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mardi 5 mai 2020

L'infection T3 Sepsis : petit extrait du chapitre 3 - Confinement


La boulangère de Domino sauvagement assassinée !

Jacqueline Charrier n’était pas rentrée à son domicile vendredi soir. Son corps, atrocement mutilé, a été retrouvé le lendemain après-midi dans les dunes situées aux abords de la plage des Sables Vigniers par une patrouille de militaires chargée de la sécurisation de l’île. C’est attirés par la présence inhabituelle de nombreux corbeaux autour de la scène de crime que les soldat de la base aérienne 721 de Rochefort ont fait la macabre découverte. Les constatations réalisées dans la foulée par les gendarmes de Saint-Pierre d'Oléron, rapidement dépêchés sur place, ont permis de confirmer qu’il s’agissait bien de la boulangère de Domino et que cette dernière avait été décapitée au moyen de ce qui pourrait être une grande lame, comme une machette ou un sabre. La tête de la victime n’a, à ce jour, pas encore été retrouvée. Mais les empreintes de pas laissées sur place par le tueur probable laissent supposer une personne d’assez forte corpulence.

Un tueur en série parmi nous ?

Il s’agit du second assassinat non élucidé sur l’île depuis quatre jours. Rappelons que la première victime était une néerlandaise établie à Chéray depuis sept ans du nom de  Mariska De Bruyn. Son cadavre rejeté par la mer avait lui aussi été retrouvé sans tête dans le même secteur, mais un peu plus au Nord, sur la plage de Chaucre. La gendarmerie se refuse à tout commentaire pour le moment mais la question revient sans arrêt dans les discussions des habitants des villages environnants : se pourrait-il qu’un tueur en série sévisse sur le canton de Saint-Georges d’Oléron ? Ou est-ce l’œuvre d’une ultime poche de grillés qui n’aurait pas encore été neutralisée pendant le nettoyage opéré par les forces de l’ordre, juste après « le grand embrasement » il y a six mois ? En attendant d’en savoir plus, les autorités invitent la population à la plus grande prudence, à ne jamais circuler seul et à rester chez soi, dans la mesure du possible.

Article tiré de la version polycopiée du quotidien régional Charente Libre, édition Charente Maritime, Île d’Oléron :

lundi 27 janvier 2014

Mon ami Dahmer...

Mon ami Dahmer - Derf Backderf
Comme vous devez le savoir si vous lisez ce blog, je me documente énormément en ce moment sur le sujet intarissable des tueurs en série dans le cadre du tome 2 de L'infection, puisque l'un de mes personnages principaux, Gros-Sam Bonini, en est un (et un bon!). C'est un type un peu atypique et j'ai vraiment besoin de le rendre le plus crédible possible. Donc toute la bibliographie (ou presque) de Bourgoin y est passée, et je lis (et visionne) tout ce qui a un rapport - de près ou de loin - avec mon sujet. 

Or, si je trouve le parcours d'un Ed Kemper plutôt intéressant (quoi qu'assez classique - pour un serial killer), ou celui d'un Albert Fish carrément déstabilisant (il défie vraiment les lois de l'imaginaire, ce gars...), c'est surtout celui de Jeffrey Dahmer (le cannibale de Milwaukee) qui m'inspire le plus. Certainement parce que j'étais là-bas à l'époque où il sévissait (Pâques 1990) et que j'ai visité la chocolaterie Ambrosia, où il travaillait (peut-être même l'ai-je croisé ce jour-là, qui sait)?

Ce qui est particulièrement intéressant, chez Dahmer, contrairement à tout un tas d'autres meurtriers en série de son espèce (comme Ted Bundy, par exemple), c'est que dès qu'il a été arrêté, il a tout avoué, sans mentir, sans en rajouter et sans se vanter ; ce simple fait le rendant (presque) sympathique... (Je rappelle que Jeffrey Dahmer a tué 17 personnes - je ne vais pas plus loin dans les descriptions, je vous laisse le soin de vous documenter sur le bonhomme - avant d'être arrêté en juillet 1991 et a fini par être assassiné par un codétenu en prison, en novembre 1994).

Et puis il y a eu foison de reportages ou d'écrits sur sa vie, son "œuvre", beaucoup de matière où puiser, donc. Le dernier document en date est une bande dessinée intitulée Mon ami Dahmer, par Derf Backderf (éditions ça-et-là), qui est un ancien camarade de classe du psychopathe. Il y décrit la jeunesse de Dahmer (de son point de vue et en se fiant à des témoignages du Serial Killer himself ou de proches, d'anciens profs, de journalistes locaux, etc.), avant qu'il ne devienne le monstre que l'on sait. Ce livre est un vrai chef d’œuvre et l'on sent parfaitement que l'auteur a été marqué en profondeur par cette "proximité" avec Dahmer. Le regard vide du personnage central est en effet vraiment effrayant. On sent la confusion et la peur qu'il inspirait à Backderf...

Il faut considérer cet excellent livre (en sélection officielle au festival de la bande dessinée d'Angoulème 2014) comme un exercice cathartique, un exorcisme très réussi plutôt qu'une ultime tentative voyeuriste de faire du fric sur le dos de celui que les américains ont parfois coutume de surnommer "le pire serial killer de tous les temps".
Je vous conseille donc de l'acheter et de "le dévorer", sans plus tarder!

mardi 16 avril 2013

Et encore des tueurs en série!

