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lundi 24 janvier 2011

Quand Fredylajoie Merlin m’initie au sexe (virtuel) !

Fredylajoie Merlin et Riona Rimbaud
Comme je l’ai déjà dit précédemment, depuis que je fréquente Second Life, il y a une chose que je n’ai jamais testée (ce doit être un reliquat de mon éducation protestante calviniste) : le sexe ! Bien entendu, je ne suis pas idiot, j’ai une vague idée de comment deux « partenaires »  procèdent d’un monde (virtuel) à l’autre (bien réel), mais il me manquait cette expérience pour comprendre les motivations de ceux qui le pratiquent. Alors la meilleure solution, hormis de tester moi-même pour voir (ce que je n’ai toujours pas réussi à faire – comme quoi, les barrières éducatives sont très fortement ancrées à l’individu), c’était de me documenter sur le sujet.
J’ai trouvé quelques blogs intéressants (Lisez celui -édifiant- de la sexploratrice esselienne  Yukisu DeCuir), mais je ne voulais pas que le contenu influence trop mes écrits. Et puis pour les scènes que je souhaitais décrire, je cherchais plus à faire dans l’érotique, que dans le pornographique. Le blog de Fredylajoie Merlin m’a beaucoup apporté en cela. Son contenu est beaucoup plus proche de l’érotisme léger que du hard-crade (je rappelle que L’infection ne traite pas de MST attrapées dans un gangbang, mais est davantage un roman fantastique avec quelques incursions gores -j’avoue-) : il est capable de provoquer LE petit déclic d’excitation qui va bien, tout en laissant la  part belle à l’imagination.

Dans SL, Fredylajoie Merlin, c’est un peu comme ma « marraine la bonne fée ». Elle m’a trouvé des tas de sujets sympa pour feu Territoire Digital, a toujours répondu « présente ! » chaque fois que je l’ai appelée pour tester un truc sur RIL Shopping, et ne m’a jamais renvoyée chier, même lorsque j’arrivais comme un cheveu sur la soupe dans sa SLife. Fredy, c’est ce que j’appelle une « belle personne », bien que je ne connaisse d’elle que son avatar…
Comme beaucoup de gens, elle a commencé par un Skyblog par facilité, quelques mois après son arrivée sur Second Life, il y a presque quatre ans : « ça m’amusait de tenir ce petit journal où je mettais chaque jour mes impression positives du monde virtuel, avec des photos d’actualité SL pour illustrer. » Après un court moment de stand-by, suite à l’attaque en règle de trolls, elle a voulu faire peau-neuve et a relancé la machine sur over-blog, cette fois. « L’agence Fredypotin est tout à fait dans la continuité du blog précédent, mais c’est ma copine Riona Rimbaud qui m’a motivée pour recommencer. En même temps, on a fait la tournée des shops in world, et j’ai dû investir quelque chose comme 5€ pour composer le nouveau look de mon avatar ! En tout et pour tout, je n’ai pas dû dépenser plus de 10€ en quatre ans dans le jeu. Je ne veux pas gâcher ce monde par la notion d’argent. SL doit rester gratuit ! »

Mais revenons à son blog ! La ligne éditoriale est simple : depuis ses débuts (lorsqu’elle croyait que son avatar était toujours connecté même lorsqu’elle éteignait son ordinateur), le fil rouge, c’est de chercher un endroit pour faire dormir Fredylajoie, seule ou accompagnée ! « C’est une façon agréable d’arrêter le jeu tout en montrant de jolis coins. Il y a aussi un petit côté provoc’, avec du nu ou du sexe léger, de l’actu, beaucoup de private jokes et des clins d’œil, et aussi des gens que j’ai rencontrés et avec lesquels j’ai sympathisé au fil de mes pérégrinations : ça m’amuse vraiment… »
S’il est légèrement galvaudé (au vu du lien que je vous ai partagé plus haut), le qualificatif de « sexploratrice » dont je l’ai affublé lui plait bien, même si elle le trouve un chouillat réducteur. « Je n’ai pas tout essayé dans le domaine, loin s’en faut ! » Mais ses petites escapades dénudées lui valent parfois de se faire « gronder » par les résidents qui la surprennent en train de visiter leur logis, sans autorisation… « Je ne fais rien de mal ! D’accord je franchis certaines limites, certaines règles tacites dans SL, mais toujours en essayant de rester la plus discrète possible ! »

