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lundi 29 juin 2026

TTUN-TTUN AGUER, PERSONNAGE RECURRENT

Si vous avez lu mes précédents livres, alors vous connaissez Antton Aguer, dit Ttun-ttun. Antton, c’est l’archétype du petit patron local, imbu de pouvoir, et doté d'un égo surdimensionné, méprisant et pourri jusqu’à la moëlle. Un type ne reculant devant aucune exaction pour obtenir ce qu'il convoite et qui n’a qu’un plaisir dans sa vie : tenir celle des autres entre ses doigts.

C’est un entrepreneur autoritaire à la limite de la psychopathie, dont les activités industrielles sont philosophiquement très discutables. C'est également un petit notable de province, un politicien véreux et sans morale qui ne supporte pas la contradiction ou la mise en dérision de sa personne.

Au fond, Ttun-ttun est comme tout le monde. Il voudrait laisser une trace de son passage sur terre et qu’on le considère comme un bienfaiteur (il rêve d’avoir une rue à son nom, mais n’aura que les chiottes publiques) alors qu’en réalité, sa spécialité, c’est la prise illégale d’intérêts, la manipulation des faits, le mensonge, la menace, voire la violence si rien d’autre ne fonctionne.

En fait, sous une croûte superficielle sèche, dure et amère, c’est un faible, un enfant gâté qui veut tout et tout de suite. Je vous l’avoue, je prends un malin plaisir à l’humilier dans mes romans (dans la trilogie L’infection, dans Le Moment ou jamais et, bien entendu, dans Un Cauchemar sans nom –  toujours en précommande ici, à ce jour), au nom cette forme de justice poétique dont je suis friand.

Évidemment, mon Antton Aguer n’existe pas dans la réalité. C’est une caricature absolue. Le réceptacle de toutes les tares que j’ai pu rencontrer dans ma vraie vie professionnelle et personnelle, chez mes congénères (du moins ceux qui jouissent d’une petite autorité, quelle qu’elle soit). Dans ma tête, je trouve qu’il ressemble physiquement à Aimé De Mesmaeker (dans Gaston Lagaffe).

C’est un pratiquant invétéré des sept péchés capitaux (je pense qu’il y en a plus que sept chez Ttun-ttun) qui représente l’humanité dans ce qu’elle a de plus crasse, de plus vulgaire, de plus indigne. C’est un personnage qu’on aime détester tout en le trouvant ridicule. Un genre de polichinelle bête et méchant, mais qui s’ignore.

Vous l'aurez compris, Antton sert de démiurge social contre lequel se débattent mes autres personnages. Il est l’obstacle, la figure d’autorité qu’il faut renverser ou ridiculiser afin de s’émanciper du chaos social, par opposition au chaos narratif que j’invente et décris en parallèle, dans mes romans.

Enfin, si vous ne l'avez pas déjà fait, vous pouvez précommander à prix d'ami (vous économiserez 5,70€) Un Cauchemar sans nom dès aujourd'hui ! ↴
https://www.helloasso.com/associations/astobelarra-le-grand-chardon/collectes/reservez-un-cauchemar-sans-nom-le-nouveau-roman-d-etienne-h-boyer



vendredi 30 janvier 2026

VIS MA VIE D’ÉCRIVAIN #8 : SAVOIR PARLER DE SES ROMANS

Parfois, dans les lieux où nous sommes présents et où nous mettons nos livres en vente (salons du livre, marchés, événements spécifiques, comme le festival Metal’o’ween, par exemple), certaines personnes qui viennent à notre stand nous demandent de quoi parlent nos romans. Je ne sais pas pour les autres auteurs, mais moi, c’est comme si on me posait une colle. Et pour cause : je n’ai jamais vraiment travaillé un argumentaire béton sur le sujet. Plusieurs raisons à cela :

1/ J’ai une mémoire de poisson rouge lorsqu’il s’agit de retenir des phrases, des termes, des mots dans un certain ordre. Apprendre par cœur, ce n’est vraiment pas pour moi ! Je pense que c’est une tare congénitale que je possède depuis toujours. Je ne peux pas retenir un texte, une poésie, une citation ou même une blague ! Ça m’a causé bien des problèmes à l’école ! (CF le laboureur et ses enfants, le cancre)

2/ Je suis incapable de reformuler une idée toujours de la même façon, avec les mêmes éléments de langage. Forcément, mon esprit va biaiser et me faire hésiter, tergiverser, perdre mes mots, bref : paniquer, alors que pour le coup, je connais le sujet sur le bout du doigt puisqu’il vient intégralement de moi !

3/ Pour ces deux raisons, je déteste m’exprimer à l’oral. Je me sens exactement comme si j’allais en soirée mondaine cul nu et/ou en charentaises. Je suis extrêmement mal à l’aise lorsqu’il faut parler en public. Je fais de gros efforts sur moi-même pour donner le change mais j’ai toujours cette impression de nullité absolue avant, pendant et après que je me suis exprimé. C’est aussi souvent le cas dans d’autres circonstances (pendant des présentations au boulot, par exemple).

4/ Je n’ai aucun sens de la répartie. À l’écrit, ça va, je me débrouille : j’ai plus de temps pour me poser. Mais à l’oral, on est dans l’instantané. Alors je n’arrive pas à ordonner mes pensées, je n’ai plus aucune subtilité, aucun filtre, je bafouille et je finis fatalement par m’agacer et perdre tous mes moyens.

5/ Je trouve les arguments mais toujours dix ans plus tard (han, j’aurais dû dire ci, répondre ça…). Et puis surtout, je n’arrive pas toujours à faire de liens directs entre les différentes idées. Ou alors ce sont des liens illogiques pour le commun des mortels. Du coup, je finis invariablement par lasser mon auditoire et je passe ma journée à ruminer.

6/ Je déteste me répéter (digression : je n’arrive pas à comprendre comment un musicien peut jouer toute sa vie les mêmes morceaux sur scène – ça me rendrait fou). Et donc, par automatisme, je vais essayer de reformuler une recette qui a pourtant fait ses preuves. Et je vais m’enfoncer dans des discours pompeux ou superficiels (au choix). 

Résultat, le lecteur potentiel n’y comprend rien et finit par se barrer sans acheter mes livres. Par contre, il va faire le plein chez le voisin moins crétin. Quand ça arrive, je me flanquerais des baffes à m'en décalotter la boîte crânienne, et la chanson de Patrick Sébastien me hante pour le restant de la journée. Savoir se vendre, ce n’est vraiment pas donné à tout le monde. Et c’est même triste, pour quelqu’un qui bosse dans la com !

