Il est midi… Simon débarque dans mon bureau, et entre autres choses me dit nonchalamment : “Tiens au fait, ce week-end, j’ai vu une japanim’ qui m’a fait penser à ton livre…“
Ah ben merde… Il ne me manquait plus que ça!
Mais bon… Après visualisation de la bande-annonce, s’il y a des similitudes quant à certains aspects de L’infection et de ce nouveau dessin animé japonais Summer Wars, je suis quand même relativement rassuré : ce n’est pas vraiment la même histoire. Summer Wars se passe dans un monde un peu plus évolué que le nôtre où toute la société est régie dans un monde virtuel appelé Oz. L’infection
se déroule dans un monde bien réel, tel qu’il existe aujourd’hui.
Certes, il y a aussi un monde virtuel, et une intelligence artificielle
dans mon histoire… Mais là s’arrêtent les similitudes!
Ouf! ;-)
Le synopsis : Bienvenue dans le
monde d’OZ : la plate-forme communautaire universelle d’Internet. En se
connectant depuis un ordinateur, une télévision ou un téléphone, des
millions d’avatars alimentent le plus grand réseau social en ligne pour
une nouvelle vie, hors des limites de la réalité. Kenji,
un lycéen timide et surdoué en mathématiques, effectue un job d’été au
service de la maintenance d’OZ. À sa grande surprise, la jolie Natuski,
la fille de ses rêves, lui propose de l’accompagner à Nagano, sa ville
natale. Il se retrouve alors embarqué pour la fête traditionnelle du
clan Jinnouchi. Il comprend bientôt que Natuski ne l’a
invité que pour jouer le rôle du « futur fiancé » et faire bonne figure
vis‑a‑vis de sa vénérable grand‑mère. Au même moment, un virus attaque
OZ, déclenchant catastrophe sur catastrophe au niveau planétaire. Avec
l’aide de Kenji, tout le clan Jinnouchi se lance alors dans une
véritable croisade familiale pour sauver le monde virtuel et ses
habitants… (Source Animeka)
N'empêche qu'il me tarde de le voir, maintenant, ce Summer Wars!
Aujourd’hui, je vais vous parler du temps qui passe…
Nous discutons -de temps en temps- avec l’ami Laurent Caudine de nos projets de livres respectifs. On parle de l’avancée de nos travaux, de nos difficultés, de nos craintes*… On s’encourage à poursuivre, on se donne quelques astuces… Laurent est toujours surpris lorsque je lui parle de deadline. Eh oui, je me suis imposé une date butoir pour terminer le premier tome de L’infection, ce qui lui parait un peu absurde.
Je lui ai expliqué ma vision des choses :
ce n’est pas parce que j’ai peur que mon roman soit
(technologiquement-parlant) obsolète à sa sortie (ce n’est pas un livre
qui se périmera dans les mois qui suivront sa parution à cause de
l’évolution exponentielle des NTiCs), mais je tiens absolument à coller
au plus près possible de l’actualité, à ne pas être largué par le temps
qui file. Et je trouve que j’ai déjà assez perdu de temps comme ça. Ça
fait déjà un an et demi que je vous bassine avec ce projet… Faudrait pas
que ça devienne l’Arlésienne!
C’est un fait, le temps qui se déroule
sur le web est beaucoup plus rapide que celui qui coule dans la vraie
vie (voir le schéma ci-contre). Je n’ai pas de chiffres concrets à
balancer, mais c’est un constat que j’ai fait par expérience : tout s’y
passe beaucoup plus vite, et c’est d’autant plus flagrant dans les
univers virtuels, et en particulier dans Second Life.
Depuis quelques mois, je suis beaucoup
moins présent dans le monde virtuel de Linden Lab, si bien que dès que
je m’y connecte, je ne peux qu’être abasourdi par les changements
constatés. Une SIM peut apparaître, connaître le succès, puis
disparaître presque du jour au lendemain. C’est idem pour les Avatars!
Sans compter les technologies qui évoluent, les décors et les textures
de plus en plus chiadées (comme en témoignent les billets du très chouette blog de Mademoiselle Ève), etc.
Je ne peux pas le nier, cela me perturbe quelque peu (relire ici), mais ce n’est pas le plus important…
Si je me sens pressé par le temps, c’est
parce que les choses vont trop vite, et les thèmes (écologistes,
évidemment) que je développe en filigrane dans L’infection sont
si actuels que le livre doit sortir “À TEMPS”! Vous allez me dire que
la fin du monde n’est pas pour demain et que mes préoccupations sont
bien égoïstes, et vous aurez sans aucun doute raison! Mais il n’en
reste pas moins qu’actuellement, pour moi, le prix à payer de l’urgence
écologique c’est le stress de ne pas avoir pu finir avant qu’il ne soit
trop tard!
