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dimanche 7 avril 2013

Fake humans, real robots and serial killers!

Je voudrais vous parler de deux séries TV que j'ai particulièrement appréciées ces dernières semaines. Eh oui, j'ai un peu de retard à rattraper dans le domaine, on va dire, et comme j'ai beaucoup de mal à me concentrer pour écrire et que - en ce moment du moins - j'évite par tous les moyens de sortir de chez moi sans une bonne raison, je lis énormément et je regarde des séries ;-)
La première, c'est "Real Humans" ("Akta Manniskor" en suédois), qui est actuellement diffusée sur Arte (et rediffusée sur Arte Replay). Cette histoire d'androïdes flippants qui se rebellent contre leurs créateurs ne pouvait que me plaire, d'autant qu'un des personnages (un robot qui évolue au contact des humains) s'appelle "Beau", et une des héroïnes s'appelle "Matilda"! Et les similitudes ne s'arrêtent pas là, mais je ne vais pas vous spoiler davantage. En dehors de ça, je trouve l'image très "nordique" (au sens positif du terme : lumineuse, claire, propre). Les personnages (humains comme robots) sont assez attachants, les idées philosophiques et sociétales bien abordées, tandis que le suspense est plutôt prenant, même si par moment ça peut être assez statique. Il y a aussi quelques petites "erreurs scénaristiques" à mon sens. Rien de rédhibitoire, mais il fallait le noter.

La seconde, c'est "Dexter", l'histoire d'un serial killer qui tue des serial killers. Une série palpitante et jubilatoire en 8 saisons (la huitième, prévue pour l'an prochain, est censée être la dernière), truffée de cliffhangers et de rebondissements inattendus. Là aussi il y a parfois quelques longueurs, quelques petites invraisemblances, mais c'est de la fiction, alors ne soyons pas trop exigeant!
La perfection n'existe pas en la matière : même "Twin Peaks", l'une des toutes premières séries du genre (et ma référence ultime) a ses propres failles et incohérences.


En tout cas, ces deux séries constituent une bonne base documentaire pour le tome 2 de ma trilogie, puisqu'on va y trouver une palanquée de "robots fous" ainsi qu'un serial killer insaisissable...

mardi 12 mars 2013

Xantiana : vous seul pouvez la sauver, alors votez!

Morgue, rue de la commanderie - Mauléon-Licharre (64)
Un certain nombre de lecteurs et lectrices m'ont reproché ont été déçus, voire choqués par la mort inattendue de Mathilde dans "L'infection T1 : Contage". Je ne pourrais pas vous expliquer les choses en détail (parce que euh... c'est un peu délicat et personnel, si vous voyez ce que je veux dire), mais ce devait être fait. Pour l'histoire et surtout pour moi.
Dites-vous que ce n'était qu'un personnage de papier et la pilule passera mieux... ou pas?

Aujourd'hui, alors que je suis en train de rédiger le tome 2 de ma trilogie fantastique, me voilà de nouveau confronté à un cruel dilemme. Dois-je éliminer un personnage, ou dois-je lui trouver une utilité pour plus tard?

Xantiana Samalbide (on l'aperçoit un tout petit peu dans le T1, pour ceux qui l'ont lu) est une petite brune, timide et effacée. Elle va prendre de l'assurance et une place plus importante dans le T2 (Pandémie). Mais son rôle reste secondaire. Elle est loin d'avoir l'envergure de Mathilde ou de Patrice Bodin. J'ai bien envie de "la tuer" au cours de l'histoire, mais ce qui lui arrive auparavant est déjà pas mal cruel (je ne vous en dis pas plus). 
J'hésite... Et puis soudain, l'idée de génie (je m'envoie des fleurs, j'en ai bien besoin en ce moment)!!!
On va encore me traiter de sadique (ce qui n'est pas faux, dans une certaine mesure) mais comme j'aime jouer, je vous propose un deal : on va le faire à pile ou face, ou en like/unlike, comme les romains dans l'arène. 

