cette semaine, c’est la robologie, et que, comme vous le savez (ou pas), c’est le thème principal de L’infection!

Elle y explique que la technologie n’est pas assez avancée pour que l’homme ait à craindre une monstruosité comme Terminator. Le robot tueur qui débarque chez vous pour vous exécuter, ce n’est pas encore pour demain. Elle oublie juste de dire que dans l’histoire, Terminator vient… du futur! Et là, c’est effectivement de la science-fiction (jusqu’à preuve du contraire : on ne sait pas encore “voyager dans le temps”).
En “réalité”, dans l’histoire, c’est Skynet, le logiciel qui est censé créer en série le premier Terminator (incarné par Arnold Schwarzenegger) dans 40 ans qui est notre contemporain.

Et là, on ne rigole plus… Imaginons un instant qu’un programme malveillant (un genre de virus informatique, si vous voulez) s’empare d’Internet? Ce serait alors tout le savoir humain qui serait à portée de cette entité, capable d’apprendre, de s’adapter, d’extrapoler, d’évoluer et de se multiplier, comme tout bon virus. Il aurait alors virtuellement accès à tout : de votre recette préférée du Cinnamon roll à votre compte en banque, en passant par votre webcam, mais aussi Wall street, votre casier judiciaire ou encore le petit bouton rouge qui déclenche l’envol des missiles à tête nucléaire (c’est ce qui arrive dans Terminator 3)…

A l’heure ou tout (ou presque) est informatisé, automatisé, archivé sur des serveurs connectés au World Wide Web, et si Skynet, ce n’était pas pour demain, mais bien pour aujourd’hui?

mardi 4 octobre 2011

Combustion spontanée de la Corrida!

Cette nuit encore, j’ai mal dormi. Mais en me réveillant ce matin, j’avais l’illumination pour mon prochain roman!
Il y a deux ans, je rédigeais sur mon autre blog cet article assez virulent contre cette atrocité qu’est la Corrida. L’une des premières phrases de ce pamphlet, est celle-ci : “C’est bien simple : si j’étais un extraterrestre, je génociderais l’humanité rien que pour ça! Car cette ignominie vomitive (…) est bien la preuve qu’on n’apprendra jamais de nos erreurs, ni de notre histoire.
Dans Pandémie, le tome 2 de L’infection, je vais passer à l’acte de la façon la plus théâtrale et caricaturale qui soit… Beau Smart va réduire les arènes de Nîmes à feu et à sang! Car rien n’est trop horrible, ni trop extravagant pour dézinguer une pratique aussi barbare que la Corrida!

Les arènes de Nîmes
 Comme quoi pour moi, écrire un livre -fut-il une fiction- est toujours un exutoire à mes propres colères, à mes propres peurs, à mes propres fantasmes.

jeudi 8 septembre 2011

Beau Smart sur Facebook???

Beau Smart sur Facebook? Méfiez-vous des imitations ;-)
Aujourd’hui, par pur hasard, j’ai cherché Beau Smart sur Google. Et là, je suis tombé entre autres résultats (vers un acteur inconnu au bataillon notamment) sur un lien pointant sur Facebook
Par curiosité, je me suis demandé s’il y en avait beaucoup. Et là : hallucination! Mon intelligence artificielle détraquée a plein d’homonymes!
Ce qui m’a évidemment donné envie d’aller voir si les noms de mes autres personnages existaient aussi.
Mathilde Joubert, Patrice Bodin, Natalie Kay, Sébastien Régent, Eddie Earl… Tous en ont plusieurs, sauf Pascal Hastoy, le seul petit veinard à ne pas avoir de compte Facebook!
Ce qui m’amène, par association d’idées, à me poser une série de questions existentielles : reste t-il des noms “originaux” à inventer (hormis ceux conçus à partir de charabia)? D’ailleurs, reste t-il une seule idée originale à découvrir et exploiter? Avons nous fini d’inventer? Sommes nous capable de faire du neuf à partir de rien, ou sommes-nous condamnés à ne faire que réutiliser -de façon plus ou moins heureuse- l’existant souvent médiocre?
Je vais arrêter là, parce que sinon je vais déprimer et aller m’enfermer dans mon placard à boudin, jusqu’à finir sec comme un pruneau d’Agen oublié dans le bac à légumes.
Et je ne dis pas ça seulement parce que sur 7 grands éditeurs français contactés, 6 m’ont envoyé une réponse négative (le jour de mon anniversaire)…
Non je ne suis pas déçu ou malheureux! Comme je l’ai déjà dit ailleurs, il n’y a que 1% de manuscrits sélectionnés chez ce genre d’éditeurs! Beaucoup d’appelés, très peu d’élus, quoi! :D

