mardi 5 avril 2022

Article paru dans #LaRépubliquedesPyrénées le 05 avril 2022, page "les mardis lecture" !

Aujourd'hui, j'ai eu le plaisir de trouver un superbe article rédigé par Gérard Cayron sur mon dernier roman "Les routes du crépuscule", dans le quotidien régional La République des Pyrénées. Le journaliste y parle du livre, évidemment, mais revient aussi sur les fondamentaux de notre maison d'édition associative Astobelarra. Sans attendre davantage, je vous laisse apprécier ça : 

Pour ceux d'entre vous qui n'auraient pas remarqué, le papier en question (avec une photo couleur qui date un peu, mais puisqu'elle me met bien en valeur, je ne dirai rien 😅) est collé à une brève sur la visite de l'immense Craig Johnson à Pau ! Si ça, c'est pas la classe à Dallas, je ne sais pas ce que c'est !

dimanche 3 avril 2022

#LesRoutesDuCrépuscule : premiers avis de lecteurs.trices !

 Mon nouveau roman "Les routes du crépuscule" est sorti le 21 mars dernier et a déjà reçu quelques avis super positifs (et je ne cache pas mon plaisir de vous les partager) 💓

D'abord le retour de lecteurs.trices :

"J'ai fini ton livre !! Franchement bravo !!! Je l'ai lu en deux jours, tellement j'étais prise dans l'histoire. Merci pour ce bon moment de lecture.
Laetitia C. sur Instagram.

"Lecture du roman de @Xiberoland terminée. Une histoire prenante du début à la fin. Si vous souhaitez être surpris, lire quelque chose de différent, foncez ! Par contre attention, ce n'est pas une lecture "légère", comme j'ai l'habitude de lire. Petit spoiler : j'ai adoré Maxime et tellement détesté Valentine !"
Amandine C. sur Instagram.

"Ça y est, j'ai lu les routes du crépuscule ! Enfin plutôt, je l'ai dévoré ! Je ne l'ai pas lâché avant la dernière ligne. Bravo !
Laurence D. sur Instagram.

Puis celui de mes pairs (des auteurs et romanciers, des libraires...) : 

"N'avez-vous jamais rêvé de remonter le temps ? De recommencer une histoire d'amour à zéro, pour éviter les erreurs du passé ? C'est ce qu'espère Max en entraînant sa femme sur les routes du crépuscule. Mais les choses ne sont pas aussi simples. Etienne H. Boyer nous emmène dans une histoire écrite avec beaucoup de sensibilité. Un roman prenant et plein d'émotion, une belle découverte." 
Philippe Lescaret sur le site Babélio.

"Que feriez-vous si vous pouviez remonter le temps et tout recommencer ? Ce livre démarre comme un pari : un élément fantastique et tout bascule. L'auteur aurait pu se contenter d'imaginer une ou deux vies et les décrire par le menu. La force du livre réside dans le fait qu'il n'en fait rien. Il accumule les sauts de puce et les années, en maniant les ellipses de temps avec rythme, et la vie avance. Il évite le dogmatisme, les regrets poignants, pour laisser les personnages vivre leurs aventures. Au lecteur d'en tirer lui même ses conclusions. Et si vous pouviez remonter le temps ? Eh bien ça ne serait sans doute pas si lumineux que ça, ni si merveilleux. Pas raté non plus. Ca serait une nouvelle aventure ! Un livre dont on tourne facilement les pages, une histoire qui embarque. Tout recommencer, qui n'y a jamais pensé ?"
Constance Dufort sur le site Babélio.

"Remonter le temps pour recommencer une histoire d'amour à zéro : bonne idée ou nouvelle aventure ? Laissez-vous embarquer par ce roman : je vous mets au défi d'en imaginer la fin !"
Cédric Laprun, libraire de L'escapade à Oloron-Sainte-Marie.

Qui sera le prochain ? A vot' bon cœur, M'sieurs-Dames ! 😁



jeudi 3 mars 2022

Lessivé mais pas déprimé...

Bonjour les amis ! 

