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lundi 29 décembre 2025

LA V1 DE "UN CAUCHEMAR SANS NOM" EST TERMINÉE !!!

Voilà, les amis ! Je viens de terminer l'écriture de la V1 de mon nouveau roman, dont le titre de travail était "Un cauchemar sans nom", et qui devrait a priori garder ce nom-là. Enfin sauf si mon éditeur en trouve un meilleur d'ici la publication (j'espère que ce sera pour la rentrée littéraire de septembre).  

De quoi ça parle ? 

"Un jour, je me suis réveillé et mes rêves sont devenus réalité. Et depuis, c'est comme ça tous les jours. Un véritable cauchemar sans nom. Je ne souhaiterais pas ça à mon pire ennemi."

Mais évidemment, il y a plusieurs arcs narratifs. C'est un roman fantastique, bien sûr, mais pas uniquement. C'est aussi une histoire d'amour, une quête initiatique, une chronique de la folie (extra)ordinaire... Je pense qu'il y a quelques similitudes avec "Les Routes du crépuscule" dans le genre d'histoire. 

Mais en réalité, #UCSN est la clé de voute de toute "mon oeuvre" (lol - gros péteux !). Les lecteurs qui connaissent mes autres livres ("Mauvais berger !", la trilogie "L'infection", "Les Routes du crépuscule" et "Le Moment ou jamais") comprendront pourquoi je dis cela. Ceux qui ne les ont pas encore lus ne seront pas perdus. Je me suis arrangé pour que les anecdotes soient comme autant de private jokes plus ou moins discrets qui ne nuisent pas à la lecture. Dernier détail : le roman se passe... à Mauléon-Licharre et en Soule ! Comment aurait-il pu en être autrement ? 

Quel est le programme pour la suite ? 

Je vais laisser reposer la V1 pendant un mois ou deux et je vais lire plein de livres que j'ai en retard, histoire de faire une grosse césure avec ma propre façon d'écrire. Et puis quand j'estimerai que c'est bon, je relirai tout de A à Z en un week-end, tout en effectuant les corrections, suppressions, rajouts qui s'imposeront.  

Ensuite, j'imprimerai la V2 et je l'enverrai au comité de lecture de mon éditeur originel, Astobelarra. Je ne vais même pas tenter de l'envoyer à une autre maison d'édition. Je suis du genre fidèle, loyal envers mes bienfaiteurs. On verra ce que les membres du comité en pensent et s'ils ont des suggestions d'amélioration du manuscrit. 

Ensuite, en fonction de leur décision, je vais travailler sur la couverture du roman. Actuellement, celle que vous voyez ci-contre n'est qu'un montage réalisé à partir de visuels commandés à ChatGPT. Mais je compte faire travailler un artiste sur le sujet. Je suis assez fan de la patte de Macchabee Artworks, qui a déjà travaillé sur plusieurs de nos livres. On va voir si l'histoire inspire Matthias !

Et après ? 

Après, je vais m'occuper de la promotion du livre. Il y aura possiblement une souscription en ligne et je réfléchis à un ou deux goodies un peu spécifiques et originaux. À voir si ça fonctionne et si j'arrive à les faire produire localement et pour un prix acceptable. Je vous en dirai plus dans un avenir prochain ! En attendant, je vous souhaite à toutes et tous d'excellentes fêtes de fin d'année ! 

lundi 5 août 2024

UNE COUVERTURE QUI MARQUE LES ESPRITS, MAIS QUI RESPECTE AUSSI LE DROIT !

La photo originelle et la couverture officielle de mon nouveau roman
"Le Moment ou jamais". Enfin jusqu'au 1er aout 2024...

Aujourd'hui, je vais vous raconter une petite anecdote (moyennement rigolote)... On va aborder le sujet de la création graphique. 

Je n'en parle pas beaucoup, mais mon vrai métier, celui qui me permet de remplir mon frigo, ce n'est pas romancier, mais communicant en entreprise. 
Et mon travail consiste essentiellement (mais pas que) à créer des visuels graphiques pour la communication interne et externe de mon employeur. 

