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lundi 30 décembre 2024

Myriam Chazalon remet le couvert, avec "Mauvais berger !"

Myriam Chazalon, aka Séléné Peel, du blog #SatanBoucheUnCoin a lu et aimé "Mauvais berger !".
Elle a lâché une chronique très sympa sur son compte Instagram : 

Après les routes du crépuscule et le moment où jamais, je retrouve une troisième fois avec grand plaisir Étienne H. Boyer. Me voilà avec entre les mains, son premier roman : Mauvais Berger, roman autobiographique. 
Mauvais berger, ou comment ne pas revenir à ses moutons... 
Premier roman peut-être, mais j'ai bien reconnu sa patte. Celle d'Étienne hein, pas celle du mouton !

Donc mauvais berger c'est l'histoire (vraie) d'un mec qui aurait pu, si il avait côtoyé les bonnes personnes, réaliser son rêve de jeune adulte. Mais le mec, il a mis un pied dans la boue, deux pieds dans la boue et le reste dans la fange...
Et pourtant, pourtant... Pour le commun des mortels, tu sais, celui qui mange son yaourt et qui déguste son fromage de brebis, berger ça semble facile, sympa, bucolique. Tu passes ton temps dans la montagne, à laisser ton chien faire tout ton boulot, à être loin de toute civilisation, de ses contraintes et de tous les cons qui la peuplent. Tu es au grand air toute la journée, et quand tu rentres les joues rosies par ce bon air non pollué, tu te cuisines un excellent repas avec de bons produits sains et bio dans ton refuge. C'est un peu comme si tu étais tous les jours en vacances non ?
Oui mais.... Il a un joli nom ce mais... Il se prénomme Nanette. 
Malheureusement, l'amabilité du personnage est inversement proportionnelle à la douce sonorité de ce charmant surnom... Sous ce patronyme, se terre Fernande.... Aigrie, méchante, qui exploitera et pressera le jeune Étienne comme elle le ferai avec l'un de ses fromages. A tel point que, lorsque tu finis de lire le dernier mot de Mauvais Berger, quand tu penses à Fernande tout tes poils se tendent... Tu l'auras compris lecteur, ce livre te racontera l'histoire d'une passion avortée, d'un harcèlement au travail... Une tranche de vie que tu prends dans la tronche. 

Lire ce roman, c'est se délecter de la réponse du Mauvais Berger à la mauvaise bergère... Précipite toi pour lire Étienne H. Boyer, en cette période de Noël, un petit cadeau lecture, c'est le moment où jamais.... 

À noter : Myriam a également écrit une géniale chronique au sujet de "Le Moment ou jamais" sur le blog #SatanBoucheUnCoin : ici ! Je vous laisse la découvrir ! 

vendredi 22 novembre 2024

Une superbe chronique pour #LRDC

Je me permets de reproduire intégralement ici le post Instagram de Myriam Chazalon, Aka Séléné Peel, du blog #Satanboucheuncoin

"Les routes du crépuscule" - Etienne H. Boyer, auteur

Chacun, dans la lecture, vient chercher quelque chose de différent : s'amuser, voyager, s'évader... Moi j'aime être bousculée, j'aime partager l'histoire des personnages, cheminer à leur côté, vibrer, aimer, souffrir avec eux... J'aime la sensation de faire partie de l'histoire : d'être lectrice actrice...
Quand je rentre dans une histoire, si elle me happe des les premières lignes, j'ai du mal à poser le livre car j'ai l'impression d' abandonner les personnages à leur sort : ils sont coincés là et moi, je peux m'affranchir de leur vie en un claquement de page. Quand je suis impatiente de reprendre ma lecture, de les libérer de l'étreinte implacable du marque-page que je leur impose. Quand lorsque le dernier mot est écrit, je continue à tourner les pages en espérant qu'ils soient là encore un peu, juste un chapitre ou deux. Alors, je sais que j'ai aimé ce que j'ai lu, intensément, et que pour quelques temps, ils vont cruellement me manquer.
Les routes du crépuscule c'est tout ça... C'est un questionnement intérieur, c'est une leçon de vie, c'est une autre façon de voir les choses, c'est une introspection, un arrêt, un recommencement, un renoncement, un espoir...
Et, si, en passant la porte de cette vieille bicoque au bout du monde, la vie t'offrait une seconde "chance"? Si au crépuscule, tu prenais d'autres routes pour marcher vers une autre lumière ? Crois-tu que tu en ressortirais meilleur ? Crois-tu que tu en serais plus heureux ? Crois-tu que tu en ressortirais indemne?
Pas si simple crois -moi!
Par contre, rends toi service ou rends service à un être qui t'est cher : offre-toi ou offre lui ce roman d'Etienne H. Boyer aux éditions Astobelarra : bien plus qu'un cadeau, c'est un message, une déclaration à soi-même aux autres, à ceux qui ne se regardent plus, qui se sont aimé et qui s'aiment mal avec le temps qui passe inexorablement...
Etienne, juste merci.

Merci à toi pour cette chronique qui m'a presque mis la larme a l'œil et qui m'a permis de me rappeler pourquoi j'écrivais. Ton texte redonne du sens à mon travail, à ce pourquoi j'existe. 💗💗💗

dimanche 29 septembre 2024

UN NOUVEL ARTICLE DANS LE JOURNAL SUD-OUEST #LMOJ

Ce samedi 28 septembre, Marcel Bedaxagar a publié cet article au sujet de mon nouveau roman "Le Moment ou jamais" dans le quotidien régional SudOuest, édition Béarn et Soule et Pays basque. 
Comme toujours, si vous souhaitez le lire, il suffit de faire un clic-droit sur l'image et de choisir "ouvrir l'image dans un nouvel onglet". Cela vous donnera accès à la loupe.
Bonne lecture ! 

