Affichage des articles dont le libellé est Constance Dufort. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Constance Dufort. Afficher tous les articles

mardi 7 février 2023

MON ROMAN "LES ROUTES DU CRÉPUSCULE" PRIMÉ AU 20e SALON DU LIVRE DE NAVARRENX !!!

Eh oui, vous avez bien lu : tout est dans le titre ! Mais si ça vous intéresse d'en savoir davantage, lisez la suite ^^

Ce week-end, je suis allé avec les potos de l'écurie Astobelarra (Constance Dufort, Caroline Herrera, Franck Manuel et notre présidente Marjorie Vandevenne) au salon du livre de Navarrenx. Ne faites pas les surpris, j'y vais tous les ans depuis 2008, hormis en 2021 pour cause de Covid ! J'avais déjà envoyé quelques uns de mes précédents livres à des concours littéraires, notamment "L'infection T3 Sepsis" et "Mauvais berger", sans jamais avoir de retour encourageant autre que "au fait, j'ai bien aimé ton roman". Ce qui n'est pas rien, avouons-le...

En 2022, j'ai inscrit "Les routes du crépuscule" au concours du salon du livre d'Orthez, à celui Lons et à celui de Navarrenx. Je m'étais juré que si je n'avais rien pour ce livre, que j'ai littéralement sorti de mes tripes (si un de mes romans mérite un prix, c'est bien celui-ci), je laisserais tomber les rêves de gloire une bonne fois pour toutes. J'aurais évidemment continué d'écrire après cet échec, mais sans plus me faire d'idées quant à une éventuelle reconnaissance de la qualité de mon travail.
Je n'ai rien eu aux deux premières dates. C'est l'amie Constance Dufort qui y a par contre été respectivement primée pour "L'abri" (Astobelarra) et "La part des anges" (Yucca) ! 

Il ne me restait plus que le salon du livre de Navarrenx pour faire mes preuves et coup de bol, #LRDC a finalement été primé le 4 février dernier ! Alors certes, je n'ai pas eu le premier prix (obtenu par le recueil de nouvelles de Bruno Le Cun), mais le second, ex aequo avec le roman jeunesse de Gianmarco Toto, parmi une dizaine de participants. Ce sont donc trois genres littéraires différents qui ont été récompensés. Au moment de la remise des prix, je me suis amusé à découvrir le titre du livre de mon co-primé : "les sentinelles du crépuscule". Je ne peux m'empêcher d'y voir un signe ironique du destin... ^^

La vidéo est de Dominique Aucher.

En tout cas, passé l'effet de surprise (et - je ne le cache pas - la déception fugace qui m'a étreint lorsque l'adjoint à la culture m'a annoncé que je n'étais que second), je suis au final très heureux d'avoir obtenu ce prix. C'est quand même une preuve de reconnaissance de mon travail et je suis plein de gratitude pour l'équipe de "Terre de livres", organisatrice de ce salon qui fêtait également ses 20 ans cette année, et dont le thème était "l'art de raconter". J'ai trouvé là aussi que c'était un drôle de hasard, presque prédestiné. "Les routes du crépuscule" se devait d'être primé cette fois-ci. 

C'était comme qui dirait "le moment ou jamais" ^^

Lire l'article complet sur le blog de Jean Sarsiat.

dimanche 24 avril 2022

De l'importance de la relecture par ses pairs...

En rencontre dédicace à l'Espace Culturel E. Leclerc d'Oloron-Sainte-Marie
Aujourd'hui, je vais plutôt mettre à l'honneur mes collègues d'Astobelarra, pour une fois, et valoriser notre travail en commun (ne vous fiez pas à la photo😁). 

Lorsque j'ai proposé la "version un" du manuscrit de #LesRoutesDuCrépuscule au comité de lecture de la maison d'édition souletine, le texte était bien différent de la version commercialisée aujourd'hui. Pas dans le fond (l'histoire n'a pas bougé d'un iota), mais plutôt dans la forme. Beaucoup de fautes d'orthographe ou de tournures hasardeuses ont été corrigées par Thomas Ponté (auteur de ces livres-ci) et son épouse (Mayie est prof de français), Constance Dufort (auteure de ces livres-là), Caroline Herrera (auteure de ces livres-là) ainsi que notre présidente Marjorie Vandevenne