Ceux d'entre vous qui veulent que Xantiana meure écrivent "unlike" en commentaire. Ceux qui veulent qu'elle survive écrivent "like". Ne voyez pas cela comme un jeu morbide : ce n'est qu'un roman. Xantiana n'existe pas en vrai. Et puis le but est double : vous faire participer à l'écriture de l'histoire, et "me dédouaner" du meurtre d'un personnage attachant ;-)

Alors lâchez-vous, foutre-bleu!

mercredi 4 mai 2011

Tome 1 de “L’infection” : tous les personnages…

Les personnages principaux:

- Patrice Bodin, alias Thierry Hourcade (in RL), alias Anthony Marshall (in SL), ouvrier chez Aguer Industries.
- Mathilde Joubert, alias Matilda O’Hara (in SL), cadre chez Aguer Industries, possède une galerie d’art in SL.
- Beau Smart (in SL), intelligence artificielle vivant dans Infection.
- Sébastien Régent, alias Celia Clarke (in SL) journaliste du web bordelais, qui travaille pour Virtual Universes.

Les personnages secondaires :

- Maddalen Etchegaray, amie d’enfance et collègue de travail de Mathilde
- Pascal Hastoy, meilleur ami de Patrice. Informaticien qui vit à Paris avec sa famille.
- Lucille Hastoy, épouse de Pascal, mère au foyer.
- Antton Aguer, PDG d’Aguer Industries, et maire /conseiller général du canton de Mauléon-Licharre
- Nathalie Kay, alias Nathalie Linden (in SL), salariée de Linden Lab affectée à la communication avec la communauté francophone
- Al Ramos, alias Al Linden (in SL), salarié de Linden Lab affecté à la communication avec la communauté hispanique

Xièmes rôles :

- Eddie Earl, alias Gros-Sam Bonini (in SL), adolescent canadien dont l’avatar est l’une des créatures d’Infection.
- Allande Aguer, fils d’Antton, et directeur d’Aguer Industries.
- Géraldine Carré, gendarme de la brigade de Mauléon-Licharre.
- Adjudant Marin, gendarme de la brigade de Mauléon-Licharre.
- Capitaine Guy Tardieu, commandant de la compagnie de gendarmerie de Mauléon-Licharre.
- Bruno Crespin, Gendarme technicien en investigation criminelle à la section de recherches de Pau.
- Maritxu Etcheverry : logeuse de Patrice Bodin.
- Jeanine Bodin, épouse Hourcade : mère de Patrice Bodin.
- Maréchal des Logis-Chef François Weltzheimer : gendarme de la Brigade de Mauléon-Licharre.
- Jérôme Barraud, gendarme de la brigade de Mauléon-Licharre.
- Mélanie Astier, gendarme-adjointe de la brigade de Mauléon-Licharre.
- Eliane Bergez,  secrétaire de direction chez Aguer Industries.
- Beñat Garay, collègue de travail de Mathilde et Maddalen.
- Jaimie Perkins, alias Jay Linden (in SL), développeur de Linden Lab et créateur de Infection.
- Panpi Idiart, le voisin du dessous de Mathilde. Retraité.
- Maïté Idiart, l’épouse du voisin de Mathilde. Retraitée.
- Séréna et Sirénia (in SL), couple de maitresses sado-maso faisant partie de la horde monstrueuse d’Infection.

Les lieux :

- Mauléon-Licharre (64) et plus généralement la Soule (fr)
- Second Life (Internet)
- Infection (Internet).
- Paris (fr)
- Bordeaux-Mérignac (fr)
- San Francisco (USA)

Espace/temps :

L’histoire se déroule à notre époque, de nos jours, probablement dans une dimension parallèle non-précisée (mais très proche de la notre).

jeudi 18 novembre 2010

Une question de “style”…

Il y a quelques jours, j’ai fait lire un court passage de L’infection (2-3 pages) à mon épouse. Je ne sais pas pourquoi, j’avais envie qu’elle lise ce passage là en particulier… C’est un moment clé de l’histoire (à un chapitre de la fin du premier tome), qui frappe comme une gifle lancée avec élan et de toutes ses forces. C’est cru, sale, violent…

Bien sûr, elle n’a pas aimé. Elle s’est imaginée que tout le roman était écrit dans ce style un peu “Pulp”, un peu “roman de gare”. Il a fallu que je défende mon bifteck en lui expliquant que je ne voulais pas d’une écriture linéaire, fut-elle jolie. Dans ce premier épisode de L’infection, la narration “entre dans la peau du personnage”. Quand je mets en scène un porc répugnant, l’écriture accompagne ce trait de caractère et se fait ordurière. Lorsque c’est Beau Smart, la langue se fait policée, froide, menaçante et presque fielleuse par moments. Lorsque c’est Mathilde qui flamboie sur le devant de la scène, l’écriture prend une forme plus lyrique, plus féminine, je n’ose dire plus “poétique” de peur de paraître un tantinet prétentieux.