Ah oui, et si vous avez lu (et aimé) le livre, vous pouvez laisser une petite chronique sur le site de Babélio ici ! Merci ^^

UN NOUVEL ARTICLE DANS LA REPUBLIQUE DES PYRENEES #LMOJ

Mathilde Agor, correspondante locale de Soule à la République des Pyrénées est venue me rendre visite alors que je dédicaçais à la librairie Tandem, à Mauléon-Licharre, le samedi 14 septembre dernier. 

Il en a résulté cet article que je vous partage aujourd'hui. Cliquez sur l'image pour le lire, ou faites un clic-droit dessus, puis "ouvrir l'image dans un nouvel onglet". Vous pourrez ainsi utiliser la loupe pour l'agrandir, si nécessaire.



mardi 7 février 2023

MON ROMAN "LES ROUTES DU CRÉPUSCULE" PRIMÉ AU 20e SALON DU LIVRE DE NAVARRENX !!!

Eh oui, vous avez bien lu : tout est dans le titre ! Mais si ça vous intéresse d'en savoir davantage, lisez la suite ^^

Ce week-end, je suis allé avec les potos de l'écurie Astobelarra (Constance Dufort, Caroline Herrera, Franck Manuel et notre présidente Marjorie Vandevenne) au salon du livre de Navarrenx. Ne faites pas les surpris, j'y vais tous les ans depuis 2008, hormis en 2021 pour cause de Covid ! J'avais déjà envoyé quelques uns de mes précédents livres à des concours littéraires, notamment "L'infection T3 Sepsis" et "Mauvais berger", sans jamais avoir de retour encourageant autre que "au fait, j'ai bien aimé ton roman". Ce qui n'est pas rien, avouons-le...

En 2022, j'ai inscrit "Les routes du crépuscule" au concours du salon du livre d'Orthez, à celui Lons et à celui de Navarrenx. Je m'étais juré que si je n'avais rien pour ce livre, que j'ai littéralement sorti de mes tripes (si un de mes romans mérite un prix, c'est bien celui-ci), je laisserais tomber les rêves de gloire une bonne fois pour toutes. J'aurais évidemment continué d'écrire après cet échec, mais sans plus me faire d'idées quant à une éventuelle reconnaissance de la qualité de mon travail.
Je n'ai rien eu aux deux premières dates. C'est l'amie Constance Dufort qui y a par contre été respectivement primée pour "L'abri" (Astobelarra) et "La part des anges" (Yucca) ! 

Il ne me restait plus que le salon du livre de Navarrenx pour faire mes preuves et coup de bol, #LRDC a finalement été primé le 4 février dernier ! Alors certes, je n'ai pas eu le premier prix (obtenu par le recueil de nouvelles de Bruno Le Cun), mais le second, ex aequo avec le roman jeunesse de Gianmarco Toto, parmi une dizaine de participants. Ce sont donc trois genres littéraires différents qui ont été récompensés. Au moment de la remise des prix, je me suis amusé à découvrir le titre du livre de mon co-primé : "les sentinelles du crépuscule". Je ne peux m'empêcher d'y voir un signe ironique du destin... ^^

La vidéo est de Dominique Aucher.

En tout cas, passé l'effet de surprise (et - je ne le cache pas - la déception fugace qui m'a étreint lorsque l'adjoint à la culture m'a annoncé que je n'étais que second), je suis au final très heureux d'avoir obtenu ce prix. C'est quand même une preuve de reconnaissance de mon travail et je suis plein de gratitude pour l'équipe de "Terre de livres", organisatrice de ce salon qui fêtait également ses 20 ans cette année, et dont le thème était "l'art de raconter". J'ai trouvé là aussi que c'était un drôle de hasard, presque prédestiné. "Les routes du crépuscule" se devait d'être primé cette fois-ci. 

C'était comme qui dirait "le moment ou jamais" ^^

Lire l'article complet sur le blog de Jean Sarsiat.

mercredi 8 juin 2022

Une Chronique de Caroline Herrera pour #LRDC !

Caroline Herrera, dont j'ai déjà parlé dans ce blog pour ses romans policiers également publiés chez Astobelarra a eu la gentillesse de publier le 19 mai dernier une chronique sur mon livre #LRDC, sur sa page Facebook
Je vous la republie ici :

La seule véritable raison pour laquelle il faut absolument lire "les routes du crépuscule" d'Etienne H. Boyer ?

En premier, je pourrais vous dire que c'est pour l'histoire : et si de nouveau, tout était possible, que feriez vous ? C'est ce qui arrive à ce couple qui se retrouve à ses 20 ans, et nous replonge à sa suite dans les années 90, les francs, les cassettes, la vie étudiante...

En second, cela pourrait être pour les personnages, attachants malgré - ou grâce - à leurs défauts. Nous les suivons dans leurs évolutions, dans leurs quêtes de leur idéal et leurs désillusions.

Et en troisième, je vous parlerais du style de l'auteur qui réussit à nous embarquer dans ce récit rythmé où l'humour (souvent cynique, jamais méchant) est au rendez vous.

En vérité, la seule et unique raison est parce que ce livre fait partie des "grands", ceux qui ne vous lâchent pas, qui vous trottent dans un coin de la tête, vous questionnent sur le sens de votre vie, de la vie en général. Il y a un ou deux livres que je cite lorsqu'on me demande des romans qui m'ont marqué, je sais que "les routes du crépuscule" en fera partie désormais !

Waouh ! Quand je lis ça, ça me donne le vertige. Et ça me donne envie de continuer à écrire parce que quelque part, ça veut dire que j'ai accompli ma mission de "raconteur d'histoire".