Bref, je mets bénévolement ces compétences, acquises en plus de 22 ans de pratique professionnelle, au service de mon éditeur, Astobelarra

Je n'ai pas réalisé toutes nos couvertures et celles qui sont de moi ne sont pas toutes parfaites, loin de là, mais je trouve que je m'améliore avec le temps. À force de veille et de travail, je peaufine ma technique et il me semble que ça se voit. Mais je ne suis pas là pour me passer la brosse à reluire. Et encore moins aujourd'hui, à l'heure où je me suis rendu coupable d'une honteuse erreur de débutant...
Je vais vous parler de la genèse de la couverture de mon dernier roman, "Le moment ou jamais" (actuellement en précommande ici : http://tinyurl.com/LMOJ2024). 

LA TECHNIQUE


Vous aurez remarqué qu'elle ne laisse pas indifférent, entre ceux qu'elle rebute ("elle fait trop flipper", "on dirait un singe", etc.) et ceux qu'elle enchante ("elle est génialement horrible"). Pas de juste milieu. Alors comment ai-je procédé pour la créer ? 
Déjà, comme vous le savez si vous lisez ce blog (ou mes livres, on peut toujours rêver...), je fonctionne beaucoup par analogies ou par concepts. Les associations d'idées me viennent à l'esprit en rêve (pendant mon sommeil) ou en flash (rêve éveillé). Ça a été le cas pour l'histoire que je raconte dans ce thriller, mais également pour celles des précédents romans. 

Lorsque j'ai imaginé la trame de "Le Moment ou jamais", j'avais également en tête une vision très claire de ce que je voulais comme couverture. Je voyais le visage triste ou fâché d'un papy qui porterait les stigmates de la mort. Je me suis donc mis en recherche iconographique. Pour cela, je commence par fouiller sur des banques d'images payantes, pour me composer un "moodboard" qui me permet de suivre une ligne directrice. À ce moment-là, je n'achète pas de photos. Le moodboard est destiné à un usage strictement interne et donc non commercial. 

Ensuite, quatre possibilités s'offrent à moi : 
1/ soit je trouve l'image (ou les images) que je recherche, et alors je les achète (c'est ce qu'on a fait pour "Westerlies T1", de Constance Dufort, qui est une composition à partir de 5 images différentes achetées sur istockphoto), 
2/ soit je fais moi-même les photos (ou une partie des photos) qui composent le visuel (comme pour "L'infection T3"),
3/ soit je fais appel à un artiste (ça a été le cas pour "Les Sens hors des nerfs", de Thomas Ponté, mais d'autres livres aussi, comme "Marie n'a plus d'amis", de Caroline Herrera). 
4/ soit je trouve mon bonheur sur des bibliothèques d'images gratuites et libres de droit. Ce fut le cas pour "Mémoires vives" de Martin Koppe, mais également pour "Le Moment ou jamais".

MAUVAISE PIOCHE


J'ai trouvé l'image parfaite sur le site Pixabay.com en 2022. Je l'ai téléchargée et j'ai réalisé mes premiers visuels en suivant. En avril 2023, les "terms of service" de Pixabay ont changé, faisant apparaître cette notion : "Si le contenu contient des marques, logos ou marques reconnaissables, vous ne pouvez pas utiliser ce contenu à des fins commerciales en relation avec des biens et services. En particulier, vous ne pouvez pas imprimer ce contenu sur des marchandises ou d'autres produits physiques à vendre." Mais évidemment, je n'ai vu ces changements que fin juillet 2024. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai tout à coup eu la présence d'esprit d'aller vérifier tout ça au dernier moment... Heureusement que je l'ai fait avant d'envoyer à imprimer !

J'ai illico contacté l'autrice de l'image, pour voir si on pouvait convenir d'un arrangement (je lui aurais acheté la photo sans problème), mais après plusieurs jours sans nouvelles, voici ce qu'elle m'a répondu ce matin : "Bonjour, désolée mais ce n'est pas possible, mon grand-père est décédé et j'essaie d'effacer cette photo depuis plusieurs mois maintenant. J'ai déjà contacté Pixabay à ce sujet, ils ne l'ont pas encore effacée, mais nous sommes dessus."  

Je comprends parfaitement qu'elle ne souhaite pas que l'image de son grand-père mort soit utilisée à des fins commerciales. Je pense que j'aurais eu la même réaction, même si, de mon plus strict point de vue, c'est bien dommage. Mais voilà, je ne suis pas friand de procès en justice. Notez bien que la photographe ne m'a pour l'instant formulé aucune menace en ce sens, mais je me suis quand même senti contraint de modifier ma couverture au tout dernier moment.
J'ai donc choisi l'option 1 : achat sur une banque d'images...

