Affichage des articles dont le libellé est L'infection T3 : sepsis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est L'infection T3 : sepsis. Afficher tous les articles

vendredi 30 janvier 2026

VIS MA VIE D’ÉCRIVAIN #8 : SAVOIR PARLER DE SES ROMANS

Parfois, dans les lieux où nous sommes présents et où nous mettons nos livres en vente (salons du livre, marchés, événements spécifiques, comme le festival Metal’o’ween, par exemple), certaines personnes qui viennent à notre stand nous demandent de quoi parlent nos romans. Je ne sais pas pour les autres auteurs, mais moi, c’est comme si on me posait une colle. Et pour cause : je n’ai jamais vraiment travaillé un argumentaire béton sur le sujet. Plusieurs raisons à cela :

1/ J’ai une mémoire de poisson rouge lorsqu’il s’agit de retenir des phrases, des termes, des mots dans un certain ordre. Apprendre par cœur, ce n’est vraiment pas pour moi ! Je pense que c’est une tare congénitale que je possède depuis toujours. Je ne peux pas retenir un texte, une poésie, une citation ou même une blague ! Ça m’a causé bien des problèmes à l’école ! (CF le laboureur et ses enfants, le cancre)

2/ Je suis incapable de reformuler une idée toujours de la même façon, avec les mêmes éléments de langage. Forcément, mon esprit va biaiser et me faire hésiter, tergiverser, perdre mes mots, bref : paniquer, alors que pour le coup, je connais le sujet sur le bout du doigt puisqu’il vient intégralement de moi !

3/ Pour ces deux raisons, je déteste m’exprimer à l’oral. Je me sens exactement comme si j’allais en soirée mondaine cul nu et/ou en charentaises. Je suis extrêmement mal à l’aise lorsqu’il faut parler en public. Je fais de gros efforts sur moi-même pour donner le change mais j’ai toujours cette impression de nullité absolue avant, pendant et après que je me suis exprimé. C’est aussi souvent le cas dans d’autres circonstances (pendant des présentations au boulot, par exemple).

4/ Je n’ai aucun sens de la répartie. À l’écrit, ça va, je me débrouille : j’ai plus de temps pour me poser. Mais à l’oral, on est dans l’instantané. Alors je n’arrive pas à ordonner mes pensées, je n’ai plus aucune subtilité, aucun filtre, je bafouille et je finis fatalement par m’agacer et perdre tous mes moyens.

5/ Je trouve les arguments mais toujours dix ans plus tard (han, j’aurais dû dire ci, répondre ça…). Et puis surtout, je n’arrive pas toujours à faire de liens directs entre les différentes idées. Ou alors ce sont des liens illogiques pour le commun des mortels. Du coup, je finis invariablement par lasser mon auditoire et je passe ma journée à ruminer.

6/ Je déteste me répéter (digression : je n’arrive pas à comprendre comment un musicien peut jouer toute sa vie les mêmes morceaux sur scène – ça me rendrait fou). Et donc, par automatisme, je vais essayer de reformuler une recette qui a pourtant fait ses preuves. Et je vais m’enfoncer dans des discours pompeux ou superficiels (au choix). 

Résultat, le lecteur potentiel n’y comprend rien et finit par se barrer sans acheter mes livres. Par contre, il va faire le plein chez le voisin moins crétin. Quand ça arrive, je me flanquerais des baffes à m'en décalotter la boîte crânienne, et la chanson de Patrick Sébastien me hante pour le restant de la journée. Savoir se vendre, ce n’est vraiment pas donné à tout le monde. Et c’est même triste, pour quelqu’un qui bosse dans la com !

En attendant, je me suis bien cassé le cul à écrire les pitches, les résumés et la communication de mes bouquins. Je pense que ça vaut le coup que vous alliez y jeter un œil ^^

dimanche 5 janvier 2025

ON NE PARLE BIEN QUE DE CE QU’ON CONNAÎT…

C’est, du moins, ce que prétend la maxime. Mais est-elle applicable au travail d’un romancier ? Je me pose cette question car je suis en train de terminer « Dernière nuit à Twisted River », excellent roman de John Irving, et le personnage principal, un romancier (ça ne s’invente pas), s’amuse s’agace de cette manie qu’ont les journalistes de toujours chercher à savoir si tel ou tel personnage, telle ou telle situation, sont directement inspirés de la réalité, de l’expérience ou de la vie de l’auteur : « Quant aux anciens journalistes devenus romanciers, ils adhéraient tous à ce morne précepte hemingwayien : parler de ce qu’on connaît. Foutaise ! Il ne faudrait parler que des gens qu’on connaît ? Ô combien de romans mortellement ennuyeux on commet au nom de ce principe fumeux et boiteux ! »

Avec ma petite expérience d’écrivain local, je dois également répondre à ce genre de questions lorsque je sors un bouquin : « Est-ce que c’est autobiographique ? Est-ce que ce personnage – qui en prend plein la gueule – ne serait pas directement inspiré de tel chef d’entreprise (et ancien maire), qui a un jour été ton patron ?  Est-ce que celui-ci ne serait pas le portrait craché de ton ex-femme ? Il a vraiment fait ci, elle a vraiment dit ça ? » À la décharge des gens de la presse, dont j’ai fait partie durant la première décennie de ce millénaire, je situe les histoires que je raconte sur mon lieu de vie (tout comme beaucoup d’autres auteurs, John Irving ou Stephen King inclus). Forcément, cela peut laisser penser que je parle aussi des gens d’ici et que je chercher à régler des comptes. Difficile de contredire…

Pourtant, et mis à part « Mauvais berger ! », qui est une tranche de vie dans laquelle je n’ai rien inventé, mes livres sont en grande majorité des histoires fantastiques, ou des thrillers horrifiques. Ce sont des romans, c’est à dire des histoires créées de A à Z, avec des personnages entièrement construits pour l’occasion. Même le cadre où se déroule l’action n’est pas exactement conforme à la réalité. C’est une Soule fantasmée, où seules les grandes lignes (les couleurs, les forêts, le nom des lieux et des collines…) sont respectées. Le reste étant comme une empreinte de pas dans la neige. On sait que c’est un pied chaussé de crampons qui l’a faite, mais ce n’est pas le pied en lui-même que l’on voit. Juste le souvenir plus ou moins lointain et dégradé qu’il a laissé après son passage.

Pour les personnages, c’est à peu près la même chose. La différence, c’est qu’ils sont davantage des amalgames d’empreintes que des emprunts directs à telle ou telle personne réelle. Tout comme les monstres/robots en Légo que je fabriquais, enfant, ce sont de pures constructions, uniques, faites de briques existantes et que je m’amuse à mixer dans tous les sens, flirtant souvent avec la caricature (je ne m’en cache pas). Par exemple, pour « Antton Aguer », qu’on retrouve brièvement dans « L’infection T1 : Contage » et dans « Le Moment ou jamais », certains traits de caractère sont empruntés à tel politicien local, d’autres à tel manager d’entreprise, et d’autres encore à deux ou trois autres tyrans rencontrés tout au long de ma vie. Il y a même du « Aimé De Mesmaeker » chez Antton Aguer, pour ceux qui auront la référence ! C’est d’ailleurs l’image qui me guidait parce que je souhaitais coller une dimension tragi-comique à ce personnage.

Vous l’aurez compris, mon but n’est pas d’afficher qui que ce soit en particulier, mais qu’au final, personne – ou n’importe qui – puisse se reconnaître dans ces figures peu nuancées.
En conclusion, mes personnages s’inspirent de la réalité, mais ils ne sont pas la réalité. Ils viennent de moi, ils sont moi. Ce sont des interprétations personnelles d’empreintes déformées laissées dans ma vie par une multitude de vrais gens. Peut-être me suis-je inspiré de quelques-unes d’entre vous pour créer « Jessica » (dans « Les Routes du crépuscule ») ? Peut-être que j’ai décalqué des petits bouts de votre personnalité lorsque j’ai construit « Patrice Bodin » (dans les trois tomes de « L’infection ») ? En tout cas, vous seriez bien bêtes de vous en offusquer, si jamais vous vous reconnaissiez ! ^^

jeudi 7 avril 2022

Une revue de libraire sur Radio Oloron !