* * * * *

Comme je l’ai signalé dans un article précédent, Pierre Gastéréguy a relu mon manuscrit, et m’a carrément fait une véritable  analyse technique et psychologique du livre sur 5 pages A4! L’ancien instituteur qu’il est a relevé quelques incohérences qui restaient, des erreurs de style aussi, mais m’a surtout ouvert des horizons insoupçonnés susceptibles d’enrichir l’histoire, dont je suis maintenant convaincu que je dois les utiliser d’une manière ou d’une autre dans le tome 1 de L’infection.
Encore de longues nuits de travail en perspective, avant d’enfin passer au tome 2…

jeudi 25 août 2011

Projet de couverture pour “L’infection Tome 2 : Pandémie”

En exclusivité pour vous, voici un premier projet de couverture pour le tome 2 de L’infection : Pandémie

Je ne suis pas encore fixé à 100% sur cette idée, mais si jamais mon futur éditeur me laisse un droit de regard sur les couvertures de mes livres, ça pourrait bien ressembler à ça.

Je voudrais rester dans la lignée du précédent, en incluant des éléments virtuels et des éléments réels. Dans ce rough, il manque la partie qui concerne le monde réel, bien entendu. Mon soucis principal étant de trouver LA photo idéale comme fond, et non cet aplat nuageux (même si j’aime bien l’esprit). Au mieux, j’aimerais une photo de New York City de nuit.

Mais bon… On va pas être trop exigeant, hein?

jeudi 7 juillet 2011

Premier extrait de “L’infection Tome 2, Pandémie”…

ATTENTION : Spoiler!
Voici un petit état de travail du premier chapitre de Pandémie, le tome 2 de L’infection. Je pense que ça peut vous plaire… 
EDIT 29/9/2012 : Ce texte sera modifié car il a été écrit à une époque où le tome 1 se terminait différemment. Il n'est donc plus compatible avec la version publiée. Il va néanmoins vous donner quelques pistes pour le tome 2.
 
Bonne lecture quand même!

Bienvenue sur le blog de Gros-Sam Bonini…

Posté le 23/4/2012
J’ai toujours rêvé de m’appeler Samuel. Je trouve que le diminutif “Sam” a de la gueule. C’est un prénom de super-héros, vous ne trouvez pas? Mes parents ont préféré Eddie, comme la mascotte zombie du groupe de Hard-Rock Iron Maiden. Allez savoir comment ça a pu leur venir à l’esprit…
Je suis né à Gatineau, au Québec, pile à la frontière avec le canada anglophone, juste à côté de la capitale Ottawa, d’où vient mon paternel. Ce qui explique mon patronyme à consonances anglaises, que je ne vous citerai pas ici, par soucis de préserver mon anonymat. En attendant, vous pouvez toujours m’appeler Gros-Sam Bonini, de mon nom d’avatar Second Life. Grâce à cet univers virtuel, j’ai découvert que je pouvais m’adonner à tous mes fantasmes, et notamment à la satisfaction de pouvoir enfin prendre ma revanche sur l’humanité…

En 2009, j’ai été contacté par une intelligence artificielle vivant dans SL. Ou plutôt dans une SIM parallèle à SL appelée Infection. Cette entité nommée Beau Smart m’a offert de réaliser mon plus grand rêve : celui de devenir une personne importante, incontournable.  Elle attirait d’autres avatars tandis que moi, j’étais chargé d’opérer une gigantesque chasse à l’homme au sein de l’île virtuelle qu’elle administrait. Je collectionnais les têtes de mes victimes comme trophées et j’en avais exactement 37, plantées sur des piquets dans des jardinières exposées dans mon QG secret. J’ai pris un plaisir phénoménal à cette expérience inédite pendant des semaines, et je suis même devenu un expert en la matière. Jusqu’au jour où un certain Anthony Marshall est arrivé sur la SIM.
J’ai bien failli le couper en morceau dès que je suis tombé dessus la première fois, mais ma connexion pourrie de l’époque m’a éjectée et il m’a échappé. Quelques jours plus tard, Beau Smart m’a rappelé pour me demander de terminer le boulot. Mais ce coup-ci, Anthony Marshall avait prévu le coup et m’a forcé à le poursuivre dans une ruelle où il avait tendu un guet-apens, rien que pour moi. Résultat : je me suis fait bouffer par une horde de putréfiés qui traînait dans les parages, et mon avatar, mort, a été éjecté d’Infection.