Pour le moment, à une exception près, je n'ai reçu que des compliments et des bons retours pour ce roman. Il en faut toujours au moins un qui n'a pas aimé, sinon, c'est louche ^^. Ce coup-ci, c'est Mathieu Larregain qui s'y est collé. Et comme je suis un gars honnête, je vous donne le lien de sa chronique 👉 ici. (Je ne vais pas pousser l'autoflagellation jusqu'à la republier directement dans mon blog, quand même 😁).

mardi 10 mai 2022

vendredi 29 avril 2022

Une chronique de La Caravane RêVeille pour #LRDC

Chers ami(e)s, j'ai le plaisir et l'honneur de vous partager cette superbe chronique publiée sur la page Instagram de La Caravane RêVeille, bibliothèque associative de la côte basque tenue par Sandra Baronnet :

"Les routes du crépuscule" écrit par Etienne H. Boyer @xiberoland aux éditions @astobelarra basées en Soule, Pays Basque.

Quand j'ai parcouru la 4ème de couv', j'ai supposé très brièvement un énième roman "développement personnel" a la Gougou* pour les intimes.

(...)"Et si, "par chance", ils pouvaient tout recommencer, le feraient-ils exactement de la même façon, ou tenteraient-ils d'aller au bout de leurs rêves respectifs ?"(...)

Puis, j'ai commencé a lire.

Un ton incisif, direct, sur des tonalités punk-rock.
Ça sonne "le parler cru".

Dans les premières pages, j'ai eu une réaction de "😲🤭 Ô mais dis donc" un peu prude.
J'ai aussi fait des montées dans les tours lors de passages teintés de misogynie... très vite concurrencés par de la misandrie.
L'équilibre était là. Ça se tire dans les pattes en tout genre.
J'ai poursuivi ma lecture.

L'auteur nous fait voyager tant dans le temps qu'a travers le monde.
Et également, dans nos propres souvenirs, regrets, remords, virages et choix de vie.

Je me suis finalement faites happée par cette dynamique trash qui m'a bousculée de prime abord.

Je retire du positif et une énergie moteur suite a cette plongée livresque.

Dans un monde où les magazines, les réseaux sociaux, les bouquins de dev' personnel, les romans, les techniques de management, les discussions entre proches...sont teintés de positivité a outrance à grands coups de "bienveillance", "gratitude", "tout est amour" formulés a la limite de l'indécence et d'une déconnexion aux réalités ressenties et vécues.

Dans un monde qui frise la censure des émotions dîtes "négatives" en surfant sur des réappropriations culturelles, ben ça fait du bien de lire un livre authentique, cru et rock'n'roll. Sortir de cette aseptisation générale, relâche et fait circuler une émotion brute.
Perso ça me reconnecte à ma verve piquante ainsi qu'a mon style rapide et mordant. Je les avais étouffés.
Donc un grand merci Étienne 💛😘

* Laurent Gounelle

Merci Sandra pour ce pur moment de bonheur ! 

mercredi 27 avril 2022

jeudi 7 avril 2022

Une revue de libraire sur Radio Oloron !

Hier, j'ai eu la très agréable surprise de découvrir cette interview de Cédric Laprun, libraire à l'Escapade à Oloron-Sainte-Marie diffusée en podcast sur Soundcloud

Il y parle de Les Routes Du Crépuscule en le qualifiant de #PageTurner, ce qui me fait très plaisir car, outre le fait que c'est bien la première fois que quelqu'un utilise ce mot pour un de mes livres, j'ai effectivement construit ce roman de façon à ce que les lecteurs soient pris par l'histoire chapitre après chapitre et ne puissent plus décrocher jusqu'à la toute fin.
C'est d'ailleurs la teneur de la totalité des commentaires que j'ai reçus depuis la sortie du livre, hormis celui-ci. Eh oui, il en faut bien un...

Du coup j'en profite pour vous rappeler que je serai en rencontre / dédicace à l'Escapade ce samedi 9 avril de 9h30 à midi avec Les routes du crépuscule, évidemment, mais aussi avec mes titres précédents. Alors si vous n'avez jamais lu Mauvais berger ! ou encore ma trilogie fantastique L'infection, ce sera le moment de venir vous les faire dédicacer en direct-live !

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Alors adishatz ! Comme on dit dans le Béarn ! 😊

mardi 5 avril 2022

Article paru dans #LaRépubliquedesPyrénées le 05 avril 2022, page "les mardis lecture" !

Aujourd'hui, j'ai eu le plaisir de trouver un superbe article rédigé par Gérard Cayron sur mon dernier roman "Les routes du crépuscule", dans le quotidien régional La République des Pyrénées. Le journaliste y parle du livre, évidemment, mais revient aussi sur les fondamentaux de notre maison d'édition associative Astobelarra. Sans attendre davantage, je vous laisse apprécier ça : 

Pour ceux d'entre vous qui n'auraient pas remarqué, le papier en question (avec une photo couleur qui date un peu, mais puisqu'elle me met bien en valeur, je ne dirai rien 😅) est collé à une brève sur la visite de l'immense Craig Johnson à Pau ! Si ça, c'est pas la classe à Dallas, je ne sais pas ce que c'est !

lundi 10 janvier 2022

#LRDC : l'interview pour Astobelarra !

La Newsletter de Janvier 2022 des Editions Astobelarra est sortie. Vous pourrez (entre autres) y lire cette interview de moi :

>> Souscrivez ici ! << 
Astobelarra : Les routes du crépuscule, de quoi s’agit-il ? 
Etienne H. BOYER : C’est mon nouveau (et cinquième) livre à paraître le jour du printemps 2022 aux éditions Astobelarra ! Je l’ai écrit pendant les différents confinements du Covid, à partir de 2020. Bien plus qu’un roman d’amour un peu fantastique, c’est surtout une parabole sur les regrets, le deuil et la résilience. 

