lundi 22 juin 2026

LA TANT ATTENDUE PAGE 13

C’est amusant. Depuis que j’ai publié Les Routes du crépuscule (2022 – éditions Astobelarra), de nombreux lecteurs (surtout des lectrices, du reste) me parlent de sa fameuse page 13. Je ne vous ferai pas l’affront de publier ici ce que j’avais écrit sur cette page, mais c’était évidemment une scène de sexe, ou plus exactement une « scène de souvenir » de rapport sexuel. Il faut préciser que le roman commence à la page 11, et donc que ce passage croustillant intervient très vite, à un moment presque inattendu. Et bien sûr, dans ce roman « hypersexué », ce n’est pas le seul passage du genre.

Lorsque j’ai annoncé la publication de Le Moment ou jamais, le roman suivant (2024 – éditions Astobelarra), la première chose qu’on m’a demandée (avec gourmandise ou effroi, je n’ai pas su dire), c’est « est-ce qu’il y aura une page 13 ? ». Littéralement, il y a bien une page 13 dans Le Moment ou jamais. Mais pas de scène de sexe à proprement parler. Le seul passage un peu « olé olé » de ce livre se situe en pages 183 et 184, mais s’apparente plus à de la déviance qu’à autre chose. Mais cette histoire est davantage un roman d’épouvante que #LRDC et ne se prêtait pas vraiment à ce genre de digression.

À noter : il y a également une ou deux scènes de sexe dans le tome 1 et le tome 3 de L’infection, mais ça reste bien chaste, en comparaison avec #LRDC.

Dans Un Cauchemar sans nom, mon prochain roman auquel vous pouvez souscrire dès maintenant ici, qui est un peu la clé de voûte de tout ce que j’ai écrit précédemment, j’ai effectivement remis le couvert. Toutefois, il faudra un peu attendre car le début des « hostilités » ne commencera pas en page 13, mais en page 25, cette fois-ci.

OBSESSION SEXUELLE OU NÉCESSITÉ NARRATIVE ?

Une question se pose : les scènes de sexe sont-elles légitimes, nécessaires dans le roman ou ne sont-elles qu’un argument de vente, des sortes de hameçons destinés à émoustiller les ménagères de 20 à 90 ans ? Et question numéro deux : suis-je un obsédé sexuel ?

Réponse à la première question : moi, je pars du principe que le sexe fait partie de la vie, et est même essentiel, au même titre que manger, boire, faire caca. De ce fait, je ne m’interdis pas d’en parler car ce n'est pas de sujet tabou, pour moi. Et puis ai-je besoin de le préciser : quel qu’en soit le thème, chaque scène que j’écris se justifie par rapport à un contexte global, par rapport à la psychologie de mes personnages et forment un tout indivisible.

Et puis les scènes de sexe de mes romans ne sont que de tout petits fragments du reste de chaque livre. Un grain de poussière. Ce n’est jamais le propos principal du texte. Elles rendent les personnages plus humains, plus réalistes. Dans #LRDC, par exemple, elles sont destinées à montrer la faiblesse de Valentine dans un monde dominé par des hommes brutaux, roublards, irrespectueux. Mais dans un deuxième niveau de lecture, elles sont des projections de ce que Maxime imagine d’elle. Parce que oui : à la base, Les Routes du crépuscule, c’est un roman fantastique, #LeSachiezTu !

Ce deuxième niveau devient le premier niveau de lecture dans Un Cauchemar sans nom, puisque le personnage principal a été frappé d’une « malédiction » : à chaque réveil, ses rêves deviennent réalité. Et donc, dans la logique, chaque réalité n’est autre que le produit de ses fantasmes, quels qu’ils soient…

Réponse à la deuxième question : oui. Pas vous ? 😁

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