MISE À JOUR


Le plus compliqué, quand on a lancé sa campagne de com, c'est de devoir modifier ses créations graphiques. J'avais soit le choix de partir sur autre chose, soit celui de garder le concept originel et de changer l'image de base. J'ai choisi la seconde option. Pas que je manque d'inspiration pour créer quelque chose de nouveau, mais plus parce que j'aime ce concept, et aussi par flemme (J'ai gardé tous les fichiers de travail, la modification ne m'a pas pris plus d'une heure). Je suis donc allé chercher une image sur istockphoto en tapant "mean old man" dans le champ de recherche, et j'en ai choisi deux du même modèle, dans des positions différentes. 
Voici, à suivre, les deux essais. Lequel préférez-vous ? Le vilain tout plein 👿 ou l'ahuri effrayé 😱 ?



jeudi 9 juin 2022

Du nouveau pour la suite... #LMOJ

Bonjour à toutes et à tous ! 

Aujourd'hui, on va parler de mon nouveau projet de roman. Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux ont déjà vu passer le visuel ci-contre. Pour ceux qui le découvrent, vous l'aurez compris, mon prochain livre ne sera pas le fameux spin-off de "L'infection" dont j'ai déjà parlé ici. En effet, après mûre réflexion, j'ai décidé de laisser passer un peu de temps entre ma première trilogie et cette "suite" (qui a priori n'en sera pas une). On va dire que cette histoire n'est pas encore tout à fait calée dans ma tête et que j'ai vraiment besoin de souffler après un gros morceau comme ça. Mais ce n'est pas annulé. Juste ajourné, qu'on se le dise !
Il se trouve que j'ai une autre histoire plus mûre à raconter.

Donc mon nouveau projet a (pour l'instant) le titre de travail "Le moment ou jamais" (#LMOJ). Ça pourra évoluer, quoique l'expérience m'a montré que la première idée était presque toujours la bonne. Par exemple, ce matin, dans la voiture, j'ai pensé à "Un mal pour un bien" ; mais évidemment, ce titre très bateau (pour ne pas dire mièvre) a déjà été pris par une certaine Danielle Steel. Faudrait pas qu'on puisse malencontreusement penser que j'ai écrit un livre à l'eau de rose... 

De quoi ça va parler ? 

Je ne peux pas vous en dire trop, au risque de divulgâcher l'intrigue, mais l'idée m'est venue grâce au proverbe "ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers", qui m'a sauté à l'esprit lors d'un récent enterrement auquel j'ai assisté. Sous entendu : "ceux qui restent sont forcément les salauds"... En gros, "Le moment ou jamais", c'est l'histoire d'un vilain vieux. Ce sera un roman noir, mais avec un humour très grinçant, entre "L'infection" et "Les routes du crépuscule", avec un twist final inattendu. 

Où ça va se dérouler ? 

En Soule, évidemment.
Pourquoi ? Parce que comme je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, la Soule, c'est le "personnage récurrent" de mon œuvre. Lui donner une telle importance, c'est ma façon à moi de rendre hommage à ce petit pays qui m'a accueilli sans réserve, il y a 25 ans. Et je trouve qu'elle mérite qu'on la mette en valeur, même si cette version alternative de mon cru relève plus du cauchemar que du petit paradis qu'elle est, en réalité. 

C'est pour quand, la sortie ? 

Eh, je viens de publier "Les routes du crépuscule" ! Vous allez patienter encore un peu, hein ? 😁
En vrai, je ne sais pas. Écrire demande beaucoup de temps pour soi. Il faut se brusquer, s'isoler, se concentrer, ne pas être dérangé... C'est peu compatible avec un travail salarié et une vie de famille. Et sinon, c'est au prix d'immenses sacrifices.
J'en appellerai presque à un nouveau confinement ! Presque... 😧
Alors j'écrirai à mon rythme, sans prise de tête. Mais si ça peut vous rassurer, ça va se faire !
Un jour prochain !

La création graphique, pourquoi si tôt ? 

