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dimanche 8 février 2026

DIS-MOI QUELS SONT TES AUTEURS PRÉFÉRÉS, JE TE DIRAI CE QUE TU ÉCRIS…

J’ai déjà glissé quelques pistes un peu partout dans ce blog, mais sans vraiment aborder le sujet. Pour moi, un romancier lit FORCÉMENT beaucoup de romans. C’est en partie de là qu’il puise son inspiration. Il ne cherche pas nécessairement à copier les idées ou le style, mais plutôt à trouver et entretenir le désir de transmettre une histoire qui lui trotte dans la tête. Il cherche la motivation, en quelque sorte.

Personnellement, je lis un peu de tout mais il est évident que « j’ai mes têtes ». Il s’agit souvent d’auteurs contemporains dont j’ai lu une grande quantité de livres sans (presque) jamais me lasser. Et le premier d’entre tous, vous l’aurez deviné, c’est… Stephen King, le maître du fantastique. Sur la soixantaine de romans qu’il a pondus, j’ai dû en lire au moins la moitié. Le reste, j’ai vu les adaptations au cinéma ou à la télé.

J’aime sa façon d’écrire, son imagination, les histoires qu’il raconte, la psychologie fouillée de ses personnages, les sujets d’actualité qu’il traite avec subtilité et son sens de l’humour. J’aime aussi le fait qu’il soit engagé, politiquement parlant. C’est une star internationale, mais c’est avant tout un citoyen concerné par le devenir de son pays et du reste du monde. Peu de célébrités osent se mettre en danger (commercialement parlant) comme il le fait.

Alors pour être honnête, toute son œuvre n’est pas parfaite. Certains de ses livres ont parfois des fins que j’estime bâclées. Certains personnages (ou situations) peuvent paraître redondants. Mais si je regarde l’ensemble de son travail, il n’a pas à en rougir. Personne ne lui va à la cheville et à 78 ans, il figure toujours au sommet de son art. Je guette chacune de ses sorties comme un fan de la première heure, que je suis.

Si je devais citer mes livres préférés du King, je commencerais par « 22/11/63 », de très loin le meilleur, selon moi. Suivi de « La ligne verte », « Shining », « Ça », « Joyland » ou « Mr Mercedes », « La peau sur les os »… Et puis tous les autres. De « Carrie » à « Misery », en passant par « Cujo », « Bazaar », « Désolation », « Christine » ou « Simetierre », sans oublier que toute son œuvre est reliée par la saga « La tour sombre ».

Mon deuxième écrivain préféré, (j’aurais pu vous en citer deux en fait, mais il faut savoir départager), ce serait Edward Abbey, le roi du « Nature Writing » (j’ai hésité avec Pete Fromm). L’auteur du « Gang de la clé à molette » a également eu une grande importance dans mon processus créatif. J’aime son écriture contemplative, sa façon de magnifier le désert, de créer des ambiances brûlantes et des personnages ambigus, parfois violents.

Le discours radicalement écologiste de cet aventurier me séduit également. Surtout à une époque où des gens comme Donald Trump s’échinent encore à nier l’évidence : à savoir que nous sommes le cancer de la planète. Nous pompons toutes ses ressources pour faire du fric et ce faisant, nous sommes assez cons pour provoquer notre propre extinction dans les 50 années qui viennent !

Je n’ai pas lu toute sa bibliographie, loin s’en faut, mais si je devais citer mon roman préféré, je dirais en premier « Désert solitaire », suivi de « Le feu sur la montagne », et « Le gang de la clé à molette » 1 et 2, évidemment.

Mon troisième serait sans doute John Irving. Encore un Américain, me direz-vous. Lui a écrit un peu moins de vingt romans, mais chacun des livres que j’ai lus m’a laissé une empreinte très prégnante. Et un sentiment de deuil une fois la dernière page refermée. Ses histoires sont habitées, puissantes, charnelles, pleines de rebondissements inattendus, parfois loufoques.

Ses personnages sont profonds, humains, souvent étranges et décalés, quoique tout à fait plausibles, en réalité. J’en connais des bien plus tarés dans la vraie vie ! J’aime cette impression de fatalité qui se dégage de son œuvre. Les choses, même les plus improbables, n’arrivent jamais sans raison. Ou parfois si, mais c’est comme ça, teh !