La campagne HelloAsso est terminée depuis dimanche soir minuit et je me sens très fatigué. Cette fois-ci, j'ai eu l'impression de lutter contre des moulins à vent. Je me suis battu en publiant à peu près chaque jour du contenu sur les réseaux sociaux, en proposant des vidéos, en mobilisant la presse locale, en achetant de la pub et en envoyant deux Newsletters (ici et ), du jamais vu jusqu'à présent ! Ceci pour dire que si le total de la cagnotte n'est pas ridicule (492€ pour 22 souscripteurs que je remercie encore de tout mon coeur), on est très loin du résultat de ma première campagne pour Pandémie, le tome 2 de L'infection (1555€ pour 47 souscripteurs). 

Et c'est très compliqué d'analyser les raisons pour lesquelles une cagnotte ne fonctionne pas à l'aune de ce qu'on attendait.
- Est-ce le sujet qui ne parle pas aux lecteurs ?
- Est-ce que l'auteur a surestimé sa popularité ?
- Est-ce que la campagne de crowdfunding n'était pas suffisamment attrayante ?
- Est-ce qu'il y a eu beaucoup trop de communication autour du livre, ou pas assez ?
- Est-ce que ça vient du public ?
- Lassitude qui s'installe après toutes les campagnes précédentes ?
- Mauvaise période : incertitudes face à la guerre en Ukraine, élections nationales merdiques en perspective, fins de mois difficiles, priorisation des dépenses ?
- Est-ce un melting-pot de toutes ces raisons ?
Bref, j'en viens à me demander s'il ne va pas falloir à nouveau adapter notre modèle. En tout cas, là, présentement, je suis trop vidé, rincé, lessivé pour y réfléchir.
Mais pas dégoûté. Je rappelle que je n'écris pas en premier lieu pour les gens, mais d'abord pour moi. Et précisément, #LesRoutesDuCrépuscule #LRDC, c'est une réussite, en ce qui me concerne. Même mon père, qui d'ordinaire a la dent très dure, l'a bien aimé !

Et puis qu'on se rassure : le livre est quasi financé et Astobelarra avait suffisamment de fonds pour pouvoir palier à ce score en demi-teinte. Le BAT a été lu, relu et corrigé. Il est actuellement sous presse chez l'imprimeur pour une sortie officielle prévue au 21 mars prochain. Sachez que les petits veinards qui se déplaceront au salon du livre d'Hendaye le 20 mars l'auront même en avant-première ! S'en suivront toute une série de dédicaces en librairie, dont le programme reste encore à préciser.
Et j'espère bien vous y retrouver ^^
En attendant : dodo !

mercredi 9 février 2022

« Si je ne t’avais pas rencontrée »…

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une série catalane en dix épisodes disponible sur Netflix, et qui s’appelle « Si je ne t’avais pas rencontrée ». Pas seulement parce qu’elle m’a plu, mais aussi parce qu’il y a quelques similitudes troublantes – quoi que parfaitement involontaires – avec mon nouveau roman, « Les routes du crépuscule ». Comme quoi, le thème des remords et des regrets est vraiment universel et peut se décliner à toutes les sauces… Concernant mon roman, patience : ça sort le 21 mars 2022 : Mais vous pouvez encore le précommander jusqu’au 28 février 👉 ici !

« Si je ne t’avais pas rencontrée », c’est l’histoire d’Eduard, un homme qui décide, un soir, de ne pas prêter ses clés de voiture à son épouse Elisa. Et de ce choix, semble-t-il anodin, découle le reste de sa vie. Sa femme et ses enfants meurent dès le lendemain dans un accident de voiture. Désespéré, il se prépare à se jeter sur la voie ferrée depuis un pont, mais une vieille dame l’en empêche. Evidemment, cette femme étrange s’avère être une scientifique et elle n’est pas là par hasard. Elle lui propose de tenter une expérience inédite : voyager dans le temps pour voir ce qui se passerait s’il modifiait son choix funeste. Evidemment, les choses ne se déroulent pas comme prévu et à mesure que le héros tombe dans une espèce d’addiction à ces voyages temporels/dimensionnels, une relation d’interdépendance nait entre Edu et la savante, tandis que ses liens avec ce qui reste de sa famille s’étiolent.

