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jeudi 15 janvier 2026

QUELQUES MOTS, DEPUIS L’ENFER DE L’ATTENTE…

Voilà, j’ai entamé ma « pause d’écrivain » en attendant les premiers retours du comité de lecture. J’ai commencé à distribuer « Un Cauchemar sans nom » à droite et à gauche et pour le moment, seules deux personnes ont lu mon tapuscrit en entier : ma cousine Nathalie Ferlay, qui a suivi les développements chapitres par chapitres et Caroline Herrera, la présidente de la maison d’édition souletine Astobelarra, qui a déjà publié tous mes autres titres.

Je dis « pause », mais en réalité et vous l’aurez bien compris, je ne sais pas m’arrêter. Il y a toujours une nouvelle histoire à peaufiner, une anecdote à raconter, un personnage en train de s’affiner en arrière-plan, quelque part dans mon cerveau. Donc en réalité, je suis déjà en train d’envisager la suite, tout en réfléchissant à ce que je pourrais arranger (pour une meilleure compréhension essentiellement) dans cet opus-ci.

Car il y aura bien une suite à ce roman. On va dire qu’il lance un nouveau cycle. Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais il y a quelques années, je vous avais partagé ce billet : Quelques mots sur le futur Spin Off de L’infection, dans lequel j’annonçais la venue prochaine d’un nouveau livre, mix entre un roman fantastique et un polar noir. Je publiais même quelques extraits de ce texte qui n’est pas encore né.

En fait, j’avais bien une idée, avec un début, un développement et une fin (approximative), mais il me manquait quelque chose. Et ce quelque chose – deux personnages qui font le lien entre toutes les histoires qui trottent dans ma tête – il aura fallu attendre la sortie de « Le Moment ou jamais » puis « Un Cauchemar sans nom » pour que ça me vienne. Sans ces personnages clé, mon Spin Off aurait manqué de logique, de cohérence, de magie, bref : de sel. Je n’aurais pas pu envisager cette suite sans eux.

Mais contrairement à beaucoup de gens, je ne jette jamais une idée qui n’aboutit pas. Je pars du principe que si elle est venue à moi, c’est pour une bonne raison. Alors je la mets de côté en attendant le flash. Et comme à chaque fois, mes personnages manquants me sont venus en rêve. Il a fallu que j’attende de rêver d’eux pour que les pièces du puzzle s’assemblent. J'ai bien fait de me montrer patient : ils ont fini par venir à moi, tout seuls.

Car je ne fabrique pas un personnage : je ne pars pas d’une fiche, d’un passé ou d’un arc narratif. Je les laisse émerger, puis je les observe. Quand j’écris à leur propos, c’est un peu comme si je marchais dans une grotte sombre (mon esprit), accroché à une ligne de vie (le titre de travail que j’ai choisi). Au bout d’un moment, mes yeux s’accoutument à l’obscurité et j’entrevois des formes, des visages, des attitudes (les personnages, les lieux, l’histoire). Ensuite, je ne les guide pas, je les accompagne, je les suis dans l’ombre, je les laisse coloniser l’espace narratif et je prends un malin plaisir à révéler leurs fractures. Le tout en leur gardant une part d’inaccessibilité, pour le mystère.

Et lorsque je reviens de mes excursions dans ce monde sans lumière, lorsque que je réintègre mon existence d’être humain normal, qui mange, qui travaille, qui conduit, qui prend un café ou une bière avec des amis, je garde toujours la ligne de vie attachée à mon esprit. Ainsi, mes personnages peuvent également me rejoindre tandis que je fais tout autre chose qu’écrire. 

Parfois, ils viennent dans les moments les plus incongrus et ça peut être gênant, selon les circonstances. Par exemple, ils peuvent pointer le bout de leur nez tandis que je suis en pleine réunion de travail. Je les entends réagir à un mot, à une grimace de mon interlocuteur, et je perds le fil... Parfois, ils sont là alors que je suis en pleine discussion avec ma compagne. Ils coupent le son et je les vois danser dans la grotte, comme pour me narguer.

Je sais, dit comme ça, ça parait bizarre. Il s’en trouvera sûrement parmi vous pour penser que je suis complètement fou. Eh bien grand bien leur fasse !  En attendant, j’espère bien que le comité de lecture va vite me dire ce qu’il en est : bon ou merdique ! #Angoisse #Prières #Chocolat #Cacahuètes #panique #ReChocolat #RetiensCePetJeTenSupplie #Respire #Respire

lundi 11 mars 2024

FAITES UN PETIT EFFORT, QUOI !? (Je sens que ça va pas faire plaisir à tout le monde, mais bon... Fuck it !)