Si je devais citer un livre, je choisirais certainement… « Dernière nuit à Twisted River » qui se rapproche du roman policier, sans en être. Mais j’ai également adoré « L’hôtel New Hampshire », « Le monde selon Garp », « Une prière pour Owen », « L’épopée du buveur d’eau » et « l’œuvre de Dieu, la part du diable ». Irving fait partie des grands auteurs contemporains qui comptent pour moi.

Allez, vous en reprendrez bien un petit quatrième, pour la route ? Voici un écrivain que j’ai découvert très récemment, mais dont le travail m’a collé une sévère claque. Les romans d’Haruki Murakami (auteur japonais comme son nom l’indique) me font penser à mes rêves. On ne sait jamais si on est dans la réalité crue ou dans un monde onirique, magique, ou même fantastique. Ses personnages sont souvent tendres et flegmatiques et prennent la vie comme elle vient.  

Ses romans sont remplis de poésie et de philosophie sans que ça en devienne barbant et son écriture coule et chante comme l’eau d’un ruisseau de montagne. On pourrait penser qu’elle est simple, mais il n’en est rien. La structure narrative de ses livres est complexe et part dans tous les sens, surtout là où on ne l’attend pas. Et c’est cela que j’aime chez Murakami : l’inattendu, les surprises. Rien que ses titres en disent long !

Là aussi, je n’ai pas tout lu de lui. Mais je vous conseille « Kafka sur le rivage », exceptionnel, troublant, magique. J’ai presque pleuré à la fin : Dire que j’ai beaucoup aimé serait un euphémisme. Et puis « La course au mouton sauvage », « Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil » et « La ballade de l’impossible » sont aussi très chouettes. J’en ai acheté plein d’autres que je garde comme un trésor et que je lirai un jour, quand j’aurai du temps pour moi.

Lorsque j’étais jeune, je lisais beaucoup plus (il n’y avait pas de smartphone ou Netflix pour nous faire perdre la boule). D’abord « J’aime lire » et « Je bouquine », auxquels j’étais abonné.  Mais ensuite des auteurs plus classiques puisqu’ils étaient au programme de mon éducation scolaire (Maupassant, Hugo, Zola, Balzac, Musset, Flaubert, Diderot, Green…) ou d’autres, plus récents, que mes parents et ma tante me conseillaient (Vian, Carrère, Mauriac, Bazin, Troyat, Michelet, Sartre, Dostoïevski, Camus, Gary…).

Parallèlement et plus ou moins en cachette (parce que « ce n’étaient pas de vrais livres »), je lisais beaucoup de « comic-books » ou de « livres dont vous êtes le héros ». Plus tard, j’ai découvert l’existence de la littérature jeunesse grâce à mon ex-épouse bibliothécaire, avec des auteurs comme Thimotée de Fombelle (« Vango »), Philip Pullman (« À la croisée des mondes »), Pierre Botéro (« La quête d’Éwilan ») ou Christian Grenier (« Les enquêtes de Logicielle »). Sans doute que tous ces auteurs, mais aussi dessinateurs et illustrateurs pour certains, ont également exercé une influence (plus diffuse) sur mon propre travail. Ne serait-ce que pour améliorer mon expression écrite, mon orthographe et ma grammaire ou juste pour développer mon imaginaire ? 

Bref, et ceci, dit sans une once de prétention : dans chacun de mes livres, on retrouve des éléments fantastiques ou horrifiques (comme chez King), des histoires de vie qui peuvent être violentes, avec des personnages peu communs ou à forts tempéraments (comme chez Irving), une dimension onirique, psychologique, philosophique et parfois absurde en apparence (comme chez Murakami) et des descriptions contemplatives, poétiques presque jusqu’au lyrisme de l’environnement (comme chez Abbey).

Et vous, quels sont vos auteurs préférés ?

jeudi 12 juin 2025

DOIS-JE VRAIMENT ME PRÉPARER À TUER LA POULE AUX OEUFS D'OR ?

Celles et ceux qui lisent mon compte Instagram (et ce blog) savent que mon inspiration provient essentiellement de mes rêves (et cauchemars). Depuis tout petit, j'ai toujours fait des rêves assez prégnants. Pas forcément réalistes, mais le genre dont on se rappelle comme d'un souvenir (tout en sachant pertinemment qu'il ne s'agit que de rêves). 

