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mercredi 4 janvier 2017

PELIKAM : C'est toujours important de rappeler les bonnes choses ^^

Salut les gens !

Vous avez remarqué? On entre maintenant dans une période de communication ^^
J'ai cherché dans le moteur de recherche de ce blog, et je n'ai qu'un seul article qui parle de Pelikam*. Apparemment, je n'ai jamais remercié mes généreux donateurs et ça, c'est très moche. 

Pour mémoire, Pelikam était une plateforme de crowdfunding créée par le Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne et qui permettait à chacun de trouver les financements de ses projets. Je dis "était" car ce site web n'existe plus aujourd'hui (dommage, j'aurais pu me faire financer mon second voyage aux States. Ou au Japon... Ou sur l'île d'Oléron...). 

Je n'ai pas atteint les 6500€ de budget initialement prévus, mais j'ai quand même gagné dans les 350€ en tout. Le reste, je l'ai financé avec l'argent de la vente de ma maison (le divorce, ça a du bon, finalement... #TrouveUnTrucPositifATaVDM)

Donc les 14 personnes qui ont eu la gentillesse de participer à mon Pélikam sont (dans l'ordre) :

David Castéra
Maïté Uriarte
Jean-Pierre Etchegoyhen
Hervé Goillart
Floris Ausems
Caroline Herrera
Sophie Massiera
Patricia Robin-Jacquot
Pette Etcheverry
Patricia Courtois
Michel Lalanne
Aurore Reynaud
Frédérique Appert-Collin
et Laurence Marpaux

Voilà les amis, vous ne devriez plus avoir à attendre trop longtemps pour recevoir votre exemplaire dédicacé. Merci encore pour votre soutien.

Sinon, puisque je suis censé faire une page de remerciements, je tenais à mentionner les personnes suivantes :
- John et Gail Boggs, Jason Miller, Valerie Stafford et tous les autres américains de Concrete WA qui m'ont accueilli durant l'été 2013,
- Mathieu Larregain et Thomas Ponté pour la relecture au fil de l'eau (il y en aura d'autres par la suite),
- Toute l'équipe d'Astobelarra qui me soutient (Marjorie, Laurent, Caroline, Isa...),
- Carla, Louis, Jodie et Alizée qui me supportent malgré mes trop nombreux excès quotidiens,
- Mario (et Maria) qui m'aide à reconstruire ma maison, où j'ai écrit les 5 ou 6 derniers chapitres du tome 2,
- Mes autres collègues de boulot chez Immersive Lab et Tookets (ceux que je n'ai pas déjà cités) qui sont souvent source d'inspiration sans le savoir : Simon, Henri, Yannick, Franck, Romain, Clément, Cécile, Steph, Nicolas...
- Mes amis Facebook (anciens de SL) qui publient toujours des trucs intéressants et utiles (pour L'infection) comme Yann Minh, Ryou, Sigrid, Fredylajoie, Eve Kazan...
- Mes chats Tick et Tak, qui sont une grande source d'affection (et de stress),
J'en oublie sûrement plein et j'en suis désolé. Je rectifierai au fur et à mesure, promis ^^

*Edit 05/01/16 : Ah ben si, j'avais même déjà fait un article de remerciement, en fait... Je radote...

vendredi 29 novembre 2013

This boy's life / Blessures secrètes, tourné à Concrete

Main Street - Concrete (WA) - aug. 2013
This boy's life / blessures secrètes, l'un des tout premiers films dans lequel le bô Léonardo DiCaprio apparaisse a été tourné en 1993 à... Concrete (WA).
Je tiens cette info de mon ami John Boggs, qui m'a raconté le pitch et montré les lieux du tournage. Depuis, bien entendu, je me suis débrouillé pour trouver le film et le regarder...
A l'affiche de ce long métrage d'il y a 20 ans (Léonardo avait 19 ans, et moi 22 à l'époque), on retrouve aussi Robert De Niro.
Donc vous voyez, Concrete, ce n'est pas le trou paumé que vous imaginez! ^^



Bref, tout ça pour vous dire que Concrete me manque, que depuis mon départ, Jason Miller a été élu maire (il sera en fonctions au premier janvier) et que, même si ma vie personnelle est passée du "désert affectif" au "grand beau temps permanent", je me remet tranquillement au travail...
J'espère toujours être dans les délais pour une sortie du tome 2 de L'infection avant Noël 2014...

mercredi 16 octobre 2013

Un article dans le Concrete Herald (octobre 2013) !

Mon copain John Boggs m'a fait passer cet article rédigé par Jason Miller, du Concrete Herald, et paru dans l'édition d'octobre. C'est en anglais, évidemment, mais pour ceux qui comprennent la langue de Shakespeare, ou ceux qui veulent s'entraîner, c'est du pain béni! 
Merci, donc, à mes amis américains pour l'accueil qu'ils m'ont réservé, le temps qu'ils m'ont donné. 
Je vous aime tous!