En ce moment, je continue mes recherches sur les tueurs en série, car l'un de mes personnages principaux dans le tome 2 de L'infection en est un (et je ne parle pas de Beau Smart, qui serait plus un tueur de masse).
Je sais que j'ai moi même des idées un peu morbides, parfois, mais il y a deux choses que je n'ai pas en commun avec ce type de citoyen : et c'est une conscience et un don d'empathie très prononcé que ça en devient même une malédiction, par moments.
En bref : je ne suis pas un serial killer. Et donc, pour rendre mon personnage le plus crédible possible, j'ai besoin de me documenter, au même titre que j'ai éprouvé le besoin de le faire lorsque j'ai commencé à aborder des aspects scientifiques pour le volume 1 de ma trilogie.

Et dans le domaine des tueurs déjantés, qui mieux que Stéphane Bourgoin pouvait me donner de la matière? Je viens d'acheter (et de dévorer, lol) son petit dernier, "999 ans de serial killers" paru chez Ring. A l'intérieur, 365 portraits de tueurs en série existant ou ayant existé (1 par jour) qui permettent d'avoir une vision globale des fantasmes glauques et des dérapages de ces monstres bien réel.
Âmes sensibles : s'abstenir, car comme toujours dans les livres de Bourgoin, on est sur du glauquissime, du très cru, des choses relativement difficiles à supporter. Au sortir de cet inventaire (qu'on subodore non exhaustif), on a la sinistre impression que tout un chacun peut un jour croiser la route d'un de ces tristes personnages, car il y en a potentiellement à tous les coins de rue... 
C'est vraiment effrayant, souvent écœurant même, mais c'est un documentaire de très grande valeur (à mes yeux, du moins). Grâce à lui, je peux affiner très nettement les lignes de caractère de Gros-Sam Bonini, le rendre beaucoup plus vraisemblable et terrifiant. 

Je viens donc de commencer un nouveau livre, toujours dans la même veine. Ce coup-ci, c'est "Dans la peau de Luka Magnotta, le Web Killer" de Karl Zéro (Ed. Fayard). C'est une œuvre fictionnelle basée sur la vie (bien réelle, pour le coup) de celui que la presse à scandales a tôt fait de surnommer "le dépeceur de Montréal", et qui a publié en ligne une vidéo abominable de lui-même en pleine action.
Je n'en suis qu'au début, mais c'est vraiment passionnant. L'auteur écrit à la première personne du singulier, comme s'il était le tueur lui-même, ce qui met un petit peu mal à l'aise. 
Là où le parcours de Luka Magnotta m'intéressait, c'est qu'il a énormément de similitudes avec celui de Gros-Sam. Comme quoi, je n'ai rien inventé, même si la création de mon personnage - tel qu'il est aujourd'hui - est antérieure (7 juillet 2011) aux actes de barbarie médiatisés à outrance de Magnotta (25 mai 2012)... 
Comme lui, il ne vit que grâce à Internet, il vient du Québec, il est mégalomane, mythomane et très "dérangé", c'est un tueur en série en puissance (on arrêté Magnotta avant qu'il ne tue plus d'une victime). La différence, c'est que mon serial killer n'est pas tout seul et qu'il a un petit plus, qui le rend virtuellement insaisissable.
Je ne vous en dis pas plus, mais c'est l'outil indispensable à sa fonction, que seul le cadre d'un roman fantastique pouvait autoriser. Fort heureusement pour nous tous, dirais-je... ;-)

mercredi 19 septembre 2012

Illusions perdues...

En l'an 2000, j'écrivais des textes en prose sur le vieux PC (sous Windows 3.1, lol) que m'avait refilé mon père. J'étais particulièrement fier de celui là, "Illusions perdues", qui était une projection des pensées du personnage de Gros-Sam, dans la BD que nous devions réaliser, mon copain Pascal Mercier et moi-même (un jour?). Pour tout dire, j'avais l'intention de placer cette tirade au moment du jugement du bonhomme, tout à la fin de la BD. 

Aujourd'hui, lorsque je le relis, je rigole doucement. En même temps, le fond de l'idée développée n'a pas changé. Dans "L'infection T2 : Pandémie", Gros-Sam Bonini pense exactement comme ça. 
Alors pour la nostalgie, pour le fun, je vous le publie tel quel ci-dessous :
 
Au dehors, il n'y a rien...
Rien... Tout n'est qu'illusion,
création virtuelle de mon inconscient
pour rassurer ma solitude.
J'ai créé ce monde fictif de toutes pièces, sans le savoir, et sans contrôle.
Je suis le grand tout, unique, original, indivisible et pourtant si impuissant.
Peur, douleur, haine, bonté,
sexe, amour, gloire et beauté :
de foutus mensonges éhontés.
Ma chair, les sens,
l'histoire, la science,
la vie, le béton,
les hommes, les avions :
du vide, du vent que mon esprit aliéné façonne afin de justifier son existence...
Quelle importance que j'aie massacré,
détruit, pillé, violé, ASSAINI et purifié
cet ersatz d'univers préfabriqué
où la culpabilité ne représente qu'un mot,
un garde-fou du conscient
sans valeur réelle ?
Je suis jugé par mes pairs ?
par qui, par quoi ?
Je n’ai tué que des images.
Innocence ? Mais qu'est-ce que l'innocence dans ce non-sens ?
Un mot de plus, crée pour camoufler à la conscience l'horrible vérité...
La chaise électrique ? La porte de sortie,
mais aussi la fin du monde.
 
Le néant, omniprésent
et infini. Que du blanc...
Misérables et malheureux mortels,
en me condamnant vous signez votre génocide...