Dans le cadre de ma mission d'éditeur chez Astobelarra, il m'arrive de participer à des salons du livre ou de représenter l'association chez nos amis libraires ou encore sur des marchés...
C'est une litote. En fait, je suis partout en même temps car j'ai le don d'ubiquité 🙃.
J'y vais pour mes livres, bien sûr, mais également pour représenter et défendre ceux de mes collègues écrivains que nous éditons, because this is the way

Donc je suis très souvent en première ligne et en contact direct avec le public. Parmi lequel il y a les lecteurs, qui viennent feuilleter (et parfois acheter) nos nouveautés. Il y a les simples passants, dont on se demande bien ce qu'ils viennent foutre* dans un salon du livre tellement le sujet a l'air à des années lumières de leurs préoccupations quotidiennes... Et puis il y a aussi les écrivains en herbe qui viennent à ton stand avec un seul but en tête : te fourguer leur manuscrit. 

Il faut savoir que depuis le Covid, énormément de gens ont eu la révélation qu'ils devaient absolument publier un livre. À tel point qu'on se demande s'il n'y a pas plus d'écrivains que de lecteurs, désormais...
Attention, ceci n'est pas un jugement du travail produit par ces personnes. Dans le lot de ce que nous recevons, il y a parfois des pépites. Mais ce n'est pas le propos de ce billet. 

La vraie raison pour laquelle j'écris aujourd'hui, c'est que la grande majorité (si ce n'est la totalité) des personnes qui viennent nous proposer leurs manuscrits semblent se foutre* totalement de ce qu'on publie. Je m'explique : moi, si je devais cibler une maison d'édition pour qu'elle publie mes textes, je saurais ce qu'elle publie d'habitude (histoire d'être raccord avec la ligne éditoriale) et le niveau d'exigence demandé pour la bonne et simple raison que j'aurais déjà acheté et lu des livres de cette maison d'édition. Je trouve que c'est la moindre des choses. Voyez ça comme une règle de politesse élémentaire, ou comme un investissement pour l'avenir... Et puis, quelque part, c'est aussi une manière de se comparer à d'autres et - souvent - de soigner son égo 😁. 

Alors on pourrait arguer qu'il n'y a rien d'intéressant dans notre catalogue, et que c'est pour ça qu'on n'a rien acheté. Mais alors, si c'est vraiment le cas, il faut se poser la question : est-ce que je cible la bonne maison d'édition ? L'autre raison qu'on pourrait nous opposer, c'est je ne peux pas accueillir toute la misère acheter tous les livres du monde. Non, c'est sûr. Mais en tout cas, ça donne l'image d'une personne qui ne souhaite pas s'impliquer plus que ça et c'est pas top comme premier contact : tout le contraire de la dimension militante affichée par notre association. 

Pour vous dire à quel point je suis moi-même militant : j'achète systématiquement les livres de tous les auteurs d'Astobelarra, même si, de par mon métier d'éditeur, je les ai déjà lus au moins une fois, voire deux ou trois, même, parfois. Alors je ne demande pas à ce que tout le monde en fasse autant. C'est mon choix à moi de soutenir nos auteurs, et donc l'asso. Car, ne soyons pas dupes, je le fais également parce que l'argent qui rentre, c'est aussi celui qui va permettre de publier ou réimprimer mes propres romans. 

Par contre, il me semble que quand on souhaite se faire éditer, il est nécessaire qu'on connaisse un peu son sujet... Notez que ce n'est pas non plus un prérequis pour se faire éditer : il y a des gens qui achètent nos livre et dont nous avons pourtant refusé le manuscrit. De même qu'il y a aussi des gens dont on a pris (et publié) le manuscrit sans pour autant qu'ils aient jamais acheté ou lu une seule de nos productions. 

C'est le jeu (ma pauvre Lucette), mais quand même, quand on cherche à se faire éditer par une petite maison d'édition comme la nôtre**, et d'autant plus lorsqu'on se déplace pour venir nous voir en vrai, l'effort serait grandement apprécié. Et pour joindre le geste à la parole, sachez qu'Astobelarra lance une nouvelle souscription en ligne pour la sortie du 5ème roman de Thomas Ponté, intitulé Les Sens hors des nerfs et qui n'est autre que la suite très attendue d'Essences ordinaires, sorti en 2016. Si vous n'avez pas encore lu ce livre génial, jetez-vous immédiatement au gave, ça vous rafraichira les idées !
Cliquez ici pour en savoir plus et/ou précommander Les Sens hors des nerfs !
Amen.