My friend John Boggs sent me that article written by Jason Miller, which was published in the latest issue of the Concrete Herald. Of course it is in english, but for those of you who can understand Shakespeare's language or for those who need to practice, this is godsend! 
So thanks a lot to my american friends for welcoming me this way and for the time you gave me. 
Love you all!

Cliquez sur l'image pour lire l'article...

vendredi 2 août 2013

Concrete, jours 3, 4 et 5 (Shuksan Lake Trail & Chautauqua)

Vue du lac Baker depuis l'aire de départ du Shuksan Lake Trail
29/7/13. John était à l'heure (même un peu à l'avance) ce lundi matin. J'avais préparé mon sac de randonnée, mon bâton (je m'en suis taillé un la veille, dans un genre de châtaigner je crois, pendant ma balade au Baker River Trail – je me voyais mal trimbaler le mien depuis la France dans mes bagages...) des litres de flotte (parce que je savais qu'on allait crever de chaud et suer à grosses gouttes) et puis de quoi manger une fois sur place.
Nous nous sommes garés à proximité de la route. La voie menant au Shuksan Lake Trail est bloquée à la circulation depuis quelques années, car il y a deux gros torrents remplis de troncs coupés qui la traversent. Autrefois, les bûcherons utilisaient ce sentier pour débiter la forêt, mais ici, la Nature reprend inexorablement ses droits et c'est tant mieux. J'ai glissé en traversant les torrents. Plus de peur que de mal, fort heureusement (merci au bâton), mais j'ai dû poursuivre le chemin avec une jambe trempée et les deux chaussures gorgées d'eau. Elles sont bien mes "Aigle", mais ce ne sont vraiment pas des chaussures faites pour le tout-terrain : la semelle glisse dès que l'environnement est légèrement humide.

Le Shuksan lake, c'est ça les amis!
Il y avait du brouillard et la visibilité était très restreinte (30 mètres à tout casser). Hormis l'odeur sucrée dégagée par la pinède américaine, on aurait fort bien pu être en Soule. La montée jusqu'au départ du sentier de randonnée est longue et parsemée d'embûches. Et pour cause, un gros tronçon de la piste est recouvert d'arbres qui sont tombés cet hiver (ou celui d'avant) sous le poids du vent et de la neige. En outre, de grosses portions sont envahies de plantes diverses (dont des brassées de digitales) qui peuvent facilement monter jusqu'à 1,50 mètre. Je me suis demandé comment on arriverait à trouver l'entrée du sentier dans un bazar pareil, mais ça s'éclaircit en arrivant au bout de la piste. Parce que oui, au bout d'un moment, la piste s'arrête. Là, plus de plantes envahissantes, seulement un épais tapis de mousse sur lequel John a préféré m'attendre pendant que je gravissais le reste. J'ai compris pourquoi après coup ;-)
Coup de chance, les nuages commençaient à s'éparpiller. J'allais enfin pouvoir voir de mes propres yeux ce lac que je n'avais fait qu'entre-apercevoir sur Google maps!

ou ça aussi, d'ailleurs... C'est beau, hein?
Le départ du sentier est encore assez bien marqué (sur la carte, il est indiqué qu'il est abandonné). Je n'ai pas eu trop de souci pour me repérer, dans les premiers mètres. Mais plus ça monte, et plus le tracé du chemin officiel se confond avec ceux laissés par le passage des animaux sauvages. Et puis Bon Dieu, ce que ça grimpe et ce que ça glisse!!! Heureusement qu'il n'avait pas plu depuis plus de trois semaines, je ne sais pas ce que j'aurais fait, sinon!
Il faut parfois carrément escalader de gros rochers pour retrouver la voie, camouflée derrière des petits conifères bourrés d'épines bien piquantes et collantes. Mais j'avais tout prévu : je ne randonne JAMAIS en short et j'avais une polaire à manches longues (je crevais littéralement de chaud, d'ailleurs). A un moment, je me suis perdu. Plus de sentier, pas du tout de repère (les américains ne font pas de marques de peinture comme chez nous, mais font parfois des entailles dans les arbres – c'est le cas sur ce sentier), j'ai pensé à rebrousser chemin. Et puis je me suis rappelé l'irritante chanson de Yazz (dans les années 80) : "The only way is up". Elle avait raison, j'ai fini par retrouver la suite du parcours et en à peine une heure, j'étais au lac.