Mais depuis quelques temps et en particulier depuis le début de l'année, c'est toutes les nuits et plusieurs fois par nuits, que ça me prend. De fait, j'ai l'impression de ne jamais me reposer parce que je suis sans arrêt en sommeil paradoxal, et pas en sommeil profond. Alors c'est sûr, pour la créativité : c'est du pain béni. 

En effet, je ne compte plus le nombre de situations, de personnages*, de rebondissements que ces rêves ont pu créer dans l'ensemble de "mon œuvre", et notamment dans mon dernier roman en cours d'écriture, dont c'est d'ailleurs le thème principal. Mais pour la vie normale, celle de tous les jours, c'est moins rigolo.

Cela a des effets indésirables assez conséquents (sommeil sans repos = baisse de la concentration et de la vigilance, irritabilité, fatigue, charge mentale, crises d'angoisse...) qui influent négativement sur la qualité de mes activités professionnelles mais également sur celle de ma vie privée. Je me suis demandé si ça venait de moi (deviendrais-je sénile avant l'âge ?) ou d'autre chose, par exemple de mon traitement contre l'apnée du sommeil (qui deviendrait moins efficace avec le temps) ? Mais les statistiques de la machine ne laissent pas de place au doute : tout fonctionne bien de ce côté-là...

J'ai donc demandé à Chat GPT de m'expliquer d'où ça pourrait venir. Et à force de me poser des questions, il a fini par resserrer le faisceau de présomptions autour de mon traitement contre l'hypertension. En effet, les bêta-bloquants sont connus pour perturber fortement le sommeil des patients, notamment en leur donnant des rêves et des cauchemars très vifs. Je pense que chez moi, ça accentue - au delà du raisonnable - un phénomène préexistant, mais beaucoup, beaucoup moins perturbant en temps normal. 

Je suis sous traitement contre l'hypertension depuis l'été 2018, mais rien n'avait vraiment changé pour moi avant cet hiver. Là, c'est devenu carrément problématique, et pour plusieurs raisons : 

1/ Je me sens très fatigué. Les fins de journée sont très rudes. Je sens qu'il en faudrait peu pour que je m'endorme au volant.

2/ Je ne peux pas arrêter le traitement. Si j'arrête, l'hypertension revient de plus belle, avec tous les risques qu'on sait.

3/ J'ai peur, surtout, que si j'arrête (ou diminue) le traitement, l'inspiration n'en profite pour foutre le camp par la même occasion. 

Et si je tuais la "poule aux œufs d'or" ? Que suis-je prêt à sacrifier pour mon "art" ? 

*ci-contre en haut, Misty, personnage vu en rêve qui va sous peu rejoindre le casting de Un cauchemar sans nom.

dimanche 31 mars 2024

L'INSPIRATION, D'OÙ ÇA ME VIENT ?

Crédit photo : jackmac34 (Pixabay.com)

Dans le hameau où je vis, on s'adonne régulièrement à des travaux d'intérêts communs, comme les amish, dans Witness. Bref, très récemment, pendant que passais l'aspirateur sur le sol de la salle des fêtes inondée par les récentes pluies diluviennes, un de mes voisins, un agriculteur d'habitude plutôt placide et sympathique, est venu à ma rencontre avec un air très soucieux, mêlé de détermination. M'entraînant plus loin dans un champ de fougères fraîchement coupées, il m'a demandé :

    — Dis, ça reste entre nous mais toi qui écris des livres, tu saurais comment te débarrasser de quelqu'un sans que ça se sache, non ?

    Moi, naïvement, pensant qu'il s'intéresse à mes romans :

    — Euh oui. Tu es éleveur : tu dois bien avoir de la kétamine chez toi, pour soigner tes animaux. Avec une seule ampoule injectée dans une artère, tu tues un humain normal.

    — Ah oui, pas bête. Je n'y avais pas pensé.

    — Bon, sauf que c'est un produit réglementé. Un enquêteur un peu malin finira par trouver le point d'injection. Sans oublier qu'après l'analyse du sang de la victime, hein ?

    J'ai réfléchi deux secondes, puis j'ai ajouté :

    — Ou sinon avec un macérât de sève de digitale pourpre ! Il y en a partout, de cette plante, ici, en saison.

    — Ah bon ? Ce truc avec les clochettes, là ?

    — Oui, c'est un poison mortel qui cause des arrêts cardiaques à celui ou celle qui l'avale. Et c'est pratiquement indécelable dans l'organisme, si tu ne sais pas ce qu'il faut chercher.