En attendant, je me suis bien cassé le cul à écrire les pitches, les résumés et la communication de mes bouquins. Je pense que ça vaut le coup que vous alliez y jeter un œil ^^

dimanche 5 janvier 2025

ON NE PARLE BIEN QUE DE CE QU’ON CONNAÎT…

C’est, du moins, ce que prétend la maxime. Mais est-elle applicable au travail d’un romancier ? Je me pose cette question car je suis en train de terminer « Dernière nuit à Twisted River », excellent roman de John Irving, et le personnage principal, un romancier (ça ne s’invente pas), s’amuse s’agace de cette manie qu’ont les journalistes de toujours chercher à savoir si tel ou tel personnage, telle ou telle situation, sont directement inspirés de la réalité, de l’expérience ou de la vie de l’auteur : « Quant aux anciens journalistes devenus romanciers, ils adhéraient tous à ce morne précepte hemingwayien : parler de ce qu’on connaît. Foutaise ! Il ne faudrait parler que des gens qu’on connaît ? Ô combien de romans mortellement ennuyeux on commet au nom de ce principe fumeux et boiteux ! »

Avec ma petite expérience d’écrivain local, je dois également répondre à ce genre de questions lorsque je sors un bouquin : « Est-ce que c’est autobiographique ? Est-ce que ce personnage – qui en prend plein la gueule – ne serait pas directement inspiré de tel chef d’entreprise (et ancien maire), qui a un jour été ton patron ?  Est-ce que celui-ci ne serait pas le portrait craché de ton ex-femme ? Il a vraiment fait ci, elle a vraiment dit ça ? » À la décharge des gens de la presse, dont j’ai fait partie durant la première décennie de ce millénaire, je situe les histoires que je raconte sur mon lieu de vie (tout comme beaucoup d’autres auteurs, John Irving ou Stephen King inclus). Forcément, cela peut laisser penser que je parle aussi des gens d’ici et que je chercher à régler des comptes. Difficile de contredire…

Pourtant, et mis à part « Mauvais berger ! », qui est une tranche de vie dans laquelle je n’ai rien inventé, mes livres sont en grande majorité des histoires fantastiques, ou des thrillers horrifiques. Ce sont des romans, c’est à dire des histoires créées de A à Z, avec des personnages entièrement construits pour l’occasion. Même le cadre où se déroule l’action n’est pas exactement conforme à la réalité. C’est une Soule fantasmée, où seules les grandes lignes (les couleurs, les forêts, le nom des lieux et des collines…) sont respectées. Le reste étant comme une empreinte de pas dans la neige. On sait que c’est un pied chaussé de crampons qui l’a faite, mais ce n’est pas le pied en lui-même que l’on voit. Juste le souvenir plus ou moins lointain et dégradé qu’il a laissé après son passage.

Pour les personnages, c’est à peu près la même chose. La différence, c’est qu’ils sont davantage des amalgames d’empreintes que des emprunts directs à telle ou telle personne réelle. Tout comme les monstres/robots en Légo que je fabriquais, enfant, ce sont de pures constructions, uniques, faites de briques existantes et que je m’amuse à mixer dans tous les sens, flirtant souvent avec la caricature (je ne m’en cache pas). Par exemple, pour « Antton Aguer », qu’on retrouve brièvement dans « L’infection T1 : Contage » et dans « Le Moment ou jamais », certains traits de caractère sont empruntés à tel politicien local, d’autres à tel manager d’entreprise, et d’autres encore à deux ou trois autres tyrans rencontrés tout au long de ma vie. Il y a même du « Aimé De Mesmaeker » chez Antton Aguer, pour ceux qui auront la référence ! C’est d’ailleurs l’image qui me guidait parce que je souhaitais coller une dimension tragi-comique à ce personnage.

Vous l’aurez compris, mon but n’est pas d’afficher qui que ce soit en particulier, mais qu’au final, personne – ou n’importe qui – puisse se reconnaître dans ces figures peu nuancées.
En conclusion, mes personnages s’inspirent de la réalité, mais ils ne sont pas la réalité. Ils viennent de moi, ils sont moi. Ce sont des interprétations personnelles d’empreintes déformées laissées dans ma vie par une multitude de vrais gens. Peut-être me suis-je inspiré de quelques-unes d’entre vous pour créer « Jessica » (dans « Les Routes du crépuscule ») ? Peut-être que j’ai décalqué des petits bouts de votre personnalité lorsque j’ai construit « Patrice Bodin » (dans les trois tomes de « L’infection ») ? En tout cas, vous seriez bien bêtes de vous en offusquer, si jamais vous vous reconnaissiez ! ^^

jeudi 7 avril 2022

Une revue de libraire sur Radio Oloron !

Hier, j'ai eu la très agréable surprise de découvrir cette interview de Cédric Laprun, libraire à l'Escapade à Oloron-Sainte-Marie diffusée en podcast sur Soundcloud

Il y parle de Les Routes Du Crépuscule en le qualifiant de #PageTurner, ce qui me fait très plaisir car, outre le fait que c'est bien la première fois que quelqu'un utilise ce mot pour un de mes livres, j'ai effectivement construit ce roman de façon à ce que les lecteurs soient pris par l'histoire chapitre après chapitre et ne puissent plus décrocher jusqu'à la toute fin.
C'est d'ailleurs la teneur de la totalité des commentaires que j'ai reçus depuis la sortie du livre, hormis celui-ci. Eh oui, il en faut bien un...

Du coup j'en profite pour vous rappeler que je serai en rencontre / dédicace à l'Escapade ce samedi 9 avril de 9h30 à midi avec Les routes du crépuscule, évidemment, mais aussi avec mes titres précédents. Alors si vous n'avez jamais lu Mauvais berger ! ou encore ma trilogie fantastique L'infection, ce sera le moment de venir vous les faire dédicacer en direct-live !

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Alors adishatz ! Comme on dit dans le Béarn ! 😊

mercredi 24 novembre 2021

Ecrire, d'abord pour se libérer de... soi-même !

@pedrofigueras - pixabay.com

J'écoutais, l'autre jour sur France Inter, Clara Dupont-Monod, récipiendaire du prix Femina 2021 pour son livre "S'adapter" - que je n'ai pas encore acheté mais dont le sujet me tente bien - parler des raisons pour lesquelles elle écrit. Elle a eu cette curieuse, mais ô combien judicieuse comparaison et que je vous retranscris d'après mes souvenirs, ici : "C'est un peu comme lorsque vous êtes au lit et que vous avez terriblement envie de faire pipi. Vous pouvez dormir, mais vous dormirez mal. vous dormirez mieux une fois que vous vous serez soulagé. Je vis mieux depuis que je j'écris ce qui me trotte dans la tête". On ne pouvait pas trouver meilleure métaphore, non ?

Dans la saga "Harry Potter", Albus Dumbledore arrache des souvenirs enfouis de son cerveau pour les revoir (et les partager) dans une Pensine. Image plus poétique, quoi que plus ésotérique. 

Récemment, une de mes collègue m'a demandé pourquoi j'écrivais des "romans de genre". Pourquoi tout ce sang, cette violence, ces morts ? Ma réponse a semblé l'effarer : "D'abord parce que j'en ai envie, évidemment, mais également parce que je ne sais pas ce qui pourrait advenir si je ne sortais pas toute cette merde qui virevolte dans ma tête... Il faut donc considérer que je fais œuvre de bienfaisance pour la société, en écrivant ces livres". Ce disant, j'ai exécuté une grimace perverse et lâché un vieux rire sadique. Effets visibles (et très amusants) garantis !

Plus sérieusement, c'est bien de cela qu'il s'agit : j'écris d'abord pour me libérer de moi-même, de toutes ces pensées folles qui me viennent, m'habitent et me tourmentent. C'est un exutoire, une thérapie. C'était le cas pour "Mauvais berger !" mais aussi pour la trilogie fantastique "L'infection". C'est également le cas pour "Les routes du crépuscule". Car avouons-le : une fois que c'est sur papier, ce n'est plus dans ma tête, mais potentiellement dans la vôtre. 😁

Des personnages, pas des personnes réelles !