Le genre de paysage qu'on trouve autour du lac...
Du moins je le voyais d'où j'étais, c'est à dire à peu près à 200 mètres en dessous de moi. En 10 minutes de descente de cow-boy, j'y étais. C'est marrant, mais la configuration des lieux n'est pas exactement telle que je me l'imaginais. C'est évidemment beaucoup plus grand que prévu, et il y a aussi énormément d'arbres partout. Pas de roche à nu, ou alors très très haut. Il y a encore des névés assez importants ça et là, des traces d'animaux aussi (des cervidés essentiellement) et pas mal de crottes d'ours noirs. Je n'ai vu aucune des ces bêtes sauvages ni même de cougar (heureusement, sans doute... ), même si je me sentais bizarrement observé par moments. Au lac, hormis le chant de quelque geai bleu gobant des nuées de moustiques (ça par contre, il y en avait des millions – mais je m'étais badigeonné de produit pour éviter de me faire dévorer vivant), pas un bruit. Le calme absolu. Cet endroit est vraiment magnifique, appaisant, tranquille et surtout loin de toute civilisation.
Il y a quand même quelques "campfires" comme ils disent ici, autour du lac. Apparemment, l'endroit est encore apprécié des randonneurs et surtout des chasseurs. J'ai retrouvé des cartouches vides ainsi qu'une montre assez récente, à demi enfouie dans le sol.

ça c'est ce qu'on voit à l'arrivée, en haut de la crête.
J'ai pris un déjeuner rapide, puis j'ai entamé le tour du lac, histoire de voir exactement comment les lieux sont configurés pour mon histoire. Bon, je vais avoir pas mal de corrections à apporter à mon manuscrit. Finalement, j'ai bien fait de venir à Concrete!
Vers 14h15, je me suis décidé à rentrer. J'avais promis à John de le retrouver sur la piste vers 16 heures. Mais vu que je n'avais mis qu'une heure pour la montée au lac, je me suis dit qu'en trente minutes, je serais en bas. Grave erreur!!! Je me suis perdu pratiquement dès le début du sentier. L'éclairage différent sans doute? Qu'à cela ne tienne, je savais que de toute façon, il fallait descendre en biais vers la gauche. C'est ce que j'ai fait et ma foi, ça descendait assez à pic. Je devais redoubler de prudence, car le sol, instable, était jonché d'aiguilles de pin glissantes, parsemées de vieilles branches pointues sur lesquelles il ne ferait sans doute pas bon s'empaler. Par moment, j'ai dû contourner quelques ravines, et je me servais des troncs d'arbres comme freins, tellement la pente était raide.

Et voilà le sentier de randonnée, ou ce qu'il
en reste... On dirait pas comme ça, mais ça
grimpe très sévèrement, quand même...
Malgré ma vigilence, j'ai quand même raté l'aire d'arrivée (sans doute d'une vingtaine de mètres trop à droite, pas plus) et j'ai continué ma descente. Au bout d'une heure, j'ai commencé à me poser des questions, quand même. J'ai appelé John, au cas où il m'entendrait, mais pas de réponse. Encore quelques mètres, et je suis tombé sur un endroit plus dégagé. Je voyais distinctement le lac bleuté de Baker Lake et c'est là que j'ai compris que j'étais beaucoup trop bas (d'au moins 500 mètres, voire plus) et trop à droite. Alors je me suis retourné et j'ai remarqué un autre passage dégagé à peine à une dizaine de mètres. J'ai bien fait de m'y rendre : c'était la fameuse piste! J'ai dû la remonter sur au moins 2 miles de lacets pour arriver jusqu'à John, qui était allongé dans la mousse, casquette rabaissée sur les yeux tout en picorant tranquillement des noix de cajou. Il n'en revenait pas que j'arrive du côté opposé!
Mais ouf! Encore une fois, je m'en étais bien sorti, mais j'avoue que j'ai été traversé par un léger vent de panique pendant quelques instants, d'autant que je n'avais plus d'eau potable et que je crevais de soif.

Sur le chemin du retour, j'ai pris deux litres d'eau fraiche dans une source et quel bonheur c'était de déglutir ça à toute vitesse! Nous avons dû retraverser les torrents (dans lesquels je suis retombé... on ne se refait pas), et nous sommes repartis vers Concrete, tout en discutant de choses et d'autres. John est un chic type, qui prend plaisir à m'expliquer son pays, ses coutumes, à me montrer les coins sympas... Et ça tombe bien parce que je suis curieux ;-)
Le soir, il m'a même invité au restaurant avec son épouse Gail pour fêter cette journée réussie!
Je suis rentré à l'hôtel complètement vidé, les jambes raides, les pieds paradoxalement trempés et en feu, mais j'ai dormi comme un bébé, avec de beaux rêves plein la tête.