Astobelarra : Et ça parle de quoi ? 
EHB : En résumé, c’est l’histoire d’un couple à la dérive, dont le mari organise un second voyage de noce dit « de la dernière chance », ceci afin d’essayer de sauver sa famille au bord de l’éclatement. Les deux partent donc au Vietnam et là-bas, rien ne se passe comme prévu. Ils sont confrontés à des événements peu ordinaires qui changeront leurs vies à jamais. En dire plus serait divulgacher le reste du roman ! ^^ 

Astobelarra : C’est un roman autobiographique ? 
EHB : Dire que je n’ai rien puisé de ma propre expérience pour l’écrire serait un mensonge. Je pense que tous les auteurs s’inspirent de leur vraie vie, des gens qu’ils croisent, des paysages qu’ils ont arpentés, de ce qu’ils ont vécu et de leurs fantasmes (ou terreurs) pour écrire leurs œuvres. Je ne déroge pas à la règle et c’était déjà le cas pour L’infection. Cependant, et j’insiste : Les routes du crépuscule est une fiction. Hormis de rares célébrités que chacun reconnaîtra, aucun des personnages du livre n’existe ou n’a existé. L’histoire est totalement inventée. D’ailleurs, je ne suis JAMAIS allé au Vietnam !
 
Astobelarra : Alors qu’est-ce qui t’a inspiré pour ce livre ? 
EHB : A l'origine, c'est une question qu'on se pose (ou qu'on se posera) tous un jour et qui, personnellement, me taraude depuis des années : "et si c'était à refaire, est-ce que je le referais de la même façon ou prendrais-je une autre direction ?" Inutile de vous dire que celui ou celle qui a la réponse n'est pas de ce monde. Mais pour tout dire, le fil conducteur de l’histoire m’est intégralement apparu en rêve, tout comme pour ma trilogie fantastique L’infection. Je fais régulièrement ce type de rêves, qui semblent tellement réalistes qu’ils laissent une empreinte profonde après le réveil, un peu comme des souvenirs, comme s’ils avaient été réels. Je note tout, même les anecdotes qui paraissent moins intéressantes. Parfois je les utilise, parfois non. Ensuite, j’écris d’abord une ligne directrice, à laquelle je greffe des personnages et des lieux au fur et à mesure que l’histoire prend forme. Il arrive parfois que le texte terminé diffère sensiblement de la ligne directrice initiale car je me laisse guider par mon instinct. C’était le cas pour celui-ci : le final est différent (et bien meilleur) de celui que j’avais prévu dans le premier jet. PS : ON NE SE JETTE PAS SUR LA FIN POUR LIRE !!! 

Astobelarra : Dans quelles conditions écris-tu ? 
EHB : De temps en temps, j’écris quelques notes soit sur un carnet, soit dans un logiciel de prise de notes sur mon smartphone, que je peaufine avant de me les transférer par email, au cas où. Ensuite, lorsque je suis prêt, je passe à la rédaction à proprement parler. Déjà, il faut que je n’aie que ça à faire. C’est-à-dire que j’écris après le ménage, la vaisselle, la promenade des chiens, etc. Ensuite, il faut que la maison soit vide : personne ne doit venir interférer avec ma concentration, sinon, c'est foutu. Je m’installe dans la pièce où je suis le plus à l’aise. En l’occurrence, c’est dans ma salle à manger que tout se passe. Elle a la bonne lumière et il y a de la musique ! Je me choisis une playlist en fonction de mon humeur du moment (c’est souvent des musiques que je connais par cœur, pour éviter les baisses de concentration – pour ce livre, c’était essentiellement une playlist de Synthwave sur Deezer, pour le petit côté retour planant aux 90’), je me cale les écouteurs sur les oreilles et zou ! Les mots coulent comme une diarrhée amibienne ! 

Astobelarra : Pas de syndrome de la page blanche ? 
EHB : Ne jamais dire jamais. Mais lorsque je cale, c’est rarement parce que je ne sais pas QUOI écrire et plus souvent parce que je ne sais pas COMMENT l’écrire (je n’ai pas les mots ou la forme de la phrase à l’instant T). Dans ce cas, soit j'écris comme ça me vient pour ne pas perdre le fil, quitte à corriger plus tard, soit je passe à un autre paragraphe et l’histoire finit pas se régler toute seule au bout du compte, comme par magie ! Mais de toute façon, je reviens régulièrement sur ce que j’ai écrit pour corriger, réécrire, rajouter du contenu ou en enlever, et ce jusqu’au dernier moment. 

Astobelarra : Parle-nous des décors de ton livre... 
EHB : L'intrigue se déroule globalement en France (dans les Landes, le Gers, les Pyrénées Atlantique, l'Ariège, Paris et Bordeaux), mais également au Vietnam (à Hô Chi Minh ville et à Mỹ Tho) et à Londres (dans le quartier Camden town). Concernant ces deux derniers pays, je n'ai pas, cette-fois-ci, eu la possibilité de me rendre sur place. Comme je l'ai dit plus tôt, je ne suis même jamais allé au Vietnam de ma vie. Heureusement, il y a toujours Google Maps et le Guide du Routard si on a besoin de précisions, d'anecdotes, etc.. 