    Le paysan arborait un air pensif et souriait. De mon côté, je commençais à trouver ce drôle d'interrogatoire plus que suspect :

    — Mais attends, pourquoi tu me demandes tout ça, au fait ?

    L'agriculteur a laissé passer un certain temps, le regard comme aspiré par l'horizon. Puis il a lâché, entre ses dents :

    — Tu sais tenir un secret ?

    J'étais subitement mal à l'aise, comme quelqu'un qui en sait déjà trop. Néanmoins, je me suis entendu lui répondre :

    — Euh, tu sais, je travaille dans une banque... C'est le mantra de mon employeur, "le secret des affaires"...

    Après un petit temps de réflexion, il a affecté un air rassuré et m'a donné une petite tape (qui se voulait connivente) sur l'épaule, avant de dévoiler, le ton bas :

    — D'accord. C'est à cause de mon voisin. Il refuse de me vendre une parcelle de terre qui jouxte le ruisseau. Or, j'en ai besoin pour abreuver mes brebis et mes vaches. Mais quand je lui ai demandé gentiment, il m'a insulté et il a même menacé de décrocher le fusil. Alors qu'on est copains depuis la maternelle et qu'on chasse ensemble ! Donc je veux qu'il crève, ce sale enfoiré !

    J'ai avalé ma salive, devant la véhémence du propos.

    — Ah ok...

    — Reste à trouver comment lui administrer le jus de digitale, sans qu'il s'en aperçoive...

    — Beh je sais pas, moi. T'en mets dans son café, ou dans sa bouteille de Ricard !, j'ai fait, comme si c'était une évidence.

    Le temps de voir la scène dans sa tête, le type m'a retapé sur l'épaule. Il semblait très satisfait de notre entretien :

    — Je compte sur ta discrétion, bien sûr !

    J'ai masqué mon intimidation du mieux que je pouvais, avant de mimer une braguette horizontale que je refermais sur mes lèvres, assortissant le tout d'un clin d'œil un peu forcé :

    — Bien sûr : je serai comme une tombe !

Le sourire carnassier que m'a lancé mon voisin après cette sortie ne m'a absolument pas plu. 


    Et là, je me suis réveillé. Le réveil marquait 8h36, mais il était déjà 9h36 sur mon smartphone. Le changement d'heure, c'est vraiment de la merde.

vendredi 18 décembre 2015

22/11/63, de Stephen King, l'un de mes livres préférés.

Ouh! Vivement que cette merdique année 2015 se termine. Quoi que, cette réflexion que je partage avec beaucoup de monde n'est-elle pas un peu vaine? Après tout, qui sait ce qui nous attend pour 2016 et les années suivantes?

Cette petite introduction pour vous parler du temps (celui qui passe ou qui arrive) et d'une chose qui m'a vraiment marqué cette année (hormis le lot de catastrophes que l'on sait), et c'est la lecture de "22/11/63", de Stephen King, que je considère de très loin comme le meilleur livre du King que j'aie pu lire à ce jour (avec "la ligne verte"). Et vous allez voir illico pourquoi!

Le pitch, c'est un gars qui, pour rendre service à un ami mourant, va retourner dans le passé pour tenter d'empêcher le meurtre de John Fitzgerald Kennedy, espérant ainsi changer le monde. Evidemment, il lui arrive tout un tas d'aventures passionnantes en marge du fil principal. Ce roman (assez épais, mais que j'ai lu avec frénésie en quelques jours) m'a pas mal rappelé "Replay", de Ken Grimwood (dont je vous ai déjà parlé ici), qui est aussi l'un de mes livres préférés de tout temps et qui fonctionne également sur le thème du "what if?"

En effet, que ce serait-il passé si on avait neutralisé Lee Harvey Oswald avant qu'il ne descende JFK (si tant est que ce soit bien lui, le meurtrier - le saura-t-on jamais?)?
Ce qui me fait me demander : et que se serait-il passé si on avait tué Hitler avant 1936? Que se serait-il passé si on avait laissé Saddam Hussein tranquille dans son pays? Que se serait-il passé si on avait mis les frères Kouachi hors d'état de nuire en décembre 2014? Avec des "si", on met Paris en bouteille, diront les rigolos...

