lundi 5 juillet 2010

Les lieux dont je m'inspire dans Second Life...

Je vous ai parlé des lieux réels dans cet article, il est temps maintenant de vous parler des lieux virtuels, ceux dont je m’inspire (ou que je cite directement) dans L’infection. Comme je vous le disais dans de nombreux précédents billets, l’histoire se déroule en partie dans Second Life, l’univers virtuel de la firme californienne Linden Lab.

Comme je l’ai écrit ailleurs dans ce blog, autant les paysages réels de notre planète changent généralement lentement -je ne parle pas de la forêt amazonienne (qui souffre des ravages que l’on sait) mais des lieu que l’on fréquente dans notre vie de tous les jours-, autant sur SL, des SIM peuvent naître, connaître le succès, puis disparaître en quelques mois; si bien que les repères (qui sont en fait des URL pointant vers les serveurs qui abritent les SIM) qui vous permettaient d’accéder à votre plage préférée peuvent subitement pointer sur un night-club sado-masochiste!

Bref, la liste qui va suivre n’est pas exhaustive! Je n’ai pas l’intention de tout vous dévoiler avant la sortie officielle du bouquin ;-) mais les lieux que je vous présente ici sont assez représentatifs de ce qu’on peut trouver dans SL (qui n’est que le reflet de la réalité, cela va sans dire) : des choses magnifiques,  des curiosités, mais aussi des choses monstrueuses et/ou perverses sur lesquelles je ne vais pas m’attarder ici (vous les découvrirez vous-mêmes en y allant!)…

On commence par le genre de petits paradis dans lesquels se déroule l’idylle virtuelle d’Anthony Marshall et de Matilda O’Hara.

 

Wanderstill, sur Ode. Une cabane en rondins au beau milieu d’un jardin de fleurs “naturelles”, un havre de paix poétique et paradisiaque où les couple aiment à se retrouver pour danser, et plus si affinités… C’est l’exploratrice francophone Serena Parisi qui m’a fait découvrir ce lieu, alors que je l’interviewais pour territoire digital en janvier 2009. Pour les amateurs de petites “fleurs bleues”!

Japan, sur Tempura. Poésie, quand tu nous tiens… Encore un endroit merveilleux que je vous recommande. Un temple dont les arches enluminées donnent sur une forêt en automne traversée par des rayons de soleil, le tout baigné par une musique orientale relaxante. Le rendez-vous des amoureux… Le problème, c’est qu’il y a beaucoup d’amoureux dans SL! Pas moyen d’être pénard ;-)

Inspire Space Park, sur Shinda. Vous êtes dans l’espace, et vous regardez les étoiles filantes et les trous noirs se refléter dans les pupilles de votre bien aimée… Une musique stellaire berce vos âmes, et vous vous sentez flotter dans le vide sidéral, en parfaite communion avec la foule qui plane -elle aussi- autour de vous.

Chouchou… Un paysage sablonneux épuré, un arbre centenaire, un piano à queue posé dans une baïne comme un cheveu sur la soupe, et puis une échelle géante qui monte jusqu’au ciel, dans une coupole de verre et de glace sortie de nulle part, et où s’égrènent les notes du fameux instrument de musique croisé plus bas… On est dans le QG du groupe ambiant japonais Chouchou, qui n’officie que dans Second Life! C’est un de mes endroit préférés. Du moins jusqu’à ce que, pour une raison que je n’ai pas encore comprise, je ne puisse plus m’y connecter!

Arcachon! Eh oui, dans la vraie vie, le bassin est un des coins de France que j’aime le plus. Les marais d’Audenge, la Dune de Pila, les huitres de Gujan-Mestras, les sables mouvants du Cap-Ferret, les célèbres cabanes tchanquées de l’île aux oiseaux… Figurez vous que sur SL, un groupe d’amateurs passionnés a été jusqu’à recréer ce site exceptionnel en 3D!
Tout y est, ou presque, même le parc ornithologique du Teich! C’est un endroit très animé où l’on est toujours bien accueillis, et qui recèle quelques surprises par-ci, par-là!