Astobelarra : La Soule tient encore une fois un rôle très important dans les routes du Crépuscule. Pourquoi ? 
EHB : En septembre prochain, ça fera 25 ans que je vis ici. Exactement la moitié de ma vie. C'est l'endroit où j'ai vécu le plus. Plus qu'à Cognac où j'ai vécu 18 ans ! Je considère la Soule comme mon vrai pays. Celui qui m'a accueilli quand je n'avais rien. Celui que j'ai choisi et dans lequel j'ai - je pense - trouvé ma place. J'aime ses gens curieux et chaleureux, son ambiance colorée et festive, la beauté extraordinaire de ses paysages, mais aussi sa sauvagerie, son âpreté parfois, sa tranquillité et sa langue étrange qui m'est devenue familière, à force de l'entendre... Évidemment, il y a aussi des choses qui m'agacent (ça se retrouve dans l'histoire, d'ailleurs), mais c'est ce qui - à mon sens - rend ce territoire aussi parfait. En quelque sorte, et sans aucune prétention de ma part, la Soule, c'est le fil conducteur de "mon œuvre" (jusqu'à aujourd'hui) ; c'est mon véritable personnage principal. Et j'essaye de lui rendre hommage, à ma façon. 

Astobelarra : Comment as-tu préparé ton roman ? 
EHB : J'ai fait pas mal de recherches en ligne, notamment pour les itinéraires de mes personnages. Certes j'avais la contrainte des différentes époques pendant lesquelles l'intrigue se déroule, mais ça n'a pas été trop compliqué à mettre en place : je les ai moi-même vécues ! Parallèlement, j'ai acheté et lu un certain nombre de livres sur les sujets que je développe, comme la survie en milieu hostile, la vie isolée en cabane, la construction de huttes en bois... La principale difficulté, c'était de ne pas transformer ma fiction en catalogue exhaustif de toutes ces pratiques. Je voulais que ça reste un cadre pour l'histoire que je voulais raconter, un prétexte, pas l'essentiel du sujet. 

Astobelarra : Parle nous du style littéraire... 
EHB : Je ne cherche pas à faire de la grande littérature. Il y a des gens qui font ça très bien et je leur laisse bien volontiers. Mon travail, à moi, c'est de raconter des histoires et de faire en sorte que le lecteur aille au bout de ce que j'ai à lui dire. Donc j'ai tenté de faire simple, dans un français presque parlé, parfois même familier. Et j'ai choisi le présent de l'indicatif pour que l'expérience du lecteur soit davantage immersive et pour brouiller les pistes, rendre le récit très actuel, malgré les sauts temporels. Un peu comme si on était dans une histoire vraie. En ce sens, il y a quelques similitudes avec "Mauvais berger !". Techniquement, les chapitres sont découpés de façon à suivre alternativement les trajectoires de vie des deux personnages principaux. 

Astobelarra : Quels sont les principaux éléments narratifs qu'on peut retrouver dans #LRDC ? 
EHB : Il y a de l'amour un peu, du sexe aussi. De l'aventure. Et puis de la contemplation, de l'introspection, de la violence parfois et beaucoup d'humour (noir), malgré tout. Et puis du fantastique, évidemment. 

Astobelarra : Ensuite, comment ça se passe une fois que le texte est terminé, et avec l’éditeur ? 
EHB : Je choisis un panel d’amis ou de gens de ma famille dont je sais qu’ils liront mon texte avec attention et sans le diffuser avant l’heure. L’équipe d’Astobelarra (qui me publie depuis 2008) n’est pas en reste. Elle fait des propositions, des suggestions de corrections, revoit les règles d’ortho/typo car au bout d’un moment, j’ai tellement la tête dans le guidon que je ne vois plus les nids de poule… Eux si ! Ensuite, le comité de lecture de la maison d’édition décide si le livre peut être publié et quand. Et voilà ! Petite précision : lorsque j’ai voulu sortir le premier tome de L’infection, j’ai envoyé des manuscrits à 30 maisons d’édition. Après une succession d'échecs, une seule s’est montrée intéressée, au Québec. Mais j’ai lâché l’affaire parce que l’éditeur me demandait de tout réécrire, pour que les lecteurs québécois ne soient pas perdus par mon français. Depuis, je suis fidèle à Astobelarra et c’est réciproque. 

Astobelarra : Et la suite, c’est quoi ? 
EHB : J’ai eu un nouveau rêve en avril dernier. J’ai rêvé d’une histoire qui m’excite déjà, comme un enfant qui sait qu’il va avoir une glace à la fraise et un tour de manège ! Cela se déroulera dans le même univers que celui de L’infection. Ce ne sera pas une suite à proprement parler, mais plus un spin-off, c’est-à-dire un dérivé de l’histoire principale, avec des personnages que je n’ai pas voulu voir disparaître à tout jamais… En outre, j’ai volontairement laissé quelques indices non résolus dans le tome 3 de ma saga (ceux qui l’ont lu avec attention savent de quoi je veux parler). Il va bien falloir que tout cela retombe sur ses pattes ! Bref, ce sera probablement un polar fantastique assez noir. La suite au prochain numéro !

dimanche 8 novembre 2020

mardi 27 octobre 2020

Interview en "décalorama" sur la Gazette d'Astobelarra N°9 !

Trois ans après Pandémie, Etienne H. Boyer sort Sepsis, la conclusion de sa saga fantastique et horrifique intitulée L’infection. Il a bien voulu répondre aux questions vicieuses (mais presque toujours pertinentes) de La Gazette d’Astobelarra.

Astobelarra : Trump ou Obama ? 

Etienne H. Boyer : Déjà les hostilités politiques, lol ? Barrack Obama, sans hésiter. Je me suis très librement inspiré de lui pour créer Marrack Obaba, l’un des personnages héros de l’Infection. Donald Trump est tellement insignifiant (dans la réalité et dans la saga) qu’il n’apparait que dans un tweet raciste, dans Pandémie. Et pour le punir, je l’ai appelé Ronald T. Dump (« Dump » veut dire « décharge », en français). J’adore les contrepèteries et j’ai choisi de modifier leurs vrais noms en clin d’œil à Mauvais berger ! (ma tranche de vie illustrée publiée en 2008 chez Astobelarra) mais aussi pour bien marquer que ce sont des « personnages fictifs » et pas les vraies personnes. J’avais fait pareil avec Sickolas Narcozy dans Contage.