Il faut bien comprendre que ce n'est pas parce qu'un auteur a déjà publié un ou dix livres chez Astobelarra que tous ses livres seront acceptés les yeux fermés, à l'avenir. La règle de base, c'est de recueillir au moins trois avis positifs du comité de lecture pour que le livre voie le jour. Ensuite, il y a des considérations d'ordre technico-économiques qui sont prises en compte pour l'élaboration du projet (Est-ce que c'est un one-shot ? Si c'est une suite, est-ce que les tomes précédents ont marché ? est-ce que l'auteur s'implique dans la commercialisation ? Est-ce que le projet est finançable ? Est-ce qu'il est pertinent, économiquement parlant ? Est-ce qu'il entre dans notre ligne éditoriale ?). En général, si tous les critères sont remplis, c'est un GO !

Parallèlement, j'avais pris avis auprès de mes proches : ma compagne Carla a été la première à lire le manuscrit, puis ce fut au tour de mes parents et de ma cousine Nathalie, histoire de prendre la température un peu plus largement. 

Comme un bon quart du récit se déroule en Angleterre, j'avais pris le parti d'écrire la moitié des dialogues en anglais (avec traduction en pied de page). Pour moi c'était un challenge, et je trouvais le format intéressant et moderne ; cela donnait une dimension plus réaliste et immersive à l'histoire, quitte à ce que cela frustre un tantinet les non-anglophones. 

C'est là que le rôle de la maison d'édition est déterminant, posant ces quelques questions cruciales : est-ce que les textes en anglais sont vraiment essentiels ? Est-ce qu'ils ne rendent pas la lecture plus compliquée ? Est-ce que le principe du lexique n'est pas un peu lourdingue, pour les lecteurs ?
Les collègues n'ont pas eu à insister beaucoup pour que je comprenne qu'il fallait absolument modifier ça. J'ai donc réduit l'anglais à une portion très congrue, juste pour le fun et essentiellement sur des mots que le commun des mortels comprend sans avoir besoin d'interprète.  

Sans la vision très carrée et professionnelle de Thomas, Mayie, Constance, Caroline et Marjorie, #LesRoutesDuCrépuscule n'aurait pas été nul, mais il n'aurait pas eu le même visage. Il aurait été moins direct et sans doute plus difficile à lire. Or, je ne voulais pas retomber dans les travers de L'infection T1. Si je devais réécrire ce livre aujourd'hui, je m'y prendrais autrement. Je m'arrangerais pour que le vocabulaire soit moins techno, moins ciblé "public connaisseur de Second Life". Il n'y aurait pas de lexique. En 10 ans de pratique, j'ai appris ma leçon ^^.

En tête de gondole à l'Espace Culturel E. Leclerc d'Oloron-Sainte-Marie
Chez Astobelarra, créer un livre, ce n'est pas QUE l'aventure d'un auteur en solitaire qui fait ce qu'il veut de A à Z. C'est celle d'une équipe d'amis qui se connait bien, qui se fait confiance et qui travaille la main dans la main. L'auteur est bien évidemment entendu et soutenu, mais il est également accompagné et conseillé dans son projet.

Alors c'est sûr, en tant qu'association locale, nous n'avons pas la force de frappe des maisons d'édition professionnelles. Nous ne fonctionnons pas avec des diffuseurs ou des publicitaires, et donc notre renommée reste relativement régionale. Nous n'avons pas les moyens d'aller parader au salon du livre de Paris, ni même de salarier un permanent. Mais ce que nous faisons, en tant qu'auteurs et en tant qu'éditeur, nous le faisons avec passion, conviction, plaisir et bonne humeur. D'ailleurs, les libraires d'Oloron-Sainte-Marie (l'Escapade et l'Espace Culturel E. Leclerc) ne s'y trompent pas en mettant nos productions en avant et en nous invitant régulièrement. Et ça, ça vaut bien tous les prix littéraires et tous les encensements journalistiques de best-sellers de supermarchés. 

mercredi 21 octobre 2020

SORTIE IMMINENTE DE L’INFECTION T3 : SEPSIS !!! (LE 14/11/2020)

Quoi ? Pas un mot depuis juin ???

Bon, j’avoue que je n’ai pas toujours des choses intéressantes ou rigolotes à vous partager. Je vieillis, sûrement. Ou alors insensiblement, j’ai basculé sur les réseaux sociaux… Et puis c’était l’été : je faisais ma cigale. Mais là, le moment est venu (en même temps que la bise, du coup) !