Hier, j'ai eu la très agréable surprise de découvrir cette interview de Cédric Laprun, libraire à l'Escapade à Oloron-Sainte-Marie diffusée en podcast sur Soundcloud

Il y parle de Les Routes Du Crépuscule en le qualifiant de #PageTurner, ce qui me fait très plaisir car, outre le fait que c'est bien la première fois que quelqu'un utilise ce mot pour un de mes livres, j'ai effectivement construit ce roman de façon à ce que les lecteurs soient pris par l'histoire chapitre après chapitre et ne puissent plus décrocher jusqu'à la toute fin.
C'est d'ailleurs la teneur de la totalité des commentaires que j'ai reçus depuis la sortie du livre, hormis celui-ci. Eh oui, il en faut bien un...

Du coup j'en profite pour vous rappeler que je serai en rencontre / dédicace à l'Escapade ce samedi 9 avril de 9h30 à midi avec Les routes du crépuscule, évidemment, mais aussi avec mes titres précédents. Alors si vous n'avez jamais lu Mauvais berger ! ou encore ma trilogie fantastique L'infection, ce sera le moment de venir vous les faire dédicacer en direct-live !

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Alors adishatz ! Comme on dit dans le Béarn ! 😊

mercredi 24 novembre 2021

Ecrire, d'abord pour se libérer de... soi-même !

@pedrofigueras - pixabay.com

J'écoutais, l'autre jour sur France Inter, Clara Dupont-Monod, récipiendaire du prix Femina 2021 pour son livre "S'adapter" - que je n'ai pas encore acheté mais dont le sujet me tente bien - parler des raisons pour lesquelles elle écrit. Elle a eu cette curieuse, mais ô combien judicieuse comparaison et que je vous retranscris d'après mes souvenirs, ici : "C'est un peu comme lorsque vous êtes au lit et que vous avez terriblement envie de faire pipi. Vous pouvez dormir, mais vous dormirez mal. vous dormirez mieux une fois que vous vous serez soulagé. Je vis mieux depuis que je j'écris ce qui me trotte dans la tête". On ne pouvait pas trouver meilleure métaphore, non ?

Dans la saga "Harry Potter", Albus Dumbledore arrache des souvenirs enfouis de son cerveau pour les revoir (et les partager) dans une Pensine. Image plus poétique, quoi que plus ésotérique. 

Récemment, une de mes collègue m'a demandé pourquoi j'écrivais des "romans de genre". Pourquoi tout ce sang, cette violence, ces morts ? Ma réponse a semblé l'effarer : "D'abord parce que j'en ai envie, évidemment, mais également parce que je ne sais pas ce qui pourrait advenir si je ne sortais pas toute cette merde qui virevolte dans ma tête... Il faut donc considérer que je fais œuvre de bienfaisance pour la société, en écrivant ces livres". Ce disant, j'ai exécuté une grimace perverse et lâché un vieux rire sadique. Effets visibles (et très amusants) garantis !

Plus sérieusement, c'est bien de cela qu'il s'agit : j'écris d'abord pour me libérer de moi-même, de toutes ces pensées folles qui me viennent, m'habitent et me tourmentent. C'est un exutoire, une thérapie. C'était le cas pour "Mauvais berger !" mais aussi pour la trilogie fantastique "L'infection". C'est également le cas pour "Les routes du crépuscule". Car avouons-le : une fois que c'est sur papier, ce n'est plus dans ma tête, mais potentiellement dans la vôtre. 😁

Des personnages, pas des personnes réelles !

Aujourd'hui, un certain nombre de personnes (notamment des familiers ou des collègues auteurs d'Astobelarra) ont lu le manuscrit de "Les routes du crépuscule" et m'ont fait leurs premiers retours, plutôt positifs. Cela dit, quelques-uns ont cru reconnaître des personnes de mon entourage au fil de l'histoire. "C'est ton ex, ça, c'est évident ! Et ça c'est toi !" Et inévitablement, je me retrouve dans le peau de Christian Clavier dans "Mes meilleurs copains", à devoir expliquer que "non, non et non, ce n'est qu'un roman, une œuvre de fiction et que ce ne sont que des personnages, pas de vraies personnes, etc... d'ailleurs elle est blonde !
On m'avait déjà fait le coup avec "L'infection". Il faut dire que j'ai commencé par raconter une tranche de vie dans "Mauvais berger !", alors du coup, forcément, j'ai donné de mauvaises habitudes ! Mais là, comme il s'agit d'un récit plus réaliste, les comparaisons sont encore plus flagrantes et faciles à faire.

Soyons honnête : je ne peux pas nier que mes personnages s'inspirent de personnes réelles, ou du moins de l'empreinte (souvent déformée par le temps) qu'ils/elles m'ont laissé. Mais ce sont généralement des mélanges de traits de caractère, de personnalités - parfois jusqu'à la caricature, j'en conviens - et de choses que j'ai vraiment vécues ou ressenties, rien de plus.

"L'empreinte de l'ours dans la neige, ce n'est pas l'ours, de même qu'on ne peut pas résumer une personne au pet - fut-il infâme - qu'elle a laissé sous la couette."

Bref, je sors tous ces trucs de ma tête pour m'en débarrasser, pour mieux vivre au quotidien et pas par vengeance ni pour qu'on dise "oh le pauvre, comme il a souffert !" ou "oh quel fragile, celui-là !". Et je me dis que, vu que nous sommes tous des êtres humains (certains plus que d'autres, il est vrai), peut-être se trouvera-t-il des gens parmi mes lecteurs chez qui cette histoire aura une résonnance toute particulière. 

Quelque chose me dit qu'un jour ou l'autre, on s'est tous posé (ou on se posera) cette même question : "si tu avais la possibilité de tout recommencer, que ferais-tu ? Exactement la même chose ou tenterais-tu de devenir celui ou celle que tu as toujours rêvé d'être ?"
Celui ou celle qui me fait une réponse honnête sans se fracturer le cerveau a gagné. ^^

samedi 11 septembre 2021

Les routes du crépuscule : ça se précise...

Je viens enfin de terminer le premier jet de Les routes du crépuscule, hier soir. Je me sens vidé, mais également libéré, délivré (pardon...😁). 

Tout n'est pas fini, hein ? J'ai encore tout à relire, à rajouter ou supprimer des passages, et à vérifier qu'il n'y a plus de fautes et surtout d'incohérence dans le récit. 

Le tapuscrit a été envoyé au comité de lecture des Éditions Astobelarra ce matin. Il me tarde de lire les premières réactions. ou pas... 😱

Le programme de ces prochaines semaines : je vais laisser tout ça reposer tranquillement et me remettre à lire des tas de livres d'autres auteurs, histoire de prendre un peu de recul. Ensuite, je m'y remettrai avant Noël. 

En attendant, sachez que j'ai déjà le fil conducteur d'un prochain roman qui sera un spin off de ma trilogie fantastique, L'infection. Je crois que je l'ai déjà écrit quelque part, mais si le cycle Beau Smart est bel et bien terminé, il reste encore des petites choses à élucider et des personnages secondaires auxquels faire vivre des aventures inédites autant que passionnantes.

La suite au prochain épisode ? 😉

jeudi 22 juillet 2021

La musique adoucit les meurtres…

J’ai lu un article qui prétend qu’écouter de la musique des années 80 préviendrait de la déprime et donc rendrait heureux. C’est pas faux. Je suis moi-même un grand fan de musiques de ces années, surtout les titres anglophones. Je pense avoir dans mon disque dur une liste presque exhaustive de tous les tubes de mon adolescence, que j’écoute régulièrement, quand j’ai un petit coup de spleen. Mais du coup, comme chaque morceau est intimement lié à ma vie passée, ça me fait très vite penser à plein de moments malaisants vécus à cette époque. Et la nostalgie, ça va un moment… C’est pour cette raison que je n’en écoute pas quand j’écris.

