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Etienne H. Boyer au salon écolo "Asphodèles"
à Pau, avec André Cazetien (au premier plan) |
Dimanche 14 décembre dernier, je suis
allé au salon des produits bios, des alternatives écologiques et de
l’habitat sain “Asphodèles”, à Pau, avec Laurent Caudine et André
Cazetien. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Astobelarra n’aura pas
fait un chiffre d’affaires mirifique (2 “
Mauvais Berger!“, 2 “
Pensements“, deux “
Paroles du chef Seattle” et un “
lettre à l’éléphant“), lors de cet évènement pourtant bien sympathique, et très peuplé, mais là n’est pas l’essentiel, n’est-ce pas?
Moi je retiendrai surtout les chouettes rencontres que j’y ai fait.
D’abord, j’ai rencontré mon premier vrai fan! Un jeune garaztar de 15
ans qui -selon sa mère- n’a jamais pu finir un roman, mais qui a dévoré
(et re-dévoré) le mien! Si j’ai pu ainsi contribuer à lui donner le goût
de la lecture, alors j’aurais accompli une partie de ma mission sur
terre!
;-)
Et puis, j’ai retrouvé mon prof de fabrication fromagère, Jacky Mège
(que je n’avais pas revu depuis Musikaren Eguna 2008, je crois…), qui
m’a pris un bouquin.
J’ai aussi rencontré une jeune apprentie-bergère des Baronnies qui
recherchait -en vain- de la documentation sur la conduite de troupeaux
ovins. Effectivement, ce n’est pas facile (voire impossible) à trouver
(à part peut-être à
l’Institut de l’Élevage, à Paris,
m’a indiqué Jacky???), mais je lui ai promis de lui envoyer mes cours
du Brevet Professionnel Ovin (que j’ai gardés sous format word), par
mail. Si j’avais pu imaginer qu’un jour, ils pourraient -peut-être-
servir à quelqu’un…
Nous ne sommes pas seuls…
Enfin -et là ce fut une très grosse et agréable surprise- en rapport direct avec l’histoire racontée dans “Mauvais Berger!“,
j’ai été accosté par un jeune homme (qui vit en Soule à Moncayolle, en
plus!), qui a été stagiaire apprenti-berger au même endroit que moi
(avec les mêmes personnes que je décris dans mon histoire, donc), mais
quelques années après. Il avait lu mon livre, que lui avait fait passer
son voisin, Francis Poineau (paysan souletin qui est lui aussi
charentais d’origine, et que je remercie au passage d’avoir contribué, à
sa manière, à la diffusion de ce texte), et m’a rapporté avoir vécu une
expérience en tout point similaire à la mienne! Sauf que lui n’est
vraisemblablement pas resté jusqu’au bout!
Mais peu importe… Son témoignage est essentiel pour moi. Il est la
preuve que je n’ai pas rêvé, que je n’étais pas fou, que ce que j’ai
écrit dans ce livre est la stricte vérité, et que d’autres ont vécu la
même histoire avec les mêmes personnes, à des époques différentes, et
que d’autres la vivent (et la vivront, malheureusement) encore!
Ceci m’a été confirmé par une autre
anecdote, très significative : il y a quelques semaines, en allant à
l’AMAP, chercher mes légumes, je suis tombé sur une jeune bergère qui
m’a dit avoir lu (et bien aimé) “Mauvais Berger!“. Elle m’a aussi avoué qu’elle connaissait la vraie “Nanette”
de mon livre, et que cet été encore, elle avait eu de gros problèmes
avec son stagiaire! Elle aurait même prétendu que c’était la première
fois que ça arrivait…
Heureusement, ce livre est là -désormais- pour remettre les pendules à l’heure…