Les mots et les tournures de phrases s’adaptent aussi aux paysages, à l’ambiance de l’histoire à un instant T, à la montée en puissance du suspense. C’est un livre qui a été écrit sans recherche particulière de beauté littéraire (je suis encore trop humble -et objectivement loin d’avoir le niveau- pour viser la classe d’un Victor Hugo; et le prix Goncourt n’est pas mon but ultime), mais juste pour transmettre des émotions pures. Je voulais raconter une histoire efficace, écrite avec les tripes, et qui laisse des traces profondes dans les esprits, un peu comme certains bons films d’action. Je ne sais pas si j’aurais réussi car je n’ai pas encore assez de recul (vu que le bouquin n’est pas encore complètement terminé, et que personne n’a encore vraiment lu les pages déjà écrites), mais en tout cas, je me suis bien fait plaisir pendant toute la création de ce projet, et ce même si j’ai eu quelques passages à vide, essentiellement des doutes quant à ma capacité à aller au bout d’une telle entreprise.

Dans quelques jours (sans doute avant Noël), j’aurais terminé le premier jet. Il ne me restera plus qu’à relire, corriger, ajouter ou supprimer des éléments. Ensuite, ma foi, j’espère pouvoir m’attaquer à l’autre partie du projet, à savoir les illustrations. Car j’ai toujours une furieuse envie que ce livre soit illustré, et toujours avec des photomontages mêlant réalité et monde virtuel. Si Sigrid (Daune) est toujours partante, alors ce sera un chouette partenariat.
En même temps, je ne sais pas si je pourrais continuer dans cette veine là pour les deux tomes suivants. Je n’ai pas encore réfléchi à la cohérence de la trilogie en termes de “Packaging”, en fait…

samedi 6 novembre 2010

L’infection : quelques lieux importants à Mauléon-Licharre (1)

Vue du gave depuis le pont des galeries - Mauléon Licharre
Je vous ai parlé dans ce précédent article d’endroits importants en Soule* dans lesquels se déroulent plusieurs chapitres cruciaux de L’infection. Voici un nouveau chapitre dans lequel j’aborde les lieux d’habitation des deux personnages principaux du livre.

La mansarde de Patrice Bodin, l’antihéros de L’infection, est située au dernier étage du bâtiment dit des “anciennes galeries“, à Mauléon-Licharre. C’est la fenêtre qu’on voit en haut, au centre-droit de la photo. Dans le roman, la bâtisse appartient à  une certaine Madame Etcheverry** (fallait bien que je lui trouve un nom, hein?), qui loge au rez-de chaussée.
L’actuel magasin Style-Eco qui occupe cette partie de l’immeuble dans la réalité n’est pas placé ici dans le livre, et pour cause : l’incendie qui a ravagé ses anciens locaux dans la rue Victor Hugo cet été n’a pas eu lieu dans L’infection. Du moins pas encore…

14, rue de Tréville - Mauléon Licharre
L’appartement de Mathilde Joubert, l’héroïne de L’infection, se situe au dernier étage de cette maison, avenue de Tréville à Mauléon-Licharre. Ses voisins du dessous retraités s’appellent Panpi et Maïte Idiart**. Je connais bien cet endroit : c’est ici que j’ai atterri lorsque nous sommes arrivés en Soule, en 1997.
C’est un grand F4 vieillot (avec des tapisseries des années 70, des lambris sombres et un chauffage au fioul) que nous louions 800 francs par mois (à l’époque, c’est à dire environ 110€), soit 2000 francs de moins que celui que nous habitions à Mérignac-Arlac, avec pourtant deux à trois fois plus de place!

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*Je vous rappelle qu’il s’agit d’une Soule alternative. Donc si les lieux sont effectivement les mêmes, il est possible que leurs histoires respectives soient différentes dans L’infection.
**Les noms de ces personnages sont fictifs; toute ressemblance avec des personnes réelles serait entièrement fortuite. Ou pas ;-)

jeudi 26 août 2010

Qui a tué Mathilda O’Hara?