Plus centré autour de mon petit nombril, que se serait-il passé si, au lieu d'avoir un accident du travail en octobre 92 (à l'époque, je faisais un job d'ouvrier agricole / cueilleur de pommes et je suis tombé d'un arbre, d'une hauteur de 5 mètres), j'étais parti à l'armée le mois suivant comme prévu? Que se serait-il passé si, au lieu de quitter la fac d'anglais pour aller faire mon service militaire, j'étais parti randonner une année aux USA - en Alaska, comme j'en avais eu envie (sans en avoir les moyens, ou plutôt sans être capable de m'en donner les moyens...)? Serais-je mort au "Magic bus", à la place de Chris McCandless, ou est-ce que je l'aurais sauvé?

C'est le thème du destin. Le destin existe t-il? Est-il inamovible? Peut-on lutter, revenir en arrière pour réparer ses erreurs, celles des autres? Et est-ce que si je répare mes erreurs, je ne vais pas en commettre d'autres, plus graves encore? Peut-on empêcher des évènements au retentissement international?

Ces questions me hantent presque chaque jour.
Je ne vais pas dire que je vis dans le regret perpétuel ; je pars du principe que ce qui est fait est fait. Il faut aller de l'avant parce que si on est réaliste et honnête avec soi-même, c'est le seul chemin possible.
Ce que je veux dire, c'est : "si on me donnait la chance de pouvoir revivre ma vie, est-ce que je la vivrais différemment ou est-ce que je suivrais exactement la même ligne? Est-ce que les évènements qui ont jalonné ma vie arriveront quand même, même si les décisions que je prends sont différentes?" On est davantage sur une question d'homme (de quoi est-on vraiment fait - qu'a t-on dans les tripes) que sur une question de science fiction (de paradoxe temporel), vous voyez où je veux en venir?

Bref, voilà pourquoi j'ai adoré ce livre, qui pose toutes ces questions et tant d'autres et essaye de donner des réponses (qui forcément sont fausses, puisqu'il s'agit d'une fiction et qu'il est impossible de voyager dans le temps - pour le moment, du moins). C'est ce genre de livre qui m'inspire et me donne envie d'écrire, moi aussi.

Et pour ceux d'entre vous qui ne lisent pas mais préfèrent l'hypnose télévisuelle, sachez que le livre est adapté en série de 8 épisodes d'une heure réalisés par J.J. Abrams (#StarWars7), avec James Franco dans le rôle principal, série qui sera diffusée à partir du 15 février prochain sur Hulu... Matez le teaser :


lundi 22 juin 2015

L'infection T2 Pandémie en musique (part 1)

Au risque de faire jaser certains "puristes", je tenais à vous faire partager la musique que j'ai écoutée lorsque j'ai écrit "Pandémie", le tome 2 de L'infection. Ce billet fera l'objet d'une seconde partie ultérieurement, car comme vous le savez si vous suivez, je n'ai pas encore tout à fait terminé.^^
La musique est indissociable de mes créations écrites. Elle sert essentiellement à créer un mur pour m'isoler du reste du monde, faire le vide dans ma tête. Elle sert aussi à distiller des ambiances, ou symbolise des personnages récurrents. Je l'écoute surtout au casque, ou alors à volume très bas sur mon poste de travail. 

Si vous regardez les articles précédents sur le même sujet, vous constaterez que les musiques que j'écoutais alors étaient bien plus sombres, bien plus mélancoliques. C'était mon état d'esprit d'alors, car elles correspondent à un moment de ma vraie vie où tout partait en live sans que je puisse rien contrôler. Aujourd'hui, je suis en "mode reconstruction" et donc j'écoute des choses relativement positives et beaucoup moins violentes et perturbées (hormis "Agalloch", c'est vrai). Et tiens, puisqu'on en parle :

Agalloch : Ashes against the grain. J'ai découvert l'existence de ce groupe à l'auberge de jeunesse de Tenderloin, à San Francisco, en juillet 2013. Le gars tout chevelu qui tenait le standard à 5 heures du matin écoutait ça à plein tube dans le hall de l'hôtel. J'ai adoré le contraste entre la musique assez mélodique et le côté dépressif du chant. Je l'écoute quand je me mets dans la peau de GrosSam Bonini ou de Patrice Bodin. On sent un petit côté dépressif, désespéré, déconnecté de la réalité. Un trait de caractère qu'on retrouve à divers degrés chez ces deux personnages. 

