dimanche 2 juin 2024
J'AI ADORÉ "DARK MATTER", DE BLAKE CROUCH
lundi 22 avril 2024
UN MOIS POUR FINIR « LE MOMENT OU JAMAIS »
Cette fois-ci,
j’ai bien l’intention de terminer la rédaction de Le moment où jamais, mon dernier projet en cours d’écriture depuis
deux ans, maintenant. Pour ceux qui ont raté l’info : Le moment où jamais, c’est l’histoire Roger, un petit papy tout
gentil qui sent qu’il va passer l’arme à gauche, parce que, comme le dit le
proverbe, « ce sont toujours les
meilleurs qui partent les premiers… ». Sauf qu’il n’a pas envie de claquer
alors qu’il n’a pas vécu la moitié des choses qu’il aurait voulu vivre. Alors
il va devenir de plus en plus mauvais pour tenter de retarder l’échéance. Mais
malheureusement, tout a un prix. Combien sera-t-il prêt à payer pour quelques
instants de plus ?
Vous l’aurez
compris, Le moment où jamais est un
roman fantastique qui balance entre le terroir (ça se passe à Mauléon-Licharre, en
Soule) et l’épouvante (Roger est contraint de monter le curseur de l’horreur au
maximum s’il veut survivre). J’ai prévu d’écrire quinze chapitres et un
épilogue. Pour le moment, j’ai quasiment écrit jusqu’à la fin du chapitre treize.
Mais il me reste des tas de choses à corriger car j’ai rajouté des actions au
fil du récit qui ne peuvent s’accomplir que si un postulat de départ est
modifié. Donc il me reste beaucoup de travail. Je n’aurai pas trop d’un mois
pour mettre tout ça d’équerre et livrer un manuscrit propre à Astobelarra. En
espérant qu’ils le prennent !
Et la suite, c’est
quoi ? Ensuite, J’ai encore plein d’autres projets fifous dans ma besace.
Mais avant de me lancer, je pense que je vais prendre une année sabbatique
(sans écrire) pour assurer la promo de Le
moment où jamais, mais également pour me reposer. Je vous avoue que je suis
passablement épuisé ces derniers temps et j’aimerais en profiter pour NE RIEN
FAIRE de constructif pendant mes prochaines vacances ! Voilà les nouvelles !
Vous n’en aurez pas d’autres avant début juin !
dimanche 31 mars 2024
L'INSPIRATION, D'OÙ ÇA ME VIENT ?
Dans le hameau où je vis, on s'adonne régulièrement à des travaux d'intérêts communs, comme les amish, dans Witness. Bref, très récemment, pendant que passais l'aspirateur sur le sol de la salle des fêtes inondée par les récentes pluies diluviennes, un de mes voisins, un agriculteur d'habitude plutôt placide et sympathique, est venu à ma rencontre avec un air très soucieux, mêlé de détermination. M'entraînant plus loin dans un champ de fougères fraîchement coupées, il m'a demandé :
— Dis, ça reste entre nous mais toi qui écris des livres, tu saurais comment te débarrasser de quelqu'un sans que ça se sache, non ?
Moi, naïvement, pensant qu'il s'intéresse à mes romans :
— Euh oui. Tu es éleveur : tu dois bien avoir de la kétamine chez toi, pour soigner tes animaux. Avec une seule ampoule injectée dans une artère, tu tues un humain normal.
— Ah oui, pas bête. Je n'y avais pas pensé.
— Bon, sauf que c'est un produit réglementé. Un enquêteur un peu malin finira par trouver le point d'injection. Sans oublier qu'après l'analyse du sang de la victime, hein ?
J'ai réfléchi deux secondes, puis j'ai ajouté :
— Ou sinon avec un macérât de sève de digitale pourpre ! Il y en a partout, de cette plante, ici, en saison.
— Ah bon ? Ce truc avec les clochettes, là ?