Du blanc, rien que du blanc...

mardi 24 juillet 2012

Trou de ver et Pandémie…

Le trou de ver (schématisé)

Dans “L’infection T2 : Pandémie“, le second tome de ma trilogie fantastique L’infection, donc, je vais largement aborder le concept du trou de ver. “C’est quoi ça, encore ?”, me diront les plus néophytes d’entre vous. Pour vulgariser résumer, c’est un concept scientifique théorisé à partir du principe de relativité d’Einstein, et qui voudrait que dans un univers courbe, il pourrait exister des objets célestes permettant de passer d’un point A à un point B par un passage transversal plus court que le chemin classique (voir mon schéma). Cela permettrait donc de voyager dans l’espace (plus vite que la lumière), mais aussi et pourquoi pas dans le temps (puisque les deux sont intimement liés).
Évidemment, ce n’est qu’une théorie (scientifique et donc sérieuse) pour l’instant, néanmoins très bien expliquée par Kip S. Thorne et Stephen Hawking dans leurs œuvres respectives.
Ce thème, aussi appelé “l’hyperespace” par les auteurs de science fiction a très souvent été réutilisé à diverses sauces (et notamment en tant que moyen de transport interstellaire ou multidimensionnel) au cinéma (voir ou revoir les différents Star Wars, mais aussi Dune, Star Trek, Stargate), mais aussi dans la littérature fantastique (lire ou relire la trilogie “A la croisée des Mondes“, de Philip Pullman, en particulier le tome 2).
Dans “Pandémie“, C’est Gros-Sam Bonini qui va en faire un usage immodéré. Vous verrez comment et pourquoi en temps voulu ;-)

mardi 6 septembre 2011

“Dans la tête du tueur” et du profileur…

Toujours dans ma quête d’approfondir mon sujet au maximum, et après avoir dévoré (pour ne pas dire “cannibalisé” lol) le livre noir de Stéphane Bourgoin cet été, je me suis dit qu’il pourrait être pas mal d’observer le phénomène des Serial Killers du point de vue de l’enquêteur.
Ce livre de Jean-François Abgrall, ancien de la section de recherches de la Gendarmerie Nationale, retrace le parcours de Francis Heaulme, “le routard du crime“, et la longue enquête (qui s’étale sur plusieurs années) pour le traquer et qui a finalement abouti par la mise sous les verrous du tueur (qui on l’espère : y restera jusqu’à la fin de sa vie).
L’intérêt du livre réside dans la description détaillée et méthodique de l’enquête menée par l’auteur, mais aussi et surtout dans la façon dont sa hiérarchie de l’époque lui a mis les bâtons dans les roues, permettant du même coup à Heaulme de passer au travers des mailles du filet, voire même de manipuler et  narguer ses poursuivants.
Je ne sais pas si un tueur en série d’aujourd’hui bénéficierait des mêmes facilités pour poursuivre tranquillement ses activités, car les méthodes de profilage, le partage des données et l’expérience des policiers ont sensiblement évolué depuis. Ce livre est néanmoins un témoignage capital pour comprendre tous les rouages d’une affaire criminelle de ce type, et effectivement, ce qui se passe dans la tête du tueur et de l’enquêteur…
A priori, après lecture, je peux affirmer que Heaulme n’était pas un tueur du même calibre que Jeffrey Dahmer (Le cannibale de Milwaukee), le couple Ottis Toole et Henry Lee Lucas, Albert De Salvo (l’étrangleur de Boston), Ed Kemper (l’ogre de Santa Cruz), ou même l’un des pires monstres qui ait jamais existé : Albert Fish. Ses pulsions étaient d’un autre ordre, du genre incontrôlables et non-organisées. Il ne partait pas en chasse, contrairement aux autres : il n’y avait pas spécifiquement de préméditation. “La mouche” le prenait plus ou moins au dépourvu, et il utilisait les moyens du bord (caillou, Opinel) pour accomplir ses actes de violence et ses meurtres.
Un téléfilm très intéressant réalisé en 2004 (avec Thierry Frémont -à contre emploi, mais carrément effrayant dans le rôle de Heaulme- et Bernard Giraudeau -égal à lui même dans le rôle de l’enquêteur-) interprète ce livre en images.
* * * * *

Le site Tueursenserie.org répertorie un très grand nombre de ces meurtriers qui défrayent régulièrement la chronique. Pour les besoins de construction de mon personnage (Gros-Sam Bonini), j’ai lu une grande quantité de ces biographies à dresser les cheveux sur la tête. Ce dont je suis sûr, c’est qu’il n’y a pas de profil type, et pas de modus operandi plus affectionné qu’un autre. Certains d’entre eux sont insoupçonnables, ont une vie sociale (souvent de façade), sont mariés et/ou ont des enfants (A. Fish, Peter Kürten ou John Wayne Gacy); d’autres sont des célibataires, solitaires et noctambules (J. Dahmer, E. Kemper), d’autres vivent ensemble et tuent à deux (O. Toole et H.L.Lucas). N’importe qui, en fonction de son éducation, de son expérience de la vie, de sa personnalité intrinsèque et de son environnement peut un jour déraper et devenir un tueur en série.
Dans “Pandémie”,  le tome 2 de L’infection, ce sera le cas de Gros-Sam Bonini.

samedi 23 juillet 2011

Les tueurs en série : un sujet qui m’interpelle depuis… Mon adolescence!

