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lundi 10 janvier 2022
#LRDC : l'interview pour Astobelarra !
mercredi 5 janvier 2022
Souscrivez à mon nouveau roman : LES ROUTES DU CRÉPUSCULE
Ça veut dire quoi, souscrire ?
Ce n'est pas du sponsoring ou du mécénat. L'argent que vous donnez vous donne droit à des contreparties. Souscrire, ça veut dire que vous précommandez le livre avant sa sortie, ce qui permet à mon éditeur (Astobelarra) de le financer et de mesurer l'adhésion du public à son projet (à mon livre, en l'occurrence). Ça permet aussi de communiquer sur le livre avant sa sortie car Astobelarra n'a pas les moyens de le faire à la hauteur de ce que pourrait faire une maison d'édition classique (une entreprise), qui dispose de partenariats, de réseaux et de financements que nous n'aurons jamais, puisque nous sommes une association Loi 1901.
Concrètement, il se passe quoi si je souscris ?
Une fois précommandé, vous recevrez le livre chez vous dédicacé avant sa sortie officielle (donc avant le 21 mars 2022) et les frais de port sont inclus dans le prix. Il y a 5 paliers de contreparties et ça va de 14 à 85 €. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise souscription. Comme je dis, le tout, c'est de participer !
Et en ce qui concerne le paiement, pas de crainte à avoir : c'est simple et sécurisé.
C'est l'histoire d'un couple qui ne va pas bien. La femme est en pleine crise de la quarantaine et le mari tente, plutôt mal que bien, d'empêcher une séparation qui semble de plus en plus inéluctable. Alors pour sauver sa famille et protéger ses deux enfants qu'il aime par dessus tout, il emmène sa moitié au Vietnam, dans ce qu'il présente comme "un second voyage de noces", ou plutôt une dernière chance de sauver ce qui peut l'être. Mais ce qu'ils vont découvrir là-bas va changer leurs vies à tout jamais, pour le meilleur et pour le pire.
mercredi 24 novembre 2021
Ecrire, d'abord pour se libérer de... soi-même !
J'écoutais, l'autre jour sur France Inter, Clara Dupont-Monod, récipiendaire du prix Femina 2021 pour son livre "S'adapter" - que je n'ai pas encore acheté mais dont le sujet me tente bien - parler des raisons pour lesquelles elle écrit. Elle a eu cette curieuse, mais ô combien judicieuse comparaison et que je vous retranscris d'après mes souvenirs, ici : "C'est un peu comme lorsque vous êtes au lit et que vous avez terriblement envie de faire pipi. Vous pouvez dormir, mais vous dormirez mal. vous dormirez mieux une fois que vous vous serez soulagé. Je vis mieux depuis que je j'écris ce qui me trotte dans la tête". On ne pouvait pas trouver meilleure métaphore, non ?
Dans la saga "Harry Potter", Albus Dumbledore arrache des souvenirs enfouis de son cerveau pour les revoir (et les partager) dans une Pensine. Image plus poétique, quoi que plus ésotérique.Récemment, une de mes collègue m'a demandé pourquoi j'écrivais des "romans de genre". Pourquoi tout ce sang, cette violence, ces morts ? Ma réponse a semblé l'effarer : "D'abord parce que j'en ai envie, évidemment, mais également parce que je ne sais pas ce qui pourrait advenir si je ne sortais pas toute cette merde qui virevolte dans ma tête... Il faut donc considérer que je fais œuvre de bienfaisance pour la société, en écrivant ces livres". Ce disant, j'ai exécuté une grimace perverse et lâché un vieux rire sadique. Effets visibles (et très amusants) garantis !
Plus sérieusement, c'est bien de cela qu'il s'agit : j'écris d'abord pour me libérer de moi-même, de toutes ces pensées folles qui me viennent, m'habitent et me tourmentent. C'est un exutoire, une thérapie. C'était le cas pour "Mauvais berger !" mais aussi pour la trilogie fantastique "L'infection". C'est également le cas pour "Les routes du crépuscule". Car avouons-le : une fois que c'est sur papier, ce n'est plus dans ma tête, mais potentiellement dans la vôtre. 😁
Des personnages, pas des personnes réelles !
Aujourd'hui, un certain nombre de personnes (notamment des familiers ou des collègues auteurs d'Astobelarra) ont lu le manuscrit de "Les routes du crépuscule" et m'ont fait leurs premiers retours, plutôt positifs. Cela dit, quelques-uns ont cru reconnaître des personnes de mon entourage au fil de l'histoire. "C'est ton ex, ça, c'est évident ! Et ça c'est toi !" Et inévitablement, je me retrouve dans le peau de Christian Clavier dans "Mes meilleurs copains", à devoir expliquer que "non, non et non, ce n'est qu'un roman, une œuvre de fiction et que ce ne sont que des personnages, pas de vraies personnes, etc... d'ailleurs elle est blonde !"
On m'avait déjà fait le coup avec "L'infection". Il faut dire que j'ai commencé par raconter une tranche de vie dans "Mauvais berger !", alors du coup, forcément, j'ai donné de mauvaises habitudes ! Mais là, comme il s'agit d'un récit plus réaliste, les comparaisons sont encore plus flagrantes et faciles à faire.
Soyons honnête : je ne peux pas nier que mes personnages s'inspirent de personnes réelles, ou du moins de l'empreinte (souvent déformée par le temps) qu'ils/elles m'ont laissé. Mais ce sont généralement des mélanges de traits de caractère, de personnalités - parfois jusqu'à la caricature, j'en conviens - et de choses que j'ai vraiment vécues ou ressenties, rien de plus.
"L'empreinte de l'ours dans la neige, ce n'est pas l'ours, de même qu'on ne peut pas résumer une personne au pet - fut-il infâme - qu'elle a laissé sous la couette."