— Oui, c'est un poison mortel qui cause des arrêts cardiaques à celui ou celle qui l'avale. Et c'est pratiquement indécelable dans l'organisme, si tu ne sais pas ce qu'il faut chercher.
Le paysan arborait un air pensif et souriait. De mon côté, je commençais à trouver ce drôle d'interrogatoire plus que suspect :
— Mais attends, pourquoi tu me demandes tout ça, au fait ?
L'agriculteur a laissé passer un certain temps, le regard comme aspiré par l'horizon. Puis il a lâché, entre ses dents :
— Tu sais tenir un secret ?
J'étais subitement mal à l'aise, comme quelqu'un qui en sait déjà trop. Néanmoins, je me suis entendu lui répondre :
— Euh, tu sais, je travaille dans une banque... C'est le mantra de mon employeur, "le secret des affaires"...
Après un petit temps de réflexion, il a affecté un air rassuré et m'a donné une petite tape (qui se voulait connivente) sur l'épaule, avant de dévoiler, le ton bas :
— D'accord. C'est à cause de mon voisin. Il refuse de me vendre une parcelle de terre qui jouxte le ruisseau. Or, j'en ai besoin pour abreuver mes brebis et mes vaches. Mais quand je lui ai demandé gentiment, il m'a insulté et il a même menacé de décrocher le fusil. Alors qu'on est copains depuis la maternelle et qu'on chasse ensemble ! Donc je veux qu'il crève, ce sale enfoiré !
J'ai avalé ma salive, devant la véhémence du propos.
— Ah ok...
— Reste à trouver comment lui administrer le jus de digitale, sans qu'il s'en aperçoive...
— Beh je sais pas, moi. T'en mets dans son café, ou dans sa bouteille de Ricard !, j'ai fait, comme si c'était une évidence.
Le temps de voir la scène dans sa tête, le type m'a retapé sur l'épaule. Il semblait très satisfait de notre entretien :
— Je compte sur ta discrétion, bien sûr !
J'ai masqué mon intimidation du mieux que je pouvais, avant de mimer une braguette horizontale que je refermais sur mes lèvres, assortissant le tout d'un clin d'œil un peu forcé :
— Bien sûr : je serai comme une tombe !
Le sourire carnassier que m'a lancé mon voisin après cette sortie ne m'a absolument pas plu.
Et là, je me suis réveillé. Le réveil marquait 8h36, mais il était déjà 9h36 sur mon smartphone. Le changement d'heure, c'est vraiment de la merde.
lundi 11 mars 2024
FAITES UN PETIT EFFORT, QUOI !? (Je sens que ça va pas faire plaisir à tout le monde, mais bon... Fuck it !)
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lundi 26 février 2024
LE DERNIER VOL DU CORSAIR F4U.
PREMIÈRE PARTIE : LE PÉCHÉ ORIGINEL
La Genèse.
Vile tentation.
Voyou, voleur, chenapan !
DEUXIÈME PARTIE : LA RÉVÉLATION
L’effet papillon.
Retrouvailles.
Il n’y a pas de hasard.
TROISIÈME PARTIE : LA RÉDEMPTION ?
La chasse au trésor.
La baie des désespérés.
Le chemin vers la rédemption.
QUATRIÈME PARTIE : LA SAISON 2
"Pas de nouvelle, bonne nouvelle", dit-on. Peut-être qu'elle a rencontré quelqu'un de bien qui la rend heureuse ? Peut-être même qu'il - ou elle - lui a complètement fait oublier le calvaire de son adolescence ? Ou peut-être est-elle morte seule, malheureuse et alcoolique dans un cul de basse-fosse, elle aussi ? Et à cette simple pensée, il me semble entendre son rire si caractéristique, que je prenais un malin plaisir à railler.