Aujourd'hui, un certain nombre de personnes (notamment des familiers ou des collègues auteurs d'Astobelarra) ont lu le manuscrit de "Les routes du crépuscule" et m'ont fait leurs premiers retours, plutôt positifs. Cela dit, quelques-uns ont cru reconnaître des personnes de mon entourage au fil de l'histoire. "C'est ton ex, ça, c'est évident ! Et ça c'est toi !" Et inévitablement, je me retrouve dans le peau de Christian Clavier dans "Mes meilleurs copains", à devoir expliquer que "non, non et non, ce n'est qu'un roman, une œuvre de fiction et que ce ne sont que des personnages, pas de vraies personnes, etc... d'ailleurs elle est blonde !
On m'avait déjà fait le coup avec "L'infection". Il faut dire que j'ai commencé par raconter une tranche de vie dans "Mauvais berger !", alors du coup, forcément, j'ai donné de mauvaises habitudes ! Mais là, comme il s'agit d'un récit plus réaliste, les comparaisons sont encore plus flagrantes et faciles à faire.

Soyons honnête : je ne peux pas nier que mes personnages s'inspirent de personnes réelles, ou du moins de l'empreinte (souvent déformée par le temps) qu'ils/elles m'ont laissé. Mais ce sont généralement des mélanges de traits de caractère, de personnalités - parfois jusqu'à la caricature, j'en conviens - et de choses que j'ai vraiment vécues ou ressenties, rien de plus.

"L'empreinte de l'ours dans la neige, ce n'est pas l'ours, de même qu'on ne peut pas résumer une personne au pet - fut-il infâme - qu'elle a laissé sous la couette."

Bref, je sors tous ces trucs de ma tête pour m'en débarrasser, pour mieux vivre au quotidien et pas par vengeance ni pour qu'on dise "oh le pauvre, comme il a souffert !" ou "oh quel fragile, celui-là !". Et je me dis que, vu que nous sommes tous des êtres humains (certains plus que d'autres, il est vrai), peut-être se trouvera-t-il des gens parmi mes lecteurs chez qui cette histoire aura une résonnance toute particulière. 

Quelque chose me dit qu'un jour ou l'autre, on s'est tous posé (ou on se posera) cette même question : "si tu avais la possibilité de tout recommencer, que ferais-tu ? Exactement la même chose ou tenterais-tu de devenir celui ou celle que tu as toujours rêvé d'être ?"
Celui ou celle qui me fait une réponse honnête sans se fracturer le cerveau a gagné. ^^

samedi 11 septembre 2021

Les routes du crépuscule : ça se précise...

Je viens enfin de terminer le premier jet de Les routes du crépuscule, hier soir. Je me sens vidé, mais également libéré, délivré (pardon...😁). 

Tout n'est pas fini, hein ? J'ai encore tout à relire, à rajouter ou supprimer des passages, et à vérifier qu'il n'y a plus de fautes et surtout d'incohérence dans le récit. 

Le tapuscrit a été envoyé au comité de lecture des Éditions Astobelarra ce matin. Il me tarde de lire les premières réactions. ou pas... 😱

Le programme de ces prochaines semaines : je vais laisser tout ça reposer tranquillement et me remettre à lire des tas de livres d'autres auteurs, histoire de prendre un peu de recul. Ensuite, je m'y remettrai avant Noël. 

En attendant, sachez que j'ai déjà le fil conducteur d'un prochain roman qui sera un spin off de ma trilogie fantastique, L'infection. Je crois que je l'ai déjà écrit quelque part, mais si le cycle Beau Smart est bel et bien terminé, il reste encore des petites choses à élucider et des personnages secondaires auxquels faire vivre des aventures inédites autant que passionnantes.

La suite au prochain épisode ? 😉

mardi 20 avril 2021

Du choix du titre...

Des tests de 1ère de couverture pour Les routes du crépuscule

Le titre d'un roman, tout comme sa couverture, est l'un des aspects à soigner en priorité. C'est la première chose qu'un lecteur verra chez le libraire, il faut donc que ce soit le plus "rentre dedans" et sans équivoque possible. En ce qui concerne mes propres bouquins, je ne peux pas dire que j'aie galéré pour trouver mes titres. Ils se sont tous plus ou moins imposés à moi, comme une intuition. 

"Mauvais berger !" parce qu'à la page 121 dans le texte (de la version ultimate), j'écris "Enfin ça y est, c’est dit : je ne suis pas un bon berger…" Et si je ne suis pas un bon berger, je suis ? Vous l'avez ?
Voilà, c'est de la simple logique...

Pour "L'infection", là aussi c'était facile : l'histoire parle d'un virus informatique qui infecte le monde et qui provient d'une île virtuelle de Second Life elle-même appelée Infection. Il m'a suffi de rechercher "les 3 phases d'une infection sur Internet" pour trouver les sous-titres de mes trois volumes, Contage, Pandémie et Sepsis. Et tout s'est parfaitement mis en place tout seul, ou presque. 

Pour mon nouveau roman en cours d'écriture, "Les routes du crépuscule", j'ai longuement hésité entre "sentiers" et "chemins". Je trouvais "route" un peu trop large, pour symboliser une vie. Mais je trouvais aussi que le mot sonnait mieux avec "crépuscule". A force de tergiverser, on s'aperçoit qu'on n'avance pas dans la rédaction de l'histoire, alors j'ai cessé de me casser la tête et j'ai décidé que ce serait mon titre de travail. Si ça se trouve, un truc plus classe va émerger au fil du récit... Et il se peut aussi que je ne trouve rien de mieux, au final. 
Ce qui m'embête un peu car l'un des frères de Thomas Ponté en a fait un genre de contrepèterie trash : "les croûtes du prépuce purulent". Bon, ça ne m'a pas vexé outre mesure, j'ai même trouvé ça très drôle. J'ai l'autodérision très développée. Sauf que du coup, comme le dit le proverbe geek : what you have seen, you cannot unsee*... Donc je ne vois plus que ça, depuis... Merci Olivier ^^

J'ai aussi une autre idée pour un Spin Off de L'infection. Comme je l'ai déjà indiqué par ailleurs, j'ai envie de continuer à faire vivre cet univers et certains des personnages. Pour l'instant, si j'ai bien le fil rouge de l'histoire, je n'ai pas encore de titre précis en tête. On verra quand je me mettrais sérieusement au boulot. 

Ma compagne, qui a adoré "Mauvais berger !" m'a suggéré de me lancer dans une nouvelle tranche de vie illustrée, dans laquelle je raconterais mes aventures de Gendarme Auxiliaire (GA Boyer) et d'agent de sécurité (le blues de l'ADS). Elle appelle ça "la saga des Mauvais" et ça la fait bien rire. J'ai déjà pondu une partie des textes sur mon autre blog, mais c'est tellement lointain tout ça (plus de 25 ans) que je ne suis pas certain de pouvoir me rappeler de tout. Et puis je vais peut-être devoir renommer les personnes et les lieux, histoire de m'éviter des poursuites judiciaires... 
Bref, du boulot en perspective ! 


*Ce que tu as vu, tu ne peux le dé-voir.

lundi 28 décembre 2020

CROIRE EN SES RÊVES envers et contre tout serait le secret pour aller de l'avant.

Je ne crois en rien qui ne soit pas prouvé par la science.