Comme toujours dans ces moments de frénésie où je me lance dans un nouveau projet, j'ai besoin de m'encourager moi-même. Ça me permet de me donner une direction artistique conceptuelle, une idée générale vers laquelle je dois tendre, histoire de ne pas perdre le fil conducteur. Donc là, il s'agit d'un montage photo réalisé par mes soins à partir d'une image libre de droits récupérée sur le site Pixabay. J'y ai appliqué quelques filtres de couleur et des ombrés pour donner un air aigri et inquiétant à mon personnage. J'ai accentué les cernes et les contours du visage pour lui donner comme une "tête de mort", je lui ai collé des yeux délavés pour un rendu encore plus troublant et le titre en blanc, posé sur les lèvres, ressemble à des rides "code-barre" ou à la mandibule/maxillaire d'un crâne humain passé à la javel.
Vous avez raison : c'est une allégorie de la Mort. Mais une Mort qui n'en a pas fini avec la vie...
Et je n'en dirai pas plus pour aujourd'hui ! 

jeudi 25 octobre 2012

Ça y est, c'est reparti!

Aaaaaah, les petits amis, ça fait du bien!
Je reviens juste de Paris, où je suis allé pour le boulot. Paradoxalement, il n'y a rien de tel qu'un voyage en train pour s'isoler de tout et se remettre à écrire. Surtout depuis qu'il y a des prises électriques dans les wagons du TGV, ce qui permet de pouvoir brancher l'ordinateur portable et de bosser sans contrainte. C'est donc ce que j'ai fait!
J'ai écrit deux chapitres complets - d'une douzaine de pages chacun - de "L'infection T2 : Pandémie" pendant mes 10 heures de trajet aller-retour!

Allez, je peux vous donner quelques petits détails sans trop risquer de spoiler l'intrigue : il s'agit de deux chapitres intitulés "tout vient à point..." et "...à qui sait attendre", qui se déroulent en Soule (rappelez-vous, je vous ai dit >>ici<< que c'était dans l'air) et qui mettent en scène deux personnages de troisième plan, "Xantiana Samalbide" et "Beñat Garay" entrevus dans le tome 1 (pour ceux qui l'ont lu). 
 
Leur rôle prend très temporairement une certaine importance dans la trilogie. Il devrait normalement y avoir au moins un, voire deux chapitres de plus consacrés à ces personnages.
A ce sujet, il est de bon ton de rappeler à tous ceux (nombreux) qui ont cru se reconnaître dans la galerie de portraits brossés dans "Contage" qu'il s'agit bien de "personnages" créés de toute pièce, et non de vraies personnes existantes ;-)

C'est amusant : si l'intrigue des trois tomes est bien claire dans ma tête depuis 2008, il me manquait quelques petites choses pour que tout soit lié de façon logique et imparable. 
Je peux dire que j'ai eu la chance que ça se mette en place tout seul, sans que j'aie besoin de me casser la tête outre mesure. En tout cas, la morale de ce billet, c'est que je sens que c'est enfin reparti! Si je continue à ce rythme, j'aurais fini le premier jet de mon manuscrit avant l'été prochain. 
Pourvu que ça dure!

lundi 24 septembre 2012

Un peu de Soule dans le T2, finalement ;-)

Gonzalo Etxebarria et quelques-uns ses élèves de l'atelier Uztaro
Ce week-end, nous sommes allés au fin fond du plateau de Letxaregibela (près d'Eltzarre), avec Astobelarra, l'atelier Uztaro et l'atelier d'écriture de Mauléon-Licharre. Le but était de se rencontrer en terrain neutre, en pleine nature, histoire de "prendre la température", pour voir si un travail commun (publiable) pourrait éventuellement naître de ce nouveau crossover. Certains ont dessiné, d'autres écrit. 

Voici ma contribution à cette journée très agréable (sous des chaleurs inimaginables!) :

Une petite cabane sur le plateau de Letxaregibela, idéale
pour s'isoler, se ressourcer et/ou se remettre à écrire...
"C'est un trou humide et frais dans la forêt des Arbailles, un cirque naturel au pied d'une falaise déchiquetée de calcaire gris, aux chicots gercés et mangés de mousse, camouflé dans les fougères verdoyantes et cerné par des aubépines et une hêtraie centenaire. Au fond, une herbe rase, presque fluorescente, tapisse le lapiaz que l'on devine en train de percer, ça et là. La rosée de l'aurore est encore agrippée aux plantes grasses et aux touffes d'orties qui en jaillissent. Sur les hauteurs, tentent de survivre les ruines d'une ancienne cabane de pierres sèches. Mais la Nature frémissante et foisonnante réensauvage peu à peu ces vestiges d'un pastoralisme des siècles passés, semblables aujourd'hui à une mausolée fleurie de molènes priapiques.
Au loin, le chant des oiseaux se mêle à celui des sonnailles et répond aux rires des insectes. Mais en cette abside brute, qui, dit-on, accueillait autrefois des cultes païens à la fécondité, le silence, profond, domine."