Le scénario de Attention plutons! Collector!
Ceux qui découvrent ce blog aujourd’hui doivent se demander quel genre de cinglé le tient. C’est vrai, mes préoccupations sont bizarres, j’ai souvent un double langage (je navigue constamment entre l’écolo de base et l’adepte des TIC), je parle de meurtres au premier degré, de mondes virtuels délirants, de zombies, de trous noirs… J’écoute des musiques qui donneraient la diarrhée à n’importe quel quidam à peu près normal… Mais vous savez quoi? Aussi loin que ma mémoire remonte, j’ai toujours été plus ou moins comme ça, à aimer les sujets un peu glauques. C’est mon truc.
En même temps, je n’ai encore jamais tué personne, et je ne jouis pas lorsque je tombe sur un article de presse qui raconte les dernières péripéties d’un maniaque en liberté…
Donc pas de panique ;-)

Je me rappelle au lycée, déjà, j’étais fasciné par Freddy Krueger et Norman Bates. Il me plaisait de terroriser les filles de ma classe (un prêté pour un rendu, après toutes les ignominies subies depuis le collège), de me montrer sous un jour déroutant, inquiétant, de leur faire croire que j’avais des penchants sadiques et suicidaires affirmés. J’avoue que, par contre, ça c’était jouissif… ça m’a valu de rester puceau longtemps, mais au moins, j’avais une compensation (heh heh).

Bien avant ça, lorsque j’ai monté le club BD du Lycée Jean Monnet (Cognac) avec mon camarade de classe de l’époque, Sylvain Pillet, mes premiers scenarii abordaient déjà le thème inépuisable des tueurs en série, des meurtres horribles et du Gore. Le tout premier que j’aie écrit dans cette veine (en 1988 et destiné à être dessiné en 20 planches) s’appelait “Attention Pluton!” (lol). Il racontait l’histoire de Jock, un métis meurtrier (mi-homme, mi-plutonien) qui s’amusait à assassiner les gens en leur plantant un burin dans le crâne avec un marteau… Ce serait trop long à expliquer, mais au départ, son geste était motivé par une expérience scientifique entamée par son père plutonien (mort 10 ans plus tôt), dans le but de fabriquer une machine à faire éclater les têtes à distance, afin de détruire la population humaine (tiens, ça aussi je l’avais déjà en tête à l’époque), ceci avec l’espoir de coloniser la planète, à terme. En théorie, seule une dizaine de sujets différents auraient suffit; mais lorsque Jock a entendu le craquement sinistre de la première fracture du crâne au moment où il a frappé, il est devenu fou : ce bruit est devenu son calmant, sa drogue…
Je n’ai jamais dessiné cette histoire un peu trop bancale, mais j’ai gardé quelques idées, au cas où…

J'avais même fait le découpage des vignettes!

L’année du bac, je faisais option dessin (au cas où ça m’aurait rapporté des points pour contrebalancer les caisses en philo, en histoire-géo et en maths, que j’étais certain d’obtenir). Le jour de l’examen, le sujet très déroutant ne m’a pas inspiré plus que ça : “dessinez la boutique de vos rêves…“.
A deux pas de moi, je voyais Coline Ordonnaud (une de mes camarades de classe, je crois bien que c’était elle) qui griffonnait avec passion et frénésie sur sa feuille de canson A3. D’autres avaient l’air plus ou moins inspirés. Mais moi, franchement, à l’époque, je n’avais aucune idée de ce que j’allais bien pouvoir produire! Je ne me rappelle plus combien de temps on avait pour venir à bout de cette épreuve, mais je crois que c’était 3 heures, pas plus. Au bout d’une heure et demie à rêver, j’ai eu une illumination : Mais oui! Je vais faire une boutique des horreurs! Celle d’un psychopathe qui vendrait les têtes coupées et embaumées de ses victimes, plantées sur des piquets dans des jardinières! Au fond de la boutique, il y aurait une porte blindée avec un gros hublot derrière lequel brûlerait un brasier infernal! Oh oui, oh oui! Comment ça pourrait être cool!
J’ai donc fait le décor avec de l’encre de chine très diluée à l’eau et une éponge, pour donner une texture de béton (Concrete, lol) aux murs de l’échoppe, et j’ai dessiné (au Rotring) puis découpé et collé les produits en vente sur des étagères grossièrement stylisées au fusain à même le fond. Malheureusement, comme j’avais perdu du temps à rêvasser, je n’ai pas eu le loisir de finir mon chef-d’œuvre morbide.
Verdict : 5/20 (quand même, lol)!

Deux années plus tard, lorsque j’étais en deuxième année de fac crise d’adolescence attardée, j’ai fait un rêve bizarre. D’ailleurs une grande partie de mes idées proviennent de mes rêves (alcoolisés, caféinés, ou juste “naturels”…). Dans celui-ci, il y avait un personnage terrifiant (un genre de monstre cannibale) qui pouvait dématérialiser son corps et se déplacer sous la forme d’un gros papillon violet. Ce fut les premières bases d’un gros projet de scénario appelé “Doc Mortem“, dans lequel j’avais réussi à embringuer mon ami d’enfance Pascal Mercier en tant que co-scénariste et co-dessinateur. Le fil conducteur de l’histoire était plutôt dans la veine fantastique (je crois que j’ai gardé un paquet de dessins originaux de l’époque, dont certains sont publiés ici), mais tirait aussi sur le thriller avec slasher, car j’avais rajouté un second rôle important, sensé dérouter les enquêteurs. C’était la première version de Gros-Sam Bonini (il me semble que j’ai déjà abordé ce sujet précédemment, donc je ne vais pas radoter).
Comme le précédent, ce projet n’a pas abouti, mais j’ai gardé les idées pour une autre fois (qui serait la bonne).

Et bien m’en a pris. 20 ans plus tard, après un rêve délirant, naissaient dans mon esprit les premiers rushes de la trilogie L’infection, dont le tome 1, Contage, est “prêt à imprimer”, et le second, Pandémie, bien avancé, est en cours de création…

jeudi 21 juillet 2011

Recette du parfait petit tueur en série!