Cette série (« Si no t'hagués conegut en catalan, créée par Sergi Belbel) a tout pour accrocher dès le premier épisode : une histoire d’amour mélodramatique, du mystère, du fantastique mais pas trop, des acteurs charismatiques, des décors (Barcelone) inhabituels et une construction bourrée de cliffhangers et bien ficelée, à la Netflix. Evidemment, il y a des défauts : quelques redondances par-ci par-là (ce qui arrive fréquemment lorsqu’on voyage dans le temps…), quelques grosses ficelles bien visibles (on devine pratiquement dès le début de la série qui est le Docteur Lisbeth Everest ; l’acteur principal peine à faire oublier qu’il a 45 ans lorsqu’il joue son personnage à 19 ans…), un thème musical lancinant un peu trop omniprésent, un peu de mièvrerie assumée et un final « en queue de couille »… mais rien de rédhibitoire. On a quand même envie d’aller au bout de chaque épisode et de savoir ce qui va se passer. Pour tout dire, on a même envie de voir la saison 2 (qui n’existe pas pour l’instant).

Bref, je vous conseille ce divertissement plutôt sympathique et rafraichissant qui vous aidera peut-être à oublier la morosité morbide de notre époque, ainsi que notre condition humaine, somme toute très précaire…

jeudi 3 février 2022

Achetez des livres : c’est tout ce qui nous restera quand il n’y aura plus rien !

Je ne sais pas si vous avez remarqué – et sans vouloir faire de généralités ni avoir envie de passer pour un vieux con réactionnaire – mais j’ai l’impression que la génération Z (les personnes nées entre 1997 et 2010) ne lit pas.
Pardon, je reformule. Elle lit, mais essentiellement des posts sur des réseaux sociaux écrits en langage SMS et truffés d’émojis et de fautes d’orthographe.
Les plus futés d’entre eux lisent de la Bit Lit ou de la FeelGood Lit, mais il s’agit surtout de littérature actuelle (un moindre mal). Grosso modo, c’est comme si les auteurs classiques, ceux que ma génération a traditionnellement étudiés en classe, n’existaient plus. Exit les Maupassant, Dostoïevski, Sand, Zola ; bye bye les Dickens, Hugo, Bazin, Troyat, Vian, Diderot et Flaubert… Et je ne parle même pas des Tolkien, Céline, Balzac, Gide, et Proust que je n’ai pas eu la force de lire, moi-même… Quant à la poésie… bon, passons…

Alors oui, c’est vrai que les écrivains dits classiques sont difficiles à lire ne se laissent pas facilement apprivoiser. Leur écriture semble souvent datée, ou outrancièrement tarabiscotée, ou pleine de descriptions à tiroirs développées à longueur de pages dans des paragraphes dépassant les dix phrases plus ou moins complexes.

Mais pour en revenir à la Gen Z, je n’ai jamais vu mes propres gamins (pourtant issus de parents gros lecteurs) lire du Baudelaire, du Rabelais ou même du Camus. Par contre, ils ont lu les sept tomes de Harry Potter (qui n’existaient pas à mon époque, et que j’ai également dévorés). La plupart du temps, ils préfèrent regarder des Reels insignifiants sur Instagram ou swiper pendant des heures sur TikTok. J’ai de la chance, j’ai réussi à leur faire éviter de s’abrutir devant des émissions de merde à la télé, ce qui est loin d’être le cas d’autres jeunes de ma connaissance, abreuvés quotidiennement à la bêtise crasse et à la superficialité. Inutile de préciser que j’ai très peur pour les futures générations…

Cependant, aussi parfaits soient-ils, mes gosses ne lisent de vrais livres que très rarement, de l’ordre d’un par an, en moyenne. J’aurais aimé que ce soit plus, car la lecture a un pouvoir certain sur l’imaginaire, la construction personnelle, la culture générale, mais aussi sur l’amélioration du niveau d’orthographe et de la capacité à s’exprimer par écrit (une compétence encore très importante – et regardée – dans le milieu du travail et notamment par les RH) du lecteur.
Bref, je me dis que comme c’est parti, tous ces grands écrivains des siècles précédents, que je croyais immortels, sont en baisse de popularité chez nos jeunes, ces temps-ci, et vont disparaître un jour. Moi qui passe mon temps à crier partout qu’il « faut acheter des livres, parce que c’est tout ce qui nous restera quand il n’y aura plus rien », je trouve, finalement, que ce constat n’est pas des plus encourageants, en particulier pour mes propres livres.