Tears for Fears : discographie intégrale. Tears for Fears et moi, c'est une histoire de longue date. J'adore ce groupe depuis toujours ("songs from the big chair" est le premier disque que j'aie acheté) et j'écoute régulièrement tous leurs albums. Le dernier est un peu plus faiblard, très inspiré Beatles, mais ça reste de la bonne musique quand même. Comme ce sont des disques que je connais par cœur, ils me servent surtout à recréer "le mur du son" nécessaire à trouver la concentration optimale pour écrire. Il y a un indéniable petit côté nostalgique du passé aussi, qui me pousse à réécouter ces vieilleries, toujours très actuelles finalement...

Foo Fighters : Sonic Highways. Un album et un groupe nouveaux, pour moi. Je connaissais Foo Fighters (Dave Grohl) de réputation, mais j'ai craqué sur la pochette de ce disque, alors je l'ai acheté. Et là, surprise : c'est un excellent disque bien punchy. "I am a river", le morceau que je vous ai choisi (dans la playlist ci-dessous) est un truc bien américain, bien planant et qui m'évoque des paysages sauvages et grandioses. Exactement le genre de zique que j'ai envie d'écouter en ce moment.
J'ai toujours été fasciné par la nature et les grands espaces, les montagnes, les déserts, les longues routes de solitude...

Dream Theater : Lines in the sand. Ce morceau de DT est dans la droite lignée de celui dont je vous parle dans le précédent paragraphe. La voix de tête de James Labrie m'énerve au plus haut point, mais sinon, c'est musicalement parfait. Quand j'écoute ce genre de morceau, je me vois marchant au sommet d'une montagne, je ressens les parfums des plantes, de la terre humide de rosée, les égratignures des conifères... J'entends le ronronnement du torrent, le hululement du grand Duc, les sifflements des moustiques. 
Je suis encore au Shuksan Lake, sous un soleil de plomb. 

Owl City : Up all night. Dans le genre pop-dance électro, je trouve que ce "groupe" (c'est Adam Young, un mec tout seul en fait) est ce qui se fait de mieux en ce moment. C'est catchy, bouncy, très propre et hormis les bondieuseries des textes, c'est de la bonne camelote. 
J'écoute régulièrement tous les disques d'Owl City (avec une préférence pour les deux premiers), ils me servent surtout à recréer le fameux "mur" propice à la créativité. C'est aussi une musique positive qui donne la pèche, c'est très motivant pour le running, ça et la Trance...

Eddie Vedder : BOF into the wild. Into the wild, c'est probablement mon film préféré de tous temps. Le livre de Jon Krakauer dont Sean Penn l'a tiré est aussi une vraie bible pour moi. L'histoire de Chris MacCandless aurait pu être la mienne. A la même époque (1992-1993), j'ai vraiment hésité à partir sur les routes, sans rien, comme lui. A la place, je suis parti faire mon service militaire... Le disque d'Eddie Vedder n'a qu'un seul défaut : il est trop court. Sinon, c'est juste un vrai bonheur. tout en l'écoutant, je me revois en 2013 sur la route de Monument Valley, posant au bord des Snoqualmie Falls, ou arpentant les rues de San Francisco ou de Seattle avec mes sacs à dos. 

Pyramaze : Disciples of the sun. Je vous ai déjà parlé de ce groupe dans un précédent article. J'adore Pyramaze, ce groupe de power métal mélodique avec des incursions progressives. Après des années de vide créatif (le groupe s'est séparé après la sortie du 3ième opus), il revient enfin avec un nouveau line-up et un nouvel album. Une renaissance réussie, alors qu'on ne donnait plus cher d'eux, malgré des débuts très prometteurs (les deux premiers albums étaient de pures merveilles). Je viens de l'acheter, alors je m'en imprègne le plus possible. Les parties épiques inspireront sûrement les passages de batailles du livre. 