Parlons maintenant des SIMs qui m’ont inspiré celle d’Infection.


Midian City, une RolePlay SIM à laquelle on ne peut accéder avec un SLurl classique. Pour s’y rendre, il faut savoir qu’elle existe, et s’y téléporter depuis la carte des mondes. J’ai découvert cet endroit singulier en avril 2007, et je suis heureux qu’il existe encore après “tout ce temps”. C’est une ville grise et gothique, pleine de mutants félins et de cyborgs qui rôdent, à l’affut d’un mauvais coup. En dehors des textures, de l’ambiance, et de la musique technoïde, j’aime particulièrement les planques improbables disséminées un peu partout dans les égouts, la cathédrale, l’hôpital, le poste de police, ou dans les buildings crasseux…

The Zombie Pit, sur Leros. Encore un jeu de rôle en trois dimensions qui se déroule dans une ville abandonnée et quadrillée à l’américaine, mais peuplée de… ZOMBIES! Et il y en a vraiment partout qui apparaissent à votre passage : dans les ruelles sordides, dans les maisons, les égouts, le métro… C’est un endroit où l’on vous recommande de porter un système de combat (qui affiche vos points de vie) et un certain nombre de gros calibres destructeurs et bruyants! ;-) J’aime assez le concept et les décors. Les chambres d’hôtel donnent vraiment envie de ne pas y dormir!

Apokaliptika. Je ne sais même pas si cet endroit existe encore… En tout cas en 2009, c’était l’enfer dans SL, avec des brasiers de lave en fusion, des salles de torture, un asile d’aliénés déserté, et tout un tas d’autres choses bien satanistes. A voir pour le folklore et le côté un peu cracra de l’ensemble…

Le NooMuseum de Yann Minh, sur Cimarac. Je vous ai déjà parlé de Yann Minh dans cet article. c’est LE spécialiste es-cyberpunk qu’il vous faut rencontrer in world pour tout savoir sur le sado-masochisme. Il en a même fait un musée très futuriste, dans lequel votre avatar peut s’essayer sans risque à toutes les tortures les plus frappadingues conçues par l’esprit humain. Ecartelé, mixé, écrabouillé, carbonisé, pénétré de part en part, votre avatar va subir les mille-et-un délices de la souffrance. Cet endroit est assez particulier (et il faut être adepte du “énième degré” pour en apprécier toutes les subtilités), mais il est aussi une grande source d’inspiration pour mon livre.

MadPea, sur Orange Island. Pas de lien vers un SLurl, puisque les Orange Islands qui abritaient cette talentueuse société créatrice de jeux dans SL ont disparu en octobre 2009. Depuis, MadPea s’est implanté sur sa propre île, et propose toujours ses jeux de rôles avec énigmes. J’aime beaucoup le concept, mais aussi les textures, les ambiances, les constructions… MadPea a vraiment trouvé un créneau sur SL. Infection aurait pu être fabriquée par eux..

mardi 15 juin 2010

“L’infection”, les sources du web!

"L'infection" : Scène d'amour dans Second Life,
épiée par Beau Smart.
Allez décrire le goût du café si vous n’en avez jamais bu ni même senti! C’est évident, on ne parle bien que de ce qu’on connait!
C’est pour cette raison que je me documente sur les blogs de divers résidents SL, triés sur le volet. Je pioche ici et là des idées, des traits de caractère, des façons d’être, des expressions… Je puise allégrement dans toute cette manne inspiratrice de forums, de commentaires (parfois très virulents) entre les fans du monde virtuel de Linden Lab, que je combine avec ma propre expérience du multiverse [URL vers www.territoire-digital.com indisponible - NDEHB], vécue dans la peau de mon (mes) avatar(s).