Astobelarra : Devant une page blanche, tu serais plutôt du genre sobre et silencieux ou bruyant et défoncé ? 

EHB : Toi, t’as lu mon blog, non (rires) ? « Bruyant et défoncé », on dirait mon portrait craché ! 

Pour entrer dans les détails, j’ai la chance de ne pas connaître (encore) le syndrome de la page blanche. Je n’écris que lorsque j’ai des idées précises (et pas forcément « claires »). Le reste du temps, je euh… je réfléchis. Et je glande beaucoup, aussi ! 

Bon, mais par contre, j’écris très rarement dans le silence. J’ai besoin de musique (si possible des trucs que je connais par cœur et que j’écoute en boucle) pour créer une espèce de mur du son qui m’isole du monde réel et de ses distractions. Plus que de rechercher une ambiance qui colle à ce que j’écris (par exemple du « Metal » pour un passage guerrier ou du Mike Oldfield pour une scène d’amour…) ça m’aide surtout à m’enfermer au plus profond de moi-même. 

Quant à la « défonce », j’avoue que j’utilise régulièrement l’alcool comme « désinhibant ». Le tout étant de ne pas se tromper sur les quantités : il s’agit avant tout « d’ouvrir les chakras », pas d’entrer en phase hallucinogène ! L’équilibre est toujours compliqué à trouver, surtout lorsqu’on est dans une extrême concentration. On n’est jamais à l’abri d’un geste machinal. Puis d’un deuxième…

Astobelarra : Dans la salle d’attente chez le médecin, tu prends un tabloïd pour passer le temps ; que lis-tu en premier ? Ton horoscope ou un article de vulgarisation scientifique sur la découverte d’un trou noir ? 

EHB : Je ne prends pas de magazine chez le médecin (c’est plein de miasmes). En général, je pianote sur mon téléphone (qui est aussi plein de microbes, mais c’est les miens), ou alors j’emmène mon livre de chevet du moment. 

Mais si je dois jouer le jeu, alors c’est les trous noirs, sans hésiter, même si je n’y comprends pas grand-chose (à l’article et à l’astrophysique en elle-même, bien que je me sois documenté sur le sujet pour écrire Sepsis). Etrangement, j’écris des livres fantastiques avec des passages fleurant bon le paranormal ou les croyances occultes diverses, mais je ne crois pas une seconde en l’astrologie. Comment la position de Vénus dans le ciel pourrait-elle prédire mon avenir au jour le jour ? Pour moi, c’est comme la télépathie, l’homéopathie ou la religion (toutes confondues), c’est du pur charlatanisme. En réalité, je ne crois qu’en la science, et encore : lorsqu’elle est démontrée uniquement. Les trous noirs ont été « prédits » par la théorie de la relativité d’Einstein et décrits par Hawking, Thorne et tant d’autres. Ces trois-là sont quand même des pointures dans leur domaine ! Il semble qu’ils avaient raison puisque des photos assez précises de M87 (super trou noir de la galaxie éponyme, située à 55 millions d’années-lumière de la Terre) ont été prises en avril 2019. 

Astobelarra : A propos de « trou noir », s’il ne restait plus que deux livres sur Terre, tu préfèrerais emporter le dernier volume des mémoires de Jean Lassalle ou un Stephen King médiocre ? 

EHB : « Je crois la question elle est vite répondue… », comme dirait l’autre !

Stephen King est un de mes auteurs préférés. Trouver un livre médiocre dans son œuvre, c’est comme l’astrologie : ça n’existe pas ! Et puis le concernant, je suis très (trop) bon public. 

Mais en situation de fin du monde, j’emporterai sûrement le pavé de Lassalle : les récents évènements ont montré que la première chose qui manquait, en situation de crise, c’était le papier toilette. Le « bouffant naturel 80g », ça doit être plus agréable que les fougères…

Astobelarra : Si tu avais le choix, tu préfèrerais : changer une roue de nuit sous une pluie battante ou ne pas recevoir ton BAT dans les temps ? 

EHB : Rhoo la panique : et toi ? Tu préfères avoir une jambe cassée ou des bras de 9 mètres ?  

Les deux m’exaspèrent à un très haut niveau, mais je crois que je préférerais la roue crevée, à tout prendre. Le seul gros risque, c’est d’arriver en retard et trempé (quoi que j’ai toujours mon « sac de survie » dans la voiture, avec des fringues de rechange au cas où). Quant au retard, disons que ça fait partie de ma culture personnelle :D

Par contre, ne pas recevoir son BAT (pour bon-à-tirer : le premier spécimen du futur roman avant impression), c’est un coup à se bouffer les ongles jusqu’aux poignets ou à maudire le livreur et l’imprimeur sur les 7 prochaines générations ! 

Astobelarra : Puisqu’on en parle, sur l’échelle du survivalisme, tu serais plutôt Rambo ou Negan ?

EHB : La question qui tue… Je suis fan des deux. J’aime bien le côté héroïque et ingénieux de Rambo (malgré son regard vide et ses obsessions) et j’aime bien le côté vicieux et jusqu’au-boutiste (mais qui tend vers une sorte de rédemption) du vilain de The Walking Dead. Si je devais en prendre un comme modèle, je dirais… Ramban ? Ou Nego ? 

C’est vrai que dans Sepsis, mes personnages sont tous plus ou moins en situation de survie. Ceci dit, dans ma vie personnelle, je ne suis pas vraiment « survivaliste ». C’est juste que j’aime prévoir les choses, ne pas être pris au dépourvu, avoir une solution de sortie pour tous les petits tracas du quotidien. Si on peut éviter un moment d’extrême solitude ou une crise d’angoisse, hein ? De tout temps, j’ai toujours « préféré prévoir le pire pour pouvoir apprécier le meilleur ». C’est mon credo.

