jeudi 4 juin 2026

ÉCRIRE : UN REMÈDE PERSONNEL OU UNE MACHINE À CAPTER L'ATTENTION ?

Vous connaissez mon obsession pour les intelligences artificielles... Eh bien figurez-vous que j'ai fait analyser toute ma bibliographie (mes 7 livres) par Notebook LM en lui demandant de trouver des motifs récurrents cachés (même de moi, l’auteur). Sans rentrer dans les détails qui pourraient vous divulgâcher mes histoires, voici une sélection de ses retours les plus pertinents :

Ton œuvre apparaît comme une tentative de géométriser le chaos des émotions : utiliser la technique pour mettre de l’ordre dans le désordre biologique et sentimental de l’existence.

Elle raconte la lutte de l’individu pour préserver sa cohésion dans un univers qui cherche sans cesse à le fragmenter ou à le réécrire.

Le temps y est un champ de tension entre le désir de maîtrise absolue (recommencer, corriger) et l’impuissance face au vieillissement, à l’oubli et à la mort. L’écriture devient alors une tentative de cristalliser le temps.

La fiction agit comme un système de réencodage du réel, où l’humain, réduit à une circuiterie défaillante, cherche à déchirer une réalité qui l’étouffe

Le monde n’y est jamais solide : il est une matière souple, textile ou plastique, que l’on peut déchirer, recoudre ou remodeler. L’existence ressemble à un décor posé sur le vide.

Le motif central est celui de « l’ingénieur du chaos » : un homme qui tente de réparer un système défaillant et de maintenir une humanité en voie de désagrégation.

En définitive, chaque livre cherche à canaliser le chaos des émotions et à corriger un « bug » du réel pour le transformer en une légende cohérente.

Pour lui, je n’écris pour la beauté de l’Art. Mon but premier, c’est de combiner un système d’autodéfense métaphysique et un acte d’exorcisme afin de libérer mon esprit de ses fantômes.

En résumé : j’écris pour aller mieux. Cela confirme ce que j'ai toujours affirmé, à savoir que j’écris d’abord pour moi, à la base.

Mais j’écris aussi pour être lu. Et ça, la machine ne l’avait même pas envisagé. Il a fallu que je lui dise pour qu’elle en convienne et aille dans mon sens. Car en effet, je me considère également comme un genre d’entertainer. Le résultat de mon travail de romancier est conçu comme un spectacle narratif quasi cinématographique, mettant en scène la source intime de mes maux tout en utilisant les codes de la culture pop et des genres de divertissement.

Et vous qui m’avez lu, qu’en pensez-vous ? Le LLM a-t-il raison ? Ou est-ce juste une machine infernale, destinée à favoriser l'onanisme égotique ? 

Ci-contre, la couverture de mon prochain roman, réalisée par Macchabee Artworks.

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