>> Souscrivez ici ! << 

Et je conclus en vous rappelant que mon 5ème roman, Les routes du crépuscule, sortira le 21 mars 2022, et qu’il est toujours en souscription jusqu’au 28 février. Vous pouvez donc le précommander et ainsi permettre à mon éditeur de le financer et, si vous êtes nombreux et généreux, de financer de futurs projets littéraires (d’autres auteurs) qui ne bénéficieront pas de souscription (lancer un crowdfunding pour un livre à 5€, ça n’a pas de sens…) mais qui comptent aussi beaucoup pour notre association. Pour ce faire 👉cliquez ici ! Pour lire la dernière Newsletter d’Astobelarra avec plein d’infos sur mon roman et une interview exclusive 👉cliquez là ! Enfin, je serai au salon du livre de Navarrenx les 5 et 6 février 2022, en compagnie des auteurs d’Astobelarra. Venez discuter !

lundi 10 janvier 2022

#LRDC : l'interview pour Astobelarra !

La Newsletter de Janvier 2022 des Editions Astobelarra est sortie. Vous pourrez (entre autres) y lire cette interview de moi :

>> Souscrivez ici ! << 
Astobelarra : Les routes du crépuscule, de quoi s’agit-il ? 
Etienne H. BOYER : C’est mon nouveau (et cinquième) livre à paraître le jour du printemps 2022 aux éditions Astobelarra ! Je l’ai écrit pendant les différents confinements du Covid, à partir de 2020. Bien plus qu’un roman d’amour un peu fantastique, c’est surtout une parabole sur les regrets, le deuil et la résilience. 

Astobelarra : Et ça parle de quoi ? 
EHB : En résumé, c’est l’histoire d’un couple à la dérive, dont le mari organise un second voyage de noce dit « de la dernière chance », ceci afin d’essayer de sauver sa famille au bord de l’éclatement. Les deux partent donc au Vietnam et là-bas, rien ne se passe comme prévu. Ils sont confrontés à des événements peu ordinaires qui changeront leurs vies à jamais. En dire plus serait divulgacher le reste du roman ! ^^ 

Astobelarra : C’est un roman autobiographique ? 
EHB : Dire que je n’ai rien puisé de ma propre expérience pour l’écrire serait un mensonge. Je pense que tous les auteurs s’inspirent de leur vraie vie, des gens qu’ils croisent, des paysages qu’ils ont arpentés, de ce qu’ils ont vécu et de leurs fantasmes (ou terreurs) pour écrire leurs œuvres. Je ne déroge pas à la règle et c’était déjà le cas pour L’infection. Cependant, et j’insiste : Les routes du crépuscule est une fiction. Hormis de rares célébrités que chacun reconnaîtra, aucun des personnages du livre n’existe ou n’a existé. L’histoire est totalement inventée. D’ailleurs, je ne suis JAMAIS allé au Vietnam !
 