J’ai déjà pas mal disserté (ici, , , et encore ici) sur mon besoin quotidien de musique pour écrire, travailler ou vivre, tout simplement. L’infection T3 Sepsis, je l’ai écrit avec la discographie d’Omnia et les deux derniers albums de Conception entre les esgourdes. Pour Les routes du crépuscule, J’avais besoin de me retrouver plongé dans une ambiance de la fin des années 80, début des années 90. Alors c’est évidemment les groupes grunges comme Pixies, Nirvana, Foo Fighters, les groupes de rock alternatif anglais (Happy Mondays, EMF…) ou français (la Mano Negra, les VRP…) qui m’ont inspiré, mais aussi énormément la synthwave (genre qui, d'après Wikipédia, serait né après 2010, curieusement). Pour moi, le meilleur album du genre (et surtout datant de la bonne époque !), c’est la musique du film le jour des morts vivants, de John Harrison, que je vous conseille absolument !

La synthwave, c’est quoi ? Tout simplement le meilleur de la pop des années 80/90 (paroles positives à base de « love » et de « sunset », voix éthérées, nappes de synthés, batteries électroniques à la Kajagoogoo, solos de guitare et de saxophone, et décorum lasergrid, palmiers et Camaro rose fluo sur fond de coucher de soleil vaporeux…), mais mixé à la sauce d’aujourd’hui. J’en écoute sans arrêt en ce moment (notamment les groupes The Midnight, Gunship et FM84…), au grand dam de mon fils qui ne comprend pas pourquoi je repousse la nouvelle galette de Gojira (que j’aime bien, en fait, mais bon… je fais style que, pour le faire rager). La synthwave, c’est absolument parfait pour se téléporter dans l’insouciance du passé, le temps des boums, des "jeans neige", des kilos de bombecs pour 10 francs et des mulets et permanentes overlaquées (pour ceux qui ont encore des cheveux ailleurs que dans le slip). Pas besoin de se concentrer pour en écouter, ça coule tout seul dans les oreilles, comme le jus acidulé et écœurant de sucre d’un Tubble Gum dans la gorge.

Bref, la synthwave me propulse directement dans une ambiance de « K2000 » mâtinée de « Sauvé par le gong », un genre d’univers futuriste désuet très « Retour vers le futur » qui colle à la perfection à mon nouveau roman :
Les routes du crépuscule. Et je ne crois pas si bien dire ^^
Du coup : pas de meurtre ignoble dans ce livre, peu d’hémoglobine et presque pas de caca, même si ce n’est pas toujours de tout repos, vous verrez. J’espère qu’il vous divertira au moins autant que mes précédents efforts littéraires ! Bon, c'est pas tout ça, mais il me reste encore 2 chapitres à écrire... Allez, zou : les écouteurs et on y va !

mardi 20 avril 2021

Du choix du titre...

Des tests de 1ère de couverture pour Les routes du crépuscule

Le titre d'un roman, tout comme sa couverture, est l'un des aspects à soigner en priorité. C'est la première chose qu'un lecteur verra chez le libraire, il faut donc que ce soit le plus "rentre dedans" et sans équivoque possible. En ce qui concerne mes propres bouquins, je ne peux pas dire que j'aie galéré pour trouver mes titres. Ils se sont tous plus ou moins imposés à moi, comme une intuition. 

"Mauvais berger !" parce qu'à la page 121 dans le texte (de la version ultimate), j'écris "Enfin ça y est, c’est dit : je ne suis pas un bon berger…" Et si je ne suis pas un bon berger, je suis ? Vous l'avez ?
Voilà, c'est de la simple logique...

Pour "L'infection", là aussi c'était facile : l'histoire parle d'un virus informatique qui infecte le monde et qui provient d'une île virtuelle de Second Life elle-même appelée Infection. Il m'a suffi de rechercher "les 3 phases d'une infection sur Internet" pour trouver les sous-titres de mes trois volumes, Contage, Pandémie et Sepsis. Et tout s'est parfaitement mis en place tout seul, ou presque. 

Pour mon nouveau roman en cours d'écriture, "Les routes du crépuscule", j'ai longuement hésité entre "sentiers" et "chemins". Je trouvais "route" un peu trop large, pour symboliser une vie. Mais je trouvais aussi que le mot sonnait mieux avec "crépuscule". A force de tergiverser, on s'aperçoit qu'on n'avance pas dans la rédaction de l'histoire, alors j'ai cessé de me casser la tête et j'ai décidé que ce serait mon titre de travail. Si ça se trouve, un truc plus classe va émerger au fil du récit... Et il se peut aussi que je ne trouve rien de mieux, au final. 
Ce qui m'embête un peu car l'un des frères de Thomas Ponté en a fait un genre de contrepèterie trash : "les croûtes du prépuce purulent". Bon, ça ne m'a pas vexé outre mesure, j'ai même trouvé ça très drôle. J'ai l'autodérision très développée. Sauf que du coup, comme le dit le proverbe geek : what you have seen, you cannot unsee*... Donc je ne vois plus que ça, depuis... Merci Olivier ^^

J'ai aussi une autre idée pour un Spin Off de L'infection. Comme je l'ai déjà indiqué par ailleurs, j'ai envie de continuer à faire vivre cet univers et certains des personnages. Pour l'instant, si j'ai bien le fil rouge de l'histoire, je n'ai pas encore de titre précis en tête. On verra quand je me mettrais sérieusement au boulot. 

Ma compagne, qui a adoré "Mauvais berger !" m'a suggéré de me lancer dans une nouvelle tranche de vie illustrée, dans laquelle je raconterais mes aventures de Gendarme Auxiliaire (GA Boyer) et d'agent de sécurité (le blues de l'ADS). Elle appelle ça "la saga des Mauvais" et ça la fait bien rire. J'ai déjà pondu une partie des textes sur mon autre blog, mais c'est tellement lointain tout ça (plus de 25 ans) que je ne suis pas certain de pouvoir me rappeler de tout. Et puis je vais peut-être devoir renommer les personnes et les lieux, histoire de m'éviter des poursuites judiciaires... 
Bref, du boulot en perspective ! 


*Ce que tu as vu, tu ne peux le dé-voir.

lundi 28 décembre 2020

CROIRE EN SES RÊVES envers et contre tout serait le secret pour aller de l'avant.

Je ne crois en rien qui ne soit pas prouvé par la science.

Pour moi, tout est lié à notre état physique. La conscience également. Donc il n'y a pas de réincarnation possible ni de résurrection, à plus forte raison. Quand notre corps (notre cerveau, plus précisément) meurt, notre "esprit" meurt également. Les fantômes, les anges gardiens, les maisons hantées (...) n'existent pas non plus. Tout ça, ce sont des histoires pour maintenir les hommes en état de crainte permanente et de soumission, ou pour leur donner un espoir d'un sort meilleur, après une vie de merde, suivie d'une mort inéluctable. Mais pour moi, il n'y a rien au-delà. D'ailleurs, il n'y a pas d'au-delà. On meurt, point.
Pour moi, Dieu, Satan, ne sont que des constructions de l'esprit humain, comme Superman ou le père Noël. De la pure fiction, donc. Tous ceux qui s'en réclament sont soit des illuminés, soit des manipulateurs. 
Ensuite, chacun croit ce qu'il veut, tant qu'on n'essaye pas de me convertir à quoi que ce soit, de quelque moyen que ce soit.

Et à tous ceux qui essayent quand même, en m'expliquant que "sans Dieu, il n'y aurait pas de vie sur Terre", je répète qu'on est loin de savoir encore tout. Mais je ne suis pas du genre à croire en un truc mystique, faute d'explication rationnelle et scientifique. 
En matière de connaissances absolues, nous en sommes un peu au stade d'un enfant qui ne sait pas comment il a été conçu et qui peut donc tout imaginer, sauf la vérité crue. Mais s'il y avait vraiment un Dieu ou un quelconque être céleste créateur de l'univers, il n'y aurait pas d'athée, comme moi. 
Personne ne douterait : NOUS LE SAURIONS TOUS. 
À NOTER : J'ai eu une éducation chrétienne.  Mes parents sont protestants pratiquants et je respecte leurs convictions (ainsi que l'éducation qu'ils m'ont donnée). Je suis allé à "l'école biblique" jusqu'à mes 17 ou 18 ans. 
Mais ce ne sont pas mes convictions intimes.

