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mardi 27 janvier 2026

LE MESSAGE PASSERA, OU PAS... D'AILLEURS, Y-A-T'IL UN MESSAGE ?

Comme je le disais précédemment, j’ai fait passer mon roman (Un Cauchemar sans nom) par le comité de lecture des éditions Astobelarra. Pour le moment, j’ai reçu 3 commentaires plutôt enjoués (trois filles) et 2 commentaires plutôt « mitigés » (2 garçons). C’est assez amusant de voir les différences de perception de ce texte entre les deux sexes. Est-ce une simple coïncidence ? De là à affirmer que je n’écris que pour la gent féminine, ce serait peut-être exagéré… ;-)

Mais cela m'a indiqué très clairement qu'il fallait que je retravaille certains aspects du livre. Contrairement à une blague qui, si elle a besoin d'être expliquée, est généralement considérée comme foirée, un film, et a plus forte raison, un roman, peuvent tout à fait supporter de conserver une part de mystère. Il est possible de les apprécier sans tout élucider, bien que parfois, des clés de compréhension puissent s'avérer nécessaires. Aussi, laissez moi vous révéler mon « pacte de lecture » pour #UCSN :

CE QUE CE ROMAN N’EST PAS :

Un récit linéaire et objectif, avec des arcs narratifs clairs, un vrai héros défini comme tel, des univers SF explicites et classiques avec un espace d’imaginaire débridé. Ce n’est pas, non plus, une aventure épique avec des péripéties, une histoire « qui avance » et une fin qui ne laisse pas sur sa faim. C’est encore moins un roman d’action ou d’horreur pure (malgré son titre ou sa couverture actuelle). Et pour finir, ce n’est pas un roman qui se lit avec une grille narrative ni même éthique. On ne se situe plus vraiment dans le divertissement, comme j'ai pu le faire précedemment. Même si, vous le lirez, j'y ai disséminé çà et là quelques éléments des plus jouissifs. On ne se refait pas.

CE QUE CE ROMAN EST EN RÉALITÉ :

Un texte introspectif, circulaire, subjectif, atmosphérique, volontairement ambigu, avec des ellipses, des flashbacks, des travellings-avant et construit sur la répétition obsessionnelle. C’est une expérience intérieure avec un personnage principal – le narrateur – plutôt « antipathique », c’est-à-dire fracturé, opaque, égocentré, dangereux, immature, possessif, faible et pas fiable. Ce roman est une immersion psychique, le journal mental d’un homme qui se perd dans ses propres rêves. Des rêves qui, en plus, lui échappent totalement.
C'est aussi le début d'un nouveau cycle. On en reparlera sous peu.

LES MESSAGES QUE JE VEUX FAIRE PASSER :

Avec le titre que j’ai choisi, on pourrait s’attendre à la survenue de monstres, de créatures nocturnes assoiffées de sang, de mygales géantes ou bien de tueurs en série impitoyables. Il y a bien entendu des choses un peu surprenantes, mais rien de tout cela. On est plus dans le « cauchemar ordinaire », si je puis dire. Car mon premier propos, c’est de démontrer que le vrai cauchemar est d’ordre existentiel : c’est avant tout soi-même.
Le deuxième message, c’est que le pouvoir ne libère pas : il amplifie les failles et donne les moyens de détruire ce qu’on aime (et de se détruire soi-même, tant qu’à faire).
En troisième position, vient l’idée que l’amour obsessionnel est une prison, c’est-à-dire une autre forme de cauchemar.

Il y en a d’autres, bien évidemment, mais je vous laisserai les découvrir par vous-même, ceci afin de vous éviter de vous faire spoiler avant la sortie du livre. Patience !

jeudi 15 janvier 2026

QUELQUES MOTS, DEPUIS L’ENFER DE L’ATTENTE…

Voilà, j’ai entamé ma « pause d’écrivain » en attendant les premiers retours du comité de lecture. J’ai commencé à distribuer « Un Cauchemar sans nom » à droite et à gauche et pour le moment, seules deux personnes ont lu mon tapuscrit en entier : ma cousine Nathalie Ferlay, qui a suivi les développements chapitres par chapitres et Caroline Herrera, la présidente de la maison d’édition souletine Astobelarra, qui a déjà publié tous mes autres titres.