Astobelarra : Alors qu’est-ce qui t’a inspiré pour ce livre ? 
EHB : A l'origine, c'est une question qu'on se pose (ou qu'on se posera) tous un jour et qui, personnellement, me taraude depuis des années : "et si c'était à refaire, est-ce que je le referais de la même façon ou prendrais-je une autre direction ?" Inutile de vous dire que celui ou celle qui a la réponse n'est pas de ce monde. Mais pour tout dire, le fil conducteur de l’histoire m’est intégralement apparu en rêve, tout comme pour ma trilogie fantastique L’infection. Je fais régulièrement ce type de rêves, qui semblent tellement réalistes qu’ils laissent une empreinte profonde après le réveil, un peu comme des souvenirs, comme s’ils avaient été réels. Je note tout, même les anecdotes qui paraissent moins intéressantes. Parfois je les utilise, parfois non. Ensuite, j’écris d’abord une ligne directrice, à laquelle je greffe des personnages et des lieux au fur et à mesure que l’histoire prend forme. Il arrive parfois que le texte terminé diffère sensiblement de la ligne directrice initiale car je me laisse guider par mon instinct. C’était le cas pour celui-ci : le final est différent (et bien meilleur) de celui que j’avais prévu dans le premier jet. PS : ON NE SE JETTE PAS SUR LA FIN POUR LIRE !!! 

Astobelarra : Dans quelles conditions écris-tu ? 
EHB : De temps en temps, j’écris quelques notes soit sur un carnet, soit dans un logiciel de prise de notes sur mon smartphone, que je peaufine avant de me les transférer par email, au cas où. Ensuite, lorsque je suis prêt, je passe à la rédaction à proprement parler. Déjà, il faut que je n’aie que ça à faire. C’est-à-dire que j’écris après le ménage, la vaisselle, la promenade des chiens, etc. Ensuite, il faut que la maison soit vide : personne ne doit venir interférer avec ma concentration, sinon, c'est foutu. Je m’installe dans la pièce où je suis le plus à l’aise. En l’occurrence, c’est dans ma salle à manger que tout se passe. Elle a la bonne lumière et il y a de la musique ! Je me choisis une playlist en fonction de mon humeur du moment (c’est souvent des musiques que je connais par cœur, pour éviter les baisses de concentration – pour ce livre, c’était essentiellement une playlist de Synthwave sur Deezer, pour le petit côté retour planant aux 90’), je me cale les écouteurs sur les oreilles et zou ! Les mots coulent comme une diarrhée amibienne ! 

Astobelarra : Pas de syndrome de la page blanche ? 
EHB : Ne jamais dire jamais. Mais lorsque je cale, c’est rarement parce que je ne sais pas QUOI écrire et plus souvent parce que je ne sais pas COMMENT l’écrire (je n’ai pas les mots ou la forme de la phrase à l’instant T). Dans ce cas, soit j'écris comme ça me vient pour ne pas perdre le fil, quitte à corriger plus tard, soit je passe à un autre paragraphe et l’histoire finit pas se régler toute seule au bout du compte, comme par magie ! Mais de toute façon, je reviens régulièrement sur ce que j’ai écrit pour corriger, réécrire, rajouter du contenu ou en enlever, et ce jusqu’au dernier moment. 

Astobelarra : Parle-nous des décors de ton livre... 
EHB : L'intrigue se déroule globalement en France (dans les Landes, le Gers, les Pyrénées Atlantique, l'Ariège, Paris et Bordeaux), mais également au Vietnam (à Hô Chi Minh ville et à Mỹ Tho) et à Londres (dans le quartier Camden town). Concernant ces deux derniers pays, je n'ai pas, cette-fois-ci, eu la possibilité de me rendre sur place. Comme je l'ai dit plus tôt, je ne suis même jamais allé au Vietnam de ma vie. Heureusement, il y a toujours Google Maps et le Guide du Routard si on a besoin de précisions, d'anecdotes, etc.. 

Astobelarra : La Soule tient encore une fois un rôle très important dans les routes du Crépuscule. Pourquoi ? 
EHB : En septembre prochain, ça fera 25 ans que je vis ici. Exactement la moitié de ma vie. C'est l'endroit où j'ai vécu le plus. Plus qu'à Cognac où j'ai vécu 18 ans ! Je considère la Soule comme mon vrai pays. Celui qui m'a accueilli quand je n'avais rien. Celui que j'ai choisi et dans lequel j'ai - je pense - trouvé ma place. J'aime ses gens curieux et chaleureux, son ambiance colorée et festive, la beauté extraordinaire de ses paysages, mais aussi sa sauvagerie, son âpreté parfois, sa tranquillité et sa langue étrange qui m'est devenue familière, à force de l'entendre... Évidemment, il y a aussi des choses qui m'agacent (ça se retrouve dans l'histoire, d'ailleurs), mais c'est ce qui - à mon sens - rend ce territoire aussi parfait. En quelque sorte, et sans aucune prétention de ma part, la Soule, c'est le fil conducteur de "mon œuvre" (jusqu'à aujourd'hui) ; c'est mon véritable personnage principal. Et j'essaye de lui rendre hommage, à ma façon. 