L'un des visages peints (maison d'oiseaux) du jardin com-
munautaire de Concrete
30/7/13. Réveil à 7 heures. Après un passage rapide mais très sympa chez Jason Miller qui voulait m'interviewer pour le Concrete Herald, je devais absolument régler ce problème de banque avant de pouvoir passer à la suite. Il ne me restait plus que quelques quarters pour manger, et je savais que ça ne suffirait pas. Alors je suis allé à la Columbia Bank à Concrete pour voir s'ils pouvaient faire quelque chose, mais malgré leur gentillesse, rien à faire. Je suis parti à Sedro Wooley (une autre ville à une vingtaine de miles plus à l'ouest) pour essayer une autre banque (Wells Fargo), mais là non plus, ma carte ne voulait rien savoir. Je suis rentré à l'hôtel presque sur la réserve d'essence (le pétrole n'est pas cher ici : je fais un plein à 36$; mais les voitures têtent comme des nourissons affamés, et les distances sont trompeuses) et j'ai envoyé des mails à ma banque, sachant qu'en France, il était déjà trop tard pour que les choses avancent le jour même de ce côté de la planète.
Un wagon abandonné près de l'ancienne voie ferrée transformée
en sentier de randonnée. Tiens, ils en ont de bonnes idées,
à Concrete! Ce serait pas mal si les élus souletins en avaient
d'aussi bonnes, tiens...
Dans mon malheur, j'ai de la chance de connaître quelques personnes dans le coin. La femme de John travaille au supermarché Red Apple, qui se trouve à 50 mètres de mon hôtel. Elle m'a permis de prendre quelques victuailles que j'ai remboursées par la suite.

Après un petit tour de ville pour la forme, il était déjà 15 heures et j'étais complètement épuisé, rincé, lessivé. Je me suis allongé sur mon lit avec un livre ("Le livre de la mort", par Anonyme, tout à fait le genre de truc que j'affectionne) et je me suis endormi tout habillé. J'ai roupillé comme une masse jusqu'au lendemain matin 5 heures! Bon Dieu que ça fait du bien d'enfin lâcher prise!

John Boggs (à droite) en grand maître de la corde à sauter!
31/7/13. J'avais réglé le réveil très tôt car je devais absolument réussir à parler à ma banque via mail. Après quelques échanges du genre, je suis allé tenter une nouvelle fois ma chance au distributeur de billets de la Columbia Bank et là : Ô miracle! J'ai pu retirer 800$!!! Ouf, j'allais enfin pouvoir manger, acheter de l'essence, me faire plaisir, vivre, quoi...
J'ai donc dévoré un breakfast "Hungry Bear" (avec plein de viande, des pancakes et des patates hâchéees) au restaurant de Sonny, puis j'ai pris la voiture direction Burlington (un bled encore plus à l'ouest que Sedro Wooley) où j'ai acheté des bonnes chaussures montantes et confortables comme je les aime et pris de l'essence, et je suis rentré, après m'être perdu en essayant de retrouver la Highway 20.

La parade dans Main Street, avant le spectacle de Chautauqua
J'en ai profité que j'étais à nouveau en fonds pour aller faire un peu de lessive. Mais je me suis trompé de produit : j'ai pris de l'eau de javel au lieu de prendre la poudre habituelle. Je m'en suis rendu compte trop tard à l'odeur, en vidant le petit bidon dans la machine... Je m'attendais à retrouver mon linge tout décoloré mais coup de bol, seul un de mes pantalons kaki a pris un peu de produit et est devenu marronnasse par endroit. Ça aurait pu être pire! Pour rien au monde je n'aurais voulu ressembler à une Holstein!

Je n'ai pas mangé à midi. Le Hungry Bear se suffisait à lui même... A 15h30, j'avais rendez-vous avec John Boggs au Concrete Center, un genre de "maison des jeunes", mais pour les personnes âgées, lol. En effet, la radio locale KSVU (qui m'a aussi passé à la question dans le courant de l'après-midi) faisait une journée de levée de fonds (très à la mode ici) pour financer ses activités. 
Hula lààà... (Chautauqua)
Elle avait fait venir une troupe de Théâtre (genre nouveau cirque) appelée "Chautauqua" qui a initié la population aux arts du cirque et à la jonglerie pendant une partie de l'après-midi (j'ai même fait de la corde à sauter, comme une gamine, lol). Ensuite, tout le monde s'est rendu dans le bâtiment du Concrete Center pour partager le repas du soir. Puis ce fut la parade (en musique) jusqu'au cinéma Concrete Theater, où Chautauqua donnait une représentation entre café-théâtre, vaudeville, clowneries et jongleries en tout genre, le tout sur fond d'orchestre festif. J'ai beaucoup ri et les américains aussi. Il y avait quand même de sacrés tours de force dans ce spectacle. Pendant ce temps, le public pouvait faire des enchères sur des lots proposés par KSVU, toujours dans le cadre de sa levée de fonds. Il y avait des choses intéressantes (comme du pinard, par exemple). Dommage que je n'aie pas la place d'emporter grand chose, dans mes valises...
Duo de clowns musiciens (très drôle et j'ai tout compris!)
En tout cas, j'étais très heureux de me mêler à la population et de participer à la vie culturelle de Concrete, qui n'est, finalement, pas très éloignée de celle de Mauléon-Licharre... D'ailleurs, il y a énormément de similitudes entre les deux communes, malgré l'éloignement.