Depuis, j’ai appris par la presse que Beau Smart avait été pourchassé et liquidé par Linden Lab, et ma vie est ensuite redevenue morne, terne, insipide… Je n’ai pas de travail, aucune formation; je ne suis pas marié, je n’ai pas d’enfants et plus aucune attache. Je me suis rendu compte que je ne pourrais plus vivre sans les sensations exquises que j’ai éprouvées sur Infection, et qui me donnaient une véritable raison d’être. Alors, comme tout est bridé sur le Second Life classique, j’ai décidé de poursuivre mon œuvre dans… le monde réel.
Vous savez, j’ai tout juste 18 ans, mais je n’ai pas eu une vie facile. Mes géniteurs sont de parfaits alcooliques vivant aux crochets de la société, habitués des hôpitaux psychiatriques et des cellules de dégrisement, et moi… Ben je ne suis pas bon à grand chose non plus. Je n’ai pas ce qu’on peut appeler un « physique facile », et dans le ciboulot, c’est pas mieux. En plus, la nature m’a affublé d’une de ces tares génétiques incurables qui me donne -entre autre joies- une voix de gringalet, impossible à prendre au sérieux!
Côté éducation, à part à m’apprendre de force à écrire à peu près convenablement, l’école -qui aurait pu être le seul cadre équilibré de vie- ne m’a pas été d’une grande utilité. Au contraire, j’ai passé mon enfance, puis mon adolescence à me faire tabasser et racketter par les plus grands, et à me faire foutre de moi par les filles ; ce qui fait que j’ai fini par tout laisser tomber pour vivre dans la crasse, la bouffe graisseuse, la solitude et Internet…

Plus que tout autre, je bénéficie de toutes les circonstances atténuantes du monde pour devenir le plus redouté des tueurs en série de tous les temps !
J’ai donc repris mon look esselien (je me suis fabriqué un masque assez thrash pour faire rater une couvée de singes et j’ai fourbi mes plus grands couteaux de cuisine à découper) et mes bonnes vieilles habitudes de trappeur. Le problème de la vraie vie, par rapport à Infection, c’est qu’il y a des flics à tous les coins de rue, et que mon agilité laisse à désirer. Et comme je ne veux pas me faire attraper, je vais devoir ruser. Oh, je sais : je viens de vous donner suffisamment d’indices pour que les plus malins d’entre vous finissent par remonter jusqu’à moi, un jour. Dites-vous que je l’ai peut-être fait exprès… Aussi, pour que le plaisir dure le plus longtemps possible, il va falloir que je choisisse mes proies dans le monde entier, que je me déplace souvent et que j’entre en clandestinité. Qui sait, peut-être nous rencontrerons-nous ? En tout cas, ça risque d’être fun ;-)
Je vous donnerai régulièrement de mes nouvelles et vous tiendrai au courant de mes pérégrinations au travers de ce blog. Vous allez voir : vous n’avez pas fini d’en entendre parler !

Ceci est un message à la population mondiale : surveillez vos arrières, rentrez vos enfants et fermez bien vos portes de maisons, car Gros-Sam Bonini est là dehors, qui vous attend! Alors à bientôt, les petits amis!

vendredi 3 juin 2011

Rupture du continuum espace/temps dans la narration, une logique irrationnelle?

La série TV kitsch Au cœur du temps
Fabienne est en train de terminer la relecture du manuscrit. C’est un travail long et minutieux qui nécessite une grande concentration, d’où une relative lenteur d’exécution… Apparemment, et hormis tout ce qu’elle a corrigé dans les marges (putaiiiiiin!!! J’ai pas fini de travailler, moi!), le texte lui plait. Elle trouve que l’intrigue prend, et qu’on a envie de savoir ce qui va se passer dans le chapitre suivant. Même les passages gores sont passés comme une lettre à la poste (sauf qu’elle me voit sous un autre jour maintenant :-D).

Par contre, ce qui l’a déstabilisée, ce sont les quelques passages du livre (je n’en abuse pas non plus) dans lesquels je romps volontairement le continuum espace/temps dans la narration. Exemple dans l’extrait ci-dessous, que vous avez déjà pu lire ici :

Lorsqu’elle se réveilla le lendemain matin, Géraldine Carré, 25 ans, était inexplicablement et irrémédiablement atteinte d’une forme fulgurante et très avancée de la maladie d’Alzheimer. Après toute une batterie de tests médicaux étalés sur des mois et qui ne donnèrent aucun espoir, elle fut placée d’office au service psychiatrie de l’hôpital militaire Robert Picqué, à Villenave d’Ornon en banlieue bordelaise, et l’on n’entendit plus jamais parler d’elle en basse-Soule.
L’adjudant Marin, quant à lui, eut plus de chance dans son malheur: il mourût paisiblement et sans souffrance d’une rupture d’anévrisme pendant son sommeil… Sa quasi-addiction au houblon fermenté expliqua largement son décès subit. Il ne fut fait aucun recoupement, pas plus qu’il n’y eut de complément d’enquête, sur l’étrange destinée des deux militaires : la brigade de gendarmerie de Mauléon-Licharre n’aurait de toute façon pas eu le temps de s’y atteler. Car cette nuit allait probablement rester dans le mémorial gendarmique comme la plus longue et la plus effroyable ayant jamais existé en Pays basque…