Toujours dans le but de rendre mon récit le plus crédible possible, je me documente sur tous les sujets que je vais aborder. Notamment ceux -techniques- qui ne souffrent pas la médiocrité. L’un des thèmes dont je vais abondamment parler dans le tome 2 de L’infection, c’est celui du tueur en série (à ne pas confondre avec le tueur de masse, autre sujet très intéressant dont je vous entretiendrai ultérieurement). Je ne peux pas me contenter des idées reçues en la matière. Il me faut l’avis d’un professionnel. Je ne vais quand même pas pousser jusqu’à aller cuisiner Ed Kemper dans sa cellule à la prison d’état de Vacaville (CA), mais “si tu ne veux pas parler à Dieu, adresse-toi plutôt à ses saints“, aurais-je envie de détourner ;-) 

J’ai donc décidé de (re)lire l’excellent documentaire de Stéphane Bourgoin le livre noir des serial killers, afin de mieux comprendre le fonctionnement interne de ces prédateurs sociopathes; sachant pertinemment que -s’il y a effectivement des points communs et des modus operandi récurrents entre chacun des six cas étudiés en profondeur dans le livre- il n’y a pas de recette miracle pour faire “un bon” tueur en série.  Il faut bien se dire qu’avec ce genre de personnage, tout (ou presque) est possible…

Tout ça pour dire que ce livre ne contredit absolument pas l’idée que je m’étais faite de Gros-Sam Bonini, bien au contraire. Je vais même pouvoir peaufiner certains aspect psychologiques de cet anti-héros, qui restaient jusqu’alors encore un peu flous dans ma tête.  Je précise, pour ceux qui auraient eux aussi envie de lire ce livre carrément “possédé” et passionnant, qu’il n’est vraiment pas à mettre entre toutes mains!
Mieux vaut être un minimum équilibré. Un homme averti en vaut deux, il parait…

samedi 16 juillet 2011

La première fois où Concrete a eu peur…

Orson Welles, Nuit d'halloween 1938,
raconte La guerre des mondes à la radio.
Je suis tombé des nues, hier matin, à la lecture d’un chapitre complet de « So they called the town Concrete » au sujet de la célèbre émission radio de la nuit d’Halloween de 1938, animée par Orson Welles. Souvenez-vous, c’était une réadaptation à l’américaine de « la Guerre des mondes », de l’auteur anglais H.G.Wells qui aurait -paraît-il- créé la panique à travers tous les USA, poussant certains au suicide, d’autres à fuir dans les montagnes, ou d’autres encore à prier pour leur salut toute la nuit… en vain, bien sûr ;-)

J’ai relu cet excellent livre cet hiver, et j’ai recherché sur le web des traces de cet évènement, qui semble surtout avoir été déformé et amplifié avec le temps qui passe. Selon les nombreuses sources que j’avais consultées à ce moment là, rien n’indique que ce radio show ait jamais créé de mouvement de panique historique.
Or, le hasard (?) a voulu que je jette mon dévolu sur cette petite ville du nord-ouest de l’Amérique, lovée dans la forêt nationale de Snoqualmie, et portant paradoxalement pour patronyme un synonyme du mot « béton »…Le hasard ne s’arrête pas là, puisque, d’après le livre de Charles M. Dwelley, Concrete fut apparemment à l’origine de cette rumeur, selon laquelle une vague de terreur avait balayé les États Unis, suite à une invasion martienne radiophonique !

Lisez plutôt ce résumé traduit des deux pages que l’auteur a consacré à cet évènement :

A Concrete aussi, le programme radiophonique -ancêtre du réality show- d’Orson Welles avait pourtant été largement annoncé avant sa diffusion, mais nombre d’auditeurs n’avaient apparemment pas saisi, ou avaient pris l’émission en cours de route. Selon l’animateur, des martiens fraîchement débarqués sur terre dans des machines géantes sur trois pattes exterminaient la population à grand coup de lasers et de gaz toxiques. Toujours d’après le faux « news-report » de Welles, toutes les communications et lignes électriques étaient détruites, ou en passe de l’être.
A ce moment précis du récit, une coïncidence troublante a fait que la station électrique du Superior Portland Cement Co., au centre de la ville de Concrete, a souffert d’un court-circuit, créant une grosse explosion de lumière, coupant le courant éléectrique et le téléphone.

D’après les écrits de Charles M. Dwelley, la panique était générale dans la ville. Entre autres exemples croustillants, il raconte qu’un homme du quartier Grasmere a sauté de sa chaise et à couru pieds nus dans toute la ville ! Un homme d’affaire très pieu a jeté sa femme dans leur voiture, a roulé jusqu’à la station service pour faire le plein, afin d’aller voir le prêtre de Bellingham pour recevoir les dernières absolutions. Il aurait refusé de payer le pompiste : « ça ne changera rien, on va tous mourir », aurait-il prétexté, avant de disparaître dans la nuit, pied au plancher ! De nombreux autres habitants ont aussi pris leur voiture pour rejoindre leurs familles, et passer leurs derniers instants ensemble. D’autres ont calmement accepté leur destin et priaient, en attendant l’arrivée des gaz toxiques. D’autres encore sont partis se cacher dans la forêt et les montagnes, tandis qu’une grande partie des villageois inquiets s’est rassemblée dans la rue principale. Mais dès que le courant électrique fut rétabli, les stations radio qui avaient eu vent de la panique se sont empressées de rassurer tout le monde : « c’est seulement une émission, restez calme ! »
Les habitants de Concrete qui écoutaient des stations plus conservatrices et le show de Charlie McCarthy, assuraient quant à eux que leur station n’avait jamais mentionné pareil désastre…

C’est ainsi que les reporters racontèrent l’histoire dans tous les journaux du pays, et précisèrent qu’il y avait une petite ville du nom de Concrete où les habitants, pris de panique, avaient fui dans les montagnes. Des équipes furent constituées le lendemain afin d’aller retrouver et rassembler les fugitifs.
Aujourd’hui, ce programme radiophonique est devenu un grand classique régulièrement diffusé, mais toujours accompagné d’une grande campagne de publicité avant, pendant et après les rediffusions ! A chaque fois, les commentateurs ne manquent pas de rappeler comme cette histoire racontée par Orson Welles avait effrayé la ville de Concrete (WA)!