John m'a racompagné à l'hôtel après le spectacle et nous nous sommes donnés rendez-vous pour le lendemain à 9 heures pour aller à Artist Point, un magnifique promontoire, en haut dans la montagne qui permet de voir toute la vallée et plus encore. Quand il n'y a pas de brouillard ;-)

Voir les photos du Shuksan Lake Trail? Cliquez sur les liens!
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mercredi 31 juillet 2013

Concrete, jours 1 & 2.

Les Snoqualmie falls. C'est beau, non?
27-7-13. Je suis arrivé à Seattle à l'heure dite. J'ai trouvé facilement mon chemin jusqu'à l'agence d'AVIS, où, après maints conciliabules, j'ai réussi à louer ma voiture (encore une Chevrolet Sonic, mais noire cette fois-ci). En effet, ma carte bancaire bloquait et le loueur semblait hésiter à accepter mon argent liquide. Mais on a fini par trouver un arrangement. Le temps de trouver une carte routière du coin et j'ai pu prendre la route direction Snoqualmie.
Pourquoi passer par les petites routes, alors que la State Highway 5 m'emmenait directement à la bifurquation vers Concrete, allez-vous me demander?
Eh bien à Snoqualmie, il y a les cascades qui ont servi de décor naturel à la série TwinPeaks, de Mark Frost et David Lynch (les fameuses "White Tail Falls", pour ceux qui connaissent), dont je suis un grand fan depuis plus de 20 ans. Je voulais – je devais – absolument voir ces cascades, qui sont vraiment magnifiques et qui symbolisent énormément de choses pour moi. Notamment mon premier amour (eh oui, je suis un peu "fleur bleue" par moment).

Le pont en béton (comme il se doit) de Concrete
Ensuite, direction Concrete, via la Highway 20. J'étais à l'hôtel (Cascade Mountain Lodge) aux environs de 17 heures. Comme il faisait un temps radieux, j'ai vite posé mes affaires, et je suis parti à pieds jusqu'à Mainstreet Concrete, ça m'a fait un petit peu marcher (c'est pas tout près, genre 2,5 miles) et j'ai pris un certain nombre de photos du "centre ville". La différence entre les photos envoyées par John Boggs et la réalité est assez surprenante : la rue est beaucoup plus large et plus courte que je pensais. Mais sinon, c'est exactement ce que je recherchais en venant ici.
En passant devant le Concrete Theatre, je suis tombé fortuitement sur Fred et Valerie, qui tiennent le petit cinéma de la ville. Je les ai en amis Facebook depuis pas mal de temps, et ça m'a fait plaisir de les voir en vrai. Ils m'ont indiqué qu'il y avait une sorte de rassemblement (portes ouvertes) à l'aérodrome, derrière le collège, alors j'y suis allé, car je tenais à rencontrer d'autres amis américains (John Boggs et Jason Miller), qui devaient s'y trouver. Là-bas, j'ai vu un paquet de bidasses qui faisaient leur show, montrant leur matériel, leurs armes (dont de grosses mitrailleuses), les prêtant aux enfants (!)... C'est vraiment un autre monde! Mais pas de Jason ni de John.

Silo Park, lieu emblématique de l'ancienne usine de béton
Alors j'ai demandé à une mamie qui faisait cuire des saucisses de bien vouloir m'indiquer où je pouvais trouver le Concrete Herald (le journal local tenu par Jason), et elle m'a indiqué sa maison, à deux rues de là. Alors j'y suis allé au culot, et après avoir un peu cherché, j'ai fini par trouver le bonhomme. Nous avons discuté quelques minutes, puis il m'a donné rendez-vous le mardi matin pour une interview (cool!).
Ensuite, je suis remonté à l'hôtel, j'ai chaussé mes baskets, et je suis parti courir pendant quarante minutes. Vous ne pouvez pas savoir quel bien ça fait, quand on a dû s'abstenir pendant plus d'une semaine!
En soirée, je suis reparti me promener dans Concrete, juste pour évacuer l'immense Hamburger que j'avais mangé (le premier de tout mon voyage, quand même) au restaurant attenant à l'hôtel, et qui s'appelle "Sonny Bear's Restaurant".