Je lis régulièrement le blog de Fredylajoie Merlin, celui très fashion d’Eve Kazan, ou encore celui de Riona Rimbaud (qui va souvent un peu plus loin qu’SL). Je suis parfois les très instructifs sujets d’actualité du forum JOL (Jeux OnLine), qui sont aussi très révélateurs de la nature humaine masquée derrière certains avatars.

Il y a cependant une chose que je n’ai jamais testée : c’est le sexe in SL. Ce n’est pas que ça ne m’ait jamais tenté, mais plutôt que je ne me suis jamais posé la question… Et puis pour baiser, dans la vraie vie comme dans la vie virtuelle, il faut un partenaire (sinon, ça s’appelle de la masturbation… D’ailleurs j’imagine que c’est ce que ce doit être aussi, lorsqu’on est derrière son écran!). J’avoue que je n’en ai jamais cherché, et que l’occasion ne s’est tout bonnement jamais présentée. De plus, ça ne me manque pas spécialement!

En outre, les sentiments amoureux “virtuels” me sont complètement étrangers et personnellement, je n’arrive même pas à comprendre comment on peut dissocier la vie virtuelle de la vraie vie. Quand je lis certains blogs (comme celui du lien, mais d’autres aussi), je ne sais pas s’il s’agit de vrais sentiments, ou juste d’un jeu “un peu” exhibitionniste et provocateur (voire les deux en même temps). Je sais bien qu’on peut tomber amoureux de la personne qui se trouve derrière l’écran, et qui vit une seconde vie au travers de son avatar. L’histoire d’Yperfokal Allen et Formentera Voom, par exemple, illustre bien mon propos. Mais quel crédit peut-on donner à une histoire d’amour entre avatars? Un couple virtuel qui ne se connait pas (ou peu) dans la vraie vie peut-il durer en l’état? Où se situe la limite entre la vérité et le fantasme?

C’est ce que j’essaye de déchiffrer en lisant tous ces blogs et bien d’autres, car c’est une des thématiques phare que je développe dans L’infection.

vendredi 11 juin 2010

Hum... Si ça continue, SL va disparaître avant la sortie de L'infection!

Destination indisponible...
Je vous disais il y a quelques jours que je stressais pour mon bouquin L’infection, parce que tout va trop vite dans le monde virtuel de Second Life (où se déroule une partie de l’intrigue).
Ben voilà : je ne stresse pas pour rien! En témoigne cet article de Le Monde, qui n’augure rien de bon pour l’avenir de SL…
Selon le journaliste qui a écrit ce papier, Linden Lab (éditeur du monde virtuel Second Life) s’apprêterait à licencier 30% de ses effectifs (soit environ 100 personnes)! 

Avec le peu de chance qui me caractérise, Linden Lab aura (tout comme Weblin) mis la clé sous la porte avant que mon bouquin ne soit terminé!
Il ne me restera plus qu’à réinventer un nom de monde virtuel, puis à faire un rechercher/remplacer sur tout mon manuscrit!

mardi 8 juin 2010

Gulp! : Les japonais seraient-ils un peu en avance?

Il est midi… Simon débarque dans mon bureau, et entre autres choses me dit nonchalamment : “Tiens au fait, ce week-end, j’ai vu une japanim’ qui m’a fait penser à ton livre…

Ah ben merde… Il ne me manquait plus que ça!

Mais bon… Après visualisation de la bande-annonce, s’il y a des similitudes quant à certains aspects de L’infection et de ce nouveau dessin animé japonais  Summer Wars, je suis quand même relativement rassuré : ce n’est pas vraiment la même histoire. Summer Wars se passe dans un monde un peu plus évolué que le nôtre où toute la société est régie dans un monde virtuel appelé Oz. L’infection se déroule dans un monde bien réel, tel qu’il existe aujourd’hui. Certes, il y a aussi un monde virtuel, et une intelligence artificielle dans mon histoire… Mais là s’arrêtent les similitudes!