Et le sexe virtuel alors, dans tout ça ? « Ben c’est comme dans la vraie vie, tu sais ? C’est différent en fonction de ton partenaire… » Oui, mais on ressent quoi, concrètement ? « Un plaisir qui me laisse un grand sourire sur les lèvres, après avoir cliqué sur la petite croix rouge ! Tu sais, je n’ai pas de tabous dans SL, mais c’est forcément l’imagination qui nous emmène loin. Les super animations de sexe sont amusantes, mais sont bien moins excitantes que de longs échanges : certains mots sont comme des caresses… » Mmmm… Très cérébral, tout ça ! Tu n’as jamais rencontré tes partenaires virtuels dans la vraie vie, pour -disons- conclure ? « Au début, j’avais pour règle stricte de ne JAMAIS parler de ma RL*. Mais au fil du temps, les amitiés SL se transfèrent souvent dans la vraie vie. Alors pour répondre à ta question, il n’y a aucune ambiguïté (d’ordre sexuel) avec les personnes que j’ai rencontrées dans la vraie vie. Ce sont surtout des copines, d’ailleurs. Mais je reconnais que la relation amoureuse sur SL peut devenir frustrante à la longue, surtout si tu ne peux pas aller plus loin. Cela peut mener à des ruptures, comme dans la vraie vie, tu vois ! »
Qu’attends-tu de ton blog et de ta vie SL, aujourd’hui ? « Pour le blog, je veux rester dans la même lignée, mais multiplier par 1000 mon taux de visite, lol ! Et puis je veux continuer à me perfectionner au niveau des photos. Et dans Second Life : accompagner des nouveaux, ou des gens qui voudraient découvrir le métavers, ça m’irait bien ;-) »  
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*RL = Real Life (vraie vie, pour les noobs!)
  

lundi 17 janvier 2011

Notre Seconde Vie, par Alain Monnier

Il y a quelques mois (en avril dernier, rappelez-vous), je vous parlais de la bibliographie de L’infection. Ce n’était pas un article exhaustif, dans le mesure où il y a encore certainement un paquet de livres ou d’articles qui ont été écrits sur les sujets que je développe dans mon roman, et que je n’ai pas encore lus. Bref, Fredylajoie Merlin (encore elle) m’avait parlé en 2008-2009 d’un roman essentiel que tout fan de Second Life se devait de lire. Il s’agissait de Notre Seconde Vie, d’Alain Monnier, édité chez Flammarion en mai 2007 (lors de la grande vogue du monde virtuel de Linden Lab), et quasiment introuvable en librairie aujourd’hui. J’avais retenu l’info d’une oreille attentive, mais j’ai fini par commander le bouquin sur PriceMinister juste avant le mois de décembre dernier, alors que je venais de finir le premier jet de L’infection. Je l’ai dévoré ce week-end.

Je suis rassuré, car entre mon roman et celui ci, qui fait visiblement référence auprès de la communauté francophone SL, il n’y a pas vraiment de  point commun, ni dans le style, ni dans l’histoire… Grosso modo, Alain Monnier raconte les vies réelles et virtuelles de ses personnages dont certaines s’entrecroisent dans les deux mondes. Ici, on est dans une société humaine en voie de destruction (le climat a fini par dérailler, la planète telle qu’on la connait ne sera plus jamais la même avant des siècles), et pour éviter la violence, le chômage, la déprime et toutes les plaies dues à cette déliquescence, les Nations Unies ont créé l’univers virtuel Notre Second Vie (NSV), et rendu sa fréquentation quasiment obligatoire. C’est un monde qui aurait pu être un “paradis”, où tout un chacun aurait pu s’inventer une existence originale, loin des vices et des horreurs du monde réel. Mais en vérité, Notre Seconde Vie n’est qu’une abominable caricature de la réalité. Tout n’y est que faux-semblants, hypocrisie, stupre et superficialité, et pour ceux qui y “élisent domicile”, rien ne compte plus que l’augmentation de leurs statistiques de fréquentation, peu importe les moyens pour y arriver…