En vrai, je n’ai PAS QUE rien foutu dans l’intervalle : j’ai beaucoup travaillé sur mon manuscrit (et celui de mes confrères et consœurs auteur(e)s et néanmoins ami(e)s des éditions Astobelarra – Le Grand Chardon). Et donc si vous ne suivez pas mes pages Facebook (ici ou ), vous ne savez sûrement pas que le dernier volume de ma trilogie fantastique et horrifique L’infection T3 : Sepsis sort ce 15 novembre 2020, en même temps que le petit nouveau de Constance Dufort (L’archipel de Westerlies T1 : la cité des vents), et 15 jours avant le premier roman de Martin Koppe (Cartographie des ecchymoses) et le second volume des dessins rigolos de Laure Gomez (Parce que parfois la vie va de travers T2).

Pour moi c’est un aboutissement. On m’aurait dit il y a 23 ans, lorsque je suis arrivé en Soule, qu’un jour j’écrirais une trilogie fantastique, je ne l’aurais jamais cru. D’abord parce que je suis connu pour être un sacré flémard procrastinateur. Ensuite parce que dans ma jeunesse, on m’a souvent reproché mon inconstance et le fait que je ne finissais jamais rarement ce que je commençais. J’avoue que j’ai encore quelques restes, de ce côté-là. Et pourtant : la preuve que je sais aussi être autre chose !

Alors oui, il s’agit bien de la conclusion de la saga #BeauSmart ; l’histoire se termine donc avec ce tome 3. Mais pour ceux d’entre vous qui le liront, vous constaterez que j’ai laissé quelques portes ouvertes… La raison est simple : j’ai envie de continuer à faire vivre un des personnages principaux de ce volume, à travers une nouvelle aventure qui se déroulera dans un avenir proche. La trame est déjà écrite. Reste à développer le récit ! Je ne vous en dis pas plus, pour ne pas vous divulgacher…
Mais avant de revenir à l’univers de L’infection, je vais laisser passer un peu de temps pour écrire un autre roman qui me tient à cœur et dont j’ai déjà un peu parlé dans ce post.

En attendant, pour les lecteurs qui peuvent se déplacer jusqu’à Mauléon-Licharre, sachez que je serai en rencontre/dédicace sur le marché de Mauléon (Place des Allées) avec Constance Dufort le samedi 14 novembre de 8h à 13h ! Nos livres seront disponibles sur place, en avant-première !!!

mercredi 30 mai 2018

J’ai (Astobelarra a) édité cinq livres cette année !

Cette année, j’ai fait fort : dans le cadre de mes fonctions de secrétaire des éditions Astobelarra, j’aurais édité pas moins de cinq livres ! C’est d’ailleurs à ce titre que je rédige le présent billet sur mon blog perso.

J’ai d’abord commencé par le mien : « L’infection T2 : Pandémie » en septembre, puis « Noirs embruns » d’Abel Benamza début janvier, puis le premier tome de la trilogie SF de Constance Dufort « Les chemins d’Hermès : le peuple du Nid » en avril, suivi, en mai, du troisième roman de Thomas Ponté « C’est occupé ». Et parallèlement, j’ai réédité mon petit premier : « Mauvais berger ! », qui devrait sortir sous peu en version augmentée « ultime et définitive », au format poche.
Bref, on pourra dire que je n’ai jamais autant bossé de ma vie (pour notre maison d’édition et aussi tout court…) que cette année !

Mais qu’est-ce que je veux dire exactement par « éditer » ?


Déjà, il s’agit d’un travail collégial (j'insiste là-dessus) et bénévole. Nous sommes quelques-uns, chez Astobelarra, à intervenir à divers stades de l’édition et de la publication d’un livre. Sans Laurent (Caudine, le fondateur), Marjorie (Vandevenne, notre bien aimée présidente), le noyau d'auteurs historiques (Caroline, Thomas, Ludivine...), nos "sélectionneurs" du comité de lecture* et nos nombreux relecteurs/correcteurs, Astobelarra ne pourrait pas fonctionner et n'aurait certainement pas tenu 12 ans (déjà) ni sorti 37 ouvrages !