Lire et écrire, surtout, me font accéder à des états de conscience et d'introspection tels, qu'il m'est impossible de CROIRE en quoi que ce soit. Ce qui est amusant car j'écris principalement du fantastique, de l'anticipation, de l'imaginaire... De la fiction, donc...
Un ami Facebook me faisait remarquer ce matin que lui croyait au moins en lui, bien que pour l'instant, aucun scientifique ne se soit donné la peine de prouver son existence. 
Pour rebondir là-dessus, pendant des années, j'ai lutté contre moi-même. "Non, c'est nul, tu n'y arriveras pas, les autres vont se moquer de toi..." Et puis un jour, j'ai lâché prise. Depuis, je trace mon petit bonhomme de chemin, je fais ce que j'ai à faire, que ça plaise ou non. Y croire est un pas que je n'ai pas encore franchi. Mais j'y travaille ^^

Grâce à mes livres, quelque part, une trace infime de mon esprit survivra quelques temps après ma disparition. Plus que de croire en ce que je fais, c'est surtout cela qui me motive. C'est pour cela que je continue, envers et contre tout. Pour partir l'esprit en paix, en me disant que je ne suis pas passé au travers de cette existence sans rien laisser que de la génétique et de vagues souvenirs qui finiront aussi par disparaître, avec le temps.
Oh, je sais bien que ce que je fais est destiné à rester à toute petite échelle. Mais ça aura le mérite d'avoir existé et de m'avoir survécu. Mes livres seront dans des bibliothèques personnelles ; leurs pages seront feuilletées. Ils existent. Ils sont et seront encore, quand moi je ne serai plus. 

Ah si, il y a tout de même une chose en laquelle je crois profondément : c'est que les livres, c'est tout ce qu'il nous restera quand il n'y aura plus rien d'autre. Et si je dois léguer quelque chose de valeur à ma descendance, ce sera ma bibliothèque. Car les livres sont un trésor.

jeudi 3 décembre 2020

De l’art du pitch qui fait vendre...

Sur les marchés ou dans les salons du livre (pré-covid), on me demande souvent de résumer ma trilogie fantastique et horrifique. C’est clair qu’un bon résumé vaut un bon argumentaire commercial. Et mon problème, c’est qu’autant je sais à peu près écrire, autant je suis une grosse merde à l’oral. J’envie ces gens qui ont la répartie automatique et cinglante, ceux qui arriveraient à vendre leur belle-mère à de pauvres gens heureux. C’est un don de ne pas bafouiller, de garder son self control, de ne pas chercher ses mots. Je n’en ai pas été pourvu à la naissance, et force est de constater que ça ne s’apprend pas non plus, avec l’âge.

Je me retrouve donc très souvent bien embêté quand je dois pitcher mes bouquins car je suis soit tenté de trop en dire, soit au contraire de tellement résumer que ça n’a plus de sens. Et je n’ai pas envie d’apprendre un truc par cœur, parce que je n’aime pas radoter. 
Alors, par où commencer, quand on est pris de court ?

L’infection, c’est l’histoire d’une Intelligence Artificielle qui décide d’en finir avec l’humanité. Sauf que le vrai virus n’est pas celui qu’on croit... Voilà !

Déjà, là, je trouve que j’en ai trop dit. Mais c’est le plus court et percutant que je puisse faire.

Parfois, on me demande aussi quel est le genre de mes livres. J’ai coutume de répondre que ce sont des romans de gare gores, mais malgré la musicalité certaine de la phrase, je ne suis pas sûr que ça parle à tout le monde. Même si c’est pourtant la description la moins prétentieuse, la plus simple et la plus réaliste.

Un ami m’a dit que ça ressemble à du Stephen King en plus gore. Je trouve la comparaison osée (quoiqu’assez agréable à entendre et j'en suis flatté), et de fait, c’est vrai que je suis fan de cet auteur. Mais je ne peux décemment pas sortir ça comme argumentaire commercial. Ah merde, c’est fait… 😋

Parfois, le pitch ne suffit pas. On me demande alors de résumer chaque bouquin. Voilà ce que je peux en dire, sans trop divulgâcher…

Le tome 1, ce sont les premiers méfaits de l’intelligence artificielle dans notre réalité. L’histoire se déroule à cheval entre la Soule et un monde virtuel en 3 dimensions.

Dans le tome 2, l’IA se multiplie et s’attaque à tous les pans de notre société moderne à la fois et dans le monde entier et nul n’est à l’abri. Un petit groupe de résistants s’organise pour la combattre et la faire reculer.

Enfin, dans le tome 3, l’IA s’est retranchée dans le corps d’une enfant et s’apprête à acquérir le pouvoir ultime. La fin de l’humanité n’a jamais été aussi proche, mais Dieu qu’elle est dure à écraser…

Enfin, on me demande souvent si l’histoire s’arrête bien au dernier tome de la trilogie. On dirait que les gens ont peur des histoires à rallonge. Alors oui, la saga de Beau Smart (l’intelligence articifielle) se termine avec Sepsis. Je ne dirai pas si elle se termine bien ou mal, mais elle s’arrête là. Ceci dit, je suis un petit malin. J’ai laissé suffisamment de portes ouvertes pour que cet univers ne s’éteigne pas définitivement avec ce point final. Il n’y aura cependant pas de suite ou de reboot. On s’achemine plus vers un spin off, avec de nouvelles aventures. Mais ce ne sera pas pour tout de suite. Pour le moment, je suis sur un nouveau roman très enthousiasmant qui n’a rien à voir avec L’infection.
Même si… 😉

vendredi 13 novembre 2020

Une trilogie fantastique et horrifique ? Ben ça, c'est fait !


Je me souviens qu'en 2008, j'assiste à une soirée donnée par l'école de musique de Mauléon-Licharre dans la salle des fêtes de Barcus, dans laquelle mes enfants jouent. A la fin du spectacle je discute avec d'autres parents. Je tombe sur Edith Oliarj et, entre autres choses, nous parlons de Mauvais berger. Je lui dis que je suis fier de la sortie de ce livre, mais qu'entretemps, d'autres souvenirs me sont revenus et que je songe déjà à sortir une version deux, plus complète. Elle me répond quelque chose comme : "Tu devrais plutôt te lancer dans l'écriture d'un autre livre. Il te faut aller de l'avant, pas continuer à capitaliser sur un premier livre et ses multiples mises à jour..." Je me rappelle qu'à ce moment-là, je suis un peu gêné. Je dois répondre un truc nul, du genre :"ah oui, mais c'est prévu..." 

Oui, ça l'était. Je parlais déjà d'écrire un roman fantastique à mes collègues de boulot d'EMAC, en août 2008. Sauf que je n'avais pas encore eu l'idée. C'était comme qui dirait "dans l'air", mais pas encore bien assemblé dans ma tête. En novembre de la même année, j'ai eu cette épiphanie et j'ai entrepris la rédaction de cette saga, nommée L'infection, en suivant. Il m'aura fallu 5 ans pour sortir le premier tome, 5 ans de plus pour publier le second, et 3 ans de plus pour la terminer. 

Je ne vous cache pas que j'ai douté plusieurs fois, L'entreprise n'était-elle pas trop grande pour ma toute petite volonté ? Allais-je vivre assez longtemps pour la terminer ? Aurais-je assez d'imagination pour la développer de la façon dont je l'envisageais au début ? Est-ce que je n'étais pas trop caricatural, par moments ? Est-ce que je ne devrais pas m'occuper un peu plus des miens, au lieu de perdre mon temps sur ce texte idiot ? Qui suis-je pour prétendre écrire une trilogie fantastique et horrifique ? 
Oui, ça n'a pas toujours été simple. J'ai du batailler entre ce projet extrêmement obsédant et chronophage et ma vraie vie, le boulot, la famille (surtout)... Je ne suis pas loin de penser que la sortie du tome 1 Contage (en 2012) a probablement un rapport avec mon divorce. Mais peut-être pas, après tout... En tout cas, les dates coïncident étrangement. 

Parallèlement, le tome 2 Pandémie (sorti en 2017), celui de ma reconstruction personnelle, a été plus facile à écrire, même s'il m'a pris autant de temps que le premier. Le voyage aux USA m'a beaucoup inspiré et surtout redonné goût à la vie, et notamment cet épisode-ci. Autant je doute aujourd'hui de la présentation globale du premier tome (ce lexique à la fin, ce besoin de coller à la réalité de Second Life jusqu'au vocabulaire), autant ce volume correspond exactement à la vision que j'en avais au départ. J'en suis toujours aussi fier. 