Une mausolée fleurie de molènes priapiques.
En fait, inspiré par les lieux, j'ai juste pris des notes rapides. J'ai l'intention d'utiliser ce petit bout de texte (que je vais sans doute améliorer et augmenter) pour notre échange inter-associations. Je compte en faire un genre de nouvelle, mais je ne vais pas en rester là.

En effet, tandis que j'écrivais, assis sur une pierre moussue, tout un pan du tome 2 de L'infection s'est calé dans ma tête. Finalement, il se pourrait bien qu'un certain nombre de chapitres soient aussi consacrés à la Soule... 

Quand on aime, on ne compte pas!

mardi 12 juillet 2011

Alors ils appelèrent la ville “Béton”…

Comme je disais dans un précédent billet, je me suis mis en contact (au culot) avec des habitants de Concrete WA. J’ai commencé par les secrétaires de mairie dont j’ai trouvé l’adresse mail sur le site officiel de l’hôtel de ville. Ces dames m’ont aiguillé vers Jason Miller, adjoint au maire et rédacteur en chef (propriétaire) du mensuel The Concrete-Herald, qui lui, m’a envoyé le livre “So they called the town Concrete” (”Alors ils appelèrent la ville Béton”, en français), et m’a mis en relation avec John Boggs, qui lui, répond à toutes mes questions. Non je ne radote pas : je résume les 15 derniers jours :-D

J’ai commencé à lire ce livre avec un grand intérêt. C’est marrant, c’est exactement ce que je pensais que ce serait : un mélange entre le guide historique, touristique, industriel et culturel local, rédigé dans une langue plutôt journalistique parfois avec humour, mais en tout cas assez facile à comprendre pour un lecteur français de mon niveau. Je lis avec mon Harrap’s Dictionary en second livre de chevet, mais bon… Tout ça me rappelle avec une certaine nostalgie mes deux années de fac d’Anglais, il y a… 20 ans! (Enfin, la première année surtout, parce que la seconde, j’ai moins de souvenirs ;-))
Trève de plaisanterie, si je devais comparer avec un bouquin souletin, je dirais que c’est un mix parfait entre “Autrefois la Soule” pour ses photos typiques “des temps anciens”, en noir et blanc, et “Pays de Soule” pour le côté anthropologique; deux livres édités par l’association patrimoniale de Soule Ikherzaleak.

En tout cas, cette conquête du Nord-Ouest des USA, racontée par Charles M. Dwelley, l’ancien propriétaire du Concrete-Herald, est des plus croustillantes. Exactement ce dont j’avais besoin pour m’immerger en ces terres qui me sont inconnues, et comprendre comment s’est mise en place cette communauté, où tout le monde se connait depuis des générations, tout comme ici en Soule. Ne vous méprenez pas! Je ne vais pas raconter son histoire dans le tome 2 de L’infection. C’est juste de la documentation, et j’ai besoin d’un maximum d’information pour pouvoir faire le tri, y voir plus clair dans les deux chapitres que je vais consacrer à cette petite ville américaine et ses environs.

vendredi 6 mai 2011

L’infection : douce violence, mais jamais gratuite…

De nombreuses personnes à qui j’ai parlé de L’infection m’ont souvent fait part de leur crainte que l’histoire contienne de la violence gratuite. Eh oui, si vous avez bien tout suivi, il y a des meurtres, des zombies, des “esprits frappeurs”, un peu (très peu) de cul aussi… Et puis surtout une ambiance lourde de menace
En écrivant ce livre je me suis en permanence senti comme un gamin qui a fait une bêtise et qui l’a camouflée comme il pouvait, mais qui vit avec la trouille constante et pénétrante d’être découvert. C’est une sensation assez désagréable qui ne vous lâche jamais, et que j’ai maintes fois éprouvée lorsque j’étais enfant. Ça m’arrive encore parfois aujourd’hui, mais c’est plus rare, fort heureusement… La violence de L’infection réside surtout dans cette angoisse profonde qui ne quitte pas le lecteur.

