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mardi 3 février 2026

ETIENNE ? J’AI ADORÉ TON ROMAN #LRDC, MAIS...

Parfois, le temps n’est pas de la partie. Ce fut le cas ce week-end, au salon du livre de Navarrenx. Il a plu 80% du temps, ce qui a donné une ambiance un peu morose à l’événement. Je rappelle que ce salon du livre est couplé à la foire agricole, et donc le facteur climat (je parle du temps ET du contexte socio-économique) y tient une certaine importance.

Ceci afin de tenter d’expliquer le résultat plutôt mitigé de notre participation à ce salon, cette année. Je dis « mitigé » parce que nous avons fait mieux – financièrement parlant – que 2024, mais beaucoup moins bien (deux fois moins, pour être précis) que 2025. Mais, dans la vie, il n’y a pas que la réussite financière qui compte ! Il y a également des choses moins triviales et meilleures pour le moral...

Nous étions quatre auteurs sur le stand et chacun d’entre nous a eu la chance de recevoir des retours très positifs au sujet de nos œuvres respectives. Je ne vais pas m’appesantir sur ceux de mes collègues, même s’ils sont tout à fait mérités et élogieux. Je vais vous parler des miens, puisque j’en ai eu deux, assez mémorables.

Le premier : Nous sommes arrivés autour de 9h samedi matin. Il y avait déjà pas mal de monde partout, alors nous nous sommes garés le long des remparts, à l’extérieur de la ville. Le ciel était sombre, transpercé par une alternance d’averses et de bruine. Aussi, marchais-je avec empressement dans la rue principale, casquette et capuche vissées sur la tête, en direction de la mairie (où se trouvait le salon du livre).

Quand tout à coup, une voiture qui roulait dans le sens inverse s’est arrêtée à mon niveau. La conductrice a baissé sa vitre et m’a interpelé : « Etienne ? ». J’ai fait « Euh, oui ? », surpris de me faire ainsi apostropher en pleine rue par un visage que je pensais inconnu, moi-même croyant déambuler incognito. « C’est Virginie, de Lucq de Béarn ! ». Là je l’ai remise. À ma décharge, elle avait un bonnet de Noël et du maquillage festif sur la joue la dernière fois que je l’avais vue (qui était aussi la première, du reste), le 20 décembre dernier. 

« J’ai lu ton livre, Les Routes du crépuscule, que je t’avais acheté », a-t-elle enchaîné. « Je l’ai adoré ! ». « Ah, génial, merci ! », ai-je bafouillé. À partir de ce moment-là, j’étais tellement aux anges que je ne me rappelle plus le reste de la conversation. On s’est dit au revoir et elle a redémarré. J’’étais sur un nuage et j’y ai pensé toute la matinée, ce qui m’a évité de trop m’apitoyer sur le fait que personne (ou presque) n’est venu au salon le matin.

Enfin ça, c’était jusqu’à ce que Michel ne débarque ! « Au fait, j’ai fini ton livre, Les Routes du crépuscule. J’ai beaucoup aimé. Enfin sauf les scènes de cul. Ça, c’était beaucoup trop vulgaire à mon goût. Ça n’a rien à faire dans cette histoire…  Si tu veux écrire un livre de cul, lâche-toi, mais ne mélange pas ! » Là encore, j’étais tellement surpris que j’ai dû bredouiller une excuse à la con (comme si j’étais tenu de le faire). Puis j’ai passé le reste de la journée à maugréer.

C’est bien la première fois qu’on me reprochait un truc comme ça ! Si mes collègues féminines qui ont lu (et aimé) le livre ont presque toutes rougi en m’en reparlant, toutes m’ont demandé s’il y aurait une page 13 dans mon prochain roman et c’est même devenu un private joke ! Bref, encore une fois, je constate que la perception de mes romans, entre filles et garçons, est totalement différente.

Cela dit, Michel a tout à fait le droit de penser ce qu'il veut ; de même, il a peut-être raison sur un point : j’aime les mélanges de genres. J'aime brouiller les pistes, car dans la vraie vie, tout n'est pas lisse non plus. Tout comme dans mes romans, tout est lié et déterminant. Et surtout : rien n'est jamais gratuit. 