La Baker River, qui se jette dans le Baker Lake (logiquement)
28-7-13. Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner plein d'oeufs au plat et de bacon grillé pris au Sonny Bear's, je me suis mis en route pour le Shuksan Lake Trail. Mais bien sûr, les cartes ont changé depuis deux ans et je me suis trompé de chemin. La route n'est plus goudronnée à partir de quelques kilomètres et comme je ne souhaitais spécialement pas réitérer l'expérience malheureuse de Cottonwoodroad en Arizona, j'ai fini par renoncer... Je suis quand même allé faire une photo du barrage de Shannon Lake, puis je suis reparti sur Mainstreet, en espérant trouver une personne qui veuille bien m'indiquer la bonne route, car l'heure avançait, et je me demandais si j'allais pouvoir atteindre mon but dans la journée...
Je me suis arrêté près du musée de Concrete, et je suis fortuitement tombé sur John Boggs, qui repeignait bénévolement la devanture du "Cascade Supplies", la droguerie de la ville. Il m'a donné les renseignements que je voulais, puis nous avons convenu de nous retrouver le lendemain matin à 8 heures pour aller ensemble au Shuksan Lake. En attendant, il fallait bien que je me trouve une occupation, alors je suis allé faire le "Baker River Trail", au nord de Baker Lake. Ce sentier de plus de 5 miles est censé mener aux Sulphide Creeks, mais s'arrête en réalité bien avant. Dommage, mais il m'aurait sans doute fallu une machette pour terminer le chemin. D'ailleurs, à propos de sentier, il me faut préciser une chose importante : en amérique, TOUT est grand. Alors quand on parle de sentier de randonnée, il faut plutôt y voir une autoroute, lol. Impossible de se perdre.

Le Sulphide Camp, arrivée du Baker River Trail. 
Je n'ai pas vu d'ours noir ni de Cougar (des vrais, hein? Pas des femmes âgées qui courent après les adulescents), mais par contre, j'ai fait fuir deux serpents. On m'a assuré que ce n'étaient pas des vipères. Et il n'y a pas de crotale dans les Cascade Mountains. Il faut aller très à l'est pour en rencontrer. Super balade sous les grands pins de Douglas odoriférants, et de très bonne augure pour celle du lendemain!

Le soir, je suis reparti au cinéma car il y avait une soirée spéciale (avec un reportage) sur le "Roller Derby". Je ne sais pas si vous connaissez ce sport (moi je ne connaissais pas – on en apprend tous les jours!), mais en résumé, ce sont des équipes de femmes qui doivent courir sur un circuit et se mettre de gros tampons ou se faire tomber. C'est rigolo et sexy, sans être vulgaire. A découvrir, donc... Sur place, j'ai retrouvé John Boggs et son épouse. J'ai dépensé mon dernier billet de 10$ ce soir-là. Il ne me restait plus que 50 cents dans mon porte monnaie. Même pas assez pour acheter une carte postale et un timbre pour mes enfants. J'espérais pouvoir retirer un peu à la Columbia bank, mais rien à faire : toutes les transactions étaient refusées. Je me suis dit que ça pourrait attendre le lendemain : il me restait de quoi subsister pour environ deux jours.


Baker Lake.
A l'hôtel, j'ai dormi comme un gros bébé dans mon lit King size. Il n'y a pas à dire : les auberges de jeunesse (International Hostelling), c'est vraiment sympa comme concept, mais je ne crache pas sur la tranquillité d'un bon petit hôtel de temps en temps. J'ai bien fait d'alterner entre chaque escale!

vendredi 18 novembre 2011

Et de deux nouveaux chapitres sur Concrete (Wa)!

Vue du Shuksan Lake trail (Photo John Boggs)
Vous l’avez lu dans le titre : je viens de terminer deux chapitres du tome deux de L’infection qui se déroulent dans (et aux abords de) la petite ville du nord de l’Amérique, Concrete (Wa), dont je vous ai déjà entretenu il y quelques mois. Cette partie de l’histoire se passe dans la première moitié du livre. J’étais plein de bons sentiments, tout feu tout flamme, je voulais m’imposer une certaine rigueur (c’est à la mode) dans ma façon d’écrire, mais en fait, je n’ai pas pu.

Comme je suis en attente de réponses des éditeurs auxquels j’ai envoyé le manuscrit du tome 1, je n’arrivais pas à démarrer. Il me fallait un truc pour amorcer la pompe, quelque chose qui me donnerait envie de me lancer. Une fois que c’est parti, après, je sais que le reste va suivre. Mais sans cette accroche, je partais pour une longue et désespérante traversée du désert. Alors comme j’avais tous les éléments du passage qui se déroule à Concrete (grâce à John Boggs et Jason Miller, en particulier) je me suis dit que je pourrais commencer par ça. Et voilà, c’est pondu!