Forêt des Arbailles - Soule
Il y a effectivement des passages assez “brutaux” dans le livre. Mais ce n’est pas pour le plaisir de l’hémoglobine que je les ai écrits. Ils servent surtout à la démonstration philosophique et humaniste que je veux faire. Rien de gratuit, donc, et toujours dans le but de servir à distiller des idées (plutôt écologistes), d’ailleurs.
Grosso modo, L’infection, c’est un genre de deus ex-machina, mais tendance métaphore verte limite cynique, dont le message en filigrane, serait “qu’en voulant toujours aller plus haut, plus loin et plus fort au nom du progrès technologique et du profit, l’homme est capable d’engendrer les pires monstres qui le précipiteront à sa perte; ce qui n’est peut-être pas si mal, finalement”.
Rien d’extrêmement original sur le fond (le sujet ayant déjà été traité à de nombreuses occasions dans la littérature fantastique, mais aussi au cinéma : dans Terminator, The Matrix, ou l’île du docteur Moreau par exemple), mais c’est un thème qui est toujours d’actualité aujourd’hui, puisque l’homme n’a pas l’air de vouloir apprendre de ses erreurs

C’est surtout la forme qui est différente…
Le texte est écrit de façon assez inhabituelle (du moins par rapport à ce que j’ai pu lire pour le moment). C’est à dire que comme l’histoire se déroule en partie sur Internet, il a fallu que je détourne les modes de communications actuels de façon à leur donner un rendu plus littéraire. Il y a des chapitres entiers écrits sur le mode du dialogue (dans le style pièce de théâtre ou script cinématographique; donc vous n’y retrouverez pas le langage SMS si cher aux utilisateurs de messageries instantanées), et d’autres beaucoup plus “lyriques” et “illuminés”, très proches des poèmes en prose, même dans les moments les plus gores.

Autre intérêt de l’histoire : le cadre de ce premier tome. Comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises dans les pages de ce blog, il est situé en partie dans Second Life (ce qui est encore relativement original) et en Soule, une toute petite province du Pays basque encore méconnue du grand public (français comme international) et qui est pourtant un endroit purement extraordinaire.
Moi qui y vis depuis 15 ans, je peux vous affirmer que je n’ai jamais rien vu d’aussi incroyable, à part dans la série Twin Peaks (j’exagère à peine…). D’où la page d’accueil de mon autre blog, Xiberoland, qui est un clin d’œil ironique complètement assumé à la saga culte de David Lynch et Mark Frost (rediffusée actuellement sur la chaîne Arte tous les mardis soirs à partir de 22h30).

mercredi 2 février 2011

Première interview radio pour "L'infection"!

Bon, j’avoue, j’ai triché, c’est pas une vraie interview. C’était au cours de la dernière émission de BlogaBloga!
Enfin j’ai triché à moitié, puisque ce n’est pas moi qui ai sollicité cette interview, mais Laurent Caudine aka Lurbeltz (co-animateur de l’émission sur Xiberoko Botza, 95.5 FM, avec Allande Erreçaret et moi-même) qui me l’a proposée. Et comme je ne suis pas du genre à cracher dans la soupe (surtout quand elle est bonne), j’ai accepté (ben voyons)!
Je sais, c’est à peine mieux que si je cliquais le “like button” de mon propre statut Facebook, mais bon… C’est diffusé sur les ondes sur tout le Pays basque nord et même dans certains coins du Béarn, alors je ne vais pas faire le difficile!
Écoutez, c’est la dedans, et ça commence au bout de 38 minutes et 40 secondes d’émission :


Malheureusement, je n’ai pas pu dire tout ce que j’avais à dire (faute de temps et de concentration), mais bon… De toute façon, il vaut mieux ne pas trop en dire! Mais pour ceux qui auront eu la flemme d’écouter jusqu’au bout, voici grosso modo ce que je livre pendant cette interview :