Pour moi, tout est lié à notre état physique. La conscience également. Donc il n'y a pas de réincarnation possible ni de résurrection, à plus forte raison. Quand notre corps (notre cerveau, plus précisément) meurt, notre "esprit" meurt également. Les fantômes, les anges gardiens, les maisons hantées (...) n'existent pas non plus. Tout ça, ce sont des histoires pour maintenir les hommes en état de crainte permanente et de soumission, ou pour leur donner un espoir d'un sort meilleur, après une vie de merde, suivie d'une mort inéluctable. Mais pour moi, il n'y a rien au-delà. D'ailleurs, il n'y a pas d'au-delà. On meurt, point.
Pour moi, Dieu, Satan, ne sont que des constructions de l'esprit humain, comme Superman ou le père Noël. De la pure fiction, donc. Tous ceux qui s'en réclament sont soit des illuminés, soit des manipulateurs. 
Ensuite, chacun croit ce qu'il veut, tant qu'on n'essaye pas de me convertir à quoi que ce soit, de quelque moyen que ce soit.

Et à tous ceux qui essayent quand même, en m'expliquant que "sans Dieu, il n'y aurait pas de vie sur Terre", je répète qu'on est loin de savoir encore tout. Mais je ne suis pas du genre à croire en un truc mystique, faute d'explication rationnelle et scientifique. 
En matière de connaissances absolues, nous en sommes un peu au stade d'un enfant qui ne sait pas comment il a été conçu et qui peut donc tout imaginer, sauf la vérité crue. Mais s'il y avait vraiment un Dieu ou un quelconque être céleste créateur de l'univers, il n'y aurait pas d'athée, comme moi. 
Personne ne douterait : NOUS LE SAURIONS TOUS. 
À NOTER : J'ai eu une éducation chrétienne.  Mes parents sont protestants pratiquants et je respecte leurs convictions (ainsi que l'éducation qu'ils m'ont donnée). Je suis allé à "l'école biblique" jusqu'à mes 17 ou 18 ans. 
Mais ce ne sont pas mes convictions intimes.

Lire et écrire, surtout, me font accéder à des états de conscience et d'introspection tels, qu'il m'est impossible de CROIRE en quoi que ce soit. Ce qui est amusant car j'écris principalement du fantastique, de l'anticipation, de l'imaginaire... De la fiction, donc...
Un ami Facebook me faisait remarquer ce matin que lui croyait au moins en lui, bien que pour l'instant, aucun scientifique ne se soit donné la peine de prouver son existence. 
Pour rebondir là-dessus, pendant des années, j'ai lutté contre moi-même. "Non, c'est nul, tu n'y arriveras pas, les autres vont se moquer de toi..." Et puis un jour, j'ai lâché prise. Depuis, je trace mon petit bonhomme de chemin, je fais ce que j'ai à faire, que ça plaise ou non. Y croire est un pas que je n'ai pas encore franchi. Mais j'y travaille ^^

Grâce à mes livres, quelque part, une trace infime de mon esprit survivra quelques temps après ma disparition. Plus que de croire en ce que je fais, c'est surtout cela qui me motive. C'est pour cela que je continue, envers et contre tout. Pour partir l'esprit en paix, en me disant que je ne suis pas passé au travers de cette existence sans rien laisser que de la génétique et de vagues souvenirs qui finiront aussi par disparaître, avec le temps.
Oh, je sais bien que ce que je fais est destiné à rester à toute petite échelle. Mais ça aura le mérite d'avoir existé et de m'avoir survécu. Mes livres seront dans des bibliothèques personnelles ; leurs pages seront feuilletées. Ils existent. Ils sont et seront encore, quand moi je ne serai plus. 

Ah si, il y a tout de même une chose en laquelle je crois profondément : c'est que les livres, c'est tout ce qu'il nous restera quand il n'y aura plus rien d'autre. Et si je dois léguer quelque chose de valeur à ma descendance, ce sera ma bibliothèque. Car les livres sont un trésor.

jeudi 3 décembre 2020

De l’art du pitch qui fait vendre...

Sur les marchés ou dans les salons du livre (pré-covid), on me demande souvent de résumer ma trilogie fantastique et horrifique. C’est clair qu’un bon résumé vaut un bon argumentaire commercial. Et mon problème, c’est qu’autant je sais à peu près écrire, autant je suis une grosse merde à l’oral. J’envie ces gens qui ont la répartie automatique et cinglante, ceux qui arriveraient à vendre leur belle-mère à de pauvres gens heureux. C’est un don de ne pas bafouiller, de garder son self control, de ne pas chercher ses mots. Je n’en ai pas été pourvu à la naissance, et force est de constater que ça ne s’apprend pas non plus, avec l’âge.

Je me retrouve donc très souvent bien embêté quand je dois pitcher mes bouquins car je suis soit tenté de trop en dire, soit au contraire de tellement résumer que ça n’a plus de sens. Et je n’ai pas envie d’apprendre un truc par cœur, parce que je n’aime pas radoter. 
Alors, par où commencer, quand on est pris de court ?

L’infection, c’est l’histoire d’une Intelligence Artificielle qui décide d’en finir avec l’humanité. Sauf que le vrai virus n’est pas celui qu’on croit... Voilà !

Déjà, là, je trouve que j’en ai trop dit. Mais c’est le plus court et percutant que je puisse faire.

Parfois, on me demande aussi quel est le genre de mes livres. J’ai coutume de répondre que ce sont des romans de gare gores, mais malgré la musicalité certaine de la phrase, je ne suis pas sûr que ça parle à tout le monde. Même si c’est pourtant la description la moins prétentieuse, la plus simple et la plus réaliste.

Un ami m’a dit que ça ressemble à du Stephen King en plus gore. Je trouve la comparaison osée (quoiqu’assez agréable à entendre et j'en suis flatté), et de fait, c’est vrai que je suis fan de cet auteur. Mais je ne peux décemment pas sortir ça comme argumentaire commercial. Ah merde, c’est fait… 😋

Parfois, le pitch ne suffit pas. On me demande alors de résumer chaque bouquin. Voilà ce que je peux en dire, sans trop divulgâcher…

Le tome 1, ce sont les premiers méfaits de l’intelligence artificielle dans notre réalité. L’histoire se déroule à cheval entre la Soule et un monde virtuel en 3 dimensions.

Dans le tome 2, l’IA se multiplie et s’attaque à tous les pans de notre société moderne à la fois et dans le monde entier et nul n’est à l’abri. Un petit groupe de résistants s’organise pour la combattre et la faire reculer.

Enfin, dans le tome 3, l’IA s’est retranchée dans le corps d’une enfant et s’apprête à acquérir le pouvoir ultime. La fin de l’humanité n’a jamais été aussi proche, mais Dieu qu’elle est dure à écraser…

Enfin, on me demande souvent si l’histoire s’arrête bien au dernier tome de la trilogie. On dirait que les gens ont peur des histoires à rallonge. Alors oui, la saga de Beau Smart (l’intelligence articifielle) se termine avec Sepsis. Je ne dirai pas si elle se termine bien ou mal, mais elle s’arrête là. Ceci dit, je suis un petit malin. J’ai laissé suffisamment de portes ouvertes pour que cet univers ne s’éteigne pas définitivement avec ce point final. Il n’y aura cependant pas de suite ou de reboot. On s’achemine plus vers un spin off, avec de nouvelles aventures. Mais ce ne sera pas pour tout de suite. Pour le moment, je suis sur un nouveau roman très enthousiasmant qui n’a rien à voir avec L’infection.
Même si… 😉

vendredi 13 novembre 2020

Une trilogie fantastique et horrifique ? Ben ça, c'est fait !