Bref, je sors tous ces trucs de ma tête pour m'en débarrasser, pour mieux vivre au quotidien et pas par vengeance ni pour qu'on dise "oh le pauvre, comme il a souffert !" ou "oh quel fragile, celui-là !". Et je me dis que, vu que nous sommes tous des êtres humains (certains plus que d'autres, il est vrai), peut-être se trouvera-t-il des gens parmi mes lecteurs chez qui cette histoire aura une résonnance toute particulière.
Quelque chose me dit qu'un jour ou l'autre, on s'est tous posé (ou on se posera) cette même question : "si tu avais la possibilité de tout recommencer, que ferais-tu ? Exactement la même chose ou tenterais-tu de devenir celui ou celle que tu as toujours rêvé d'être ?"
Celui ou celle qui me fait une réponse honnête sans se fracturer le cerveau a gagné. ^^
dimanche 10 octobre 2021
Le teaser de "Les routes du Crépuscule"
Bonjour à tous !
Ce fut un dimanche matin fructueux... J'espère que ce teaser/trailer de mon prochain roman vous plaira.
Je me suis donné à fond. Le livre est évidemment encore mieux. J'espère qu'il vous laissera tous sur le cul !
A bientôt !
EHB.
samedi 11 septembre 2021
Les routes du crépuscule : ça se précise...
Tout n'est pas fini, hein ? J'ai encore tout à relire, à rajouter ou supprimer des passages, et à vérifier qu'il n'y a plus de fautes et surtout d'incohérence dans le récit.
Le tapuscrit a été envoyé au comité de lecture des Éditions Astobelarra ce matin. Il me tarde de lire les premières réactions. ou pas... 😱
Le programme de ces prochaines semaines : je vais laisser tout ça reposer tranquillement et me remettre à lire des tas de livres d'autres auteurs, histoire de prendre un peu de recul. Ensuite, je m'y remettrai avant Noël.
En attendant, sachez que j'ai déjà le fil conducteur d'un prochain roman qui sera un spin off de ma trilogie fantastique, L'infection. Je crois que je l'ai déjà écrit quelque part, mais si le cycle Beau Smart est bel et bien terminé, il reste encore des petites choses à élucider et des personnages secondaires auxquels faire vivre des aventures inédites autant que passionnantes.
La suite au prochain épisode ? 😉
jeudi 22 juillet 2021
La musique adoucit les meurtres…
mercredi 7 juillet 2021
La muraille des médiocres
Bon, je charrie. C’est un grand auteur et certaines de ses
fables sont toujours autant d’actualité (et résonnent toujours en moi), comme le loup et le chien, par exemple. Alors
pourquoi vous parler de lui aujourd’hui, sur ce petit ton du gars blasé ?
Parce que La Fontaine, ou du moins l’une de ses fables, a bien failli me fâcher définitivement avec la littérature. D’ailleurs il n’est pas le
seul : Jacques Prévert a également été à deux doigts de me faire haïr les
livres et la poésie, mais on y reviendra plus loin…
Je me souviens que cette fable-ci, en particulier, je n’ai jamais réussi à l’apprendre. Je ne comprenais pas pourquoi, à l’époque.
Aujourd’hui je sais : un poème qui se termine par l’affirmation
« le travail est un trésor », c’est comment dire… une ode à l’école
qui formate les esprits, qui met les enfants dans des moules, et qui éjecte
ceux qui refusent de se conformer. C’est un hymne au système qui encourage le minutieux sacrifice de sa
précieuse personne et de sa courte vie, dans le but d'enrichir davantage les puissants. Je
vais oser le dire : cette fable pourrait être le credo du MEDEF et de la
Macronie. Je la déteste.
Combien de fois ai-je dû descendre les escaliers de ma chambre jusqu’au salon, où je retrouvais mon père qui me faisait réciter, et me renvoyait invariablement avec pertes et fracas au bout de quelques minutes parce que je « ne la savais pas » !
— Tu la sais pas !
— Mais si je la sais ! Regarde : "Le laboureur et ses enfants, de Jacques Prévert". (Grande inspiration, hésitation, tremblements, puis avec une voix chevrotante :) "Travaillez, prenez de la peine, c'est le fonds qui manque le moins..." euh...
— Y'a pas de "euh". Tu la sais pas. Reprends...
— (Voix chevrotante :) Depuis le début ?
— Oui, depuis le début...
Et ce cinéma durait pendant de longues minutes avant que mon père ne finisse par me lancer mon cahier entre les mains et ne me montre le chemin vers l'étage.
Je remontais alors en larmes, marmonnant
quelque insulte bien sentie (ou esquissant une salve de bras d’honneur en direction du
salon) tout en tapant bien fort du pied sur les marches, avant de claquer la
porte et de me jeter sur mon lit. J’y sanglotais pendant trois-quarts d’heure,
avant de me résigner à essayer de me faire rentrer les vers de La Fontaine à
grand coup de cahier sur le crâne… Mais rien à faire. J’y ai passé tout un
mercredi et probablement le restant de la semaine avant le jour J, sans jamais
réussir à l’apprendre. Et devinez quoi ?
L’instit ne m’a jamais interrogé…
Lorsque mon tour est venu de le réciter en classe, j’ai bafouillé, j’ai rougi, j’ai pleuré, j’ai fini au coin et le maître m’a collé un beau zéro tout rond dans mon carnet.
Tout ceci explique peut-être pourquoi, si je sais parfaitement
reconnaître le génie d’un poète, son œuvre me restera totalement absconse. Pour
moi, la poésie, c’est juste l’art de savoir faire chier les gamins à l’école. Et
ça, c’est l’indestructible muraille qui protège ma médiocrité. Pour toujours...