Le tome 3 Sepsis, lui, est sorti pratiquement tout d'un coup de ma cervelle pendant le premier confinement. Contrairement aux deux précédents, je l'ai écrit dans l'ordre, un chapitre après l'autre. Les conditions étaient réunies pour un travail en hyper-concentration, et le récit était déjà bien construit dans ma tête, même s'il a fallu que je trouve une façon d'insérer les personnages de Gilen et Youssra, qui n'étaient pas prévus au départ. Je suis assez satisfait du résultat et de mon grand final. 

Pourquoi je vous parle de tout ça ? Tout simplement parce que, pour plagier Jean-Jacques Goldman (une fois n'est pas coutume), il faut aller au bout de ses rêves, où la raison s'achève... Il faut y croire, s'accrocher malgré les critiques, malgré ses propres doutes perfides, malgré la vie qui n'est pas toujours tendre. Il faut croire en soi, en sa capacité à commencer et terminer un boulot et d'y mettre tout son cœur.
Voilà, aujourd'hui, j'ai sorti cette putain de trilogie. Je l'ai fait, et ce malgré tous les sacrifices que ça a pu me coûter. En me retournant vers le passé et sachant ce que je sais, je peux l'affirmer : si c'était à refaire, je le referais sans hésiter. 

Cette dernière phrase, c'est le thème principal de mon prochain roman, intitulé Les routes du crépuscule, dont je viens de terminer le chapitre 6 hier. Je ne sais pas encore combien il y en aura, parce que je l'écris presque au jour le jour. Je suis une trame des plus simplissimes : début/milieu/fin, mais tout le reste s'invente au fur et à mesure. C'est un projet très enthousiasmant, avec beaucoup d'introspection, du cul, du punk-rock, un peu d'aventure(s)... Je vous tiendrai au courant des prochains développements. Possiblement, je publierai ici le premier chapitre. Alors soyez au rendez-vous ! 

dimanche 8 novembre 2020

mardi 27 octobre 2020

Interview en "décalorama" sur la Gazette d'Astobelarra N°9 !

Trois ans après Pandémie, Etienne H. Boyer sort Sepsis, la conclusion de sa saga fantastique et horrifique intitulée L’infection. Il a bien voulu répondre aux questions vicieuses (mais presque toujours pertinentes) de La Gazette d’Astobelarra.

Astobelarra : Trump ou Obama ? 

Etienne H. Boyer : Déjà les hostilités politiques, lol ? Barrack Obama, sans hésiter. Je me suis très librement inspiré de lui pour créer Marrack Obaba, l’un des personnages héros de l’Infection. Donald Trump est tellement insignifiant (dans la réalité et dans la saga) qu’il n’apparait que dans un tweet raciste, dans Pandémie. Et pour le punir, je l’ai appelé Ronald T. Dump (« Dump » veut dire « décharge », en français). J’adore les contrepèteries et j’ai choisi de modifier leurs vrais noms en clin d’œil à Mauvais berger ! (ma tranche de vie illustrée publiée en 2008 chez Astobelarra) mais aussi pour bien marquer que ce sont des « personnages fictifs » et pas les vraies personnes. J’avais fait pareil avec Sickolas Narcozy dans Contage.

Astobelarra : Devant une page blanche, tu serais plutôt du genre sobre et silencieux ou bruyant et défoncé ? 

EHB : Toi, t’as lu mon blog, non (rires) ? « Bruyant et défoncé », on dirait mon portrait craché ! 

Pour entrer dans les détails, j’ai la chance de ne pas connaître (encore) le syndrome de la page blanche. Je n’écris que lorsque j’ai des idées précises (et pas forcément « claires »). Le reste du temps, je euh… je réfléchis. Et je glande beaucoup, aussi ! 

Bon, mais par contre, j’écris très rarement dans le silence. J’ai besoin de musique (si possible des trucs que je connais par cœur et que j’écoute en boucle) pour créer une espèce de mur du son qui m’isole du monde réel et de ses distractions. Plus que de rechercher une ambiance qui colle à ce que j’écris (par exemple du « Metal » pour un passage guerrier ou du Mike Oldfield pour une scène d’amour…) ça m’aide surtout à m’enfermer au plus profond de moi-même. 

Quant à la « défonce », j’avoue que j’utilise régulièrement l’alcool comme « désinhibant ». Le tout étant de ne pas se tromper sur les quantités : il s’agit avant tout « d’ouvrir les chakras », pas d’entrer en phase hallucinogène ! L’équilibre est toujours compliqué à trouver, surtout lorsqu’on est dans une extrême concentration. On n’est jamais à l’abri d’un geste machinal. Puis d’un deuxième…

Astobelarra : Dans la salle d’attente chez le médecin, tu prends un tabloïd pour passer le temps ; que lis-tu en premier ? Ton horoscope ou un article de vulgarisation scientifique sur la découverte d’un trou noir ? 

EHB : Je ne prends pas de magazine chez le médecin (c’est plein de miasmes). En général, je pianote sur mon téléphone (qui est aussi plein de microbes, mais c’est les miens), ou alors j’emmène mon livre de chevet du moment. 

Mais si je dois jouer le jeu, alors c’est les trous noirs, sans hésiter, même si je n’y comprends pas grand-chose (à l’article et à l’astrophysique en elle-même, bien que je me sois documenté sur le sujet pour écrire Sepsis). Etrangement, j’écris des livres fantastiques avec des passages fleurant bon le paranormal ou les croyances occultes diverses, mais je ne crois pas une seconde en l’astrologie. Comment la position de Vénus dans le ciel pourrait-elle prédire mon avenir au jour le jour ? Pour moi, c’est comme la télépathie, l’homéopathie ou la religion (toutes confondues), c’est du pur charlatanisme. En réalité, je ne crois qu’en la science, et encore : lorsqu’elle est démontrée uniquement. Les trous noirs ont été « prédits » par la théorie de la relativité d’Einstein et décrits par Hawking, Thorne et tant d’autres. Ces trois-là sont quand même des pointures dans leur domaine ! Il semble qu’ils avaient raison puisque des photos assez précises de M87 (super trou noir de la galaxie éponyme, située à 55 millions d’années-lumière de la Terre) ont été prises en avril 2019. 

Astobelarra : A propos de « trou noir », s’il ne restait plus que deux livres sur Terre, tu préfèrerais emporter le dernier volume des mémoires de Jean Lassalle ou un Stephen King médiocre ? 

EHB : « Je crois la question elle est vite répondue… », comme dirait l’autre !

Stephen King est un de mes auteurs préférés. Trouver un livre médiocre dans son œuvre, c’est comme l’astrologie : ça n’existe pas ! Et puis le concernant, je suis très (trop) bon public. 

Mais en situation de fin du monde, j’emporterai sûrement le pavé de Lassalle : les récents évènements ont montré que la première chose qui manquait, en situation de crise, c’était le papier toilette. Le « bouffant naturel 80g », ça doit être plus agréable que les fougères…

Astobelarra : Si tu avais le choix, tu préfèrerais : changer une roue de nuit sous une pluie battante ou ne pas recevoir ton BAT dans les temps ? 

EHB : Rhoo la panique : et toi ? Tu préfères avoir une jambe cassée ou des bras de 9 mètres ?  

Les deux m’exaspèrent à un très haut niveau, mais je crois que je préférerais la roue crevée, à tout prendre. Le seul gros risque, c’est d’arriver en retard et trempé (quoi que j’ai toujours mon « sac de survie » dans la voiture, avec des fringues de rechange au cas où). Quant au retard, disons que ça fait partie de ma culture personnelle :D

Par contre, ne pas recevoir son BAT (pour bon-à-tirer : le premier spécimen du futur roman avant impression), c’est un coup à se bouffer les ongles jusqu’aux poignets ou à maudire le livreur et l’imprimeur sur les 7 prochaines générations ! 

Astobelarra : Puisqu’on en parle, sur l’échelle du survivalisme, tu serais plutôt Rambo ou Negan ?