Astobelarra : Et la petite dernière : sur l’échelle des trucs impossible à comparer, tu serais plutôt Mambo ou végan

EHB : Je crois que je détesterais encore plus danser que ne plus manger de viande. Alors je vais dire « végan »… avec regrets...

C’est quoi ces questions ? ;-)


L'INFECTION T3 : SEPSIS - SORTIE LE 15/11/2020 - Coll MOZAÏK - Ed. ASTOBELARRA

Résumé : Le monde tel qu’il existait depuis des siècles n’est plus. Le désordre et l’insécurité font désormais partie du quotidien de l’homme, qui pourrait bien être à l’aube de sa disparition totale.
Sans compter que Beau Smart est toujours là, diminué mais vivant et plus déterminé que jamais.
Patrice et ses amis survivants vont tenter de saisir la dernière et infime chance de détruire l’intelligence artificielle et ainsi, peut-être, de sauver ce qui reste de l’humanité.  

L’auteur : Etienne H. BOYER est rédacteur web de métier. Il vit en Soule, sa terre d’accueil depuis 1997. « Sepsis » est le troisième et dernier tome de la trilogie « L’infection ».

ISBN : 9791090126312 - 270 Pages - Format : 200 x115 x 20 mm - Langue : français - Prix : 14 Euros
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mardi 1 octobre 2019

Une petite interview à l'attention de la presse...

Un très mauvais berger...
Le travail d'éditeur, c'est aussi de déterminer pour chaque livre les éléments de langage qu'on va donner à la presse. Et ceci en conservant le ton spécifique de l'auteur. D'où ces petites interviews qu'on a l'habitude de publier dans la gazette d'Astobelarra. Enfin, quand on y pense et qu'on a le temps de s'y prêter...

Rappelez-nous comment est né « Mauvais berger ! » ?

EHB : Si je réponds « dans la douleur », ça va faire un peu trop mélodramatique ! Il me faut revenir à la genèse. Pour résumer, il y a 20 ans, je travaillais dans une grande ville d’Aquitaine. Je ne me voyais absolument pas y élever des enfants et c’est ainsi que j’ai démissionné pour venir suivre une formation indemnisée de berger ovin à Menditte, en Soule, dans les Pyrénées Atlantiques. J’ai fait 2 ans d’études supplémentaires pour avoir ces brevets professionnels (BPO puis BPREA) qui permettent d’obtenir les aides de l’état et de l’Europe afin de créer son exploitation et s’y installer en tant qu’agriculteur. Ces aides financières étaient conditionnées au suivi d’un stage de 6 mois obligatoire en exploitation. Aussi, ai-je choisi d’en effectuer une partie en estives, dans le Béarn. C’est cela que je raconte, dans « Mauvais berger ! », dont l’essentiel a été écrit 10 ans plus tard en 3 nuits, lorsque je travaillais à l’usine. Il faut croire que c’était bien mûr, alors c’est sorti très vite ! Je l’ai d’abord publié sur mon blog, mais il est devenu « un vrai livre » à la faveur d’une rencontre décisive avec Laurent Caudine et les éditions Astobelarra – Le Grand Chardon. Aujourd’hui, je ne suis toujours pas berger, mais je suis resté vivre en Soule où je crois avoir trouvé ma place.

Vous en parliez depuis des années, elle est enfin là. Pourquoi avoir voulu sortir cette version augmentée ?

EHB : Quand la première version est sortie, en 2008, je la croyais complète. Mais au fil des mois et des années qui ont passé, d’autres souvenirs me sont revenus en mémoire. Tout comme les précédents, j’ai eu envie de les sortir de moi, de les écrire et je les ai d’abord publiés sur mon blog (www.etiennehboyer.blogspot.com) en tant que « bonus ». A un moment donné, j’ai arrêté d’avoir ces réminiscences, ou du moins, les dernières qui me sont apparues ne sont pas publiables en l’état. Du coup, j’ai décidé de couper définitivement la vanne et j’ai remanié le texte d’origine pour lui ajouter ces anecdotes supplémentaires et en faire cette édition « ultime ». Nous avons également choisi de changer de format : je trouve que le format poche est plus sympa, plus facile à tenir et à transporter. Du coup, il y a 80 pages de plus que la première version, mais le livre est aussi moins cher !

Pouvez-vous nous préciser de quoi parlent ces nouvelles anecdotes ?

EHB : Je trouvais le texte initial un peu sec. Ça manquait de « poésie », d’ambiance, d’expériences. J’ai raconté quelques souvenirs, quelques pensées… Je parle du brouillard et de l’orage en montagne, de la période de « Lutte » (c’est le nom donné à la reproduction des moutons), de l’art de siffler les brebis, d’hygiène et de promiscuité dans les cayolars, de musique, de tics de langage, de canif qui ne coupe pas… Il y a un peu de tout, en fait et j’ai même rajouté une ou deux illustrations. 
J’aurais aimé parler d’une personne emblématique de ces 6 mois en estives, mais c’est quelqu’un qui m’a laissé un bon souvenir. Les histoires que j’aurais eues à raconter sur elle ne l’auraient vraiment pas mise en valeur, alors j’ai préféré renoncer. Pourtant, elles étaient très « croustillantes » (j’en ris encore quand j’y repense), mais je ne suis pas quelqu’un de méchant. Je ne tacle que les personnes qui le méritent vraiment. 

« Il faut prendre ce livre comme une sorte de clin d’oeil bienveillant qui dirait : attention ! Berger, ce n’est pas ce que vous croyez !»


Quels sont les retours sur ce livre ?