Ouf! ;-)

Le synopsis : Bienvenue dans le monde d’OZ : la plate-forme communautaire universelle d’Internet. En se connectant depuis un ordinateur, une télévision ou un téléphone, des millions d’avatars alimentent le plus grand réseau social en ligne pour une nouvelle vie, hors des limites de la réalité. Kenji, un lycéen timide et surdoué en mathématiques, effectue un job d’été au service de la maintenance d’OZ. À sa grande surprise, la jolie Natuski, la fille de ses rêves, lui propose de l’accompagner à Nagano, sa ville natale. Il se retrouve alors embarqué pour la fête traditionnelle du clan Jinnouchi. Il comprend bientôt que Natuski ne l’a invité que pour jouer le rôle du « futur fiancé » et faire bonne figure vis‑a‑vis de sa vénérable grand‑mère. Au même moment, un virus attaque OZ, déclenchant catastrophe sur catastrophe au niveau planétaire. Avec l’aide de Kenji, tout le clan Jinnouchi se lance alors dans une véritable croisade familiale pour sauver le monde virtuel et ses habitants… (Source Animeka)


N'empêche qu'il me tarde de le voir, maintenant, ce Summer Wars!

vendredi 21 mai 2010

L’infection : Une course contre le temps…

Aujourd’hui, je vais vous parler du temps qui passe…

Nous discutons -de temps en temps- avec l’ami Laurent Caudine de nos projets de livres respectifs. On parle de l’avancée de nos travaux, de nos difficultés, de nos craintes*… On s’encourage à poursuivre, on se donne quelques astuces… Laurent est toujours surpris lorsque je lui parle de deadline. Eh oui, je me suis imposé une date butoir pour terminer le premier tome de L’infection, ce qui lui parait un peu absurde.

Je lui ai expliqué ma vision des choses : ce n’est pas parce que j’ai peur que mon roman soit (technologiquement-parlant) obsolète à sa sortie (ce n’est pas un livre qui se périmera dans les mois qui suivront sa parution à cause de l’évolution exponentielle des NTiCs), mais je tiens absolument à coller au plus près possible de l’actualité, à ne pas être largué par le temps qui file. Et je trouve que j’ai déjà assez perdu de temps comme ça. Ça fait déjà un an et demi que je vous bassine avec ce projet… Faudrait pas que ça devienne l’Arlésienne!

C’est un fait, le temps qui se déroule sur le web est beaucoup plus rapide que celui qui coule dans la vraie vie (voir le schéma ci-contre). Je n’ai pas de chiffres concrets à balancer, mais c’est un constat que j’ai fait par expérience : tout s’y passe beaucoup plus vite, et c’est d’autant plus flagrant dans les univers virtuels, et en particulier dans Second Life.

Depuis quelques mois, je suis beaucoup moins présent dans le monde virtuel de Linden Lab, si bien que dès que je m’y connecte, je ne peux qu’être abasourdi par les changements constatés. Une SIM peut apparaître, connaître le succès, puis disparaître presque du jour au lendemain. C’est idem pour les Avatars! Sans compter les technologies qui évoluent, les décors et les textures de plus en plus chiadées (comme en témoignent les billets du très chouette blog de Mademoiselle Ève), etc.

Je ne peux pas le nier, cela me perturbe quelque peu (relire ici), mais ce n’est pas le plus important…
Si je me sens pressé par le temps, c’est parce que les choses vont trop vite, et les thèmes (écologistes, évidemment) que je développe en filigrane dans L’infection sont si actuels que le livre doit sortir “À TEMPS”! Vous allez me dire que la fin du monde n’est pas pour demain et que mes préoccupations sont bien égoïstes, et vous aurez sans aucun doute raison! Mais  il n’en reste pas moins qu’actuellement, pour moi, le prix à payer de l’urgence écologique c’est le stress de ne pas avoir pu finir avant qu’il ne soit trop tard!
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*vous vous rappelez cet article, dans lequel je parlais de ma “fatigue résiduelle paralysante”? Et ben ça y est, c’est passé… Je me suis remis au travail!

lundi 17 mai 2010

“Mauvais berger!” : toujours le succès, 2 ans après!