Dans Les Routes du crépuscule, il y a des éléments typiques des romans fantastiques, un peu de « nature writing », une touche de philosophie, une pointe de violence comme dans un « thriller », de la romance et du sexe comme dans la « New Adult » et plein d’autres trucs… Et c’est peut-être ça qui perturbe certains lecteurs : le petit côté inclassable de l’œuvre.

Moi-même, j’aurais du mal à le décrire autrement que comme un « roman initiatique ». D’aucuns pourraient me taxer de pédanterie, mais vous savez quoi ? D’aucuns sont des cons ! Je préfère rester sur les commentaires positifs de Virginie et de Michel (même si lui n'a pas goûté mes scènes de cul – les goûts et les couleurs, hein ?) ! 

Il est là, le sel de notre passion ! 

mardi 7 février 2023

MON ROMAN "LES ROUTES DU CRÉPUSCULE" PRIMÉ AU 20e SALON DU LIVRE DE NAVARRENX !!!

Eh oui, vous avez bien lu : tout est dans le titre ! Mais si ça vous intéresse d'en savoir davantage, lisez la suite ^^

Ce week-end, je suis allé avec les potos de l'écurie Astobelarra (Constance Dufort, Caroline Herrera, Franck Manuel et notre présidente Marjorie Vandevenne) au salon du livre de Navarrenx. Ne faites pas les surpris, j'y vais tous les ans depuis 2008, hormis en 2021 pour cause de Covid ! J'avais déjà envoyé quelques uns de mes précédents livres à des concours littéraires, notamment "L'infection T3 Sepsis" et "Mauvais berger", sans jamais avoir de retour encourageant autre que "au fait, j'ai bien aimé ton roman". Ce qui n'est pas rien, avouons-le...

En 2022, j'ai inscrit "Les routes du crépuscule" au concours du salon du livre d'Orthez, à celui Lons et à celui de Navarrenx. Je m'étais juré que si je n'avais rien pour ce livre, que j'ai littéralement sorti de mes tripes (si un de mes romans mérite un prix, c'est bien celui-ci), je laisserais tomber les rêves de gloire une bonne fois pour toutes. J'aurais évidemment continué d'écrire après cet échec, mais sans plus me faire d'idées quant à une éventuelle reconnaissance de la qualité de mon travail.
Je n'ai rien eu aux deux premières dates. C'est l'amie Constance Dufort qui y a par contre été respectivement primée pour "L'abri" (Astobelarra) et "La part des anges" (Yucca) ! 

Il ne me restait plus que le salon du livre de Navarrenx pour faire mes preuves et coup de bol, #LRDC a finalement été primé le 4 février dernier ! Alors certes, je n'ai pas eu le premier prix (obtenu par le recueil de nouvelles de Bruno Le Cun), mais le second, ex aequo avec le roman jeunesse de Gianmarco Toto, parmi une dizaine de participants. Ce sont donc trois genres littéraires différents qui ont été récompensés. Au moment de la remise des prix, je me suis amusé à découvrir le titre du livre de mon co-primé : "les sentinelles du crépuscule". Je ne peux m'empêcher d'y voir un signe ironique du destin... ^^

La vidéo est de Dominique Aucher.

En tout cas, passé l'effet de surprise (et - je ne le cache pas - la déception fugace qui m'a étreint lorsque l'adjoint à la culture m'a annoncé que je n'étais que second), je suis au final très heureux d'avoir obtenu ce prix. C'est quand même une preuve de reconnaissance de mon travail et je suis plein de gratitude pour l'équipe de "Terre de livres", organisatrice de ce salon qui fêtait également ses 20 ans cette année, et dont le thème était "l'art de raconter". J'ai trouvé là aussi que c'était un drôle de hasard, presque prédestiné. "Les routes du crépuscule" se devait d'être primé cette fois-ci. 

C'était comme qui dirait "le moment ou jamais" ^^

Lire l'article complet sur le blog de Jean Sarsiat.

jeudi 3 février 2022

Achetez des livres : c’est tout ce qui nous restera quand il n’y aura plus rien !