EHB : La question qui tue… Je suis fan des deux. J’aime bien le côté héroïque et ingénieux de Rambo (malgré son regard vide et ses obsessions) et j’aime bien le côté vicieux et jusqu’au-boutiste (mais qui tend vers une sorte de rédemption) du vilain de The Walking Dead. Si je devais en prendre un comme modèle, je dirais… Ramban ? Ou Nego ? 

C’est vrai que dans Sepsis, mes personnages sont tous plus ou moins en situation de survie. Ceci dit, dans ma vie personnelle, je ne suis pas vraiment « survivaliste ». C’est juste que j’aime prévoir les choses, ne pas être pris au dépourvu, avoir une solution de sortie pour tous les petits tracas du quotidien. Si on peut éviter un moment d’extrême solitude ou une crise d’angoisse, hein ? De tout temps, j’ai toujours « préféré prévoir le pire pour pouvoir apprécier le meilleur ». C’est mon credo.

Astobelarra : Et la petite dernière : sur l’échelle des trucs impossible à comparer, tu serais plutôt Mambo ou végan

EHB : Je crois que je détesterais encore plus danser que ne plus manger de viande. Alors je vais dire « végan »… avec regrets...

C’est quoi ces questions ? ;-)


L'INFECTION T3 : SEPSIS - SORTIE LE 15/11/2020 - Coll MOZAÏK - Ed. ASTOBELARRA

Résumé : Le monde tel qu’il existait depuis des siècles n’est plus. Le désordre et l’insécurité font désormais partie du quotidien de l’homme, qui pourrait bien être à l’aube de sa disparition totale.
Sans compter que Beau Smart est toujours là, diminué mais vivant et plus déterminé que jamais.
Patrice et ses amis survivants vont tenter de saisir la dernière et infime chance de détruire l’intelligence artificielle et ainsi, peut-être, de sauver ce qui reste de l’humanité.  

L’auteur : Etienne H. BOYER est rédacteur web de métier. Il vit en Soule, sa terre d’accueil depuis 1997. « Sepsis » est le troisième et dernier tome de la trilogie « L’infection ».

ISBN : 9791090126312 - 270 Pages - Format : 200 x115 x 20 mm - Langue : français - Prix : 14 Euros
>> Acheter le livre <<>> Acheter la trilogie << 

mercredi 21 octobre 2020

SORTIE IMMINENTE DE L’INFECTION T3 : SEPSIS !!! (LE 14/11/2020)

Quoi ? Pas un mot depuis juin ???

Bon, j’avoue que je n’ai pas toujours des choses intéressantes ou rigolotes à vous partager. Je vieillis, sûrement. Ou alors insensiblement, j’ai basculé sur les réseaux sociaux… Et puis c’était l’été : je faisais ma cigale. Mais là, le moment est venu (en même temps que la bise, du coup) !

En vrai, je n’ai PAS QUE rien foutu dans l’intervalle : j’ai beaucoup travaillé sur mon manuscrit (et celui de mes confrères et consœurs auteur(e)s et néanmoins ami(e)s des éditions Astobelarra – Le Grand Chardon). Et donc si vous ne suivez pas mes pages Facebook (ici ou ), vous ne savez sûrement pas que le dernier volume de ma trilogie fantastique et horrifique L’infection T3 : Sepsis sort ce 15 novembre 2020, en même temps que le petit nouveau de Constance Dufort (L’archipel de Westerlies T1 : la cité des vents), et 15 jours avant le premier roman de Martin Koppe (Cartographie des ecchymoses) et le second volume des dessins rigolos de Laure Gomez (Parce que parfois la vie va de travers T2).

Pour moi c’est un aboutissement. On m’aurait dit il y a 23 ans, lorsque je suis arrivé en Soule, qu’un jour j’écrirais une trilogie fantastique, je ne l’aurais jamais cru. D’abord parce que je suis connu pour être un sacré flémard procrastinateur. Ensuite parce que dans ma jeunesse, on m’a souvent reproché mon inconstance et le fait que je ne finissais jamais rarement ce que je commençais. J’avoue que j’ai encore quelques restes, de ce côté-là. Et pourtant : la preuve que je sais aussi être autre chose !

Alors oui, il s’agit bien de la conclusion de la saga #BeauSmart ; l’histoire se termine donc avec ce tome 3. Mais pour ceux d’entre vous qui le liront, vous constaterez que j’ai laissé quelques portes ouvertes… La raison est simple : j’ai envie de continuer à faire vivre un des personnages principaux de ce volume, à travers une nouvelle aventure qui se déroulera dans un avenir proche. La trame est déjà écrite. Reste à développer le récit ! Je ne vous en dis pas plus, pour ne pas vous divulgacher…
Mais avant de revenir à l’univers de L’infection, je vais laisser passer un peu de temps pour écrire un autre roman qui me tient à cœur et dont j’ai déjà un peu parlé dans ce post.

En attendant, pour les lecteurs qui peuvent se déplacer jusqu’à Mauléon-Licharre, sachez que je serai en rencontre/dédicace sur le marché de Mauléon (Place des Allées) avec Constance Dufort le samedi 14 novembre de 8h à 13h ! Nos livres seront disponibles sur place, en avant-première !!!

vendredi 26 juin 2020

Un petit bilan du mois dernier...

C'est très difficile de se mettre à écrire quand on a passé une journée à bosser. Le soir, je suis généralement KO et plus je vieillis, plus je trouve ça dur. 
Il y a deux ans, j'ai essayé d'obtenir une subvention de la Région Nouvelle Aquitaine (il y a un organisme spécifique - l'ALCA - dédié à la culture) pour financer une bourse d'écriture de 2 mois qui m'aurait permis de poser un congé sans solde pour écrire tranquillement à la maison. 
Je n'ai évidemment pas été sélectionné (faut pas rêver). 

Dans mon job, j'ai la chance d'avoir beaucoup de congés (grâce aux RTT). Du coup cette année, j'avais posé le mois de mai pour travailler sur Sepsis. Sachant que j'avais également l'intention de partir marcher en montagne, je savais qu'il était possible que je n'aie pas le temps de finir. Le but était juste de m'y remettre, de relancer la machine... 

Et là, PAF ! Coronavirus, confinement... 
La première semaine de congés, j'ai beaucoup glandouillé. Essentiellement, j'ai regardé des séries en buvant de la Corona. Je sortais une heure par jour pour promener les chiens, dans un rayon d'un kilomètre autorisé...

Les personnages de L'infection
La seconde semaine, J'ai toujours rien glandé jusqu'au mercredi inclus. Ah si : je me suis préparé une compile mp3 de 500 titres de Metal, pour l'ambiance. 
Et là je me suis dit que ça passait trop vite, qu'il fallait vraiment que je m'y mette. Alors j'ai relu les derniers chapitres de Pandémie pour être raccord, puis j'ai sorti un tableau blanc de mon garage que j'ai couvert de post-it. J'ai passé un moment à les agencer le long d'une ligne chronologique, et enfin, j'étais prêt. 
Je précise que j'avais déjà écrit toute la trame du livre sur deux pages A4 il y a 2 ans. Mais il me manquait les détails pour relier tous ces événements de façon logique ainsi que leur séquençage, pour bien démarrer l'écriture... 

Je me suis donc installé un bureau confortable au milieu de ma pièce à vivre, et je m'y suis mis. Comme mes gamins sont de grands ados qui vivaient un peu en décalage par rapport à l'organisation habituelle de la société, durant le confinement (ils se couchaient tard dans la nuit et se levaient encore plus tard en début d'après-midi), et que moi je n'arrivais pas à dormir plus tard que 8h30, ça me laissait pas mal de temps pour écrire. Et puis des grands ados, ça sait s'occuper tout seul. Donc j'écrivais 10 heures par jour, en moyenne. 
Comme j'avais une idée assez précise de ce que je voulais raconter, c'est sorti assez vite, à raison d'un demi chapitre par jour, en moyenne. Pour les passages que je n'avais pas encore définis, ils se sont calés tout seuls au fur et à mesure que les lignes se couchaient. 
Cette fois-ci, contrairement aux deux tomes précédents, j'ai décidé d'écrire chaque chapitre dans l'ordre. Paradoxalement, j'ai souhaité que l'histoire ne soit pas chronologiquement linéaire, comme pour les deux précédents opus. Je démarre donc le livre par une anticipation sur l'événement que je - en qualité de narrateur et inventeur de l'histoire - pense être le plus important du roman.