Etienne H. Boyer et Laurent Caudine
à Müsikaren Egüna 2010
A peine rentré de vacances en Camargue, je suis allé tenir le stand Astobelarra à Musikaren Eguna, la fête des cultures et musiques identitaires de mon village, Ordiarp (souvenez-vous, je vous en ai parlé dans cet article…), en compagnie de mon ami Laurent Caudine. Et bien figurez-vous que si le temps n’était pas extraordinaire, les gens se sont déplacés en masse pour assister aux spectacles de l’après-midi. Et comme il y a eu du monde, nous avons aussi vendu pas mal de livres en quelques heures, dont trois “Mauvais berger!“, et ce même si le livre est sorti en 2008! J’ai été très agréablement surpris qu’il trouve encore des acquéreurs deux ans plus tard!

Parmi ceux qui l’ont acheté, figurez-vous que se trouve mon ancienne professeur de comptabilité du Brevet Professionnel Ovin (BPO). Elle m’a dit avoir beaucoup aimé le livre, et qu’il constitue un bon témoignage à faire circuler auprès de ses élèves bergers… Histoire de leur montrer que ce n’est pas un métier aussi simple qu’on pourrait le penser, et que le milieu agricole peut parfois se montrer extrêmement dur, notamment avec les doux rêveurs issus de la ville… Dont j’ai été!

Bref, sachez qu’une nouvelle édition du livre va sortir dans les prochains jours. Comme annoncé précédemment ici, je n’ai pas l’intention de publier une édition augmentée de “Mauvais berger!” pour les années à venir. Cependant, la version qui va sortir est légèrement différente des 300 premiers exemplaires déjà vendus, en ce sens que j’ai modifié les couvertures et procédé à quelques  corrections et mises à jour dans le texte, mais rien de plus.

Bien entendu, et tout comme pour les éditions précédentes,  je ne touche toujours pas un kopeck sur la vente de cette “tranche de vie“. Toutes les recettes vont à Astobelarra et serviront à financer d’autres projets littéraires ;-)

vendredi 23 avril 2010

Let the music play!

Encore un petit lot de disques très propices à l’inspiration. Je les écoute régulièrement, notamment lorsque j’ai besoin d’imaginer des ambiances ou des scènes d’action.

The Melancholy Beast, de Pyramaze. De l’excellent Metal mélodique, épique (avec quelques incursions gothique) germano-américain. J’ai découvert cet album a sa sortie en 2004, et depuis, je ne m’en suis jamais lassé. Comme pour Kamelot, la (très récente) discographie de ce groupe (3 albums) est de grande qualité, surtout les deux premier albums (The Melancholy Beast et Legend Of The Bone Carver), d’ailleurs. Les hamonies vocales de Lance King sont à tomber par terre et filent la chair de poule. Dommage que le chanteur ait finalement été remplacé!
Ce disque est bien pratique pour quitter les affres du monde réel et aller affronter les choses qui vivent au plus profond de nous…

The city, par Vangelis. Un album instrumental plein de sons synthétiques et de mélodies ambiant comme sait les composer le célèbre auteur de la bande originale des films “Blade Runner“, “Porté disparu“, “Les chariots de feu“, ou “Les révoltés du Bounty” (entre autres). Le disque -qui pourrait bien être l’hymne de toutes les grandes villes du monde moderne- date de mes années fac (90-91), mais garde un son relativement actuel. On y entend par moment la voix de Roman Polansky (qui était sans doute loin de s’imaginer qu’il tomberait en disgrâce par la suite). Idéal pour se relaxer, faire le vide, et se mettre en état de créativité.