Mais pour moi, « éditer » c’est avant tout faire un travail éditorial sur un manuscrit qui a été accepté par le comité de lecture. C’est-à-dire de le relire, le corriger, l’annoter et transmettre nos notes à l’auteur qui corrige ses textes et prend en compte (ou pas) nos suggestions. Puis l’auteur nous renvoie son manuscrit qui est alors imprimé au format ePub ou PDF ainsi qu’en papier au format A4 (pour ceux qui n'aiment pas les écrans) et transmis à plusieurs relecteurs. Ces derniers ont la charge de repérer les fautes d’orthographe, de syntaxe ou de ponctuation qui subsisteraient encore dans le texte, mais également d’éventuels problèmes de cohérence dans le récit. Nous ne sommes pas dupes : il restera toujours quelques coquilles passées inaperçues dans le produit final malgré une dizaine de relectures, mais nous tendons toujours vers la perfection… En tout cas, nous nous améliorons de livre en livre, et c’est tant mieux.

Une fois que le texte est validé, vient le moment de la mise en page. Nous sommes trois, dans l'association (Laurent, Marjorie et moi), à savoir le faire. En ce qui me concerne, j’utilise les logiciels de la suite Adobe CS5 (Illustrator et Photoshop pour les couvertures, InDesign pour l’intérieur du livre). J’ai appris à utiliser ces logiciels sur le tas, dans le cadre de mes différents jobs chez Asma SA (à Mauléon-Licharre de 2002 à 2006) et chez Immersive Lab (à Oloron Sainte-Marie, de 2008 à 2018). Le dénominateur commun de ces différents emplois, c’est David Castéra (Tanu), qui m’a formé, coaché, encouragé. Indirectement, il a contribué à faire d’Astobelarra ce qu’elle est aujourd’hui. Qu’il en soit remercié !

Mais la connaissance de ces logiciels n’est rien s’il n’y a pas de concertation avec l’imprimeur, car il y a différentes règles à respecter : la charte graphique de la collection est une chose, le travail d’impression en est une autre. Il faut connaître certains aspects techniques du métier comme les résolutions des documents fournis pour l’impression, ou le travail en « bords perdus », etc.

Sans oublier qu’au moment de la mise en page, d’autres erreurs peuvent se glisser dans le livre : il faut veiller à ce que le texte soit bien reproduit dans son intégralité, que les entêtes et numéros de pages soient bien présents – ou absents – des pages concernées. Il faut vérifier que le nombre de page est bien un multiple de 4, que les polices de caractères sont bien toutes à la même taille, qu’il n’y a pas de sauts de lignes intempestifs, que les chapitres démarrent bien d’une page impaire, que les dialogues commencent par un tiret long précédé d’un petit retrait… Il faut s’assurer que les caractères de ponctuation comme le point-virgule, les deux points, les points d’interrogation et d’exclamation, les guillemets ont bien tous les espaces insécables où il faut, que le document n’ait pas trop de césures ou que les espaces entre les caractères soient homogènes… Et si l’auteur décide de rajouter un paragraphe ou même un mot dans son texte, tout peut être décalé et il faut recommencer… Bref, c’est un métier qui demande du temps et de la concentration, en plus de méthode et rigueur.

Dès que le fichier est figé (au format PDF), il est envoyé à l’imprimeur qui réalise un BAT (Bon A Tirer) : il s’agit d’un spécimen test qui a toutes les caractéristiques du produit fini, moins le pelliculage (mat ou brillant). Dès que nous avons reçu et parcouru le BAT, soit le fichier est déclaré « conforme aux attentes » et on l’envoie en production, soit il ne l’est pas et il faut corriger ce qui ne va pas avant de relancer la production. Mais, comme je le disais plus haut, même avec toutes ces étapes et précautions, il y aura toujours des petits défauts (souvent – et heureusement – non perçus pour le commun des lecteurs). Il y en a même chez les grands auteurs publiés chez les grands éditeurs ! Le tout étant d’en laisser le moins possible !

Je vous passe la partie promo dont on parlera ultérieurement, parce que cet article est déjà un peu long... Mais vous l'aurez compris, je suis très fier de ce que nous avons accompli depuis toutes ces années et je me suis surtout découvert une force de travail que je ne soupçonnais pas... Si ça se trouve, je pourrais faire encore plus ?! ^^

*Nous avons monté un comité de lecture d’une dizaine de personnes qui lisent les manuscrits que nous recevons et rédigent des appréciations sur une fiche. Lorsqu’au moins trois lecteurs de ce comité ont émis des avis favorables ou très favorables, le bureau voit si le manuscrit est qualitatif, s’il a du potentiel et s’il peut entrer dans notre ligne éditoriale. Si c’est le cas, il est publié.