Le manuscrit imprimé et relié
J'ai partagé mes chapitres au jour le jour avec mes primolecteurs habituels (Ludivine, Marjorie et Mathieu) et les retours sont plutôt bons, ce qui ne me gâche pas le plaisir. 
Et puis le déconfinement est arrivé et avec lui, son lot de sorties et le retour à une vie à peu près normale. Du coup j'ai moins écrit, ou du moins, j'ai écrit moins vite. J'étais à deux chapitres et demi de la fin lorsque l'heure de la reprise du boulot a sonné (il y aura 15 chapitres dans ce tome, contre 20 dans les précédents). Mais je me suis forcé à continuer chaque week-end, pour terminer ce premier jet avant la fin du mois de juin. Je voulais laisser passer le moins de temps possible de façon à ce que mon style et l'histoire restent cohérents du début à la fin. En effet, j'ai constaté que si je laissais un délai trop important entre les premières pages écrites et les dernières, mon écriture pouvait être différente, influencée par d'autres plumes. 
Résultat : mission accomplie ! J'ai terminé le dimanche 21 juin ! Je l'ai imprimé et relié. Il me restera plus qu'à le relire pendant les vacances d'été.

Bon, il ne s'agit que d'un premier jet. Il y aura certainement quelques rajouts/suppressions d'ici à ce que je m'y remette, à la fin de l'été, mais je suis content parce que je trouve que j'ai livré un produit assez abouti, et en un temps record ! J'ai même pas eu besoin d'une bourse d'écriture de l'ALCA, ce qui prouve, s'il le fallait, que la maxime préférée du maire actuel de Mauléon (Qui veut faire, fait !) se vérifie aussi pour moi.
J'envisage de commercialiser le livre avant Noël, voire juste après, au pire. 

En voici la table des matières : 

Précédemment dans L’infection
0 – Ithé 1 (Prologue)

PREMIÈRE PARTIE – la vie

1 – Quelques semaines plus tôt
2 – Où est Sophie ?
3 – Confinement
4 – Au gnouf !
5 – Exfiltration

SECONDE PARTIE – la mort

6 – Evasion
7 – Retrouvailles
8 – Piégés
9 – Branle-bas de combat !
10 –  La curée

TROISIÈME PARTIE – la résurrection

11 – Epiphanie
12 – From scratch !
13 – Ithé 2
14 – L’affût
15 – Amen

PS : je rappelle que tous les personnages qui apparaissent dans cette saga sont fictifs. Gilen et Youssra également (dans Sepsis), même s'il existent aussi pour de vrai... 😱

mardi 5 mai 2020

L'infection T3 Sepsis : petit extrait du chapitre 3 - Confinement


La boulangère de Domino sauvagement assassinée !

Jacqueline Charrier n’était pas rentrée à son domicile vendredi soir. Son corps, atrocement mutilé, a été retrouvé le lendemain après-midi dans les dunes situées aux abords de la plage des Sables Vigniers par une patrouille de militaires chargée de la sécurisation de l’île. C’est attirés par la présence inhabituelle de nombreux corbeaux autour de la scène de crime que les soldat de la base aérienne 721 de Rochefort ont fait la macabre découverte. Les constatations réalisées dans la foulée par les gendarmes de Saint-Pierre d'Oléron, rapidement dépêchés sur place, ont permis de confirmer qu’il s’agissait bien de la boulangère de Domino et que cette dernière avait été décapitée au moyen de ce qui pourrait être une grande lame, comme une machette ou un sabre. La tête de la victime n’a, à ce jour, pas encore été retrouvée. Mais les empreintes de pas laissées sur place par le tueur probable laissent supposer une personne d’assez forte corpulence.

Un tueur en série parmi nous ?

Il s’agit du second assassinat non élucidé sur l’île depuis quatre jours. Rappelons que la première victime était une néerlandaise établie à Chéray depuis sept ans du nom de  Mariska De Bruyn. Son cadavre rejeté par la mer avait lui aussi été retrouvé sans tête dans le même secteur, mais un peu plus au Nord, sur la plage de Chaucre. La gendarmerie se refuse à tout commentaire pour le moment mais la question revient sans arrêt dans les discussions des habitants des villages environnants : se pourrait-il qu’un tueur en série sévisse sur le canton de Saint-Georges d’Oléron ? Ou est-ce l’œuvre d’une ultime poche de grillés qui n’aurait pas encore été neutralisée pendant le nettoyage opéré par les forces de l’ordre, juste après « le grand embrasement » il y a six mois ? En attendant d’en savoir plus, les autorités invitent la population à la plus grande prudence, à ne jamais circuler seul et à rester chez soi, dans la mesure du possible.

Article tiré de la version polycopiée du quotidien régional Charente Libre, édition Charente Maritime, Île d’Oléron :

mardi 25 février 2020

Un mois complet pour m’y remettre… et terminer ?!

Ça fait un moment que je ne vous avais pas donné de nouvelles. Je répare cet oubli aujourd’hui, pour vous en annoncer une bonne (de nouvelle) : j’ai posé un mois de congé entre la fin avril et la fin mai. Un mois d’affilée que je compte mettre à profit pour m’imposer une certaine « hygiène de vie » et me remettre à écrire Sepsis, le dernier tome de ma saga fantastique L’infection.

En fait, j’ai constaté qu’après mes journées de boulot assez intenses, à pianoter sur mon ordinateur, je n’ai absolument pas cœur à me remettre devant un écran. Je suis en règle générale assez fatigué (je vois un peu trouble – sans avoir bu une goutte d’alcool – je précise…) et il ne me faut pas longtemps pour tomber dans les bras de Morphée. Le peu de temps de conscience dont je dispose le soir, je préfère  le donner à mes enfants et ma compagne.

Quant aux week-ends, eh bien ils sont faits pour se reposer, n’est-ce pas ? Dont acte ! Je promène mes chiens, je me détends, je fais du ménage… Mais impossible de me ménager quelques heures pour m’y mettre. C’est extrêmement frustrant parce que dans la tête, ça bouillonne ! Toutes les pièces de mon intrigue se mettent en place, à la faveur de longues balades en solitaire dans la montagne souletine, ou de nuits de cauchemar.


Le lot des petits auteurs…


Je suis à chaque fois confronté à ce problème, dès que je veux écrire : je pense que c’est le lot de tous les « petits auteurs » qui sont obligés d’avoir un travail salarié à côté, pour vivre. J’ai de la chance, j’ai un chouette boulot et des conditions de travail plus qu’enviables. Mais ça ne me suffit pas. Il faut, pour mon équilibre personnel et donc celui des miens, que je couche sur papier les terribles histoires qui se bousculent en permanence dans ma tête.

C’est donc mon programme de ce printemps : m’y remettre à fond en mode marathon, avec des séances de 7-8 heures de rédaction par jour, bien tranquille dans ma forteresse de solitude, avec juste ma musique de sauvage pour recréer le mur de son dont j’ai besoin pour aller trifouiller au plus profond de mon âme, ma fidèle bouteille de Jack pour ouvrir les chakras (en cas de panne), et deux heures de marche par jour pour faire tourner la machine. Pour le reste, ce sera repos et famille. 

J’espère faire mieux qu’en 2015, lorsque je m’étais exilé 1 mois chez mes parents pour avancer sur le tome 2 (sorti en 2017 – pour mémoire) : tout écrire – ou presque – sans partir trop loin et trop longtemps des miens. Je vous ferai le bilan de toute cette expérience immersive lorsqu’elle sera terminée, fin mai. En attendant, il me reste deux mois pour me replonger dans la fin du tome 2, histoire de garder un peu de cohérence dans la suite du récit, et peaufiner mon plan… 

Patrice, Sébastien, Sophie, Marrack et l’antivirus X se préparent pour l’affrontement final avec Beau Smart et ses sbires. Je vous promets du grand spectacle pour la conclusion de la saga ! Patience… à l’échelle de l’univers, 2022 c’est demain ! ;-)

mardi 1 octobre 2019

Une petite interview à l'attention de la presse...