EHB : Ils sont plutôt positifs. On en a quand même vendu pas loin de 1000 depuis 2008. C’est un des Best-sellers d’Astobelarra et j’en suis très fier. Les lecteurs le trouvent facile à lire (c’est un témoignage – il est écrit un peu comme on parle) et relativement drôle, malgré la gravité du sujet : le harcèlement moral au travail. Et de fait, je ne voulais surtout pas que ce soit larmoyant. J’ai donc construit le récit comme un huis-clos policier – un peu malgré moi puisque c’est une histoire vraie. Sans tricher sur la véracité des événements et de mon ressenti, Je me suis débrouillé pour séquencer avec des « Cliffhangers », de façon à ce que le lecteur ait vraiment envie d’aller au bout de l’histoire pour découvrir à quelle sauce le narrateur sera mangé.
En outre, à plusieurs reprises lors de salons ou de marchés auxquels participe mon éditeur, j’ai eu la surprise de rencontrer des personnes qui ont vécu la même chose que moi (et avec les mêmes protagonistes !!!), ce qui m’a d’abord rassuré (je n’avais ni rêvé ni inventé ce que j’avais vécu et raconté) et ensuite conforté dans l’idée que ce livre est nécessaire. Quand on vient d’ailleurs et qu’on souhaite devenir berger, on est souvent loin de s’imaginer à quoi – et surtout à qui – on peut être confronté. Je ne dis pas que tous les agriculteurs sont des monstres ni que berger est un métier dégueulasse, loin de là, mais il faut prendre ce livre comme une sorte de clin d’œil amical : attention, ce n’est pas ce que vous croyez !


Où le trouve-t-on ?

EHB : Il n’est pas encore partout dans le département des Pyrénées Atlantiques, mais tous les libraires de France et de Navarre peuvent le commander directement auprès des éditions Astobelarra. 
Sinon, il est chez Xibero’Bio à Mauléon-Licharre et à la librairie L’escapade, ainsi qu’à la boutique Totone Christobal et au centre culturel E-Leclerc à Oloron Sainte-Marie. Sinon, on peut toujours le commander sur le site Internet de l’éditeur www.astobelarra.fr.


Maintenant que ce livre est terminé, quels sont vos prochains projets ?

EHB : Actuellement, je travaille sur trois projets distincts. La suite (et fin) de ma trilogie fantastique « L’infection », qui est, pour ainsi dire, le principal travail en cours (le tome 1 est sorti en 2012, le tome 2 en 2017 aux éditions Astobelarra). 
Parallèlement, je suis sur la rédaction d’un autre roman que j’ai appelé « Les routes du crépuscule », qui sera une sorte d’histoire d’amour un peu fantastique, sur le thème de l’échec, des regrets, de la résilience… mais assez loin des standards à la mode de la « Feelgood Lit ». Là aussi, tout est prêt. Il ne reste qu’à rédiger, ce que je fais à mes moments perdus. 
Le troisième projet me tient tout particulièrement à cœur et monopolise l’essentiel de mes pensées du moment. Il est toutefois encore au stade de la réflexion (moyennement avancée) : je souhaite faire un livre pour promouvoir les cayolars ouverts de Soule. Je suis fan de randonnée, je dors régulièrement dans ces anciennes cabanes de berger restaurées (on y revient, à la thématique des estives en montagne !) et j’ai envie de partager cette passion avec les gens. Mais si je dois faire ce livre, ce sera en étudiant tous les tenants et aboutissants dans le détail et avec l’approbation des personnes concernées (bergers, assos de randonneurs, office de tourisme, et bien sûr : mon éditeur…). Je ne tiens pas à me sentir (ou être tenu pour) responsable des dégradations éventuelles que les touristes de tout poil pourraient commettre par la suite, donc je dois absolument « bétonner » ce travail. 
En résumé, sa sortie n’est pas pour demain !


Retrouvez cette interview et bien d'autres dans la prochaine Gazette des éditions Astobelarra.

dimanche 9 septembre 2018

L'infection T1 : Contage dans Sud-Ouest dimanche aujourd'hui !!!

Super surprise ce matin, en ouvrant mon smartphone ! François Rahier, de Sud-Ouest Dimanche m'a envoyé la chronique qu'il a réalisée sur "L'infection T1 : Contage" !
Je trouve qu'en quelques mots bien choisis, il a parfaitement cerné ce livre.
Merci du fond du coeur ! <3

dimanche 18 mars 2018

Dans la semaine du Pays basque (6-12 octobre 2017)

Un petit article que je viens de récupérer et qui est paru dans la Semaine du Pays basque entre le 6 et le 12 octobre 2017. Merci à Gilles Choury d'être venu couvrir la présentation du livre chez Xibero'Bio !


dimanche 4 mars 2018

Un peu de presse sur les radios locales mauléonaises pour le T2

Voilà 6 mois que le Tome 2 de L'infection est sorti.
J'aurais mis un peu de temps à collecter ces enregistrements, mais les voici (cliquez sur les liens) :

Radio Mendililia.

Xiberoko Botza.

Bonne écoute ^^

lundi 30 octobre 2017

Un petit jet dans Sud-Ouest Oloron ^^

Dans le piéton d'Oloron sur le journal Sud-Ouest Béarn et Soule, samedi dernier (28/10/17), à l'occasion de la rencontre/dédicace à la librairie L'Escapade.


Et là, deux photos prises par Cédric Laprun (de la librairie L'Escapade) :



J'y suis resté 3 heures. Il n'y a pas eu beaucoup de passage, mais j'ai dédicacé 5 livres dont 2 "T1 : Contage" et 2 "Mauvais berger !". C'est dingue que ce livre se vende toujours autant, 10 ans après sa sortie... Je veux dire : toutes proportions gardées, bien sûr. ^^