*vous vous rappelez cet article, dans lequel je parlais de ma “fatigue résiduelle paralysante”? Et ben ça y est, c’est passé… Je me suis remis au travail!
Etienne H. Boyer et Laurent Caudine
à Müsikaren Egüna 2010
A peine rentré de vacances en Camargue, je suis allé tenir le stand Astobelarra à Musikaren Eguna, la fête des cultures et musiques identitaires de mon village, Ordiarp (souvenez-vous, je vous en ai parlé dans cet article…), en compagnie de mon ami Laurent Caudine.
Et bien figurez-vous que si le temps n’était pas extraordinaire, les
gens se sont déplacés en masse pour assister aux spectacles de
l’après-midi. Et comme il y a eu du monde, nous avons aussi vendu pas
mal de livres en quelques heures, dont trois “Mauvais berger!“,
et ce même si le livre est sorti en 2008! J’ai été très agréablement
surpris qu’il trouve encore des acquéreurs deux ans plus tard!
Parmi ceux qui l’ont acheté,
figurez-vous que se trouve mon ancienne professeur de comptabilité du
Brevet Professionnel Ovin (BPO). Elle m’a dit avoir beaucoup aimé le
livre, et qu’il constitue un bon témoignage à faire circuler auprès de
ses élèves bergers… Histoire de leur montrer que ce n’est pas un métier
aussi simple qu’on pourrait le penser, et que le milieu agricole peut
parfois se montrer extrêmement dur, notamment avec les doux rêveurs
issus de la ville… Dont j’ai été!
Bref, sachez qu’une nouvelle édition du livre va sortir dans les prochains jours. Comme annoncé précédemment ici, je n’ai pas l’intention de publier une édition augmentée de “Mauvais berger!”
pour les années à venir. Cependant, la version qui va sortir est
légèrement différente des 300 premiers exemplaires déjà vendus, en ce
sens que j’ai modifié les couvertures et procédé à quelques corrections
et mises à jour dans le texte, mais rien de plus.
Bien entendu, et tout comme pour les éditions précédentes, je ne touche toujours pas un kopeck sur la vente de cette “tranche de vie“. Toutes les recettes vont à Astobelarra et serviront à financer d’autres projets littéraires ;-)
Encore un petit lot de disques très propices à l’inspiration. Je les
écoute régulièrement, notamment lorsque j’ai besoin d’imaginer des
ambiances ou des scènes d’action.
The Melancholy Beast, de Pyramaze.
De l’excellent Metal mélodique, épique (avec quelques incursions
gothique) germano-américain. J’ai découvert cet album a sa sortie en
2004, et depuis, je ne m’en suis jamais lassé. Comme pour Kamelot, la
(très récente) discographie de ce groupe (3 albums) est de grande
qualité, surtout les deux premier albums (The Melancholy Beast et Legend Of The Bone Carver),
d’ailleurs. Les hamonies vocales de Lance King sont à tomber par terre
et filent la chair de poule. Dommage que le chanteur ait finalement été
remplacé!
Ce disque est bien pratique pour quitter les affres du monde réel et
aller affronter les choses qui vivent au plus profond de nous…
The city, par Vangelis.
Un album instrumental plein de sons synthétiques et de mélodies ambiant
comme sait les composer le célèbre auteur de la bande originale des
films “Blade Runner“, “Porté disparu“, “Les chariots de feu“, ou “Les révoltés du Bounty”
(entre autres). Le disque -qui pourrait bien être l’hymne de toutes les
grandes villes du monde moderne- date de mes années fac (90-91), mais
garde un son relativement actuel. On y entend par moment la voix de
Roman Polansky (qui était sans doute loin de s’imaginer qu’il tomberait
en disgrâce par la suite). Idéal pour se relaxer, faire le vide, et se
mettre en état de créativité.
Engines of Creation, de Joe Satriani.
Lorsqu’un guitariste rock virtuose décide de faire une incursion dans
les musiques électroniques et les rythmes technoïdes, ça donne ça! Un
album grandiose que j’ai adoré dès la première écoute à sa sortie, en
2000. On surfe constamment entre les riffs Heavy Metal (auxquels il
nous a habitués depuis ses début) et la ritournelle pour jeux vidéos, et
c’est tout simplement bluffant, complètement dépaysant (des tympans)!