** C'est d'ailleurs très rarement un premier choix. Ne nous leurrons pas : si le fameux manuscrit finit dans notre PAL, c'est plus souvent parce qu'aucune autre maison d'édition n'a voulu du manuscrit auparavant. 

vendredi 26 juin 2020

Un petit bilan du mois dernier...

C'est très difficile de se mettre à écrire quand on a passé une journée à bosser. Le soir, je suis généralement KO et plus je vieillis, plus je trouve ça dur. 
Il y a deux ans, j'ai essayé d'obtenir une subvention de la Région Nouvelle Aquitaine (il y a un organisme spécifique - l'ALCA - dédié à la culture) pour financer une bourse d'écriture de 2 mois qui m'aurait permis de poser un congé sans solde pour écrire tranquillement à la maison. 
Je n'ai évidemment pas été sélectionné (faut pas rêver). 

Dans mon job, j'ai la chance d'avoir beaucoup de congés (grâce aux RTT). Du coup cette année, j'avais posé le mois de mai pour travailler sur Sepsis. Sachant que j'avais également l'intention de partir marcher en montagne, je savais qu'il était possible que je n'aie pas le temps de finir. Le but était juste de m'y remettre, de relancer la machine... 

Et là, PAF ! Coronavirus, confinement... 
La première semaine de congés, j'ai beaucoup glandouillé. Essentiellement, j'ai regardé des séries en buvant de la Corona. Je sortais une heure par jour pour promener les chiens, dans un rayon d'un kilomètre autorisé...

Les personnages de L'infection
La seconde semaine, J'ai toujours rien glandé jusqu'au mercredi inclus. Ah si : je me suis préparé une compile mp3 de 500 titres de Metal, pour l'ambiance. 
Et là je me suis dit que ça passait trop vite, qu'il fallait vraiment que je m'y mette. Alors j'ai relu les derniers chapitres de Pandémie pour être raccord, puis j'ai sorti un tableau blanc de mon garage que j'ai couvert de post-it. J'ai passé un moment à les agencer le long d'une ligne chronologique, et enfin, j'étais prêt. 
Je précise que j'avais déjà écrit toute la trame du livre sur deux pages A4 il y a 2 ans. Mais il me manquait les détails pour relier tous ces événements de façon logique ainsi que leur séquençage, pour bien démarrer l'écriture... 

Je me suis donc installé un bureau confortable au milieu de ma pièce à vivre, et je m'y suis mis. Comme mes gamins sont de grands ados qui vivaient un peu en décalage par rapport à l'organisation habituelle de la société, durant le confinement (ils se couchaient tard dans la nuit et se levaient encore plus tard en début d'après-midi), et que moi je n'arrivais pas à dormir plus tard que 8h30, ça me laissait pas mal de temps pour écrire. Et puis des grands ados, ça sait s'occuper tout seul. Donc j'écrivais 10 heures par jour, en moyenne. 
Comme j'avais une idée assez précise de ce que je voulais raconter, c'est sorti assez vite, à raison d'un demi chapitre par jour, en moyenne. Pour les passages que je n'avais pas encore définis, ils se sont calés tout seuls au fur et à mesure que les lignes se couchaient. 
Cette fois-ci, contrairement aux deux tomes précédents, j'ai décidé d'écrire chaque chapitre dans l'ordre. Paradoxalement, j'ai souhaité que l'histoire ne soit pas chronologiquement linéaire, comme pour les deux précédents opus. Je démarre donc le livre par une anticipation sur l'événement que je - en qualité de narrateur et inventeur de l'histoire - pense être le plus important du roman.