Bon, je ne dis pas que c’est du définitif -parce que je me connais : j’ai toujours des trucs à rajouter en dernière minute- mais j’ai pas loin de 30 pages (format A5) rédigées, avec des cliffhangers de toute beauté! J’ai pris un immense plaisir à écrire ces deux chapitres que j’ai appelés Natalie, et Baker Lake (les titres sont non-contractuels).

J’ai envie de les traduire en anglais pour les envoyer à mes deux sources précitées, histoire de voir avec eux s’il n’y a pas des incohérences au niveau “du décor”, mais franchement, je crois que j’ai trop perdu pour m’atteler à pareille tâche. Et Google Translate, ben bof…

Je demanderais bien à mon père (prof d’anglais à la retraite), s’il ne voudrait pas me le faire, en fait ;-)

mercredi 27 juillet 2011

Quelques images du Shuksan Lake Trail…

Comme je vous le disais dans un billet précédent, John Boggs, l’un de mes correspondants locaux (lol) à Concrete WA s’est plié en quatre pour me renseigner. Il est même allé jusqu’à me faire spontanément des photos du Shuksan Lake Trail, près du Baker Lake! Malheureusement, le sentier étant actuellement fortement dégradé et peuplé d’ours noirs en liberté, il a préféré -pour des raisons de sécurité fort compréhensibles- de ne pas pousser plus loin l’investigation. Reste que je n’ai qu’un mot qui me vienne à l’esprit : WAOW!

La route départementale vers le Shuksan Lake Trail,
avec le Mont Baker au fond... (photo John Boggs)

Toujours la route vers le Baker Lake et le sentier de randonnée
du Lac Shuksan (photo John Boggs)

Caché dans les buissons et les branches des Pins de Douglas,
le départ du sentier (très pentu, glissant et même pas balisé)
vers le lac Shuksan (photo John Boggs)

Sur la route du Baker Lake, le départ de la vieille piste vers le sentier
de randonnée Shuksan Lake Trail. Tellement en mauvais état que
les services des forêts l'ont fermée aux véhicules. (photo John Boggs)

Un premier torrent bouillonnant à traverser sur la piste menant au
sentier de randonnée du lac Shuksan (photo John Boggs)

Un second Torrent, encombré de débris d'arbres.
On voit que l'hiver a été très rigoureux... (photo John Boggs)

Miam : La crotte de l'ours noir, avec des graines de baies dedans!
Histoire de donner raison à mon paternel, qui trouve que j'ai un
penchant un peu trop affirmé pour la scatologie... (photo John Boggs)
 Ah si, j’ai un autre truc à dire : si vous trouvez que mon projet est intéressant, que vous êtes riche à crever et que vous ne savez pas trop quoi faire de votre argent, vous pouvez toujours me contacter, car je cherche des mécènes pour pouvoir aller moi même à Concrete et au Shuksan Lake.
Bon, ceci est plutôt dit sur le ton de l’humour : je n’ai pas trop d’espoir, mais admettons que ce type de philanthrope existe, si je ne demande pas, beh j’aurais rien, non? :D

mardi 19 juillet 2011

Quelques images de la ville de Concrete…

John Boggs m’a particulièrement facilité la tâche : en plus des réponses à mes questions très précises (peut-être même indiscrètes) au sujet de sa ville, Concrete WA, il a bien voulu me faire quelques photos des endroits spécifiques dont je vais parler dans le tome 2 de L’infection, dont je rappelle que le titre sera “Pandémie“.
Faisons ensemble un petit tour d’horizon de ces points stratégiques… (toutes les images qu’il m’a transmises ne figurent pas dans ce billet, de même que je ne préciserai pas ici l’usage que je ferai de ces photographies dans mon roman : je dois préserver un peu de suspense, quand même!)

La Columbia Bank, à l'ouest sur la Main Street
de Concrete WA (Photo John Boggs)

Le parking situé à flanc de colline, face à la Columbia Bank
(Concrete WA - Photo John Boggs)

East Main Street, le Concrete Theater (Concrete WA - Photo John Boggs)

Un camping-car à l'américaine devant les restes de béton brisé
d'une ancienne école primaire (Concrete WA - Photo John Boggs)

mardi 12 juillet 2011

Alors ils appelèrent la ville “Béton”…

Comme je disais dans un précédent billet, je me suis mis en contact (au culot) avec des habitants de Concrete WA. J’ai commencé par les secrétaires de mairie dont j’ai trouvé l’adresse mail sur le site officiel de l’hôtel de ville. Ces dames m’ont aiguillé vers Jason Miller, adjoint au maire et rédacteur en chef (propriétaire) du mensuel The Concrete-Herald, qui lui, m’a envoyé le livre “So they called the town Concrete” (”Alors ils appelèrent la ville Béton”, en français), et m’a mis en relation avec John Boggs, qui lui, répond à toutes mes questions. Non je ne radote pas : je résume les 15 derniers jours :-D