J'ai peur que mon battement d'aile de papillon ait encore frappé. Et j'ai peur que toute nouvelle action de ma part engendre une nouvelle tornade incontrôlable. Le chaos. Je devrais sûrement lui foutre la paix, à cette pauvre Sophie C., mais en même temps, mon esprit tordu m'intime l'ordre de me racheter, sous peine de mourir à petit feu, comme Stéphan. Et si jamais, par chance, j''arrivais à lui présenter mes excuses, j'en aurais certes fini avec elle ; mais qui dit qu'un autre vent mauvais ne viendrait pas souffler sur les braises de ma conscience ? "Si l'un tombe, un autre sort de l'ombre à sa place", c'est connu. Je me sens perdu comme un enfant dans une forêt primaire, peuplée de hyènes aux crocs acérés.
Peut-être que je devrais apprendre à lâcher prise, au lieu de me rendre malade pour des choses - que d'aucuns jugeraient insignifiantes - et qui sont très loin derrière moi ? Car finalement, peut-être que c'est Sophie C., le battement de papillon de ma tornade, et que je dois apprendre à (sur)vivre avec... Il serait temps, à presque 53 ans !
samedi 25 novembre 2023
Ecrire un roman : anatomie d'une obsession
C’est tellement fort que j’ai l’impression que toutes les
molécules de mon corps vibrent à l’unisson, tandis que mon cerveau baigne dans
une espèce de lave glaciale et gluante. Cette sensation de repli sur soi est si dingue qu’on
dirait que mon esprit s’avale lui-même, un peu comme si l’univers tout entier implosait,
s’auto-aspirant vers un point gravitationnel central irrésistible. C’est totalement
grisant, mais malheureusement, le revers de la médaille est à l’avenant.
Je ne pense qu’à ce livre, sans arrêt, au détriment de tout
le reste. Impossible de me concentrer plus de quelques minutes sur autre chose.
Je fais tout machinalement, sans y penser, par pur automatisme. Dans ces moments-là, même mon
travail peut passer en tâche de fond. Toute mon essence turbine à 100%
pour Le moment ou jamais ; et tous les
autres aspects de ma vie quotidienne, dont certains vitaux, passent au second
plan.
Mon corps m’échappe. Pour vous donner un exemple concret :
je dois parcourir 74 km en voiture pour aller au bureau. Dès que j’ai rejoint
la route, je me mets en mode « pilotage automatique » sans même m’en
rendre compte et je « ne vois plus rien » jusqu’à ce que j’arrive à
destination. Je conduis, bien sûr, mais sans vraiment voir la route. Parfois un
danger intempestif me tire de ma transe, mais c’est pour mieux y replonger,
encore plus profondément, quelques instants plus tard.
Je ne vous cache pas que ce n’est pas facile à vivre, mais c’est
surtout pour l’entourage que c’est le plus compliqué. J’écoute sans écouter, je
réponds aux sollicitations mais souvent par onomatopées, ou à côté de la plaque…
Mon ex-épouse, que cela horripilait, me disait « tu es là mais en fait, tu n’es pas là ». C’est une bonne
description du phénomène. C’est probablement une des raisons qui a fait qu’aujourd’hui,
je parle d’elle comme de « mon ex ».
Dans ces moments difficiles, je vous jure que je lutte
contre moi-même. Je m’épuise à tenter de garder un pied dans le monde réel, parce
que je n’ai pas envie que ça recommence. J’aime ma compagne et je ne veux en
aucun cas lui faire de la peine. Mais c’est plus fort que moi. Mes pensées m’assaillent
et m’enveloppent comme un linceul sinistre, et cela me demande une énergie
folle de les contenir.
Alors pour temporiser, je m’accroche au jalon de mes prochaines vacances, qui s’approchent lentement, mais sûrement. Noël et le premier de l’an ne seront qu’un détail sans importance, cette année car j’ai l’intention de consacrer le plus clair de mon temps à terminer ce projet que j’ai entrepris il y a deux ans. Entretemps, j’essaye de garder tant bien que mal la tête hors de l’eau mais combien de temps encore, avant que je ne me noie ?
lundi 20 novembre 2023
La recherche, étape essentielle à ne pas négliger
Un roman, et notamment un "thriller", ça ne s'écrit pas à la légère. Il vaut mieux savoir de quoi on parle, surtout lorsque le sujet développé est un peu technique, histoire de rendre le récit un minimum crédible et de ne pas passer pour un idiot auprès d'un lectorat un peu plus avisé que la moyenne. C'est pour cette raison que je passe énormément de temps à rechercher et corroborer des sources, à interviewer des spécialistes et à prendre des notes sur tous les sujets pour lesquels je sens que mes connaissances sont approximatives...
