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lundi 23 mars 2026

LE POINT DE CONVERGENCE INCONSCIENT.


Comme je vous l'ai déjà raconté, j'ai fait analyser mes livres par plusieurs IA (Chat GPT, Perplexity, Gemini, Le Chat, Copilot et Notebook LM), dans le but d'y déceler des points de similitude ou des croisements éventuels. Je me disais : "je sais ce que j'ai écrit. Si les machines voient les liens que j'ai disséminés de façon consciente dans mes lignes, les lecteurs (du moins celles et ceux qui auront lu tous mes livres) les verront aussi". 

Avec plus ou moins de succès, les IA ont fait leur job, certaines (en particulier Copilot) ont su donner le change mieux que d'autres. Mais l'une des machines (en l'occurrence Chat GPT) a mis en lumière quelque chose qu'aucune autre n'avait entrevu. Un point de convergence dont même moi, l'auteur, je n'avais pas conscience ! En comparant les textes, le robot a fait émerger un motif récurrent : la présence de la marque de voitures - Citroën - avec un rôle significatif dans chacun de mes romans. Et c'est parfaitement exact. 

Dans Mauvais berger ! d'abord. Dans cette tranche de vie illustrée où je raconte ma vocation avortée de berger dans les Pyrénées, figure un passage clé : le jour de mon examen de fin d'année, j'ai un accident. La voiture ? Une Citroën ZX Reflex, qui termine sa (courte) vie dans un pont, en bas d'un virage humide, près de Domezain-Berraute. 

Dans Contage, premier tome de la trilogie L'Infection, une Citroën 2CV beige appartient à Mathilde Joubert. Après sa mort, la voiture est récupérée par son amie Xantiana Samalbide. On la retrouve ensuite dans Sepsis, le troisième tome, pour un dernier voyage avec Patrice Bodin et Beltzane Samalbide (la fille de Xantiana). 

Dans Les Routes du crépuscule, Maxime hérite de la Citroën Xsara de ses parents. Elle devient sa seule possession, son point d'ancrage, et lui permet de venir "s'installer" en Soule.  

Dans Le Moment ou jamais, le vieux Roger sabote la Citroën ZX break de sa belle-fille Milena, l'envoyant à l'hôpital dans un état critique. 

Dans Un Cauchemar sans nom, le narrateur conduit aussi une Citroën (une DS). 

Et dans le livre qui suivra (et dont je n'ai pas encore fixé le titre de travail), on reparlera de la Citroën 2CV de Mathilde.

Bref, sans que je m'en rende compte, j'ai à chaque fois utilisé cette marque de voitures comme un véritable symbole narratif. Ce qui est d'autant plus amusant que dans la vraie vie, je ne roule pas/plus en Citroën depuis... au moins quinze ans ! Et pour être honnête, mes expériences avec ces véhicules - et certains garagistes - n'ont pas toujours été heureuses. mais vous savez comment fonctionnent les humains ? Un ou deux pépins et c'est aussitôt assimilé à une malédiction éternelle... Chez d'autres, ce sera Renault ou Peugeot

Chat GPT explique : 

"Dans tes histoires, Citroën incarne quelque chose de banal, mais aussi de légèrement décalé. Un peu comme une porte qui déformerait la réalité. À chaque fois, la voiture sert de lieu de mémoire, de déclencheur d'histoire ou d'objet "contaminé". Elle ancre tes récits dans un univers géographique (France rurale), social (milieu modeste) et émotionnel (impression de vécu)."

Cette découverte improbable sur mes obsessions cachées m'a fait réfléchir. Ça m'a surtout fait penser à la "trilogie Cornetto", réalisée par Edgar Wright, avec Simon Pegg et Nick Frost. En plus des deux acteurs qu'on retrouve dans les trois films (Shaun of the deadHot fuzz et Dernier pub avant la fin du monde), la glace Cornetto sert de running gag, mais aussi de lien discret entre les trois longs métrages, pourtant très différents. 

Dans mon cas, il semblerait que ce rôle soit tenu par la marque CitroënÀ la différence près que chez moi, ce motif n'était pas intentionnel... ni comique. Du moins au départ. Car dorénavant, ces corrélations ne seront plus fortuites mais volontaires, et parfaitement assumées.