Hum... Un cosplay de Gros-Sam Bonini, par l'auteur...

La seconde fois que Concrete connut la peur, c’est lorsque Gros-Sam Bonini a débarqué en ville…

jeudi 7 juillet 2011

Premier extrait de “L’infection Tome 2, Pandémie”…

ATTENTION : Spoiler!
Voici un petit état de travail du premier chapitre de Pandémie, le tome 2 de L’infection. Je pense que ça peut vous plaire… 
EDIT 29/9/2012 : Ce texte sera modifié car il a été écrit à une époque où le tome 1 se terminait différemment. Il n'est donc plus compatible avec la version publiée. Il va néanmoins vous donner quelques pistes pour le tome 2.
 
Bonne lecture quand même!

Bienvenue sur le blog de Gros-Sam Bonini…

Posté le 23/4/2012
J’ai toujours rêvé de m’appeler Samuel. Je trouve que le diminutif “Sam” a de la gueule. C’est un prénom de super-héros, vous ne trouvez pas? Mes parents ont préféré Eddie, comme la mascotte zombie du groupe de Hard-Rock Iron Maiden. Allez savoir comment ça a pu leur venir à l’esprit…
Je suis né à Gatineau, au Québec, pile à la frontière avec le canada anglophone, juste à côté de la capitale Ottawa, d’où vient mon paternel. Ce qui explique mon patronyme à consonances anglaises, que je ne vous citerai pas ici, par soucis de préserver mon anonymat. En attendant, vous pouvez toujours m’appeler Gros-Sam Bonini, de mon nom d’avatar Second Life. Grâce à cet univers virtuel, j’ai découvert que je pouvais m’adonner à tous mes fantasmes, et notamment à la satisfaction de pouvoir enfin prendre ma revanche sur l’humanité…

En 2009, j’ai été contacté par une intelligence artificielle vivant dans SL. Ou plutôt dans une SIM parallèle à SL appelée Infection. Cette entité nommée Beau Smart m’a offert de réaliser mon plus grand rêve : celui de devenir une personne importante, incontournable.  Elle attirait d’autres avatars tandis que moi, j’étais chargé d’opérer une gigantesque chasse à l’homme au sein de l’île virtuelle qu’elle administrait. Je collectionnais les têtes de mes victimes comme trophées et j’en avais exactement 37, plantées sur des piquets dans des jardinières exposées dans mon QG secret. J’ai pris un plaisir phénoménal à cette expérience inédite pendant des semaines, et je suis même devenu un expert en la matière. Jusqu’au jour où un certain Anthony Marshall est arrivé sur la SIM.
J’ai bien failli le couper en morceau dès que je suis tombé dessus la première fois, mais ma connexion pourrie de l’époque m’a éjectée et il m’a échappé. Quelques jours plus tard, Beau Smart m’a rappelé pour me demander de terminer le boulot. Mais ce coup-ci, Anthony Marshall avait prévu le coup et m’a forcé à le poursuivre dans une ruelle où il avait tendu un guet-apens, rien que pour moi. Résultat : je me suis fait bouffer par une horde de putréfiés qui traînait dans les parages, et mon avatar, mort, a été éjecté d’Infection.

Depuis, j’ai appris par la presse que Beau Smart avait été pourchassé et liquidé par Linden Lab, et ma vie est ensuite redevenue morne, terne, insipide… Je n’ai pas de travail, aucune formation; je ne suis pas marié, je n’ai pas d’enfants et plus aucune attache. Je me suis rendu compte que je ne pourrais plus vivre sans les sensations exquises que j’ai éprouvées sur Infection, et qui me donnaient une véritable raison d’être. Alors, comme tout est bridé sur le Second Life classique, j’ai décidé de poursuivre mon œuvre dans… le monde réel.
Vous savez, j’ai tout juste 18 ans, mais je n’ai pas eu une vie facile. Mes géniteurs sont de parfaits alcooliques vivant aux crochets de la société, habitués des hôpitaux psychiatriques et des cellules de dégrisement, et moi… Ben je ne suis pas bon à grand chose non plus. Je n’ai pas ce qu’on peut appeler un « physique facile », et dans le ciboulot, c’est pas mieux. En plus, la nature m’a affublé d’une de ces tares génétiques incurables qui me donne -entre autre joies- une voix de gringalet, impossible à prendre au sérieux!
Côté éducation, à part à m’apprendre de force à écrire à peu près convenablement, l’école -qui aurait pu être le seul cadre équilibré de vie- ne m’a pas été d’une grande utilité. Au contraire, j’ai passé mon enfance, puis mon adolescence à me faire tabasser et racketter par les plus grands, et à me faire foutre de moi par les filles ; ce qui fait que j’ai fini par tout laisser tomber pour vivre dans la crasse, la bouffe graisseuse, la solitude et Internet…