Je dis « pause », mais en réalité et vous l’aurez bien compris, je ne sais pas m’arrêter. Il y a toujours une nouvelle histoire à peaufiner, une anecdote à raconter, un personnage en train de s’affiner en arrière-plan, quelque part dans mon cerveau. Donc en réalité, je suis déjà en train d’envisager la suite, tout en réfléchissant à ce que je pourrais arranger (pour une meilleure compréhension essentiellement) dans cet opus-ci.

Car il y aura bien une suite à ce roman. On va dire qu’il lance un nouveau cycle. Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais il y a quelques années, je vous avais partagé ce billet : Quelques mots sur le futur Spin Off de L’infection, dans lequel j’annonçais la venue prochaine d’un nouveau livre, mix entre un roman fantastique et un polar noir. Je publiais même quelques extraits de ce texte qui n’est pas encore né.

En fait, j’avais bien une idée, avec un début, un développement et une fin (approximative), mais il me manquait quelque chose. Et ce quelque chose – deux personnages qui font le lien entre toutes les histoires qui trottent dans ma tête – il aura fallu attendre la sortie de « Le Moment ou jamais » puis « Un Cauchemar sans nom » pour que ça me vienne. Sans ces personnages clé, mon Spin Off aurait manqué de logique, de cohérence, de magie, bref : de sel. Je n’aurais pas pu envisager cette suite sans eux.

Mais contrairement à beaucoup de gens, je ne jette jamais une idée qui n’aboutit pas. Je pars du principe que si elle est venue à moi, c’est pour une bonne raison. Alors je la mets de côté en attendant le flash. Et comme à chaque fois, mes personnages manquants me sont venus en rêve. Il a fallu que j’attende de rêver d’eux pour que les pièces du puzzle s’assemblent. J'ai bien fait de me montrer patient : ils ont fini par venir à moi, tout seuls.

Car je ne fabrique pas un personnage : je ne pars pas d’une fiche, d’un passé ou d’un arc narratif. Je les laisse émerger, puis je les observe. Quand j’écris à leur propos, c’est un peu comme si je marchais dans une grotte sombre (mon esprit), accroché à une ligne de vie (le titre de travail que j’ai choisi). Au bout d’un moment, mes yeux s’accoutument à l’obscurité et j’entrevois des formes, des visages, des attitudes (les personnages, les lieux, l’histoire). Ensuite, je ne les guide pas, je les accompagne, je les suis dans l’ombre, je les laisse coloniser l’espace narratif et je prends un malin plaisir à révéler leurs fractures. Le tout en leur gardant une part d’inaccessibilité, pour le mystère.

Et lorsque je reviens de mes excursions dans ce monde sans lumière, lorsque que je réintègre mon existence d’être humain normal, qui mange, qui travaille, qui conduit, qui prend un café ou une bière avec des amis, je garde toujours la ligne de vie attachée à mon esprit. Ainsi, mes personnages peuvent également me rejoindre tandis que je fais tout autre chose qu’écrire. 

Parfois, ils viennent dans les moments les plus incongrus et ça peut être gênant, selon les circonstances. Par exemple, ils peuvent pointer le bout de leur nez tandis que je suis en pleine réunion de travail. Je les entends réagir à un mot, à une grimace de mon interlocuteur, et je perds le fil... Parfois, ils sont là alors que je suis en pleine discussion avec ma compagne. Ils coupent le son et je les vois danser dans la grotte, comme pour me narguer.

Je sais, dit comme ça, ça parait bizarre. Il s’en trouvera sûrement parmi vous pour penser que je suis complètement fou. Eh bien grand bien leur fasse !  En attendant, j’espère bien que le comité de lecture va vite me dire ce qu’il en est : bon ou merdique ! #Angoisse #Prières #Chocolat #Cacahuètes #panique #ReChocolat #RetiensCePetJeTenSupplie #Respire #Respire