Ce roman n’est pas un conte pour enfant, mais bel et bien une critique à peine voilée de notre société actuelle, de notre façon de fuir en permanence vers le virtuel, pour y refaire exactement les mêmes erreurs, mais en pire. D’ailleurs, à la fin du livre, une grande majorité des personnages -très conscients de l’indigence de leur “nouvelle vie”- décide de partir pour un autre hypothétique monde virtuel, où tout serait bien mieux que dans NSV, mais dont on ne sait en réalité pas grand chose, si ce n’est qu’on n’en revient pas. Le lecteur se doute que cette fuite en avant ne servira à rien, puisque les tendances habituelles du comportement humain reprendront toujours -et fatalement- le dessus.
Un livre très intéressant et fortement inspiré de Second Life, qui donne un message qu’on pourrait interpréter ainsi : dans le fond, quel que soit le lieu, on ne refait pas les hommes; et on ne fera jamais mieux ailleurs! A méditer…

jeudi 13 janvier 2011

Les chroniques de Mademoiselle Eve…

Eve Kazan passée à la question par Montparnasse Belgar.
Lorsque je suis arrivé chez Immersive Lab, en septembre 2008, c’était en plein boum de Second Life. On allait tester RIL Shopping, et Territoire Digital venait de naître. En tant que rédacteur Web, j’étais chargé (entre autres tâches) de rédiger des articles sur la communauté esselienne, et en particulier la communauté francophone. Je venais de quitter le poste de correspondant local de presse chez Sud-Ouest Béarn et Soule, que j’avais occupé pendant 7 ans et demi, et j’étais heureux de pouvoir m’adonner à nouveau à mon hobby préféré : rédiger des articles “de presse”. J’ai donc été à la rencontre de ceux qui faisaient SL à l’époque (et dont la majorité est encore là!), et j’ai sympathisé avec un certain nombre d’entre eux. L’un de mes premiers articles était sur la Sim Arcachon in SL. C’est là que j’ai rencontré Cathychou Boa, et surtout Eve Kazan, que la première avait sacrée “Miss Arcachon”! “J’avais participé à Miss Secondlife, organisé par l’Oréal, et le thème portait sur le naturel.  J’avais donc opté pour un look amazone. Mais j’ai loupé les premières sélections, et Cathychou m’a donné ce titre, car j’avais mis du cœur à ce premier concours de beauté., se souvient-elle, amusée.
Plus tard, j’ai retrouvé Eve à plusieurs occasions, c’est notamment elle qui m’a présenté Claire Pascale, la chevalier Jedi francophone

Au milieu de l’année dernière, alors que j’étais à la recherche de sources pour L’infection, quelqu’un (il me semble que c’était Fredylajoie Merlin) m’a refilé une liste de blogs intéressants à consulter. Dans le lot, il y avait celui d’Eve Kazan, dont je ne connaissais pas ce talent pour l’écriture, ni cette passion pour la photo de mode. Intitulé Mademoiselle Eve, ce blog élégant et original est traité sous la forme de photos légendées ou de petites historiettes, un peu comme des romans-photos si vous voulez, mais sans les hideux phylactères. “C’est un genre de livre de bord ou d’exploration, dans lequel je présente avec poésie mes coups de cœur vestimentaires, et des lieux virtuels que j’ai aimés, le tout assorti d’un morceau de musique spécifiquement choisi.  J’ai une part artistique que je veux exprimer, et ce blog me permet de libérer mon imaginaire. C’est le réceptacle de ma créativité. Je cherche à ce que chacun de mes billets ressemble à un joli bonbon avec son papier d’emballage brillant.” Et effectivement, ses articles à la saveur très acidulée font souvent saliver les papilles! “J’invente des personnages auxquels je fais vivre des sagas futuristes. On retrouve certains d’entre eux (Néo et Cryo, présents dans le très épique et esthétique “Duel(le)“) dans plusieurs billets”.

Ce qui frappe surtout, c’est la quantité de vêtements, textures, objets, avatars différents et de qualité qu’elle y présente, entre deux et trois fois par semaines (quand même)! “Au début, ça me coutait assez cher, parce que j’achetais tout, comme tout le monde. Et puis un jour, un créateur m’a demandé si je voulais faire des essayages, et m’a carrément donné  (gratuitement) le stock dont il voulait que je parle. C’est comme ça que j’ai appris que ce type de partenariat se faisait sur SL, et que ça faisait même partie des codes du milieu.  Et puis c’est logique : il y a un vrai travail derrière mon blog. Aujourd’hui, soit je suis contactée par les créateurs, soit je vais directement les solliciter. Certains jouent le jeu, d’autres pas.”
S’il devait y avoir un défaut à son blog, ce serait? “Qu’il est en français. Ce doit être un frein pour les créateurs anglophones (sans compter que la communauté SL -susceptible d’être directement intéressée par ses écrits- est surtout anglophone, NDEHB). Je m’en suis rendue compte lorsque j’ai écrit “Miam-Miam“, par exemple. La maison que j’y présente a été créée par un japonais, et il n’a pas répondu à (ou pas compris) ma demande. Et comme elle coûtait 3500 L$, j’ai dû faire un appel à cotisations pour pouvoir l’acheter et faire le papier!” Mais que l’on se rassure :  si son inventaire est bien ordonné  (par marque et type de produits), Eve sait rester raisonnable : il ne comporte que 18000 items!