Astobelarra : Comment as-tu préparé ton roman ? 
EHB : J'ai fait pas mal de recherches en ligne, notamment pour les itinéraires de mes personnages. Certes j'avais la contrainte des différentes époques pendant lesquelles l'intrigue se déroule, mais ça n'a pas été trop compliqué à mettre en place : je les ai moi-même vécues ! Parallèlement, j'ai acheté et lu un certain nombre de livres sur les sujets que je développe, comme la survie en milieu hostile, la vie isolée en cabane, la construction de huttes en bois... La principale difficulté, c'était de ne pas transformer ma fiction en catalogue exhaustif de toutes ces pratiques. Je voulais que ça reste un cadre pour l'histoire que je voulais raconter, un prétexte, pas l'essentiel du sujet. 

Astobelarra : Parle nous du style littéraire... 
EHB : Je ne cherche pas à faire de la grande littérature. Il y a des gens qui font ça très bien et je leur laisse bien volontiers. Mon travail, à moi, c'est de raconter des histoires et de faire en sorte que le lecteur aille au bout de ce que j'ai à lui dire. Donc j'ai tenté de faire simple, dans un français presque parlé, parfois même familier. Et j'ai choisi le présent de l'indicatif pour que l'expérience du lecteur soit davantage immersive et pour brouiller les pistes, rendre le récit très actuel, malgré les sauts temporels. Un peu comme si on était dans une histoire vraie. En ce sens, il y a quelques similitudes avec "Mauvais berger !". Techniquement, les chapitres sont découpés de façon à suivre alternativement les trajectoires de vie des deux personnages principaux. 

Astobelarra : Quels sont les principaux éléments narratifs qu'on peut retrouver dans #LRDC ? 
EHB : Il y a de l'amour un peu, du sexe aussi. De l'aventure. Et puis de la contemplation, de l'introspection, de la violence parfois et beaucoup d'humour (noir), malgré tout. Et puis du fantastique, évidemment. 

Astobelarra : Ensuite, comment ça se passe une fois que le texte est terminé, et avec l’éditeur ? 
EHB : Je choisis un panel d’amis ou de gens de ma famille dont je sais qu’ils liront mon texte avec attention et sans le diffuser avant l’heure. L’équipe d’Astobelarra (qui me publie depuis 2008) n’est pas en reste. Elle fait des propositions, des suggestions de corrections, revoit les règles d’ortho/typo car au bout d’un moment, j’ai tellement la tête dans le guidon que je ne vois plus les nids de poule… Eux si ! Ensuite, le comité de lecture de la maison d’édition décide si le livre peut être publié et quand. Et voilà ! Petite précision : lorsque j’ai voulu sortir le premier tome de L’infection, j’ai envoyé des manuscrits à 30 maisons d’édition. Après une succession d'échecs, une seule s’est montrée intéressée, au Québec. Mais j’ai lâché l’affaire parce que l’éditeur me demandait de tout réécrire, pour que les lecteurs québécois ne soient pas perdus par mon français. Depuis, je suis fidèle à Astobelarra et c’est réciproque. 