Je ne sais pas si vous avez remarqué – et sans vouloir faire de généralités ni avoir envie de passer pour un vieux con réactionnaire – mais j’ai l’impression que la génération Z (les personnes nées entre 1997 et 2010) ne lit pas.
Pardon, je reformule. Elle lit, mais essentiellement des posts sur des réseaux sociaux écrits en langage SMS et truffés d’émojis et de fautes d’orthographe.
Les plus futés d’entre eux lisent de la Bit Lit ou de la FeelGood Lit, mais il s’agit surtout de littérature actuelle (un moindre mal). Grosso modo, c’est comme si les auteurs classiques, ceux que ma génération a traditionnellement étudiés en classe, n’existaient plus. Exit les Maupassant, Dostoïevski, Sand, Zola ; bye bye les Dickens, Hugo, Bazin, Troyat, Vian, Diderot et Flaubert… Et je ne parle même pas des Tolkien, Céline, Balzac, Gide, et Proust que je n’ai pas eu la force de lire, moi-même… Quant à la poésie… bon, passons…

Alors oui, c’est vrai que les écrivains dits classiques sont difficiles à lire ne se laissent pas facilement apprivoiser. Leur écriture semble souvent datée, ou outrancièrement tarabiscotée, ou pleine de descriptions à tiroirs développées à longueur de pages dans des paragraphes dépassant les dix phrases plus ou moins complexes.

Mais pour en revenir à la Gen Z, je n’ai jamais vu mes propres gamins (pourtant issus de parents gros lecteurs) lire du Baudelaire, du Rabelais ou même du Camus. Par contre, ils ont lu les sept tomes de Harry Potter (qui n’existaient pas à mon époque, et que j’ai également dévorés). La plupart du temps, ils préfèrent regarder des Reels insignifiants sur Instagram ou swiper pendant des heures sur TikTok. J’ai de la chance, j’ai réussi à leur faire éviter de s’abrutir devant des émissions de merde à la télé, ce qui est loin d’être le cas d’autres jeunes de ma connaissance, abreuvés quotidiennement à la bêtise crasse et à la superficialité. Inutile de préciser que j’ai très peur pour les futures générations…

Cependant, aussi parfaits soient-ils, mes gosses ne lisent de vrais livres que très rarement, de l’ordre d’un par an, en moyenne. J’aurais aimé que ce soit plus, car la lecture a un pouvoir certain sur l’imaginaire, la construction personnelle, la culture générale, mais aussi sur l’amélioration du niveau d’orthographe et de la capacité à s’exprimer par écrit (une compétence encore très importante – et regardée – dans le milieu du travail et notamment par les RH) du lecteur.
Bref, je me dis que comme c’est parti, tous ces grands écrivains des siècles précédents, que je croyais immortels, sont en baisse de popularité chez nos jeunes, ces temps-ci, et vont disparaître un jour. Moi qui passe mon temps à crier partout qu’il « faut acheter des livres, parce que c’est tout ce qui nous restera quand il n’y aura plus rien », je trouve, finalement, que ce constat n’est pas des plus encourageants, en particulier pour mes propres livres.

>> Souscrivez ici ! << 

Et je conclus en vous rappelant que mon 5ème roman, Les routes du crépuscule, sortira le 21 mars 2022, et qu’il est toujours en souscription jusqu’au 28 février. Vous pouvez donc le précommander et ainsi permettre à mon éditeur de le financer et, si vous êtes nombreux et généreux, de financer de futurs projets littéraires (d’autres auteurs) qui ne bénéficieront pas de souscription (lancer un crowdfunding pour un livre à 5€, ça n’a pas de sens…) mais qui comptent aussi beaucoup pour notre association. Pour ce faire 👉cliquez ici ! Pour lire la dernière Newsletter d’Astobelarra avec plein d’infos sur mon roman et une interview exclusive 👉cliquez là ! Enfin, je serai au salon du livre de Navarrenx les 5 et 6 février 2022, en compagnie des auteurs d’Astobelarra. Venez discuter !

samedi 29 janvier 2011

Au salon du livre de Navarrenx 2011

Laurent Caudine et André Cazetien - Navarrenx 2011
Il faut le savoir : le salon du livre de Navarrenx (charmante petite bourgade béarnaise -des Pyrénées Atlantiques, donc- protégée par une muraille datant du XIVeme siècle, et accessoirement capitale mondiale de la pêche au saumon), qui se déroulait traditionnellement lors de la foire artisanale organisée en Mars, vient d’être déplacé au dernier Week-End de Janvier, lors de la “foire à l’occasion”.