Plus que tout autre, je bénéficie de toutes les circonstances atténuantes du monde pour devenir le plus redouté des tueurs en série de tous les temps !
J’ai donc repris mon look esselien (je me suis fabriqué un masque assez thrash pour faire rater une couvée de singes et j’ai fourbi mes plus grands couteaux de cuisine à découper) et mes bonnes vieilles habitudes de trappeur. Le problème de la vraie vie, par rapport à Infection, c’est qu’il y a des flics à tous les coins de rue, et que mon agilité laisse à désirer. Et comme je ne veux pas me faire attraper, je vais devoir ruser. Oh, je sais : je viens de vous donner suffisamment d’indices pour que les plus malins d’entre vous finissent par remonter jusqu’à moi, un jour. Dites-vous que je l’ai peut-être fait exprès… Aussi, pour que le plaisir dure le plus longtemps possible, il va falloir que je choisisse mes proies dans le monde entier, que je me déplace souvent et que j’entre en clandestinité. Qui sait, peut-être nous rencontrerons-nous ? En tout cas, ça risque d’être fun ;-)
Je vous donnerai régulièrement de mes nouvelles et vous tiendrai au courant de mes pérégrinations au travers de ce blog. Vous allez voir : vous n’avez pas fini d’en entendre parler !

Ceci est un message à la population mondiale : surveillez vos arrières, rentrez vos enfants et fermez bien vos portes de maisons, car Gros-Sam Bonini est là dehors, qui vous attend! Alors à bientôt, les petits amis!

vendredi 13 mai 2011

Le tome 2, “Pandémie” est déjà en route!

A peine terminée la V2 du tome 1 de L’infection, et alors même que le manuscrit est encore en cours de relecture par ma chère et tendre, que je me suis mis à écrire le premier chapitre du tome 2! J’aurais pu laisser flotter un peu de temps entre les deux livres, mais finalement, l’inspiration étant arrivée très tôt cette année (en même temps que le printemps), je me suis lancé. Après-tout, j’aurais bien assez de temps pour lézarder cet été!
Comme je l’ai déjà dit ailleurs dans ce blog, cette séquelle s’appellera Pandémie, et se déroulera aussi entre la vraie vie et Internet. Il devrait y avoir beaucoup moins de Second Life (voire pas du tout) et de Mauléon-Soule que dans le premier épisode, mais on restera peu ou prou dans le registre de l’éternel combat entre le virtuel et le réel.

Le titre de travail de ce chapitre est “Rebondir…“. L’histoire débute quelques mois après la fin de Contage, et l’on retrouvera dans ce roman TOUS les personnages principaux. L’un des personnages de troisième zone du tome 1 volera la vedette aux autres. Je publierai dans quelques jours un court extrait de ce premier chapitre, destiné comme d’habitude à vous mettre l’eau à la bouche. J’adore le Teasing! Et puis j’ai pris un grand plaisir à l’écrire et c’est sortit tout seul, d’un bloc, un peu comme lorsque j’ai écrit “Mauvais Berger!
A croire que j’ai vécu ce que j’y raconte!!! Heureusement, ce n’est pas le cas. Par contre, j’y recycle une vieille idée qui date de mes courtes années universitaires, que je revisite à la sauce d’aujourd’hui. 
Vous verrez, c’est rigolo ;-)

Tout ce que je puis vous dire aujourd’hui sur cette suite, c’est que la tension va monter de plusieurs crans, et que ça va douloureusement chauffer pour un certain nombre de personnages importants de la saga. Vous verrez, le dénouement est surprenant… En fait, pas tant que ça, pour ceux d’entre vous qui me connaissent bien!

jeudi 10 décembre 2009

Chronos s’emmèle les pinceaux…

"L'infection" : Mort violente de Mathilde,
tuée par Beau Smart...
Toujours en pleine écriture de mon premier roman (vous savez, le premier tome de ma trilogie “L’infection”), je me suis récemment aperçu d’un truc très ennuyeux… En fait, dès le début, j’ai rédigé une trame assez claire de l’histoire, et j’ai des idées très précises des actions qui vont se dérouler. A un moment donné (vers le 5ième chapitre), je me suis pour la première fois retrouvé confronté au syndrôme de la page blanche!
Je savais ce que je voulais raconter dans ce chapitre, mais impossible de poser les mots. C’est un moment clé de l’histoire (la rencontre amoureuse dans Second Life) que je me dois de traiter avec tous les égards si je veux être pris au sérieux. Car bien entendu, si ça a l’air complètement loufdingue ce que je vous explique là, c’est un fait avéré : il existe des gens qui fréquentent les mondes virtuels et qui tombent amoureux in world (en immersion), quitte à faire se rejoindre les deux (ou plutôt les quatre) vies.
Donc pour des raisons de crédibilité -du point de vue des SLifers comme des néophytes-, il va falloir que j’évite de tomber dans le pathos et la vulgarité, tout en faisant passer des émotions et des messages philosophiques en filigrane. Pas simple…

 Incohérences

Anthony Marshall survivra t-il aux assauts
de Gros-Sam Bonini dans Infection?
Alors comme je séchais sur place, je me suis dit : “Bon… Tu vas pas perdre du temps à glander devant ta page, à tourner les mots dans tous les sens, et tu vas rédiger d’autres chapitres, histoire d’avancer un peu et de ne pas perdre le rythme!” Et me voilà parti à écrire à toute vitesse d’autres parties du roman. J’ai rempli un petit carnet à spirale de notes diverses, de chapitres entiers que j’ai commencé à retravailler sur mon ordinateur, ajoutant ceci, ou cela, au fur et à mesure que les idées me venaient. Tout ça sans respecter la chronologie, bien sûr…
Or, je me suis rendu compte au bout d’une centaine de pages que… La narration n’avait plus aucun sens! Enfin si, foncièrement parlant, mais j’avais imperceptiblement modifié certains détails, si bien que le récit était devenu complètement incohérent (voire redondant par endroits)! Pour illustrer mon propos, c’est un peu comme si j’avais écrit dans les premiers chapitres que la voiture de mon héros était rouge, et que d’un coup, sans aucune explication au beau milieu du livre, j’affirmais qu’elle était bleue!
Bref, je me suis retrouvé confronté à de nombreux dilemmes : que garder? Les détails que j’avais prévus initialement, ou ceux -complètement différents (et induisant une suite différente)- que j’avais commencé à rédiger?
Donc afin d’éviter de me planter à nouveau, je me suis senti obligé de rédiger une chronologie détaillée des évènements, notamment de la partie dramatique du roman, qui se déroule sur une semaine, pendant laquelle tout se bouscule jusqu’au climax.