La découverte de nouvelle SIMs lui donne aussi pas mal de boulot : “je fais essentiellement mes recherches sur Flickr ou Koinup, plutôt que sur le moteur du viewer SL. Cela me permet d’adapter les lieux en fonction des modèles que je souhaite présenter, et surtout de dénicher de nouveaux endroits dont on a pas encore trop parlé.” S’il lui arrive de retravailler ses images,  c’est surtout parce que sa carte graphique ne lui permet pas d’obtenir des photos parfaites, sans crénelage des pixels. “J’utilise le viewer Kirsten pour les ombres. Alors oui, bien sûr,  j’utilise photoshop, et sauf cas particulier (lorsque je fais carrément des photomontages, par exemple), c’est surtout pour lisser les contours de mes avatars et légèrement flouter les décors”. Mais le résultat est à la hauteur, en témoignent ses statistiques de fréquentation qu’elle surveille et commente fièrement : “C’est l’instrument de mesure de l’audimat de mon site. En décembre 2009, j’étais à 1884 pages vues. Un an plus tard, j’en suis à plus du double : 4272! ça me fait plaisir de voir cette courbe qui augmente de jour en jour. Mais je prête plus d’attention aux commentaires. J’en reçois aussi en IM, directement dans Second Life.”
Lorsque je lui explique que son blog m’a inspiré pour certains passages de L’infection, elle me rétorque que ça lui fait plaisir, évidemment, et ajoute que contrairement aux idées qu’on pourrait se faire, beaucoup d’hommes viennent la lire! “On m’a même fait des propositions d’ordre sexuel, simplement parce que mon avatar est parfois nu dans mes billets (comme dans le gore “Under my skin” – NDEHB)! Je ne m’attendais pas du tout à cette dimension là. Et pourtant, c’est typiquement le problème des apparences dans Second Life!

Alors qu’on vient de passer le cap de la nouvelle année (elle vient de fêter son quatrième Rezday*), Eve a des tas de projets pour ce blog : “J’ai des idées d’articles, bien sûr, mais j’aimerais aussi impliquer d’autres personnes. Soit dans les billets, soit directement en tant que collaborateurs, histoire que le projet devienne un peu plus interactif. Faire participer un peu tout le monde va demander un peu plus de logistique et de temps, mais ça me tient vraiment à cœur.” L’autre envie qui la titille, ce serait de devenir chroniqueuse pour un webzine de mode pro, du genre d’Avenue Magazine, par exemple…

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*anniversaire de connexion dans Second Life


vendredi 3 décembre 2010

Territoire Digital va bientôt disparaître…

Voilà, ça sent la fin pour Territoire Digital [URL indisponible - NDEHB]… C’est bien dommage, parce que c’était un de mes aspects préférés du cœur de métier de rédacteur web.

Mes activités chez Immersive Lab ayant sensiblement évolué depuis 2008, je ne suis plus en mesure d’aller passer des heures à fouiner dans les univers virtuels. En tout cas, ça restera un super souvenir, une grande époque et une grande aventure pendant laquelle j’ai pu redécouvrir et approfondir Second Life, et rencontrer tout un tas de gens dont le travail ou les avatars m’ont très largement inspiré pour L’infection.
Pour les nostalgiques (dont je suis), et ceux qui aimeraient en savoir un peu plus sur les sources de L’infection, vous retrouverez les principaux papiers ci-dessous et dans le désordre au format PDF (”clic-droit” + “enregistrer-sous” si votre navigateur ne veut pas lire les PDF).
Bonne lecture ;-)