Je me souviens qu'en 2008, j'assiste à une soirée donnée par l'école de musique de Mauléon-Licharre dans la salle des fêtes de Barcus, dans laquelle mes enfants jouent. A la fin du spectacle je discute avec d'autres parents. Je tombe sur Edith Oliarj et, entre autres choses, nous parlons de Mauvais berger. Je lui dis que je suis fier de la sortie de ce livre, mais qu'entretemps, d'autres souvenirs me sont revenus et que je songe déjà à sortir une version deux, plus complète. Elle me répond quelque chose comme : "Tu devrais plutôt te lancer dans l'écriture d'un autre livre. Il te faut aller de l'avant, pas continuer à capitaliser sur un premier livre et ses multiples mises à jour..." Je me rappelle qu'à ce moment-là, je suis un peu gêné. Je dois répondre un truc nul, du genre :"ah oui, mais c'est prévu..." 

Oui, ça l'était. Je parlais déjà d'écrire un roman fantastique à mes collègues de boulot d'EMAC, en août 2008. Sauf que je n'avais pas encore eu l'idée. C'était comme qui dirait "dans l'air", mais pas encore bien assemblé dans ma tête. En novembre de la même année, j'ai eu cette épiphanie et j'ai entrepris la rédaction de cette saga, nommée L'infection, en suivant. Il m'aura fallu 5 ans pour sortir le premier tome, 5 ans de plus pour publier le second, et 3 ans de plus pour la terminer. 

Je ne vous cache pas que j'ai douté plusieurs fois, L'entreprise n'était-elle pas trop grande pour ma toute petite volonté ? Allais-je vivre assez longtemps pour la terminer ? Aurais-je assez d'imagination pour la développer de la façon dont je l'envisageais au début ? Est-ce que je n'étais pas trop caricatural, par moments ? Est-ce que je ne devrais pas m'occuper un peu plus des miens, au lieu de perdre mon temps sur ce texte idiot ? Qui suis-je pour prétendre écrire une trilogie fantastique et horrifique ? 
Oui, ça n'a pas toujours été simple. J'ai du batailler entre ce projet extrêmement obsédant et chronophage et ma vraie vie, le boulot, la famille (surtout)... Je ne suis pas loin de penser que la sortie du tome 1 Contage (en 2012) a probablement un rapport avec mon divorce. Mais peut-être pas, après tout... En tout cas, les dates coïncident étrangement. 

Parallèlement, le tome 2 Pandémie (sorti en 2017), celui de ma reconstruction personnelle, a été plus facile à écrire, même s'il m'a pris autant de temps que le premier. Le voyage aux USA m'a beaucoup inspiré et surtout redonné goût à la vie, et notamment cet épisode-ci. Autant je doute aujourd'hui de la présentation globale du premier tome (ce lexique à la fin, ce besoin de coller à la réalité de Second Life jusqu'au vocabulaire), autant ce volume correspond exactement à la vision que j'en avais au départ. J'en suis toujours aussi fier. 

Le tome 3 Sepsis, lui, est sorti pratiquement tout d'un coup de ma cervelle pendant le premier confinement. Contrairement aux deux précédents, je l'ai écrit dans l'ordre, un chapitre après l'autre. Les conditions étaient réunies pour un travail en hyper-concentration, et le récit était déjà bien construit dans ma tête, même s'il a fallu que je trouve une façon d'insérer les personnages de Gilen et Youssra, qui n'étaient pas prévus au départ. Je suis assez satisfait du résultat et de mon grand final. 

Pourquoi je vous parle de tout ça ? Tout simplement parce que, pour plagier Jean-Jacques Goldman (une fois n'est pas coutume), il faut aller au bout de ses rêves, où la raison s'achève... Il faut y croire, s'accrocher malgré les critiques, malgré ses propres doutes perfides, malgré la vie qui n'est pas toujours tendre. Il faut croire en soi, en sa capacité à commencer et terminer un boulot et d'y mettre tout son cœur.
Voilà, aujourd'hui, j'ai sorti cette putain de trilogie. Je l'ai fait, et ce malgré tous les sacrifices que ça a pu me coûter. En me retournant vers le passé et sachant ce que je sais, je peux l'affirmer : si c'était à refaire, je le referais sans hésiter. 

Cette dernière phrase, c'est le thème principal de mon prochain roman, intitulé Les routes du crépuscule, dont je viens de terminer le chapitre 6 hier. Je ne sais pas encore combien il y en aura, parce que je l'écris presque au jour le jour. Je suis une trame des plus simplissimes : début/milieu/fin, mais tout le reste s'invente au fur et à mesure. C'est un projet très enthousiasmant, avec beaucoup d'introspection, du cul, du punk-rock, un peu d'aventure(s)... Je vous tiendrai au courant des prochains développements. Possiblement, je publierai ici le premier chapitre. Alors soyez au rendez-vous ! 

mercredi 21 octobre 2020

SORTIE IMMINENTE DE L’INFECTION T3 : SEPSIS !!! (LE 14/11/2020)

Quoi ? Pas un mot depuis juin ???

Bon, j’avoue que je n’ai pas toujours des choses intéressantes ou rigolotes à vous partager. Je vieillis, sûrement. Ou alors insensiblement, j’ai basculé sur les réseaux sociaux… Et puis c’était l’été : je faisais ma cigale. Mais là, le moment est venu (en même temps que la bise, du coup) !

En vrai, je n’ai PAS QUE rien foutu dans l’intervalle : j’ai beaucoup travaillé sur mon manuscrit (et celui de mes confrères et consœurs auteur(e)s et néanmoins ami(e)s des éditions Astobelarra – Le Grand Chardon). Et donc si vous ne suivez pas mes pages Facebook (ici ou ), vous ne savez sûrement pas que le dernier volume de ma trilogie fantastique et horrifique L’infection T3 : Sepsis sort ce 15 novembre 2020, en même temps que le petit nouveau de Constance Dufort (L’archipel de Westerlies T1 : la cité des vents), et 15 jours avant le premier roman de Martin Koppe (Cartographie des ecchymoses) et le second volume des dessins rigolos de Laure Gomez (Parce que parfois la vie va de travers T2).

Pour moi c’est un aboutissement. On m’aurait dit il y a 23 ans, lorsque je suis arrivé en Soule, qu’un jour j’écrirais une trilogie fantastique, je ne l’aurais jamais cru. D’abord parce que je suis connu pour être un sacré flémard procrastinateur. Ensuite parce que dans ma jeunesse, on m’a souvent reproché mon inconstance et le fait que je ne finissais jamais rarement ce que je commençais. J’avoue que j’ai encore quelques restes, de ce côté-là. Et pourtant : la preuve que je sais aussi être autre chose !

Alors oui, il s’agit bien de la conclusion de la saga #BeauSmart ; l’histoire se termine donc avec ce tome 3. Mais pour ceux d’entre vous qui le liront, vous constaterez que j’ai laissé quelques portes ouvertes… La raison est simple : j’ai envie de continuer à faire vivre un des personnages principaux de ce volume, à travers une nouvelle aventure qui se déroulera dans un avenir proche. La trame est déjà écrite. Reste à développer le récit ! Je ne vous en dis pas plus, pour ne pas vous divulgacher…
Mais avant de revenir à l’univers de L’infection, je vais laisser passer un peu de temps pour écrire un autre roman qui me tient à cœur et dont j’ai déjà un peu parlé dans ce post.