C’est ce genre de compositions que j’écoute lorsque je veux décrire une
scène de fuite ou de poursuite dans L’infection.
Cyberpunk, de Billy Idol.
Comme son nom l’indique, ce disque (qui date de 1993 – mes années
“service militaire”) est particulièrement approprié pour les ambiances
“RolePlay”. A l’écoute de tous les morceaux, on imagine parfaitement des
hordes beuglantes de cyborgs-zombies, errant dans des ruelles sordides
et sales d’une mégalopole dans un monde post-apocalyptique, envahi de
fumées glauques et empoisonnées. On voit (comme si on y était) les
égouts putrides, les usines désaffectées, les grandes avenues désertes,
jonchées de détritus et de carcasses de voitures fumantes, les rats.
Bref, ce disque est une illustration parfaite de mondes (comme Toxian City, The Wastelands, Leros, ou Midian City) que l’on peut parfois trouver dans Second Life.
Twisted, par Hallucinogen.
Dans un monde où l’informatique est reine, où les ordinateurs font la
loi, il faut bien que même la musique soit phagocytée par les
instruments de synthèse! Cet album de Techno-Transe (datant de 1995), à
l’image de sa pochette psychédélique et planante, est absolument
phénoménal! C’est une invitation au voyage multidimensionnel au pays des
pixels, des loops et du code binaire. Évidemment, il faut déjà être
ouvert à la musique électronique pour encaisser d’un seul coup un tel
délire, mais le jeu en vaut la chandelle! Imaginez ça : un vrai trip
complet sans prendre de drogue et sans mauvais lendemain, pour moins de
15 euros?
The Ultra Zone, de Steve Vai.
Je ne m’en suis jamais caché, la guitare électrique est mon instrument
favori. J’en suis fan depuis mon premier disque d’Iron Maiden, qui doit
dater de euh… 1982? Donc c’est en toute logique que je me suis mis à
chercher des musiciens “instrumentalistes” qui feraient du Hard Rock
sans chanteur. J’ai découvert Satriani au début des 90′, puis Steve Vai a
suivi en 92. Et là, ça a été la révélation! Ce type est non seulement
un virtuose, mais c’est en plus un magicien en symbiose parfaite avec
son instrument : la musique coule sous ses doigts comme le Ti Punch dans
mon gosier… Ce disque là est vraiment différent des précédents (qui
eux-mêmes sont tous différents les uns des autres). Il comporte une
dimension universelle et technologique qui résume bien le concept des
mondes virtuels.
Ashes to ashes – Dub to dub, de Brain Damage.
Le dub, c’est un genre de musique ambiante pleine d’échos et
d’instruments du genre “culturel”, avec de grosses rythmiques reggae et
une basse omniprésente. Brain Damage ne déroge pas à la règle, et ce
disque très typé, presque hypnotique (en particulier la seconde partie
de remixes dub) est l’un de mes préférés. Je ne sais pas si justement,
c’est dû au son lourd ou à l’atmosphère hallucinatoire, mais quand
j’écoute cet album, j’ai l’impression de me retrouver dans un bar à
concerts enfumé (comme avant la mise en application de la loi Evin), en
train de picoler des bières, entouré de gens aux yeux très brillants et
absents qui se dandinent lymphatiquement en rythme, d’avant en arrière…
Je me sens détendu moi aussi, et ça me permet de sortir de mon carcan
individuel pour acquérir une sorte d’état de grâce prompt à la
créativité!
Une chose -commune à tous ces albums- et que vous avez dû noter,
cependant : c’est la laideur ignoble (et probablement assumée par leurs
auteurs) de toute les pochettes! Comme quoi, l’habit ne fait pas le
moine ;-)
Vous allez rire… Je n’ai rien écrit pour L’infection
depuis près de trois semaines! Pas une ligne, pas un mot! N’allez pas
croire que je suis confronté au syndrome de la page blanche : ce n’est
pas de cela qu’il s’agit. L’inspiration est là, et ne m’a jamais
quittée. Non, c’est juste que je suis fatigué et sur les nerfs depuis le
changement d’heure. Comme chaque année depuis 3-4 ans maintenant, je
n’arrive pas à surmonter ça, ce qui fait que dès que j’ai un moment de
libre, je n’ai surtout pas envie de me casser la tête à écrire.
Ce n’est pas que je préfère paresser
devant mes comptes Facebook et Twitter, à faire ctrl+F5 toutes les 30
secondes, histoire de voir qui a écrit un truc nouveau, mais juste que
je ne suis pas en état de créer. Pour bien faire, il faudrait que je
trouve la Force de m’y mettre. De cette même énergie
que j’ai réussi à monopoliser l’an dernier (je ne sais pas comment) pour
m’arrêter complètement de fumer.