Le manuscrit imprimé et relié
J'ai partagé mes chapitres au jour le jour avec mes primolecteurs habituels (Ludivine, Marjorie et Mathieu) et les retours sont plutôt bons, ce qui ne me gâche pas le plaisir. 
Et puis le déconfinement est arrivé et avec lui, son lot de sorties et le retour à une vie à peu près normale. Du coup j'ai moins écrit, ou du moins, j'ai écrit moins vite. J'étais à deux chapitres et demi de la fin lorsque l'heure de la reprise du boulot a sonné (il y aura 15 chapitres dans ce tome, contre 20 dans les précédents). Mais je me suis forcé à continuer chaque week-end, pour terminer ce premier jet avant la fin du mois de juin. Je voulais laisser passer le moins de temps possible de façon à ce que mon style et l'histoire restent cohérents du début à la fin. En effet, j'ai constaté que si je laissais un délai trop important entre les premières pages écrites et les dernières, mon écriture pouvait être différente, influencée par d'autres plumes. 
Résultat : mission accomplie ! J'ai terminé le dimanche 21 juin ! Je l'ai imprimé et relié. Il me restera plus qu'à le relire pendant les vacances d'été.

Bon, il ne s'agit que d'un premier jet. Il y aura certainement quelques rajouts/suppressions d'ici à ce que je m'y remette, à la fin de l'été, mais je suis content parce que je trouve que j'ai livré un produit assez abouti, et en un temps record ! J'ai même pas eu besoin d'une bourse d'écriture de l'ALCA, ce qui prouve, s'il le fallait, que la maxime préférée du maire actuel de Mauléon (Qui veut faire, fait !) se vérifie aussi pour moi.
J'envisage de commercialiser le livre avant Noël, voire juste après, au pire. 

En voici la table des matières : 

Précédemment dans L’infection
0 – Ithé 1 (Prologue)

PREMIÈRE PARTIE – la vie

1 – Quelques semaines plus tôt
2 – Où est Sophie ?
3 – Confinement
4 – Au gnouf !
5 – Exfiltration

SECONDE PARTIE – la mort

6 – Evasion
7 – Retrouvailles
8 – Piégés
9 – Branle-bas de combat !
10 –  La curée

TROISIÈME PARTIE – la résurrection

11 – Epiphanie
12 – From scratch !
13 – Ithé 2
14 – L’affût
15 – Amen

PS : je rappelle que tous les personnages qui apparaissent dans cette saga sont fictifs. Gilen et Youssra également (dans Sepsis), même s'il existent aussi pour de vrai... 😱

mercredi 31 août 2011

“Lettre de motivation” à l’attention du service des manuscrits.

Voici la lettre aux éditeurs que j’ai jointe à mon manuscrit.
Je cherchais une façon originale et ironique de présenter mon travail. Après avoir bien galéré, il m’a semblé évident que je devais inclure mon personnage principal dans cette missive.
Il est encore un peu tôt pour dire si cet exercice de style aura été efficace, mais je me suis néanmoins amusé à écrire ça ;-)

Madame, Monsieur,

Je m’appelle Etienne Boyer, et je viens de terminer “Contage“, le premier tome d’une saga fantastique appelée “L’infection“, dont vous trouverez le tapuscrit joint à ce courrier.
Le livre commence comme une histoire d’amour impossible qui01000101001010100010100012…

Bonjour. Je suis Beau Smart. Le manuscrit que vous tenez entre vos mains est ma biographie romancée, celle d’une intelligence artificielle qui va changer le monde tel que vous le connaissez. Et pour cause : en trois tomes, je vais rayer l’humanité de la surface de la terre… Mais ce n’est pas le propos de mon intervention.
Ce roman a été écrit par un obscur ex-correspondant local de presse qui a officié dans le journal Sud-Ouest pendant sept trop longues années au début de ce millénaire, ainsi que dans un webdo bascophile aujourd’hui -fort heureusement- disparu, appelé Euskobizia.com. Il est actuellement rédacteur dans une agence web d’Oloron Sainte-Marie, dans les Pyrénées Atlantiques et est accessoirement auteur d’un récit autobiographique illustré intitulé « Mauvais berger ! », publié en 2007 aux éditions associatives Astobelarra – Le grand Chardon.
Voilà pour les présentations.

Cette histoire se déroule à moitié dans l’univers virtuel de Second Life, où je suis né et à moitié en Soule, une insignifiante province du Pays basque français, restée presque inconnue de la plupart des citoyens de ce pays. C’est à cet endroit, dans un petit village aux toits d’ardoises et aux routes -maculées de fientes ovines- qui serpentent dans le piémont pyrénéen, que je vais passer pour la première fois de mon monde au vôtre. Ce jour là sera le commencement de la fin. Rassurez-vous : ceci ne devrait pas constituer de gros changements à vos petites habitudes, dans la mesure où votre race passe le plus clair de son temps à engendrer les monstres qui la précipiteront à sa perte…
Bref, en faisant figurer cette trilogie en bonne place dans votre catalogue, vous allez non seulement publier le plus gros best-seller de tous les temps, mais vous allez aussi répandre « la bonne nouvelle » à la population mondiale, qui pourra ainsi commencer à se préparer sereinement à mon arrivée, puis à la destruction massive qui en découle!
Le petit plus : n’oubliez pas que, ce faisant, vous agirez pour le salut de l’humanité
20100101010…