En attendant, pour les lecteurs qui peuvent se déplacer jusqu’à Mauléon-Licharre, sachez que je serai en rencontre/dédicace sur le marché de Mauléon (Place des Allées) avec Constance Dufort le samedi 14 novembre de 8h à 13h ! Nos livres seront disponibles sur place, en avant-première !!!

mercredi 5 juin 2019

Preum's dans la gazette le daily Verdoyer !


Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais l'an dernier, nous sommes allés, Constance Dufort, Thomas Ponté et moi-même au premier salon du livre organisé au camping **** Le Verdoyer, dans le Périgord vert, chez mon pote Floris Ausems. Je n'avais pas fait de compte-rendu de l’événement dans ce blog, mais ça s'était tellement bien passé que je me suis juré d'y retourner s'il y en avait un prochain. Eh bien voilà : c'est programmé pour le 11 août ! En attendant, Raphaël Grangier, auteur de polars que j'ai eu le plaisir de rencontrer là-bas et co-organisateur du salon m'a passé à la question pour la gazette "le daily Verdoyer", histoire de communiquer un peu sur ce salon du livre naissant et prometteur. Je suis même le premier à y être passé !
Pour des questions de référencement sur les moteurs de recherches, je vous copie-colle les questions/réponses ci-après. La gazette originale est téléchargeable ici !

— Etienne, comment allez-vous ?
— Ben bien ! Il fait beau, c’est bientôt l’été. On ne va pas se plaindre !?

— C’est la première fois que vous venez sur le salon du Verdoyer ?
— Non, la seconde. Je suis venu l’an dernier avec Constance Dufort et Thomas Ponté, de la team Astobelarra (maison d’édition souletine). C’était bien chouette de partager ces moments avec la team Cairn, dans un cadre aussi sympa que celui du Verdoyer!

— Qu’est-ce qui vous a donné envie de revivre cette aventure ?
— Bon, déjà, je connais Floris (Ausems, le patron du camping Le Verdoyer) depuis l’âge de 11 ans. On était au collège ensemble à Cognac. Je viens le voir, lui et sa petite famille, depuis quelques années. En fait, depuis qu’on s’est retrouvés grâce à Facebook ! Donc quand il m’a parlé du premier salon (l’an dernier), j’ai évidemment sauté sur l’occasion et personne n’a regretté, dans la team !

— Parlons un peu de vous… Vous êtes plutôt plage ou montagne ?
— Je vis à la montagne (en Soule, au Pays basque). Mais pour répondre à la question, je préfère la montagne. J’adore randonner, dormir dans la Nature, m’isoler en cabane de berger, marcher jusqu’à puer le fennec… Tout le contraire des vacances à la plage !!! Mais je ne vais pas cracher dans la soupe : j’aime bien aussi ne rien faire d’autre que lire pendant des heures, allongé sur une serviette sous un parasol, avec le ronflement de l’océan en musique de fond. 

— Littérature noire ou littérature blanche ?
— Plutôt noire. Mais je lis de tout. En dehors des recommandations d’amis ou de France Inter, lorsque je choisis un livre au hasard, c’est très souvent au visuel, à la lecture de la quatrième de couv’ et surtout à l’odeur de ses pages. Avec ce système, il arrive que je sois déçu, mais ça reste rare… En ce moment, je lis pas mal d’ouvrages sur la survie et le survivalisme. C’est essentiellement à but instructif, avec dans l’idée de rendre plus réaliste mon prochain livre…

— Quel est le dernier roman que vous ayez lu ?
— Je suis en train de lire « Fin de ronde », de Stephen King. C’est le dernier volume de l’excellente trilogie « Mr Mercedes ». Grosso modo, c’est du policier avec quelques incursions fantastiques (dans ce tome, précisément). Sans vouloir divulgâcher (ou me la jouer), j’y trouve quelques similitudes avec ma propre trilogie « L’infection ». Je ne pense pas que ce soit un hasard, du reste. Pas que King ait pompé sur mon histoire (faudrait-il qu’il sache que mes livres existent, lol) ou l’inverse d’ailleurs, loin s’en faut. Cela dit, c’est logique : c’est mon auteur préféré et moi aussi je fais dans le fantastique. Donc fatalement, il y aura des sujets qui se recouperont à un moment ou un autre…

— Le dernier que vous ayez écrit ?
L’infection T2 : Pandémie (septembre 2017 – Astobelarra). Je suis actuellement sur la rédaction du troisième et dernier tome de la saga. A chaque fois, il m’a fallu 5 ans pour écrire les deux premiers. J’aimerais faire plus vite pour celui-ci, mais… C’est compliqué quand on bosse à côté !

— Le pitch, en quelques mots ?
— C’est l’histoire d’un mec… un pauvre mec, même, qui échange son âme avec une intelligence artificielle pour conquérir sa belle. Sauf que l’intelligence artificielle en question a un autre projet : elle veut détruire l’humanité (comme de bien entendu). Dans le premier tome, « Contage », elle fait ses armes. Dans le second, « Pandémie », elle met le souk partout sur la planète. Dans le troisième, « Sepsis », la résistance s’organise pour mettre fin à l’IA diabolique, dans un monde défiguré à jamais. Mais les humains vont-ils réussir à sauver leur espèce ? 

— Vous concernant, quelles seraient votre principale qualité et votre principal défaut ?
— En tant que personne ? Je suis un gars gentil… C’est ma principale qualité. Mais c’est aussi mon défaut principal : je me fais souvent avoir par les autres. Du coup je fais le vide et on m’en veut à mort ensuite. Alors je culpabilise et j’essaye d’être encore plus gentil… Bref : l’éternelle histoire du serpent qui se mord la queue.
En tant qu’auteur ? Je n’ai aucune idée de ce qui ferait ma principale qualité. Peut-être que j’aime raconter des histoires et que je prends un malin plaisir à mettre le lecteur en PLS à chaque chapitre ? Mon principal défaut, c’est que je suis trop lent et trop perfectionniste. D’où les 5 ans par bouquins !

— Et si l’on doit retenir quelque chose de particulier vous concernant, ce serait quoi et pourquoi ?
— Pour écrire, j’ai besoin de me mettre dans une sorte « d’état de transe ». Je pense que c’est pareil pour toute personne qui crée dans tous les domaines artistiques existants. 
Mais moi, le premier, je l’ai écrit à 80% aux chiottes (lol - véridique) ou dans le train. Mais comme j’ai changé de métier entretemps et que je ne peux quand même pas passer ma journée sur le trône (c’est mauvais pour la circulation sanguine), j’ai dû changer de méthode pour le second. Mais le résultat est le même : j’ai besoin d’être seul chez moi, mais également de m’enfermer dans ma tête. Donc je crée une sorte de « mur mental ». Pour cela, je me mets le casque audio sur la tête et je me programme une playlist de musiques que je connais par cœur (pas besoin de réfléchir aux paroles ou d’écouter les mélodies, puisque je les connais déjà). Ça peut être de la techno comme du métal ou de l’ambiant… ça dépend du chapitre sur lequel je suis. Mais on s’en fout, en vrai, à partir du moment où ça me coupe du monde. Ensuite, un ou deux (ou trois) petits verres de Jack Daniel’s pour anesthésier les douleurs physiques et surtout morales de la vraie vie, et c’est parti pour une nuit de créativité. Quand ces conditions sont réunies, je peux écrire plusieurs chapitres à la suite. 
Je raconte tout cela et bien plus sur mon blog auteur : http://etiennehboyer.blogspot.com/