Cette fois ça y est… J’aurais mis le temps, mais je viens de tuer mon héroïne aujourd’hui. Elle est morte dans des souffrance abominables, et d’une façon proprement ignoble, mais il le fallait, pour l’histoire, pour la cause, et pour moi. Je lui demande pardon…
Recueillez-vous car Matilda O’Hara nous a quitté. Elle va laisser un grand vide dans mon cœur.

Adieu, Matilda. Je t’aimerai pour toujours.

dimanche 22 août 2010

Etat de travail 2...


Première partie

Chapitre 1 : La petite nouvelle… (écrit)
Chapitre 2 : La cigarette du condamné. (écrit)
Chapitre 3 : La fille qui venait d’ailleurs. (écrit)
Chapitre 4 : L’addiction. (écrit)
Chapitre 5 : Coup de foudre. (écrit)

Seconde Partie

Chapitre 6 : Coïncidences troublantes. (écrit)
Chapitre 7 : La proposition. (écrit)
Chapitre 8 : Les petites lignes du contrat. (écrit)
Chapitre 9 : Renaissance. (écrit)
Chapitre 10 : L’espoir fait vivre. (écrit)

Troisième partie

Chapitre 11 : Transcriptions n°1. (écrit)
Chapitre 12 : Azkena. (écrit)
Chapitre 13 : Transcriptions n°2. (écrit)
Chapitre 14 : La mort dans l’âme. (en cours de rédaction)
Chapitre 15 : Le renvoi. (écrit)

Quatrième partie

Chapitre 16 : L’interrogatoire. (écrit)
Chapitre 17 : L’enfer sur terre (en cours de rédaction)
Chapitre 18 : Partie d’échecs (titre de travail)
Chapitre 19 : Arrestation (titre de travail)
Chapitre 20 : La chasse (titre de travail)

Epilogue…

Bon, ça avance lentement, mais sûrement… Mais pour ceux qui suivent, vous constaterez quand même quelques menus changements depuis le premier état des lieux datant de mars dernier.
Et je rame toujours sur le passage de la mort de Mathilde! Si j’étais fin psychologue, je n’aurais aucun mal à analyser les raisons pour lesquelles je n’arrive pas à passer à l’acte. Mais je préfère refouler et continuer à repousser l’échéance qui est de toute façon inéluctable.
C’est dur de tuer un être humain, quels que soient les sentiments qu’on lui porte, et fut-il de papier…

samedi 17 avril 2010

3 semaines d’absence…

Vous allez rire… Je n’ai rien écrit pour L’infection depuis près de trois semaines! Pas une ligne, pas un mot! N’allez pas croire que je suis confronté au syndrome de la page blanche : ce n’est pas de cela qu’il s’agit. L’inspiration est là, et ne m’a jamais quittée. Non, c’est juste que je suis fatigué et sur les nerfs depuis le changement d’heure. Comme chaque année depuis 3-4 ans maintenant, je n’arrive pas à surmonter ça, ce qui fait que dès que j’ai un moment de libre, je n’ai surtout pas envie de me casser la tête à écrire.

Ce n’est pas que je préfère paresser devant mes comptes Facebook et Twitter, à faire ctrl+F5 toutes les 30 secondes, histoire de voir qui a écrit un truc nouveau, mais juste que je ne suis pas en état de créer. Pour bien faire, il faudrait que je trouve la Force de m’y mettre. De cette même énergie que j’ai réussi à monopoliser l’an dernier (je ne sais pas comment) pour m’arrêter complètement de fumer.

En fait, je crois que je sais ce qu’il me faudrait : des vacances! Un isolement total, dans un endroit où il fait beau et chaud, où il n’y aurait pas de bouffe, ni de vaisselle et encore moins de ménage à faire. Avec juste mon ordi, une connexion digne de ce nom, du rhum blanc, et éventuellement la mer comme décor!

Je crois que j’ai un besoin impérieux de me retrouver seul avec moi même, au moins quelques jours. Sans contrainte, sans sollicitations intempestives de l’entourage et sans distraction, et surtout sans téléphone! Une cabane de berger pourrait suffire, pourvu qu’il y ait au moins l’électricité et un accès au web. Je sais, ça paraît un peu égoïste comme façon d’envisager les choses… Mais ce ne serait que pour un temps, afin que je puisse remettre un peu d’ordre dans ma tête, et m’imposer une certaine discipline de travail.