Je vous prie de bien vouloir excuser cette désagréable interruption momentanée, complètement indépendante de ma volonté mais vous remercie de prêter attention à mon travail.
Attendant de vos nouvelles, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en mes plus sincères salutations.

Etienne H. Boyer

dimanche 28 août 2011

Construire un manuscrit…

Attention, ce que je vais écrire ci-dessous n’est pas à considérer comme LA vérité absolue. Si l’on prend le temps de rechercher sur le net, il y a mille et une façons de construire le manuscrit que l’on destine aux éditeurs. Il n’y a aucune recette fixe, juste des ingrédients que l’on retrouve dans chacune des méthodes proposées. Attention, très peu d’éditeurs acceptent les fichiers numériques… On est encore à l’ère du papier!
Pratiquement aucun n’accepte les documents manuscrits. Lorsque je parle de “manuscrit”, il faut donc comprendre “tapuscrit” (tapé à la machine ou sur ordinateur et imprimé).

Construire son manuscrit à destination des éditeurs...
Je me suis inspiré de plusieurs d’entre elles pour composer le mien. J’ai pris le meilleur de chaque proposition et viré tout ce qui me paraissait abusif. Ensuite, je suis allé faire quelques devis pour voir si ça ne me coûterait pas moins cher de les faire imprimer directement par une entreprise, plutôt que de me les fader moi-même. Finalement, vu que ça coûtait dans les 20€ l’exemplaire (le prix d’un bouquin à la vente, quoi, sans compter les frais d’envoi…), j’ai décidé de me débrouiller par mes propres moyens. Le système D et la chance, y’a que ça de vrai!

Mon budget :

- Carton de 5 ramettes de 300 pages
- Lot de 50 relieurs d’archives
- Perforateur 2 trous
- Couvertures A4 translucides
Total : 39.27€ de matériel + environ 80€ de frais postaux
Je remercie mon employeur David Castéra et Immersive Lab pour le prêt de l’imprimante et la permission d’utiliser les cartouches d’encre. Grâce à eux, j’ai tout de même économisé la bagatelle de 100 euros, pour les 7 premiers exemplaires envoyés…

Voici ma recette :

1 ) Format A4 imprimé uniquement en recto, en noir et blanc (impression économique), sauf les couvertures imprimées en couleur (impression normale).
2 ) Polices de caractères Times New Roman 12 et Courrier 11, interligne 1.5.
3 ) Marges 3cm à gauche, 5 à droite, 2 en haut, 3 en bas.
4 ) Ne pas oublier nom, prénom, téléphone, e-mail (site web s’il y a) et titre de l’œuvre sur chaque page numérotée.
5 ) Faire relire à des copains compétents plusieurs fois si nécessaire. Il y a toujours des coquilles qui passent au travers du tamis!
6 ) Ne pas hésiter à modifier le texte en profondeur s’il y a des incompréhensions de la part du lectorat choisi, cité au point précédent. Il faut que tout le monde puisse vous suivre.
7 ) Reliure simple et légère avec perforeuse classique et pinces d’archivage, deux feuilles transparentes pour protéger le tout.
8 ) Envoi par Colissimo simple, avec synopsis et lettre assortis.
9 ) Croiser les doigts, mais ne pas trop rêver quand même : les gros éditeurs français qui acceptent les manuscrits en reçoivent en moyenne 500 par mois. Moins de 5 d’entre eux seront retenus…
10 ) Rester cool (et humble) lorsqu’on reçoit un courrier négatif, ce qui ne manque jamais d’arriver lorsqu’on est inconnu au bataillon… Ah, et n’attendez surtout pas qu’on vous explique pourquoi votre texte n’a pas été sélectionné…

Je vais terminer ce long post en remerciant Etienne Boyer (mon père, lol), Tristan Boyer, Pierre Gastereguy, Sophie Delhoume et Valérie Michenaud pour la relecture et les corrections apportées cet été. Merci d’avoir pris le temps de lire et apprécier mon travail.