Patrice Bodin est un vrai looser. Il approche de la quarantaine, a un physique plutôt sans intérêt, et travaille à l’expédition chez AAI,  une grosse entreprise locale. Il n’a pas véritablement de vie sociale, et vit reclus dans son petit appartement en plein centre de Mauléon-Licharre. Il est brouillé avec son père, et vit aux crochets de sa mère, qui vient lui faire le ménage et lui apporte à manger pour sa semaine, à l’insu de son mari. Son seul contact réel avec le monde extérieur est Pascal Hastoy, son ami d’enfance exilé à Paris, avec lequel il correspond via messagerie instantanée.
Depuis quelques semaines, Patrice est tombé amoureux de Mathilde Joubert, une jeune femme rousse qui “n’est pas d’ici”, et qui travaille dans la même entreprise que lui, au service qualité. Il va tenter le tout pour le tout pour séduire cette « étrangère » passionnée de randonnée et de Second life, où elle possède une galerie d’exposition virtuelle. Il se fait donc passer pour un étudiant en cinéma venu monter un machinima dans l’intention de faire valider son mastère.
Une relation amicale, puis amoureuse (bien que virtuelle) naît entre Patrice et Mathilde. Mais c’est un amour platonique, et malgré l’insistance de la jeune femme, Patrice ne peut se résoudre à la rencontrer dans la vraie vie, car cela reviendrait à avouer son mensonge et perdre la face. Or, un beau (ou mauvais) jour, voilà qu’il reçoit un curieux message privé. Un certain « Beau Smart » l’invite à découvrir son île virtuelle, appelée « Infection »…

Le reste de l’info, vous le trouverez en farfouillant dans les pages de ce blog ;-)

samedi 6 novembre 2010

L’infection : quelques lieux importants à Mauléon-Licharre (1)

Vue du gave depuis le pont des galeries - Mauléon Licharre
Je vous ai parlé dans ce précédent article d’endroits importants en Soule* dans lesquels se déroulent plusieurs chapitres cruciaux de L’infection. Voici un nouveau chapitre dans lequel j’aborde les lieux d’habitation des deux personnages principaux du livre.

La mansarde de Patrice Bodin, l’antihéros de L’infection, est située au dernier étage du bâtiment dit des “anciennes galeries“, à Mauléon-Licharre. C’est la fenêtre qu’on voit en haut, au centre-droit de la photo. Dans le roman, la bâtisse appartient à  une certaine Madame Etcheverry** (fallait bien que je lui trouve un nom, hein?), qui loge au rez-de chaussée.
L’actuel magasin Style-Eco qui occupe cette partie de l’immeuble dans la réalité n’est pas placé ici dans le livre, et pour cause : l’incendie qui a ravagé ses anciens locaux dans la rue Victor Hugo cet été n’a pas eu lieu dans L’infection. Du moins pas encore…

14, rue de Tréville - Mauléon Licharre
L’appartement de Mathilde Joubert, l’héroïne de L’infection, se situe au dernier étage de cette maison, avenue de Tréville à Mauléon-Licharre. Ses voisins du dessous retraités s’appellent Panpi et Maïte Idiart**. Je connais bien cet endroit : c’est ici que j’ai atterri lorsque nous sommes arrivés en Soule, en 1997.
C’est un grand F4 vieillot (avec des tapisseries des années 70, des lambris sombres et un chauffage au fioul) que nous louions 800 francs par mois (à l’époque, c’est à dire environ 110€), soit 2000 francs de moins que celui que nous habitions à Mérignac-Arlac, avec pourtant deux à trois fois plus de place!

_________________________________________________________
*Je vous rappelle qu’il s’agit d’une Soule alternative. Donc si les lieux sont effectivement les mêmes, il est possible que leurs histoires respectives soient différentes dans L’infection.
**Les noms de ces personnages sont fictifs; toute ressemblance avec des personnes réelles serait entièrement fortuite. Ou pas ;-)

vendredi 23 juillet 2010

Ouf! Just in time…

Vous vous rappelez ce billet, dans lequel je disais que le temps passait plus vite sur SL que dans la vraie vie, et cet autre, dans lequel je parle des sites réels qui ont inspiré les lieux où se déroulent l’action de L’infection? Et bien figurez-vous que la vraie vie vient de me faire mentir! Les ex-bureaux de GEMA WM ont été entièrement rasés, et seront vraisemblablement remplacés par des parkings! Les boules!!!