Etienne H. Boyer - Navarrenx 2011
Il ne m’appartient pas de dire si le choix est logique ou non, mais se retrouver au beau milieu d’une immense exposition de tracteurs et de quads, pour Astobelarra – Le Grand Chardon, c’est un peu comme si on lâchait un groupe de pigeons ramiers au dessus de la “ligne Maginot” d’Iraty… L’exposition des enfants du village, visible dans une salle attenante en dit long sur les mentalités! Enfin bon, on n’est pas là pour juger nos congénères, pour qui les idées écologistes relèvent souvent d’utopies sectaires de citadins étrangers qui ne comprennent rien à la vie campagnarde, mais pour vendre nos livres.

Donc demain, c’est dimanche, et il va faire un temps de chiottes! Quoi de mieux que de s’organiser une petite sortie à la mairie de Navarrenx, au milieu des stands du salon du livre?

Alors faites-nous mentir, et ruez-vous sur le nôtre pour acheter “Paroles d’écolos (et aussi les autres livres des éditions associatives Astobelarra, si vous voulez)!
Étrangement (ou non), j’ai vendu (et dédicacé) un “Mauvais berger!” cet après-midi! Merci à Virginie, nouvelle bergère à Navarrenx pour cet achat judicieux ;-)


dimanche 10 mai 2009

Au salon du livre de Navarrenx 2009…

Public frileux et pétochard au salon du livre de
Navarrenx 2009, qui m'a inspiré cette caricature
à peine exagérée... La crise dure!
Bof bof“, c’est ce qu’on peut retirer de cette seconde participation au salon du livre de Navarrenx. Malgré une organisation assez sérieuse, la fréquentation a été plus que médiocre le vendredi 8 et très moyenne le samedi 9 mai. Heureusement, les gens ont semblé se réveiller le dimanche (surtout l’après-midi), si bien qu’Astobelarra a quand même réussi à rembourser ses frais.

Il est évident que les gens réservent leur argent pour l’essentiel, la lecture faisant visiblement partie des accessoires non-indispensables. Et pour les vrais amoureux de la littérature, là aussi, le porte monnaie comme le sourire semblaient bien verrouillés… Une situation assez désagréable qui m’a inspiré ce petit gribouillis (ci-contre).

Etienne H. Boyer dédicaçait au salon
du livre de Navarrenx, en 2009.
Mais bon, je me rassure (comme je peux) en me disant que ça aurait pu être le flop du siècle! Le maire de Navarrenx -que je ne connaissais pas- a même acheté un exemplaire de “Mauvais berger!” dédicacé!
Comme quoi, tout espoir est encore permis!

A ce propos, le prochain rendez-vous rencontre avec les auteurs des éditions Astobelarra – Le Grand Chardon est prévu pour les 6 et 7 juin prochain, au “salon du livre sans frontière” d’Oloron Sainte Marie. 

mardi 6 mai 2008

En dédicace à Navarrenx, les 22 et 23 Mars 2008

Etienne H. Boyer en dédicace au salon du livre de Navarrenx
en 2008 - Le peintre Jacques Roux en arrière plan
Bon bah voilà! C’était pas la mer à boire! J’ai dédicacé “Mauvais berger!” au salon des métiers d’art et du livre à Navarrenx aujourd’hui.

Face à Jean Lassalle, qui plus-est! (Pour la peine, j’ai même acheté son bouquin, histoire de pas mourir idiot. Quand je l’aurai fini, je le passerai à chroniquer à Laurent “Lurbeltz” Caudine! ça pourrait être marrant!)

Sinon, c’était sympa, mais ça caillait terrible! J’en ai encore les doigts gelés. J’occupais le même stand qu’André Cazetien, sauf qu’il n’était pas là!

Derrière moi, c’est Jacques Roux, un artiste peintre, dessinateur et auteur de bédés. Il fait un vrai travail de fourmi, avec un talent phénoménal. A côté, je fais vraiment figure de petite merdouille, avec mes gribouillis! Ben vous savez quoi? Il a insisté pour m’échanger deux ou trois strips contre l’un de ses livres dédicacés! Trop, vraiment trop d’honneur. Mais j’ai accepté quand même… Un cadeau de cette valeur ne se refuse pas!

Et demain, je me fais le Biltzar de Sare en compagnie de Laure Gomez! Enfin oui, sauf s’il a neigé trois mètres…