J’ai commencé à lire ce livre avec un grand intérêt. C’est marrant, c’est exactement ce que je pensais que ce serait : un mélange entre le guide historique, touristique, industriel et culturel local, rédigé dans une langue plutôt journalistique parfois avec humour, mais en tout cas assez facile à comprendre pour un lecteur français de mon niveau. Je lis avec mon Harrap’s Dictionary en second livre de chevet, mais bon… Tout ça me rappelle avec une certaine nostalgie mes deux années de fac d’Anglais, il y a… 20 ans! (Enfin, la première année surtout, parce que la seconde, j’ai moins de souvenirs ;-))
Trève de plaisanterie, si je devais comparer avec un bouquin souletin, je dirais que c’est un mix parfait entre “Autrefois la Soule” pour ses photos typiques “des temps anciens”, en noir et blanc, et “Pays de Soule” pour le côté anthropologique; deux livres édités par l’association patrimoniale de Soule Ikherzaleak.

En tout cas, cette conquête du Nord-Ouest des USA, racontée par Charles M. Dwelley, l’ancien propriétaire du Concrete-Herald, est des plus croustillantes. Exactement ce dont j’avais besoin pour m’immerger en ces terres qui me sont inconnues, et comprendre comment s’est mise en place cette communauté, où tout le monde se connait depuis des générations, tout comme ici en Soule. Ne vous méprenez pas! Je ne vais pas raconter son histoire dans le tome 2 de L’infection. C’est juste de la documentation, et j’ai besoin d’un maximum d’information pour pouvoir faire le tri, y voir plus clair dans les deux chapitres que je vais consacrer à cette petite ville américaine et ses environs.

vendredi 8 juillet 2011

Le Shuksan Lake Trail pourrait bien être le théâtre d’un drame!

Le Shuksan Lake, en haut de l'image.
Toujours dans ma recherche obstinée de sources sur Concrete et ses alentours et grâce à l’aide inestimable de John Boggs, qui répond à toutes mes questions avec le plus vif intérêt (et me transmet même des images prises par ses soins), les lieux de l’intrigue du tome 2 de L’infection se précisent.

J’avais dès le départ jeté mon dévolu sur cette région des USA, et j’avais plus ou moins situé le point d’orgue du drame des chapitres qui y sont consacrés au nord du lac Baker, qui se situe dans le comté de Whatcom (et non dans celui adjacent de Skagit, là où se trouve Concrete). Mais la distance entre les deux lieux est tellement proche, que ça me paraissait l’idéal. Et ça l’est d’autant plus aujourd’hui, puisqu’une partie de l’histoire se déroulerait effectivement dans le centre ville de Concrete, une autre autour du lac Baker!

J’avais plus ou moins noté le nom du petit lac Shuksan, (situé au dessus du Lac Baker) où pourraient se dérouler des évènements dramatiques, mais je n’étais pas encore sûr car il me manquait de précieuses données de terrain. J’aimais bien le nom, qui a des connotations indiennes très marquées, tout comme le vent Chinook, qui balaye régulièrement du Mont Baker aux vallées locales et peigne les grands pins de Douglas de la forêt nationale de Snoqualmie de son souffle chaud.

Or, grâce aux renseignements de John Boggs et à force de fouiner sur le web, j’ai fini par trouver des cartes avec des trajets annotés par des trailheads (randonneurs chevronnés). Il existe un sentier de randonnée très pentu,  dangereux (voir les courbes de niveau…) et plein de sales bestioles piqueuses qui mène du lac Baker jusqu’aux crêtes qui séparent le lac Shuksan des Sulphide Creeks.
Le site web du département de l’agriculture des États Unis d’Amérique fait même une petite description des conditions techniques et environnementales du sentier.
L’association des sentiers de randonnée de l’état de Washington propose aussi des rapports de voyage en ligne, rédigés par des randonneurs.  Il est fort probable que je trouve de nombreux autre renseignements vitaux dans les livres publiés par The mountaineers Books. Encore faudrait-il que j’arrive à me les procurer sans grever mon budget…

A moins que je ne gagne les 185 000 000 d’euros en jeu à l’Euromillion ce soir? Et pourquoi pas, d’abord? Il parait que j’ai reçu un paquet en provenance de Concrete ce midi! Donc si je dois gagner au loto, c’est aujourd’hui ou jamais ;-)