 
Enfin “les boules”… Pas tant que ça! Mais je pense que ça m’aurait vraiment posé un problème si je n’avais pas déjà écrit les chapitres qui s’y déroulent.  Comme quoi, j’ai peut-être été directement inspiré par le grand Manitou en faisant les choses dans le désordre, finalement! Me connaissant, j’aurais probablement été freiné dans le processus rédactionnel du livre simplement à cause de cet évènement!
Cette destruction -arrivée de manière un peu inattendue- n’est pas surprenante outre mesure car ce bâtiment était vraiment vieillissant (pour ne pas dire pourri), mais ça fait un choc quand même, d’autant plus lorsqu’il fait partie de notre passé (relativement) récent (en comptant les périodes d’intérim, j’y ai travaillé presque 3 ans dans cette usine)!

Dans le livre s’y déroule une scène clé de “réunion préparatoire à un licenciement pour faute lourde” assez inhabituelle. Et je dirais d’ailleurs : fort heureusement!
Cette scène - qui va rester dans les annales - est inspirée d’une base vécue, et rehaussée d’autres choses totalement inventées (je n’ai encore jamais été mis à la porte d’une quelconque entreprise, et je n’ai jamais non plus “violenté” personne – croisons les doigts et touchons du bois rond)…
;-)

mardi 30 mars 2010

L’infection : bienvenue dans le monde “réel”…

Je vous l’ai déjà dit dans plusieurs articles précédents, L’infection va se dérouler dans Second Life, mais aussi dans le monde réel (en grande majorité dans une Soule alternative*).
Voici (en photo) quelques-uns des (véritables) lieux souletins dont je parle directement (ou non) dans mon roman :

Les bureaux de la direction de l’ancienne usine de GEMA WM, avenue de Tréville à Mauléon-Licharre.
Un lieu que je connais parfaitement pour y avoir travaillé pendant plus de deux ans en tant qu’ouvrier mouleur de semelles en caoutchouc (et ex-délégué syndical). On ne parle bien que de ce qu’on connait, parait-il?
Dans L’infection, cette usine est détenue par une riche famille locale où le PDG (également maire et conseiller général du canton) a installé une des filiales de son groupe industriel AAI, Antton Aguer Industrial.
C’est dans cette boite (qui fabrique des pièces usinées pour le marché juteux de l’armement) que travaillent  et se côtoient les héros du livre : Patrice Bodin et Mathilde Joubert.

Le Pic d’Etxekortia, dans le massif des Arbailles.
C’est la montagne du piémont souletin que l’on distingue au premier plan en regardant vers le sud, depuis Mauléon. Inutile de préciser qu’il s’agit de l’un de mes lieux de prédilection pour attraper une bonne suée, ou pour chercher des champignons… (Merde, je l’ai dit!)
Dans L’infection, Mathilde Joubert est -entre autre choses- une randonneuse aguerrie, qui n’a pas peur de pousser son organisme lors de longues escapades dominicales en solitaire. C’est ça façon de très personnelle de se vider et de se régénérer. Le pic d’Etxekortia est un des premiers lieux qu’elle va aller visiter, peu avant que l’histoire ne s’emballe…

Le festival des cultures et musiques identitaires Musikaren Eguna, à Ordiarp.
Habitant le village depuis 2005, je ne pouvais pas passer à côté de cet évènement souletin incontournable, qui attire chaque année un peuple phénoménal, et dont l’organisation et la logistique monopolisent quasiment toutes les familles du bourg!
Dans le livre, c’est au cours de ce festival que l’intrigue va vraiment (mais discrètement) déraper, et que tout va se précipiter pour les personnages principaux. Cet épisode va marquer le début de la fin de la Soule*, telle que nous la connaissons…

Les Gorges d’Ehujarre, près de Sainte-Engrâce en Haute Soule.
Un endroit magnifique encore très préservé de la présence (et des ravages) de l’homme. Si vous souhaitez découvrir la Soule sous ses aspects les plus sauvages, c’est là qu’il vous faut aller. Attention, la balade se gagne, mais vous ne regretterez pas vos efforts…
Dans le roman, un incident majeur et déterminant se déroule au sommet d’une falaise du nom de Tchinkhorjokhaguia, située au fond des gorges, tout près du plateau d’Errayze, haut-lieu d’estives…
Trois jours plus tard, se terminera en apothéose “Contage“, le premier tome de L’infection
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*je rappelle qu’il s’agit d’une Soule alternative, et que, bien que certains noms connus (plus ou moins localement) soient mentionnés dans l’histoire, toute ressemblance avec des personnes ou des évènement ayant réellement existé serait entièrement fortuite. Enfin presque ;-)