Bref, c'est un vrai travail journalistique, mais qui est véritablement essentiel.
J'ai eu à faire cette recherche pour chacun de mes romans. Pour la trilogie L'infection (au sujet de l'intelligence artificielle, mais également des trous noirs et de l'espace-temps, de l'armement militaire, des missions et actions de la Gendarmerie, des différentes forces de police aux USA, de ce qui se passerait en termes d'environnement en cas de guerre nucléaire... Je suis même allé jusqu'à visiter de lieux emblématiques du roman dans le monde réel ainsi que via Google Streetview...) mais aussi pour Les routes du crépuscule (renseignements pris sur les hôpitaux psychiatriques en France, effets de l'usage de stupéfiants, repérages de lieux que je n'ai jamais vus comme le Vietnam ou le quartier Camden Town à Londres, etc.). La question ne s'est pas posée avec Mauvais berger ! car il s'agit d'un récit autobiographique, et donc tout ce que j'y raconte est vrai. De mon point de vue, s'entend.
Le moment ou jamais ne déroge pas à la règle. Par exemple, l'un de mes personnages se retrouve tétraplégique avec un syndrome d'enfermement, après un accident de voiture. Je suis d'abord allé chercher une spécialiste (ma cousine, infirmière de métier, m'a donné les bons termes médicaux). Mais il me fallait plus de détails pour la suite que j'imaginais, car la scène que je décris (et que vous découvrirez à la sortie du livre) se doit d'être réalisable et surtout réaliste, notamment pour éviter de distraire le lecteur, dont je souhaite qu'il soit uniquement assailli par un sentiment d'horreur. J'ai donc été chercher de la documentation en ligne sur la façon de nourrir ou désaltérer une personne dans cette situation (cf vidéo ci-dessous).
Verdict : cela va supposer des petits aménagements pour que ma vision de la scène colle avec le réalisme imposé par la situation, mais comme le dit le proverbe : à cœur vaillant, rien d'impossible !
Soyons clairs : inutile de tout vérifier pour rendre une histoire crédible, surtout lorsqu'il s'agit d'une fiction avec des incursions fantastiques car c'est un genre littéraire qui autorise un minimum de fantaisie. Par exemple : j'ai situé la première partie du roman au château de Libarrenx. Mais ce n'est pas exactement pour l'usage qui en est fait dans la réalité : j'ai transformé la bâtisse en Ehpad. Je me suis donc permis certaines libertés concernant l'agencement des pièces, couloirs et autres commodités. Ce qui ne m'empêchera pas d'aller voir sur place à l'occasion, maintenant que le texte est écrit, davantage par curiosité personnelle que par souci du strict respect de la réalité.
Mais on ne peut pas faire n'importe quoi non plus ! C'est un mélange subtil entre fantastique et réalisme et l'un ne doit pas nuire à l'autre. En ce qui me concerne, tout doit paraître plausible. Je pense que je suis dans la bonne direction avec Le moment ou jamais. Vous m'en direz des nouvelles, le moment venu ! ^^
Mes livres :
- Mauvais berger ! | EAN : 9782952783620 | Ed. Astobelarra 2007
- L'infection T1 : Contage | EAN : 9791090126015 | Ed. Astobelarra 2012
- L'infection T2 : Pandémie | EAN : 9791090126251 | Ed. Astobelarra 2017
- L'infection T3 : Sepsis | EAN : 9791090126312 | Ed. Astobelarra 2020
- Les routes du crépuscule | EAN : 9791090126381 | Ed. Astobelarra 2022