- Google versus China
- Zero Linden
- The Kaaos Effect
- Styliste virtuelle in SL
- Poisson d’avril 2009
- Musée vivant esselien
- Le Village in SL
- La planète des petits princes
- Kamachinima recrute
- Jedi française in SL
- Itinéraire d’un newbie
- Expo Rob Steenhorst
- Concerts chez Cat Boucher
- Chirurgien esthétique in SL
- Willow Ahn
- Sail Away Project
- Le parc des Arts in SL
- Yanminh McDowwll
- Orange quitte SL
- MadPea, le petit pois fou
- Fairyverse Magic
- Les explorateurs francophones
- SL of the Dead
- Le Chouchou de ses messieurs-dames
- Arcachon plus vraie que Nature
- Yadni Monde
- A voir sur SL
- Accueil sur Territoire Digital
- Aire in SL
- Artistes sans L$
- Catherine Pfeffer
- Cité Cathare à Tournicoton
- Duel au soleil à Tournicoton
- L’école SL
- Élections aux US in SL
- les e-troubadours
- Frao Ra
- Handicap in SL
- Hugobiwan Zolnir
- Institut Culturel Basque in SL
- Irlande in SL
- La jetée des rêves à Tournicoton
- Jopsy Pendragon
- Karim, de la coopération française
- Mascottus Phlox
- Museec, by Bobby Ritt
- Crise des nouveaux tarifs Linden
- Photon Pink
- RIL Shopping V1
- RIL Shopping V2
- Roleplays in SL
- Émission Sans Aucun Problème
- Shayna Congrejo
- Soli TV
- Taikogo Akina
- Territoires publics in SL
- Transmusicales transdimentionnelles de Rennes
- Weblin in SL

mardi 15 juin 2010

“L’infection”, les sources du web!

"L'infection" : Scène d'amour dans Second Life,
épiée par Beau Smart.
Allez décrire le goût du café si vous n’en avez jamais bu ni même senti! C’est évident, on ne parle bien que de ce qu’on connait!
C’est pour cette raison que je me documente sur les blogs de divers résidents SL, triés sur le volet. Je pioche ici et là des idées, des traits de caractère, des façons d’être, des expressions… Je puise allégrement dans toute cette manne inspiratrice de forums, de commentaires (parfois très virulents) entre les fans du monde virtuel de Linden Lab, que je combine avec ma propre expérience du multiverse [URL vers www.territoire-digital.com indisponible - NDEHB], vécue dans la peau de mon (mes) avatar(s).

Je lis régulièrement le blog de Fredylajoie Merlin, celui très fashion d’Eve Kazan, ou encore celui de Riona Rimbaud (qui va souvent un peu plus loin qu’SL). Je suis parfois les très instructifs sujets d’actualité du forum JOL (Jeux OnLine), qui sont aussi très révélateurs de la nature humaine masquée derrière certains avatars.

Il y a cependant une chose que je n’ai jamais testée : c’est le sexe in SL. Ce n’est pas que ça ne m’ait jamais tenté, mais plutôt que je ne me suis jamais posé la question… Et puis pour baiser, dans la vraie vie comme dans la vie virtuelle, il faut un partenaire (sinon, ça s’appelle de la masturbation… D’ailleurs j’imagine que c’est ce que ce doit être aussi, lorsqu’on est derrière son écran!). J’avoue que je n’en ai jamais cherché, et que l’occasion ne s’est tout bonnement jamais présentée. De plus, ça ne me manque pas spécialement!

En outre, les sentiments amoureux “virtuels” me sont complètement étrangers et personnellement, je n’arrive même pas à comprendre comment on peut dissocier la vie virtuelle de la vraie vie. Quand je lis certains blogs (comme celui du lien, mais d’autres aussi), je ne sais pas s’il s’agit de vrais sentiments, ou juste d’un jeu “un peu” exhibitionniste et provocateur (voire les deux en même temps). Je sais bien qu’on peut tomber amoureux de la personne qui se trouve derrière l’écran, et qui vit une seconde vie au travers de son avatar. L’histoire d’Yperfokal Allen et Formentera Voom, par exemple, illustre bien mon propos. Mais quel crédit peut-on donner à une histoire d’amour entre avatars? Un couple virtuel qui ne se connait pas (ou peu) dans la vraie vie peut-il durer en l’état? Où se situe la limite entre la vérité et le fantasme?