Devin Townsend Project : Sky blue. C'est un des deux disques sortis avec le tant attendu Ziltoïd². Plus calme que son jumeau, il contient quelques perles mélodiques, comme le morceau éponyme. Si vous me suivez, vous le savez, je suis fan de Townsend. J'ai du mal à ne pas aimer ce qu'il fait (ça arrive pourtant, parfois. Comme l'abum "Physicist" ou le récent "deconstruction", que j'ai trouvé vraiment too much). Il y a de la majesté, de la puissance dans l'oeuvre du canadien. Un côté planant aussi, si si, écoutez bien : entre les hurlements et les guitares saturées!
La voix extraordinaire de Devin Townsend me poursuit depuis 1992. Une constance assez inhabituelle pour un type comme moi.^^ 

samedi 13 mars 2010

L’infection, merci à eux :

Bon, je sais, je n’ai pas encore terminé le bouquin, et je commence déjà à parler de sources et de remerciements. Ne vous inquiétez pas, ça fait partie du processus de teasing que j’ai mis en place depuis le début de cette grande aventure, en novembre 2008.
Et puis, on ne sait jamais de quoi la vie est faite : si je mourais demain (si c’était le cas, le livre ne serait jamais terminé), je tenais à ce que tous les gens que je vais citer ci-après sachent combien ils comptent pour moi dans le cadre de la réalisation de ce premier vrai roman, mais aussi pour certains, dans la vie de tous les jours.

Donc L’infection, ce sera -comme je l’ai déjà dit ailleurs- l’œuvre de ma vie. Mais cette histoire n’aurait jamais pu voir le jour sans les personnes ci-dessous:

- David Castéra, le boss d’Immersive Lab. Je ne le cite pas pour avoir une augmentation, ni même parce que j’espère qu’il va embaucher des copains (ou des copines), mais parce que s’il ne m’avait pas fait découvrir Second Life en 2006, jamais je n’aurais eu l’idée d’écrire une histoire pareille. Je le remercie doublement, parce que le poste qu’il m’a offert dans son entreprise m’a permis de rencontrer les personnes ci-dessous, qui m’ont passablement aidées; certaines d’entre elles n’ont d’ailleurs probablement pas conscience à quel point :

- Willow Ahn aka Sigrid Daune (photographiste de grand talent),
- Lynet Lytton aka Hélène Courage (ma “soeur de lait” in SL),
- YannMinh McDowwll
aka Yann Minh (pape du Cyberpunk in SL, écrivain, graphiste…),
- Claire Pascale
(New order of Jedi in SL),
- Rafale Kamachi aka Ariane Dupleich ( Sail Away Project),
- Fredylajoie Merlin (SEXploratrice virtuelle),
- Serena Parisi (exploratrice virtuelle),
- Mariaka Nishi aka Anne Astier (artiste omnidimensionnelle), et tant d’autres que je n’ai pas cités, mais qui se reconnaîtront.

Je tiens aussi à remercier mes support techniques, qui m’ont permis de pas mal dégrossir certains aspects plus ou moins pointus de l’intrigue :

- Fairyverse Magic aka Henri Morlaye (Fairyverse), pour ce long entretien au sujet des intelligences artificielles, qui a été déterminant pour la construction de la trame du roman.
- Daniel Oberhausen (Priartem), pour ses précieuses précisions au sujet des ondes électromagnétiques,
- Elsa Oliarj, étudiante en master de cinéma à la Sorbonne, qui m’a permis de crédibiliser le mensonge de mon personnage principal.
- Claude Durang, pour ses précisions sur les méthodes d’enquête de la Gendarmerie Nationale.
- Matthew Tyas, Stéphane Martin, Mickaël Lebon, Jean-Pierre Etchegoyhen, et Simon Ramu pour d’autres conseils et renseignements concernant Second Life, les mondes virtuels en général, et Internet.
- Je n’oublie pas le reste de la DreamTeam, Richard, Yannick, Riton, Vincent et Pette, qui me font bien marrer tous les jours, et qui m’inspirent aussi, mais (je suppose) sans qu’ils en aient conscience ;-)

Enfin, je remercie tout ceux sans qui je n’aurais jamais eu la force de me lancer dans un truc pareil :

- Mon épouse Fabienne et mes enfants Louis et Jodie, qui supportent mes caprices de sale gosse égoïste et mal élevé à longueur de journée, et continuent à me soutenir malgré tout!
- La Soule, mon vert pays d’adoption, qui ne cesse de me surprendre chaque jour qui passe…
- Laurent Caudine, mon pote d’Astobelarra, qui suit tout ça de loin, mais avec intérêt.
- Enfin, je remercie Magali Flouzat pour sa confiance, ses encouragements, et surtout pour l’inspiration. Tu me manques, miss ;-)

Respect, peace & love to you all…