Engines of Creation, de Joe Satriani. Lorsqu’un guitariste rock virtuose décide de faire une incursion dans les musiques électroniques et les rythmes technoïdes, ça donne ça! Un album grandiose que j’ai adoré dès la première écoute à sa sortie, en 2000. On surfe constamment entre les riffs Heavy Metal (auxquels il nous a habitués depuis ses début) et la ritournelle pour jeux vidéos, et c’est tout simplement bluffant, complètement dépaysant (des tympans)! C’est ce genre de compositions que j’écoute lorsque je veux décrire une scène de fuite ou de poursuite dans L’infection.

Cyberpunk, de Billy Idol. Comme son nom l’indique, ce disque (qui date de 1993 – mes années “service militaire”) est particulièrement approprié pour les ambiances “RolePlay”. A l’écoute de tous les morceaux, on imagine parfaitement des hordes beuglantes de cyborgs-zombies, errant dans des ruelles sordides et sales d’une mégalopole dans un monde post-apocalyptique, envahi de fumées glauques et empoisonnées. On voit (comme si on y était) les égouts putrides, les usines désaffectées, les grandes avenues désertes, jonchées de détritus et de carcasses de voitures fumantes, les rats. Bref, ce disque est une illustration parfaite de mondes (comme Toxian City, The Wastelands, Leros, ou Midian City) que l’on peut parfois trouver dans Second Life.

Twisted, par Hallucinogen. Dans un monde où l’informatique est reine, où les ordinateurs font la loi, il faut bien que même la musique soit phagocytée par les instruments de synthèse! Cet album de Techno-Transe (datant de 1995), à l’image de sa pochette psychédélique et planante, est absolument phénoménal! C’est une invitation au voyage multidimensionnel au pays des pixels, des loops et du code binaire. Évidemment, il faut déjà être ouvert à la musique électronique pour encaisser d’un seul coup un tel délire, mais le jeu en vaut la chandelle! Imaginez ça : un vrai trip complet sans prendre de drogue et sans mauvais lendemain, pour moins de 15 euros?

The Ultra Zone, de Steve Vai. Je ne m’en suis jamais caché, la guitare électrique est mon instrument favori. J’en suis fan depuis mon premier disque d’Iron Maiden, qui doit dater de euh… 1982? Donc c’est en toute logique que je me suis mis à chercher des musiciens “instrumentalistes” qui feraient du Hard Rock sans chanteur. J’ai découvert Satriani au début des 90′, puis Steve Vai a suivi en 92. Et là, ça a été la révélation! Ce type est non seulement un virtuose, mais c’est en plus un magicien en symbiose parfaite avec son instrument : la musique coule sous ses doigts comme le Ti Punch dans mon gosier… Ce disque là est vraiment différent des précédents (qui eux-mêmes sont tous différents les uns des autres). Il comporte une dimension universelle et technologique qui résume bien le concept des mondes virtuels.

Ashes to ashes – Dub to dub, de Brain Damage. Le dub, c’est un genre de musique ambiante pleine d’échos et d’instruments du genre “culturel”, avec de grosses rythmiques reggae et une basse omniprésente. Brain Damage ne déroge pas à la règle, et ce disque très typé, presque hypnotique (en particulier la seconde partie de remixes dub) est l’un de mes préférés. Je ne sais pas si justement, c’est dû au son lourd ou à l’atmosphère hallucinatoire, mais quand j’écoute cet album, j’ai l’impression de me retrouver dans un bar à concerts enfumé (comme avant la mise en application de la loi Evin), en train de picoler des bières, entouré de gens aux yeux très brillants et absents qui se dandinent lymphatiquement en rythme, d’avant en arrière…

Je me sens détendu moi aussi, et ça me permet de sortir de mon carcan individuel pour acquérir une sorte d’état de grâce prompt à la créativité!

Une chose -commune à tous ces albums- et que vous avez dû noter, cependant : c’est la laideur ignoble (et probablement assumée par leurs auteurs) de toute les pochettes! Comme quoi, l’habit ne fait pas le moine ;-)
Allez, quelques extraits pour la forme… Enjoy!

Découvrez la playlist Infection2 avec Steve Vai