— Le mot de la fin ?
— Ah oui ! Sinon j’ai aussi écrit « Mauvais berger ! » (2007 - Astobelarra), une tranche de vie dans laquelle je raconte ma courte et douloureuse expérience d’apprenti berger dans les Pyrénées ^^. En fait, c’est celui-là, mon premier livre. Lui, je l’ai écrit la nuit pendant le boulot, en 3-4 jours. Bizarrement, c’est un de nos best sellers. A croire que les histoires vraies plaisent davantage que le fantastique ?! M’en fous : moi je fais ce que j’aime et je le fais d’abord pour moi ! Mais si je suis lu et apprécié, alors tant mieux ^^

— Etienne, merci de vous être prêté au jeu, et à bientôt, donc !
— Oui, merci à vous et à très bientôt ! Il me tarde ! Ça voudra dire que je débute (enfin) mes congés d’été !

mercredi 3 octobre 2018

Pourquoi j’écris les livres que j’écris ? #ParlonsMétier


Au salon du livre de Buzet sur Baïse
30 septembre 2018.
Aujourd’hui, je réagis à un tweet que j’ai vu passer cette semaine, sur le sujet des « raisons qui poussent un auteur à écrire ce qu’il écrit ». 
Je ne parlerai que de ce qui me concerne moi, puisque je ne suis pas dans la tête des innombrables autres écrivains qui publient chaque année.

Alors oui, pourquoi j’écris le style de livres que j’écris, comment je me positionne par rapport à l’industrie du livre, quel regard je porte sur mon travail, quelles sont mes ambitions ?
Première chose : j’écris des « romans de gare gores » parce que c’est ce qui m’a donné envie de lire quand je ne lisais pas, et c’est surtout ce que je voudrais lire. Enfin pas tout le temps, évidemment ! Mais j’aime les histoires qui n’ont pas d’autre finalité que le divertissement pur. Je veux faire passer des émotions, que le lecteur passe par toutes les palettes de sentiments possibles en lisant mes livres et cerise sur le gâteau : qu’il s’en souvienne longtemps. Je veux que lorsqu’il ferme le bouquin, le premier mot qui lui vienne à l’esprit, c’est « Woaw ! », suivi de « Cette claque ! » ou encore de « Bordel, qu’est-ce que je viens de lire, là !? »

Tout ce qui restera quand il n’y aura plus rien…

Bien sûr, j’aurais pu écrire tout cela sur ce blog, comme le font de nombreux autres auteurs, publiés par des éditeurs ou non. Mais si vous avez lu L’infection, vous savez ce que je pense de l’avenir de l’Internet et globalement de l’avenir de l’humanité… Un jour ou l’autre, tout cela est voué à disparaitre car notre espèce fait n’importe quoi avec sa planète. Je pense qu’un jour prochain, nous aurons épuisé nos ressources et nous devrons alors repartir de zéro, si toutefois il reste des survivants. Nos serveurs, nos ordinateurs, nos liseuses, nos disques durs externes, nos clés USB ne serviront plus à rien car il n’y aura plus de source d’énergie pour les alimenter. Il ne restera plus de notre civilisation que les livres. Au format papier.
Voilà ce que je veux, moi, en tant qu’écrivaillon. Que mes histoires de fou soient lues de mon vivant, bien sûr, mais aussi qu’elles soient un jour dénichées dans quelques armoires poussiéreuses et relues par les prochaines générations. Je n’ai pas d’autre ambition. Je ne cherche pas à atteindre la même célébrité que Nothomb, Moix, Tesson, Despentes ou Houellebecq ni à entrer à l’académie française, comme un Finkielkraut de génération X ; je ne suis pas là à attendre qu’un pognon de dingue ruisselle à flots (notez que je ne cracherai pas dessus si d’aventure, ça m’arrivait) ; je ne cours pas non plus après les prix de salons du livre. J’ai participé une fois – en vain – à celui d’Orthez en 2012. Je ne pense pas le refaire un jour. En ce qui me concerne, c’est du temps perdu.

Bien savoir où se situer dans son monde, et l’assumer à fond !

Ce livre a toujours autant de succès (relatif),
même 11 ans plus tard !
Je suis bien conscient que ce que j’écris est loin d’être de la grande littérature. Mon œuvre ne rivalisera jamais avec celles des grands maîtres comme Zola, Musset ou Proust, ou alors il faudrait qu’elles disparaissent et que la mienne subsiste. Mais étant donné mes tirages, il y a plus de chances que ce soit la mienne qui soit engloutie dans le tsunami de livres publiés chaque année en France. Elle ne va même pas à la cheville de celles de Bazin, Mauriac ou même de Stephen King. Et soyons objectifs : même la délirante saga du Bourbon Kid, que l’on doit à cet auteur qui souhaite rester « Anonyme » (la honte d’en être le géniteur ?), est nettement au-dessus – qualitativement – de ma trilogie fantastique. 
De même, il y a très peu de chances que je sois un jour étudié en classe. Ah pardon, j’oubliais que mon ancien professeur de zootechnie conseillait régulièrement la lecture de « Mauvais berger ! » à ses élèves. Pas pour ses qualités littéraires, mais comme exemple de ce qu’il ne faut pas faire si l’on souhaite faire carrière dans l’élevage de moutons. ^^

Je sais tout ça. Vous ne m’apprendriez rien en me le disant, ça ne me ferait pas arrêter d'écrire et je vous prendrai pour un gros con. 
On en revient au début de ce billet (épanadiplose narrative) : ce que je fais, je le fais d’abord pour moi. Parce que j’en ai envie ET pour me sortir toutes ces choses de la tête, mais également pour laisser une trace, même minuscule, de mon passage sur cette planète, dans cette vie si courte. 

dimanche 9 septembre 2018

L'infection T1 : Contage dans Sud-Ouest dimanche aujourd'hui !!!

Super surprise ce matin, en ouvrant mon smartphone ! François Rahier, de Sud-Ouest Dimanche m'a envoyé la chronique qu'il a réalisée sur "L'infection T1 : Contage" !
Je trouve qu'en quelques mots bien choisis, il a parfaitement cerné ce livre.
Merci du fond du coeur ! <3

jeudi 28 juin 2018

Du berger pyrénéen au robot fou qui tue des gens... #ThrowbackThursday

Lorsqu’en 2007, j’ai écrit les trois parties de ce qui deviendrait « Mauvais berger ! », ce n’était pas dans l’optique d’en faire un livre un jour. Ces textes étaient publiés dans mon blog perso (ici : http://correspondant-de-presse-64.over-blog.com/) et n’avaient pour raison d’être que d’exorciser ma souffrance d’avoir raté ma vocation de berger, 10 ans après les faits. Mais cette tranche de vie a plu aux éditions Astobelarra – Le Grand Chardon. Elle a donc été rassemblée dans un premier livre qui a connu – et connait encore (!?) – un certain succès. 

A partir de là, je me suis mis en tête que si j’avais été capable d’écrire UN livre (une histoire vraie et vécue par moi, en l’occurrence), je pouvais tout aussi bien écrire un roman, une fiction n’ayant aucun rapport (ou alors très éloigné) avec ma personne. C’est sur cette base qu’est née l’idée de la trilogie fantastique « L’infection ». J’en dis beaucoup plus sur le processus de création de cette saga sur ce blog

Avec L’infection, outre de me faire plaisir – à moi – en priorité, le propos était de créer un divertissement dans la droite lignée des séries télévisuelles, des films d’horreur ou des scénarios des « livres dont vous êtes le héros » (sans le côté interactif), avec de l’action, de la violence, des cliffhangers à chaque chapitre, mais aussi un côté parodique très assumé, de l’humour noir mêlé à la SF et l’épouvante, le tout saupoudré de sexe malsain et d’un « soupçon » de scatologie ; bref, tous les ingrédients des romans de gare gores que je dévorais en cachette, lorsque j’étais adolescent. 