En réalité, je crois que ce qui me mâche le plus, c’est que j’en suis au passage où Mathilde meurt. Et quelque part, je l’aime, cette fille, et je n’ai pas envie de la “tuer”. Pourtant, il faudra bien m’y résoudre, car ce sera elle ou moi…

jeudi 10 décembre 2009

Chronos s’emmèle les pinceaux…

"L'infection" : Mort violente de Mathilde,
tuée par Beau Smart...
Toujours en pleine écriture de mon premier roman (vous savez, le premier tome de ma trilogie “L’infection”), je me suis récemment aperçu d’un truc très ennuyeux… En fait, dès le début, j’ai rédigé une trame assez claire de l’histoire, et j’ai des idées très précises des actions qui vont se dérouler. A un moment donné (vers le 5ième chapitre), je me suis pour la première fois retrouvé confronté au syndrôme de la page blanche!
Je savais ce que je voulais raconter dans ce chapitre, mais impossible de poser les mots. C’est un moment clé de l’histoire (la rencontre amoureuse dans Second Life) que je me dois de traiter avec tous les égards si je veux être pris au sérieux. Car bien entendu, si ça a l’air complètement loufdingue ce que je vous explique là, c’est un fait avéré : il existe des gens qui fréquentent les mondes virtuels et qui tombent amoureux in world (en immersion), quitte à faire se rejoindre les deux (ou plutôt les quatre) vies.
Donc pour des raisons de crédibilité -du point de vue des SLifers comme des néophytes-, il va falloir que j’évite de tomber dans le pathos et la vulgarité, tout en faisant passer des émotions et des messages philosophiques en filigrane. Pas simple…

 Incohérences

Anthony Marshall survivra t-il aux assauts
de Gros-Sam Bonini dans Infection?
Alors comme je séchais sur place, je me suis dit : “Bon… Tu vas pas perdre du temps à glander devant ta page, à tourner les mots dans tous les sens, et tu vas rédiger d’autres chapitres, histoire d’avancer un peu et de ne pas perdre le rythme!” Et me voilà parti à écrire à toute vitesse d’autres parties du roman. J’ai rempli un petit carnet à spirale de notes diverses, de chapitres entiers que j’ai commencé à retravailler sur mon ordinateur, ajoutant ceci, ou cela, au fur et à mesure que les idées me venaient. Tout ça sans respecter la chronologie, bien sûr…
Or, je me suis rendu compte au bout d’une centaine de pages que… La narration n’avait plus aucun sens! Enfin si, foncièrement parlant, mais j’avais imperceptiblement modifié certains détails, si bien que le récit était devenu complètement incohérent (voire redondant par endroits)! Pour illustrer mon propos, c’est un peu comme si j’avais écrit dans les premiers chapitres que la voiture de mon héros était rouge, et que d’un coup, sans aucune explication au beau milieu du livre, j’affirmais qu’elle était bleue!
Bref, je me suis retrouvé confronté à de nombreux dilemmes : que garder? Les détails que j’avais prévus initialement, ou ceux -complètement différents (et induisant une suite différente)- que j’avais commencé à rédiger?
Donc afin d’éviter de me planter à nouveau, je me suis senti obligé de rédiger une chronologie détaillée des évènements, notamment de la partie dramatique du roman, qui se déroule sur une semaine, pendant laquelle tout se bouscule jusqu’au climax.

Du temps au temps...

"L'infection" : Anthony Marshall est attaqué
par des Zombies sur infection.
Maintenant que tout est à peu près réglé, je peux reprendre le fil de la rédaction. Comme d’habitude, ce qui me manque, c’est le temps… Voyez-vous, là, je reviens de Paris, où je suis allé pour former des conseillers du Crédit Agricole aux joies du E-commerce. J’y suis allé en train, et j’ai eu 2 fois 6 heures de relative tranquilité pendant le trajet qui m’ont permis -entre autre- de rédiger un chapitre complet de “L’infection”. Au début, je pensais pouvoir écrire le soir, après le boulot… Mais en réalité, je suis tellement sonné en ce moment, que je n’ai qu’une seule idée en tête : aller dormir le plus vite et le plus longtemps possible! L’inspiration ne me viendrait même pas, de toute façon…
 