Astobelarra : Et la suite, c’est quoi ? 
EHB : J’ai eu un nouveau rêve en avril dernier. J’ai rêvé d’une histoire qui m’excite déjà, comme un enfant qui sait qu’il va avoir une glace à la fraise et un tour de manège ! Cela se déroulera dans le même univers que celui de L’infection. Ce ne sera pas une suite à proprement parler, mais plus un spin-off, c’est-à-dire un dérivé de l’histoire principale, avec des personnages que je n’ai pas voulu voir disparaître à tout jamais… En outre, j’ai volontairement laissé quelques indices non résolus dans le tome 3 de ma saga (ceux qui l’ont lu avec attention savent de quoi je veux parler). Il va bien falloir que tout cela retombe sur ses pattes ! Bref, ce sera probablement un polar fantastique assez noir. La suite au prochain numéro !

mercredi 5 janvier 2022

Souscrivez à mon nouveau roman : LES ROUTES DU CRÉPUSCULE

Voici venu le temps des rires et des chants de vous rabattre un peu les oreilles avec mon bouquin. En effet, nous venons de lancer la souscription en ligne le 26 décembre dernier. Certes, elle se terminera le 28 février 2022, mais cela ne veut pas dire qu'il faille attendre le dernier moment pour s'en souvenir ! 
Aujourd'hui, on est à 9 donateurs pour 216 € de collectés (soit 14% du budget), c'est très bien mais il faut continuer à souscrire ! Quand je regarde les stats de ma précédente souscription (47 contributeurs et 1555 € de collectés pour L'infection T2 Pandémie), je vois bien qu'on peut faire encore mieux ! Alors allez-y, vous ne le regretterez pas, c'est promis !

Ça veut dire quoi, souscrire ? 
Ce n'est pas du sponsoring ou du mécénat. L'argent que vous donnez vous donne droit à des contreparties. Souscrire, ça veut dire que vous précommandez le livre avant sa sortie, ce qui permet à mon éditeur (Astobelarra) de le financer et de mesurer l'adhésion du public à son projet (à mon livre, en l'occurrence). Ça permet aussi de communiquer sur le livre avant sa sortie car Astobelarra n'a pas les moyens de le faire à la hauteur de ce que pourrait faire une maison d'édition classique (une entreprise), qui dispose de partenariats, de réseaux et de financements que nous n'aurons jamais, puisque nous sommes une association Loi 1901.

Concrètement, il se passe quoi si je souscris ?
Une fois précommandé, vous recevrez le livre chez vous dédicacé avant sa sortie officielle (donc avant le 21 mars 2022) et les frais de port sont inclus dans le prix. Il y a 5 paliers de contreparties et ça va de 14 à 85 €. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise souscription. Comme je dis, le tout, c'est de participer !
Et en ce qui concerne le paiement, pas de crainte à avoir : c'est simple et sécurisé. 

Pour ceux d'entre vous qui n'auraient pas suivi, Les routes du crépuscule, c'est quoi au juste ? 
C'est mon nouveau roman. Le pitch est simple : 

C'est l'histoire d'un couple qui ne va pas bien. La femme est en pleine crise de la quarantaine et le mari tente, plutôt mal que bien, d'empêcher une séparation qui semble de plus en plus inéluctable. Alors pour sauver sa famille et protéger ses deux enfants qu'il aime par dessus tout, il emmène sa moitié au Vietnam, dans ce qu'il présente comme "un second voyage de noces", ou plutôt une dernière chance de sauver ce qui peut l'être. Mais ce qu'ils vont découvrir là-bas va changer leurs vies à tout jamais, pour le meilleur et pour le pire.

Alors oui, c'est bien une histoire d'amour, mais avec un fond fantastique (comme toujours, car c'est là que je puise mon inspiration. Le fantastique, c'est mes racines), mais c'est surtout une parabole sur les regrets, le deuil et la résilience. Car au fond, la question qu'elle sous-tend, c'est "et si vous pouviez revivre votre vie, referiez-vous les mêmes erreurs ou tenteriez-vous de devenir celui ou celle que vous avez toujours rêvé d'être ?" Qui ne s'est jamais fait cette vaine réflexion "ah, si j'avais su...", devant un constat d'échec cuisant ? C'est à cela que j'ai tenté de répondre, de façon très subjective, tandis que j'écrivais ces chapitres. 
Si vous voulez plus de détails, lisez
Et merci à ceux qui ont déjà souscrit >> ici << et à ceux qui le feront !