Techniquement, j’opère un saut dans l’avenir plus ou moins proche pour préciser les conséquences d’une action qui se déroule dans le présent, puis je reviens à nouveau -dans la suite du chapitre- dans le présent de la narration. J’ai voulu faire un effet cinématographique, genre travelling-avant, mais temporel.  C’est le principe de l’alternance des flashback et flashforward chers à Quentin Tarantino ou David Lynch. Je trouve que ce déséquilibre temporel va justement comme un gant à mon personnage principal Beau Smart, et c’est pour cette raison essentiellement que j’ai tourné mon paragraphe de cette façon.
Je ne pense pas être le seul à m’essayer à ce type d’effets narratifs, mais c’est comme le violon : ça ne supporte pas la médiocrité. Et vu que j’ai décontenancé mon épouse qui n’est pas une lectrice débutante (et qui est pourtant habituée à ma logique irrationnelle depuis le temps),  je me demandais si je n’avais pas raté un truc sur ce coup là…
Et vous, qu’en pensez-vous?

mercredi 4 mai 2011

Tome 1 de “L’infection” : tous les personnages…

Les personnages principaux:

- Patrice Bodin, alias Thierry Hourcade (in RL), alias Anthony Marshall (in SL), ouvrier chez Aguer Industries.
- Mathilde Joubert, alias Matilda O’Hara (in SL), cadre chez Aguer Industries, possède une galerie d’art in SL.
- Beau Smart (in SL), intelligence artificielle vivant dans Infection.
- Sébastien Régent, alias Celia Clarke (in SL) journaliste du web bordelais, qui travaille pour Virtual Universes.

Les personnages secondaires :

- Maddalen Etchegaray, amie d’enfance et collègue de travail de Mathilde
- Pascal Hastoy, meilleur ami de Patrice. Informaticien qui vit à Paris avec sa famille.
- Lucille Hastoy, épouse de Pascal, mère au foyer.
- Antton Aguer, PDG d’Aguer Industries, et maire /conseiller général du canton de Mauléon-Licharre
- Nathalie Kay, alias Nathalie Linden (in SL), salariée de Linden Lab affectée à la communication avec la communauté francophone
- Al Ramos, alias Al Linden (in SL), salarié de Linden Lab affecté à la communication avec la communauté hispanique

Xièmes rôles :

- Eddie Earl, alias Gros-Sam Bonini (in SL), adolescent canadien dont l’avatar est l’une des créatures d’Infection.
- Allande Aguer, fils d’Antton, et directeur d’Aguer Industries.
- Géraldine Carré, gendarme de la brigade de Mauléon-Licharre.
- Adjudant Marin, gendarme de la brigade de Mauléon-Licharre.
- Capitaine Guy Tardieu, commandant de la compagnie de gendarmerie de Mauléon-Licharre.
- Bruno Crespin, Gendarme technicien en investigation criminelle à la section de recherches de Pau.
- Maritxu Etcheverry : logeuse de Patrice Bodin.
- Jeanine Bodin, épouse Hourcade : mère de Patrice Bodin.
- Maréchal des Logis-Chef François Weltzheimer : gendarme de la Brigade de Mauléon-Licharre.
- Jérôme Barraud, gendarme de la brigade de Mauléon-Licharre.
- Mélanie Astier, gendarme-adjointe de la brigade de Mauléon-Licharre.
- Eliane Bergez,  secrétaire de direction chez Aguer Industries.
- Beñat Garay, collègue de travail de Mathilde et Maddalen.
- Jaimie Perkins, alias Jay Linden (in SL), développeur de Linden Lab et créateur de Infection.
- Panpi Idiart, le voisin du dessous de Mathilde. Retraité.
- Maïté Idiart, l’épouse du voisin de Mathilde. Retraitée.
- Séréna et Sirénia (in SL), couple de maitresses sado-maso faisant partie de la horde monstrueuse d’Infection.

Les lieux :

- Mauléon-Licharre (64) et plus généralement la Soule (fr)
- Second Life (Internet)
- Infection (Internet).
- Paris (fr)
- Bordeaux-Mérignac (fr)
- San Francisco (USA)

Espace/temps :

L’histoire se déroule à notre époque, de nos jours, probablement dans une dimension parallèle non-précisée (mais très proche de la notre).