Entre midi et deux, je n’ai pas les conditions idéales de concentration pour écrire : faut manger, et puis j’ai mes collègues autour… Je les adore, mais j’ai aussi besoin de m’isoler en moi même pour pouvoir avancer.
Et le week-end, j’essaye de consacrer mon temps libre à ma femme et mes enfants, qui ont aussi besoin que je m’occupe un minimum d’eux, quand même… Donc, comme j’ai dû déjà l’écrire quelque part, il ne me reste plus que les longs moments de solitude que je passe aux toilettes pour rédiger quelques “rushes” en vrac, ou poser des idées auxquelles j’ai pensé tout en conduisant ma bagnole (La voiture, c’est un de mes lieux de création privilégiés! Maintenant que vous savez que je roule sans réfléchir à ce que je fais, planquez-vous!).
Je n’ai pas de temps, et c’est bien ça mon problème! J’en viendrais presque à souhaiter attraper une bonne grippe saisonnière, ou me fouler une cheville pour pouvoir me consacrer à temps plein à mon bouquin!
Presque ;-)

lundi 9 mars 2009

Du réel au virtuel…

Montparnasse Belgar rencontre des brebis
virtuelles sur Saveur Régionales
Aujourd’hui, j’ai eu un petit “coup de la madeleine” (de Proust) en visitant la sim “Saveur régionales”, dans Second Life [SLURL invalide depuis - NDEHB]. Cette île a été reprise en main par un groupe francophone, qui est en train de lui donner un joli petit look provençal. Et c’est donc en me promenant dans les hauts-pâturages que je me suis retrouvé face à un troupeau de moutons, en train de paître tranquillement.

En dehors du fait qu’on peut les approcher (voire les caresser), ces brebis là sont assez proches des réelles, avec leur façon de dodeliner, et leur air perpétuellement craintif et surpris.
Je ne vais pas dire que je regrette cette période, loin de là, mais bon… Tout ceci m’a rappelé des souvenirs. Et curieusement, que des bons souvenirs de balades sur les crêtes, de pique-nique frugal dans les rochers, ou d’observation de gypaète barbu à l’oeuvre, en train de casser des os pour en sucer la moelle…
Finalement, la montagne (je parle de la vraie, pas du piémont souletin) me manque un petit peu.

Le métier de berger beaucoup moins… Allez comprendre!?

mercredi 18 février 2009

Mathilde, mon héroïne!

Mathilde Joubert, aka Mathilda O'Hara in SL, héroïne
du tome 1 de "L'infection", par Etienne H. Boyer
Mathilde Joubert, alias Mathilda O’Hara dans Second Life, c’est l’héroïne de “L’infection“, vous savez, mon nouveau livre en cours d’écriture…

Il se trouve que j’ai une idée bien précise de ce à quoi elle ressemble physiquement, et virtuellement parlant! Donc j’ai cherché pas mal de skins* et de shapes** de qualité sur Second Life, et je suis tombé sur une “demoiselle” qui fabrique et vend tout ça.

j’ai acheté le produit (2000 L$), des cheveux (350L$), et la voilà! Mathilde est née du néant!!!

Bien sûr, c’est un personnage fictif, mais son physique est fortement inspiré de celui d’une copine qui existe vraiment. Quand je pense que je me suis cassé le dos pour trouver cet avatar, alors que de toute façon, le personnage va mourir de manière atroce au milieu du livre…
Mince : j’ai spoilé***!
;-)

Il me reste encore deux personnages à créer sous forme d’avatars (puisque dans l’histoire, ils existent aussi dans Second Life), et on sera fin prêts pour les scéances photo in world… Je n’ai toujours pas sauté le pas et demandé à mes acteurs potentiels de bien vouloir jouer le rôle que je leur ai réservé pour les illustrations!

Une dernière nouvelle : j’ai trouvé la personne idéale pour me faire la préface. Ce ne pouvait être fait que par un professionnel du web, spécialiste des mondes virtuels, et en particulier de Second Life. David Castéra, alias Emmen Tal, gérant d’Immersive Lab m’a fait l’honneur d’accepter ma demande. Cool, non?

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*La skin, c’est la texture de la peau, les détails du visage, la couleur des lèvres, le maquillage, les grains de beauté, le sexe, etc. C’est ce qui donne l’aspect réaliste à l’avatar.
**La shape, ce sont les formes et la taille, bref, les mensurations de l’avatar, et l’architecture finale de son visage.
***”Spoiler”, anglicisme qui signifie gâcher le suspense.