Evidemment, je ne pouvais pas en rester uniquement à la forme. Il me fallait aussi un peu de fond. C’est pour cela que je distille tout au long de ces livres quelques idées anarchistes, gauchistes et écologistes, parfois jusqu’à la caricature car j’aime aussi rire de moi-même. 
On ne se refait pas !

vendredi 15 juin 2018

Zoom sur mon parcours d'écrivaillon.

On me demande souvent comment j'ai réussi à me faire publier. Parfois aussi, on me présente comme étant "écrivain". Et ça me flatte, c'est sûr, mais je me fais souvent l'impression d'être un peu un imposteur. Comme si écrire un livre et trouver un éditeur (même tout petit - soyons réalistes) était un acte héroïque !

Il se trouve que je n'ai pas de don particulier. Tout ce que je sais faire, je l'ai appris soit à l'école, soit en lisant énormément, soit pendant les cours particuliers (intensifs) dispensés par mes parents, soit sur le tas, dans le cadre de mes différents emplois. Mais j'avoue : j'aime raconter des histoires. J'aime provoquer des réactions chez mes lecteurs. Et puis j'ai eu beaucoup de chance, c'est vrai.

En 2006, Laurent Caudine et Jenofa Cuisset ont créé les éditions associatives Astobelarra - Le Grand Chardon. C'était pour la sortie du premier recueil de chroniques de Laurent, ses "pensements" qu'il avait commencé par publier sur son blog, avant de décider de les sortir au format papier. 12 ans plus tard, l'association a publié 37 livres écrits par une vingtaine d'auteurs différents.


J'ai eu la chance de rencontrer Laurent à cette période. A l'époque, j'étais correspondant local de presse pour Sud-Ouest (édition Béarn et Soule) et je m'occupais avec deux (trois, en fait) collègues d'un site d'informations en ligne que nous avions créé, tout en étant salarié d'une industrie locale. 

Tout comme Laurent, j'écrivais également des billets sur mon blog et en 2006, j'avais entrepris d'y raconter mon expérience avortée de berger dans les Pyrénées. Je n'avais à l'origine aucune intention de faire quoi que ce soit d'autre de ces textes. C'était surtout un défouloir car il m'a fallu 10 ans pour arriver à poser des mots sur cette expérience douloureuse. Je voulais juste qu'elle soit lue sur mon blog, alors j'ai pondu trois textes ironiques racontant cette histoire d'apprenti pâtre, mais toujours en tâchant d'éviter l'auto-apitoiement, autant que possible. Laurent les a lus et m'a appelé un jour. Mais ça, tu devrais les publier sous forme de livre !, m'a t-il assuré. Et c'est ainsi que, petit à petit, il m'a convaincu de me lancer dans ce projet, me proposant même de le commercialiser sous l'estampille de sa toute jeune maison d'édition.

J'ai donc conceptualisé mon produit de A à Z, de l'écriture au packaging en passant par la promotion. Je le fais encore aujourd'hui. C'est du boulot, mais j'aime ça et surtout : c'est une liberté que nous permet le format de notre structure. "Mauvais berger !" a connu un succès local assez intéressant (un peu plus de 600 exemplaires vendus, soit 10 fois plus que le livre de Christine Boutin, et plus que ceux de Raffarin, Bartolone, Jouanno, Cambadélis ou Sapin...). Le livre continue à se vendre encore aujourd'hui et une version  augmentée "ultime et définitive" devrait sortir dans le courant de l'année. Je n'ai jamais touché un centime sur les ventes de cette tranche de vie, et pour cause : j'ai volontairement cédé mes droits à Astobelarra. Tout ce que je voulais, c'était être lu et que les recettes liées aux ventes de cet ouvrage permettent la publication d'autres livres. Et j'ai été exaucé ! Grâce à "Mauvais berger !", Astobelarra a pu financer la sortie des "paroles du chef Seattle", illustrées par Gonzalo Etxebarria.

Du coup, je me suis davantage investi dans l'association. Tour à tour secrétaire, puis président en 2010, puis à nouveau secrétaire depuis 2014, j'ai écumé les salons du livre mais je me suis également occupé de l'édition d'un certain nombre de livres, du graphisme des couvertures (notamment de la collection Mozaik) ou des relations presse et du community management.

Après Mauvais berger, je me suis dit : Bon, si tu as pu écrire un livre à partir de ton histoire à toi, tu dois être capable d'écrire un vrai roman, avec un récit et des personnages fictifs ! Dont acte.

Et c'est ainsi qu'en novembre 2008, après une journée de travail bien remplie à arpenter Second Life sous perfusion de caféine, j'ai eu un songe. J'ai rêvé de l'histoire de "L'infection" et j'ai tout retenu en l'écrivant dans un petit carnet. Je ne vais pas dire que nous avons créé la collection Mozaik exprès afin que je puisse publier cette trilogie (car ce serait un abus de langage), mais bon... Je mentirais si je disais que je n'y avais pas pensé, à l'époque. Le premier livre sorti dans cette collection en mars 2012 est celui de Pierre Gastéréguy : "Doux comme un mouton". Puis ce fut au tour de "L'infection T1 : Contage", deux mois après.

Cinq ans plus tard, alors que l'asso se trouvait quasiment dans une impasse financière, j'ai lancé une souscription en ligne pour pouvoir sortir le tome 2, sur la suggestion appuyée de notre présidente Marjorie Vandevenne. Je n'avais pas grand espoir (après une première expérience mitigée en 2013) et pourtant, bien m'en a pris : grâce au site de crowdfunding HelloAsso et en me démenant comme un beau diable, j'ai pu obtenir 1555€ qui nous ont permis de financer l'impression de "L'infection T2 Pandémie", mais également de relancer la machine pour les romans suivants. Preuve, s'il en fallait une, que quand on veut, on peut ! 

Mais pour moi, la réussite de ces différentes campagnes de souscription depuis septembre 2017, c'est la preuve que nous avons un lectorat qui nous soutient et qui apprécie notre travail.

Depuis 2-3 semaines, j'ai recommencé à rédiger l'ultime tome de ma trilogie. Quelques pages, tout au plus, pour le moment. Après la sortie du tome 2, je me suis octroyé quelques mois de "vacances" (oui, enfin c'est un grand mot : j'ai toujours un travail rémunéré à côté car il faut bien manger, hein ?) histoire de me reposer la cervelle. Mais il va falloir que je m'y remette vite, d'autant que le synopsis est prêt.

Je sais que j'en suis très loin, mais ce que j'aimerais par dessus tout, ce n'est pas de gagner au Loto (quoi que... ça résoudrait le problème), mais de pouvoir me consacrer à l'écriture (et à l'édition de livres pour Astobelarra) à 100% de mon temps. Malheureusement, je pense que ce temps - celui de la retraite - n'est pas encore arrivé.
Mais quoi ? 16 ans, ça passe vite, regardez : entre le moment où j'ai eu l'idée du T1 de L'infection et aujourd'hui, 10 ans ont déjà filé ! 😂