En fait, je crois que je sais ce qu’il
me faudrait : des vacances! Un isolement total, dans un endroit où il
fait beau et chaud, où il n’y aurait pas de bouffe, ni de vaisselle et
encore moins de ménage à faire. Avec juste mon ordi, une connexion digne
de ce nom, du rhum blanc, et éventuellement la mer comme décor!
Je crois que j’ai un besoin impérieux de
me retrouver seul avec moi même, au moins quelques jours. Sans
contrainte, sans sollicitations intempestives de l’entourage et sans
distraction, et surtout sans téléphone! Une cabane de berger pourrait
suffire, pourvu qu’il y ait au moins l’électricité et un accès au web.
Je sais, ça paraît un peu égoïste comme façon d’envisager les choses…
Mais ce ne serait que pour un temps, afin que je puisse remettre un peu
d’ordre dans ma tête, et m’imposer une certaine discipline de travail.
En réalité, je crois que ce qui me mâche le plus, c’est que j’en suis au passage où Mathilde
meurt. Et quelque part, je l’aime, cette fille, et je n’ai pas envie de
la “tuer”. Pourtant, il faudra bien m’y résoudre, car ce sera elle ou
moi…
Quand on écrit des bouquins sur des
sujets qu’on ne maîtrise pas forcément, il vaut mieux se documenter un
minimum… C’est ce que j’ai fait (et continue de faire) pour L’infection, notamment sur presque tout ce qui concerne les sciences!
Et comme je n’ai jamais été un grand scientifique (ni un grand matheux),
mon choix s’est porté sur des ouvrages dits “de vulgarisation”, plutôt
que sur des documents techniques que de toute façon je n’allais pas
comprendre!
Voici donc quelques uns des ouvrages que j’ai pu consulter tout au long
de ces deux dernières années. La liste est non exhaustive, et est
susceptible d’être complétée au fil du temps…
- Réussissez votre nouvelle vie dans Second Life, par Shinya Takakura et Sombre Eclipse, aux éditions Micro-Applications (2007).
- ABC des ondes électromagnétiques, par Gaël Sitzia, collection Equilibre aux éditions Grancher (2009).
- L’intelligence artificielle, par Jean-Gabriel Ganascia, collection idées reçues aux éditions Le cavalier Bleu (2007).
- Le robot, ami ou ennemi, par Rodolphe Gelin, collection les petites pommes du savoir aux éditions le Pommier (2006).
- Le LHC peut-il produire des trous noirs?, par Gabriel Chardin et Michel Spiro, collection les petites pommes du savoir aux éditions le Pommier (2009).
- Une brève histoire du temps, par Stephen Hawking, collection Champs Sciences aux éditions Flammarion (1989/2008).
- Trous noirs et distorsions du temps, par Kip S. Thorne, collection Champs Sciences aux éditions Flammarion (1997).
- Les virus informatiques: théorie, pratique et applications, par Eric Filiol, collection Iris aux éditions Springer (2009).
Je pense que vous allez maintenant avoir une idée un peu plus claire des sujets que je vais traiter dans L’infection… ;-)
Je, soussigné Etienne H. Boyer, auteur du texte « Mauvais berger! » cède l’intégralité de mes droits d’auteurs -pour la vente de ce livre- exclusivement à l’association Astobelarra, Le Grand Chardon.
J’autorise l’association sus-nommée à utiliser ce texte comme bon lui
semblera (rééditions, contrats de distribution…), à partir du moment où
les bénéfices liés à sa vente servent à financer d’autres publications non-rémunératrices d’Astobelarra, ou éventuellement des frais de fonctionnement ou d’investissement de l’association.
Le texte « Mauvais Berger! » ne peut être publié par une autre maison d’éditions sans l’autorisation expresse d’Astobelarra,
qui négociera alors un pourcentage de royalties sur la vente de cette
re-publication. Ces rentes devront être utilisées uniquement pour le
financement d’autres publications non-rémunératrices d’Astobelarra, ou éventuellement des frais de fonctionnement ou d’investissement de l’association.
NOTA BENE : Dans le cas où Astobelarra, le Grand Chardon
devait cesser toute activité, la présente cession des droits sur cet
ouvrage deviendrait alors caduque, et Etienne H. Boyer (ou ses
descendants) pourrait (aient) alors jouir de plein droit de ses droit
d’auteurs sur ce texte.