Un très mauvais berger...
Le travail d'éditeur, c'est aussi de déterminer pour chaque livre les éléments de langage qu'on va donner à la presse. Et ceci en conservant le ton spécifique de l'auteur. D'où ces petites interviews qu'on a l'habitude de publier dans la gazette d'Astobelarra. Enfin, quand on y pense et qu'on a le temps de s'y prêter...

Rappelez-nous comment est né « Mauvais berger ! » ?

EHB : Si je réponds « dans la douleur », ça va faire un peu trop mélodramatique ! Il me faut revenir à la genèse. Pour résumer, il y a 20 ans, je travaillais dans une grande ville d’Aquitaine. Je ne me voyais absolument pas y élever des enfants et c’est ainsi que j’ai démissionné pour venir suivre une formation indemnisée de berger ovin à Menditte, en Soule, dans les Pyrénées Atlantiques. J’ai fait 2 ans d’études supplémentaires pour avoir ces brevets professionnels (BPO puis BPREA) qui permettent d’obtenir les aides de l’état et de l’Europe afin de créer son exploitation et s’y installer en tant qu’agriculteur. Ces aides financières étaient conditionnées au suivi d’un stage de 6 mois obligatoire en exploitation. Aussi, ai-je choisi d’en effectuer une partie en estives, dans le Béarn. C’est cela que je raconte, dans « Mauvais berger ! », dont l’essentiel a été écrit 10 ans plus tard en 3 nuits, lorsque je travaillais à l’usine. Il faut croire que c’était bien mûr, alors c’est sorti très vite ! Je l’ai d’abord publié sur mon blog, mais il est devenu « un vrai livre » à la faveur d’une rencontre décisive avec Laurent Caudine et les éditions Astobelarra – Le Grand Chardon. Aujourd’hui, je ne suis toujours pas berger, mais je suis resté vivre en Soule où je crois avoir trouvé ma place.

Vous en parliez depuis des années, elle est enfin là. Pourquoi avoir voulu sortir cette version augmentée ?

EHB : Quand la première version est sortie, en 2008, je la croyais complète. Mais au fil des mois et des années qui ont passé, d’autres souvenirs me sont revenus en mémoire. Tout comme les précédents, j’ai eu envie de les sortir de moi, de les écrire et je les ai d’abord publiés sur mon blog (www.etiennehboyer.blogspot.com) en tant que « bonus ». A un moment donné, j’ai arrêté d’avoir ces réminiscences, ou du moins, les dernières qui me sont apparues ne sont pas publiables en l’état. Du coup, j’ai décidé de couper définitivement la vanne et j’ai remanié le texte d’origine pour lui ajouter ces anecdotes supplémentaires et en faire cette édition « ultime ». Nous avons également choisi de changer de format : je trouve que le format poche est plus sympa, plus facile à tenir et à transporter. Du coup, il y a 80 pages de plus que la première version, mais le livre est aussi moins cher !

Pouvez-vous nous préciser de quoi parlent ces nouvelles anecdotes ?

EHB : Je trouvais le texte initial un peu sec. Ça manquait de « poésie », d’ambiance, d’expériences. J’ai raconté quelques souvenirs, quelques pensées… Je parle du brouillard et de l’orage en montagne, de la période de « Lutte » (c’est le nom donné à la reproduction des moutons), de l’art de siffler les brebis, d’hygiène et de promiscuité dans les cayolars, de musique, de tics de langage, de canif qui ne coupe pas… Il y a un peu de tout, en fait et j’ai même rajouté une ou deux illustrations. 
J’aurais aimé parler d’une personne emblématique de ces 6 mois en estives, mais c’est quelqu’un qui m’a laissé un bon souvenir. Les histoires que j’aurais eues à raconter sur elle ne l’auraient vraiment pas mise en valeur, alors j’ai préféré renoncer. Pourtant, elles étaient très « croustillantes » (j’en ris encore quand j’y repense), mais je ne suis pas quelqu’un de méchant. Je ne tacle que les personnes qui le méritent vraiment. 

« Il faut prendre ce livre comme une sorte de clin d’oeil bienveillant qui dirait : attention ! Berger, ce n’est pas ce que vous croyez !»


Quels sont les retours sur ce livre ?

EHB : Ils sont plutôt positifs. On en a quand même vendu pas loin de 1000 depuis 2008. C’est un des Best-sellers d’Astobelarra et j’en suis très fier. Les lecteurs le trouvent facile à lire (c’est un témoignage – il est écrit un peu comme on parle) et relativement drôle, malgré la gravité du sujet : le harcèlement moral au travail. Et de fait, je ne voulais surtout pas que ce soit larmoyant. J’ai donc construit le récit comme un huis-clos policier – un peu malgré moi puisque c’est une histoire vraie. Sans tricher sur la véracité des événements et de mon ressenti, Je me suis débrouillé pour séquencer avec des « Cliffhangers », de façon à ce que le lecteur ait vraiment envie d’aller au bout de l’histoire pour découvrir à quelle sauce le narrateur sera mangé.
En outre, à plusieurs reprises lors de salons ou de marchés auxquels participe mon éditeur, j’ai eu la surprise de rencontrer des personnes qui ont vécu la même chose que moi (et avec les mêmes protagonistes !!!), ce qui m’a d’abord rassuré (je n’avais ni rêvé ni inventé ce que j’avais vécu et raconté) et ensuite conforté dans l’idée que ce livre est nécessaire. Quand on vient d’ailleurs et qu’on souhaite devenir berger, on est souvent loin de s’imaginer à quoi – et surtout à qui – on peut être confronté. Je ne dis pas que tous les agriculteurs sont des monstres ni que berger est un métier dégueulasse, loin de là, mais il faut prendre ce livre comme une sorte de clin d’œil amical : attention, ce n’est pas ce que vous croyez !


Où le trouve-t-on ?

EHB : Il n’est pas encore partout dans le département des Pyrénées Atlantiques, mais tous les libraires de France et de Navarre peuvent le commander directement auprès des éditions Astobelarra. 
Sinon, il est chez Xibero’Bio à Mauléon-Licharre et à la librairie L’escapade, ainsi qu’à la boutique Totone Christobal et au centre culturel E-Leclerc à Oloron Sainte-Marie. Sinon, on peut toujours le commander sur le site Internet de l’éditeur www.astobelarra.fr.


Maintenant que ce livre est terminé, quels sont vos prochains projets ?

EHB : Actuellement, je travaille sur trois projets distincts. La suite (et fin) de ma trilogie fantastique « L’infection », qui est, pour ainsi dire, le principal travail en cours (le tome 1 est sorti en 2012, le tome 2 en 2017 aux éditions Astobelarra). 
Parallèlement, je suis sur la rédaction d’un autre roman que j’ai appelé « Les routes du crépuscule », qui sera une sorte d’histoire d’amour un peu fantastique, sur le thème de l’échec, des regrets, de la résilience… mais assez loin des standards à la mode de la « Feelgood Lit ». Là aussi, tout est prêt. Il ne reste qu’à rédiger, ce que je fais à mes moments perdus. 
Le troisième projet me tient tout particulièrement à cœur et monopolise l’essentiel de mes pensées du moment. Il est toutefois encore au stade de la réflexion (moyennement avancée) : je souhaite faire un livre pour promouvoir les cayolars ouverts de Soule. Je suis fan de randonnée, je dors régulièrement dans ces anciennes cabanes de berger restaurées (on y revient, à la thématique des estives en montagne !) et j’ai envie de partager cette passion avec les gens. Mais si je dois faire ce livre, ce sera en étudiant tous les tenants et aboutissants dans le détail et avec l’approbation des personnes concernées (bergers, assos de randonneurs, office de tourisme, et bien sûr : mon éditeur…). Je ne tiens pas à me sentir (ou être tenu pour) responsable des dégradations éventuelles que les touristes de tout poil pourraient commettre par la suite, donc je dois absolument « bétonner » ce travail. 
En résumé, sa sortie n’est pas pour demain !


Retrouvez cette interview et bien d'autres dans la prochaine Gazette des éditions Astobelarra.