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lundi 12 décembre 2011

L’ours des Pyrénées, en trois dédicaces…

Entre le salon du livre de Pau (Palais Beaumont) et le marché de Noël de Mauléon-Licharre, j’ai pas mal dédicacé d’exemplaires de “Mauvais berger!” Je n’en reviens d’ailleurs toujours pas que ce livre trouve encore des acheteurs, notamment en Soule (où tout le monde doit l’avoir lu au moins 20 fois chacun :D )…
J’ai même eu des gens qui m’ont dit avoir été marqués au fer rouge par les passages dans lesquels j’aborde le problème de “la mouche” qui pond des asticots sur les plaies des animaux ou carrément dans leurs muqueuses. Des asticots affamés qui dévorent les brebis de l’intérieur très lentement, mais bien plus sûrement que l’ours ne l’a jamais fait!

Et justement : l’ours, c’est un de mes sujets de prédilection pour les dédicaces. Tout comme l’héroïne du livre, je ne l’ai jamais vu en vrai (hormis à la télévision ou dans des zoos), mais pour autant, c’est un personnage emblématique de la montagne pyrénéenne, bien plus que la brebis. A mes yeux, il représente beaucoup plus que la Nature sauvage indomptable. Ce n’est pas qu’une vie animale conçue pour la consommation humaine (comme pourrait l’être une poule, ou une vache), pour moi, c’est carrément un être unique, une personne! Et ce n’est pas parce que les hommes les ont presque tous exterminés que je dis ça. Je pense la même chose de mon chien, Pollux : c’est une personne, avec son petit caractère, ses traits, ses joies et ses défauts…

J’aime bien croquer l’ours (au sens figuré, bien sûr), que ce soit dans des contextes assez élaborés, ou “au naturel”. Voici quatre exemples de dédicaces très récentes, réalisées à Pau et à Mauléon ces dernière semaines:

Dédicacé au marché de Noël de Mauléon Licharre - 2011

Dédicacé au marché de Noël de Mauléon Licharre - 2011

Dédicacé au salon du livre de Pau - 2011

Dédicacé au salon du livre de Pau - 2011

Oui, bon… le dernier c’est une brebis. Pas de quoi en faire un fromage, hein?

jeudi 18 décembre 2008

De chouettes rencontres à Asphodèles !

Etienne H. Boyer au salon écolo "Asphodèles"
à Pau, avec André Cazetien (au premier plan)
Dimanche 14 décembre dernier, je suis allé au salon des produits bios, des alternatives écologiques et de l’habitat sain “Asphodèles”, à Pau, avec Laurent Caudine et André Cazetien. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Astobelarra n’aura pas fait un chiffre d’affaires mirifique (2 “Mauvais Berger!“, 2 “Pensements“, deux “Paroles du chef Seattle” et un “lettre à l’éléphant“), lors de cet évènement pourtant bien sympathique, et très peuplé, mais là n’est pas l’essentiel, n’est-ce pas?

Moi je retiendrai surtout les chouettes rencontres que j’y ai fait.
D’abord, j’ai rencontré mon premier vrai fan! Un jeune garaztar de 15 ans qui -selon sa mère- n’a jamais pu finir un roman, mais qui a dévoré (et re-dévoré) le mien! Si j’ai pu ainsi contribuer à lui donner le goût de la lecture, alors j’aurais accompli une partie de ma mission sur terre!
;-)

Et puis, j’ai retrouvé mon prof de fabrication fromagère, Jacky Mège (que je n’avais pas revu depuis Musikaren Eguna 2008, je crois…), qui m’a pris un bouquin.
J’ai aussi rencontré une jeune apprentie-bergère des Baronnies qui recherchait -en vain- de la documentation sur la conduite de troupeaux ovins. Effectivement, ce n’est pas facile (voire impossible) à trouver (à part peut-être à l’Institut de l’Élevage, à Paris, m’a indiqué Jacky???), mais je lui ai promis de lui envoyer mes cours du Brevet Professionnel Ovin (que j’ai gardés sous format word), par mail. Si j’avais pu imaginer qu’un jour, ils pourraient -peut-être- servir à quelqu’un…

Nous ne sommes pas seuls…


Enfin -et là ce fut une très grosse et agréable surprise- en rapport direct avec l’histoire racontée dans “Mauvais Berger!“, j’ai été accosté par un jeune homme (qui vit en Soule à Moncayolle, en plus!), qui a été stagiaire apprenti-berger au même endroit que moi (avec les mêmes personnes que je décris dans mon histoire, donc), mais quelques années après. Il avait lu mon livre, que lui avait fait passer son voisin, Francis Poineau (paysan souletin qui est lui aussi charentais d’origine, et que je remercie au passage d’avoir contribué, à sa manière, à la diffusion de ce texte), et m’a rapporté avoir vécu une expérience en tout point similaire à la mienne! Sauf que lui n’est vraisemblablement pas resté jusqu’au bout!
Mais peu importe… Son témoignage est essentiel pour moi. Il est la preuve que je n’ai pas rêvé, que je n’étais pas fou, que ce que j’ai écrit dans ce livre est la stricte vérité, et que d’autres ont vécu la même histoire avec les mêmes personnes, à des époques différentes, et que d’autres la vivent (et la vivront, malheureusement) encore!

Ceci m’a été confirmé par une autre anecdote, très significative : il y a quelques semaines, en allant à l’AMAP, chercher mes légumes, je suis tombé sur une jeune bergère qui m’a dit avoir lu (et bien aimé) “Mauvais Berger!“. Elle m’a aussi avoué qu’elle connaissait la vraie “Nanette” de mon livre, et que cet été encore, elle avait eu de gros problèmes avec son stagiaire! Elle aurait même prétendu que c’était la première fois que ça arrivait…
Heureusement, ce livre est là -désormais- pour remettre les pendules à l’heure…