Du temps au temps...

"L'infection" : Anthony Marshall est attaqué
par des Zombies sur infection.
Maintenant que tout est à peu près réglé, je peux reprendre le fil de la rédaction. Comme d’habitude, ce qui me manque, c’est le temps… Voyez-vous, là, je reviens de Paris, où je suis allé pour former des conseillers du Crédit Agricole aux joies du E-commerce. J’y suis allé en train, et j’ai eu 2 fois 6 heures de relative tranquilité pendant le trajet qui m’ont permis -entre autre- de rédiger un chapitre complet de “L’infection”. Au début, je pensais pouvoir écrire le soir, après le boulot… Mais en réalité, je suis tellement sonné en ce moment, que je n’ai qu’une seule idée en tête : aller dormir le plus vite et le plus longtemps possible! L’inspiration ne me viendrait même pas, de toute façon…
 
Entre midi et deux, je n’ai pas les conditions idéales de concentration pour écrire : faut manger, et puis j’ai mes collègues autour… Je les adore, mais j’ai aussi besoin de m’isoler en moi même pour pouvoir avancer.
Et le week-end, j’essaye de consacrer mon temps libre à ma femme et mes enfants, qui ont aussi besoin que je m’occupe un minimum d’eux, quand même… Donc, comme j’ai dû déjà l’écrire quelque part, il ne me reste plus que les longs moments de solitude que je passe aux toilettes pour rédiger quelques “rushes” en vrac, ou poser des idées auxquelles j’ai pensé tout en conduisant ma bagnole (La voiture, c’est un de mes lieux de création privilégiés! Maintenant que vous savez que je roule sans réfléchir à ce que je fais, planquez-vous!).
Je n’ai pas de temps, et c’est bien ça mon problème! J’en viendrais presque à souhaiter attraper une bonne grippe saisonnière, ou me fouler une cheville pour pouvoir me consacrer à temps plein à mon bouquin!
Presque ;-)

lundi 27 juillet 2009

Je recycle mes vieilleries pour “L’infection”!

Introducing : Gros-Sam Bonini!
L’infection” avance toujours à son rythme (En gros, j’écris quand je vais aux WC, au boulot. Ce qui fait dire à mes collègues narquois que “ce sera certainement un livre de merde!“).

J’en suis actuellement à un chapitre “à sensations fortes” qui se déroule dans Second Life, avec l’arrivée d’un nouveau personnage : “Gros-Sam Bonini“.
Gros-Sam“, c’est le personnage que vous voyez en bas à gauche, sur ce draft qui date de, euh… 1998!!! Le personnage, lui, date de 1992!
Il est tiré d’un scénario de Bande Dessinée fantastico-comique que mon pote Pascal Mercier rédigeait à partir d’un synopsis que je lui avais fourni, et que j’avais intitulé “Doc Mortem“.

Ce qui est amusant, c’est que comme pour “L’infection“, toute l’histoire m’est apparue en rêve, par étapes, pendant mon sommeil.
En résumé, c’était celle d’un savant fou (le docteur Mortemuse) qui réveille un mort pour en faire une machine à tuer pour l’armée. Mais malheureusement, la créature lui échappe, et commet des meurtres sanglants. Bien sûr, la police s’en mêle, et le héros (le policier Marco Tenado) est capturé par le savant, puis à son tour transformé en monstre. Sauf que lui, comme il était vivant, il a conservé une part d’humanité. Il devient alors “Killer-Butterfly“, un anti-héros violent qui va réussir à neutraliser la première créature, puis un autre monstre “Gros-Sam” (qui n’a pas subit de transformation, génétique, lui, mais dont l’histoire suit les tribulations en parallèle du fil principal), et enfin son “père” le doc Mortemuse, qui s’est injecté le sérum amélioré, devenant à son tour une monstruosité.

Pascal et moi étions censés faire les dessins ensemble, (moi les gros plans, lui les décors) et j’avais même fait quelques mises en situation (ici, , , encore , par ici, et !), et puis bon… Je suis parti à l’armée, pendant que lui passait son concours pour être prof d’histoire-géographie. La vie nous a plus ou moins séparés, même si on se revoit toujours avec plaisir, de temps en temps (au moins sur Facebook)!
Lorsque je me suis mis à réfléchir à des personnages pour peupler mon roman (notamment la partie qui se déroule dans Second Life), Sam Bonini (à peu près tel que je l’imaginais lorsque j’étais encore à la fac) m’est apparu comme LE rôle secondaire que je devais exploiter. Un gros slasher encagoulé, porteur d’immenses couteaux de boucher, et collectionneur de têtes réduites fabriquées maison!

Bien sûr, il a fallu que j’adapte et que je modifie mon bonhomme en fonction de son “environnement naturel” digital, que je lui créée une identité dans notre réalité, etc. Mais sachez que ce personnage très “folklorique” pourrait bien réapparaître dans les deux autres tomes de “L’infection“.
Affaire à suivre ;-)