C’est ce que j’essaye de déchiffrer en lisant tous ces blogs et bien d’autres, car c’est une des thématiques phare que je développe dans L’infection.

mercredi 17 février 2010

Roman vs autobiographie : une toute autre histoire!

"L'infection" : Scène d'amour dans Second Life,
épiée par Beau Smart.
Écrire un roman, c’est carrément une autre histoire que de coucher sur papier ses mémoires. Je m’en suis rendu compte en comparant la somme de travail requise pour L’infection” avec celle, beaucoup plus modeste, que j’ai mise en œuvre pour Mauvais berger!. J’étais plus proche de l’écriture automatique pour mon récit autobiographique illustré que de la rédaction réfléchie et se voulant littéraire. En vérité, ça coulait tout seul, presque comme si on me dictait les mots dans le creux de l’oreille. En même temps, comme c’était écrit avec l’encre de la passion (tout en suivant une trame “historique” réellement vécue)  je n’ai pas été confronté à de grandes difficultés d’inspiration.

Ici, dans “L’infection“, on est dans la pure fiction (quoi que souvent inspirée de mes propres expériences de la vie, mais aussi et surtout de mes “fantasmes”). Je dois me creuser la cervelle pour suivre le fil de l’histoire, pour éviter les redondances et les contresens. Je dois aussi veiller à agencer mes phrases le plus finement possible, afin qu’elles soient pleines de sens tout en étant agréables à lire.
En ce moment, je suis en train d’imaginer et de retranscrire des scènes totalement imaginées. Notamment des scènes de sexe en monde virtuel , et leur traduction en monde réel, derrière l’écran (ouh là!). J’entends déjà les plus sarcastiques d’entre vous se gausser : “comme si tu n’étais pas coutumier du fait!”

Eh bien non, en fait,  malgré une certaine image d’obsédé sexuel que je cultive (pour le look Rock’n Roll pervers), je n’ai jamais tenté cette expérience-ci! Pour tout vous dire, ça ne me manque pas spécialement. Quoi que… Je suppose que si j’ai eu envie de développer cette idée à un moment donné du texte, c’est qu’elle doit faire partie de fantasmes intimes inavoués et inassouvis. En même temps, le sexe virtuel et débridé (sur Second Life en particulier) est un sujet plutôt omniprésent. Je n’ai pas de chiffre actualisé, mais a priori, fonction de mon expérience du lieu,  je dirais que c’est de l’ordre de… 60 à 70 % du contenu global esselien*!

Il y a bien entendu des degrés et des nuances, que je ne vais pas m’attarder à vous décrire ici, mais il est évident que si les mondes virtuels sont les terrains de jeux et d’expérimentations dans toute sorte de domaines (arts, culture, commerce, industrie…), le sexe a de loin le meilleur rôle (Si Second Life est un jeu en ligne pour adultes, ce n’est certes pas pour rien). Donc me voilà en train de disserter sur un sujet que je ne connais pas réellement, mais qui constitue l’une des clés de voute de mon histoire… Pour ce faire, je ne teste pas in situ (plus par manque de temps et manque d’une bonne connexion qu’autre chose, d’ailleurs), mais je me documente sur des blogs de SLifers** émérites, comme par exemple celui de Fredylajoie Merlin, qui a choisi de partager sans complexe sa passion esselienne érotique, tout en faisant découvrir des lieux fort sympathiques.
YannMinh McDowwll, dont j’ai déjà parlé ici, collectionne dans un musée sur sa SIM*** toute une panoplie d’inventions sadomasochistes interactives, qui permettent de se faire une petite idée de l’imagination humaine dans le domaine.

Ouh lààà… J’ai dérivé, là! :D
En fait, pas tant que ça… Écrire une (ou plusieurs)  scène(s) de sexe comme celles (quelque peu déviantes) qui se déroulent dans “L’infection”, c’est un véritable challenge. Je vous avoue que je ne sais pas trop par quel bout prendre cet épisode. Il va certainement falloir que je fasse plus fort que Samantha Waters (dans la série américaine “Profiler”), et que je me glisse littéralement dans la peau de mes personnages. Je sens que ça va être chaud bouillant, tout ça!
;-) 

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*Esselien : de SL (essel), Second Life.
**SLifers : contraction de “Second Lifers”, traduisible par “résidents du monde virtuel” créé par Linden Lab.
***SIM : rien à voir avec le comique. Il s’agit d’un “simulateur”, autre nom pour une “île virtuelle”