Voilà, vous savez tout sur cet EDC un peu particulier. Je vous ai fait un inventaire très propret, à la limite du monomaniaque, mais si vous voyiez vraiment l'intérieur de ce sac, vous rigoleriez... J'y fourre aussi tout un tas de bordel qui va du catalogue d'éditions concurrentes aux factures en retard, en passant par des tickets de caisse illisibles et autres junk sans intérêt.
vendredi 2 juin 2017
Mon EDC (Everyday Carry) d'écrivaillon [article NON sponsorisé]
Voilà, vous savez tout sur cet EDC un peu particulier. Je vous ai fait un inventaire très propret, à la limite du monomaniaque, mais si vous voyiez vraiment l'intérieur de ce sac, vous rigoleriez... J'y fourre aussi tout un tas de bordel qui va du catalogue d'éditions concurrentes aux factures en retard, en passant par des tickets de caisse illisibles et autres junk sans intérêt.
mardi 16 mai 2017
Campagne de dons Aidez-nous à sortir "L'infection T2 Pandémie" cet automne !
Et sur ce coup-là, nous n'avons pas été gourmands : notre objectif est seulement de 1500€, soit grosso modo le coût de revient de l'impression de 300 exemplaires du livre ; ça ne devrait pas être trop compliqué à atteindre...
Je rappelle à mes aimables lecteurs que nous sommes une association Loi 1901, et de ce fait, si nous récoltons plus d'argent que l'objectif défini, les fonds iraient évidemment aux projets suivants qu'on espère nombreux et de grande qualité, comme toujours.
Loin de moi l'idée de paraphraser les restos du cœur, mais on compte VRAIMENT sur vous sur ce coup-là. Merci d'avance pour ce petit coup de pouce qui nous permettra de remonter la pente !
Alors c'est parti :
mercredi 4 janvier 2017
PELIKAM : C'est toujours important de rappeler les bonnes choses ^^
Sinon, puisque je suis censé faire une page de remerciements, je tenais à mentionner les personnes suivantes :
- John et Gail Boggs, Jason Miller, Valerie Stafford et tous les autres américains de Concrete WA qui m'ont accueilli durant l'été 2013,
- Mathieu Larregain et Thomas Ponté pour la relecture au fil de l'eau (il y en aura d'autres par la suite),
- Toute l'équipe d'Astobelarra qui me soutient (Marjorie, Laurent, Caroline, Isa...),
- Carla, Louis, Jodie et Alizée qui me supportent malgré mes trop nombreux excès quotidiens,
- Mario (et Maria) qui m'aide à reconstruire ma maison, où j'ai écrit les 5 ou 6 derniers chapitres du tome 2,
- Mes autres collègues de boulot chez Immersive Lab et Tookets (ceux que je n'ai pas déjà cités) qui sont souvent source d'inspiration sans le savoir : Simon, Henri, Yannick, Franck, Romain, Clément, Cécile, Steph, Nicolas...
- Mes amis Facebook (anciens de SL) qui publient toujours des trucs intéressants et utiles (pour L'infection) comme Yann Minh, Ryou, Sigrid, Fredylajoie, Eve Kazan...
- Mes chats Tick et Tak, qui sont une grande source d'affection (et de stress),
J'en oublie sûrement plein et j'en suis désolé. Je rectifierai au fur et à mesure, promis ^^
*Edit 05/01/16 : Ah ben si, j'avais même déjà fait un article de remerciement, en fait... Je radote...
mardi 3 janvier 2017
Voilà... C'est fini !
Chapitre 1 : Phoenix (écrit)
Chapitre 2 : De Charybde en Scylla (écrit)
lundi 17 octobre 2016
Mr Robot : la série qui raconte l'histoire d'un hacker siphonné...
vendredi 5 août 2016
L'infection T2 : Pandémie. Un petit teaser en attendant le texte intégral ^^
| Siège social de Toshiba |
Toshiba Corporation victime d'un accident industriel majeur
Un accident industriel troublant a eu lieu hier au soir au dernière étage du siège social de la Toshiba Corporation, dont une partie a été soufflée par une terrible explosion, faisant 36 victimes. Le professeur Kaneda Yamazaki, directeur de la branche robotique de la firme recevait en fin de journée une classe d'une trentaine d'élèves du Lycée Technologique International de Tokyo, venus assister à de nouvelles démonstrations de l'androïde Aiko Chihira, fleuron de l'intelligence artificielle japonaise. D'après les enregistrements vidéo effectués par les caméras de sécurité, il semblerait que le robot ait été comme "pris de folie" au bout d'une demi-heure de manipulations et après une ultime question posée par son créateur. Les images des caméras montrent la machine saisissant subitement le professeur Yamazaki par la veste et le pantalon et le projetant à travers l'une des fenêtres de la salle.
Suite à cette attaque, les étudiants en proie à la panique et à la sidération n'ont pas pu évacuer les lieux à temps avant que le robot n'explose, quelques secondes plus tard. Ceux d'entre eux qui n'ont pas été mortellement blessés par la déflagration violente, vraisemblablement due à une surchauffe des batteries au lithium du robot, ont péri asphyxiés par les vapeurs toxiques émanant de la machine en combustion. Le scientifique n'a quant à lui pas survécu à sa chute de ce bâtiment de 40 étages, situé dans l'arrondissement de Minato-Ku.
| Aiko Chihira |
(PS : merci à Ryou Yiyuan pour les précisions)
mercredi 6 juillet 2016
LA VACHE ET LE PRUNEAU #NeMeFilezPasUnFlingue
Cet épisode s'est déroulé un soir d'automne. J'étais affecté de patrouille de nuit avec le MDL-chef (Maréchal-Des-Logis-chef) Bertrand X. (affectueusement surnommé "Trambert" par les collègues). C'était une de ces nuits de pleine lune où on dirait que le commun des français moyens se donne le mot pour faire connerie sur connerie. C'était généralement lors de ces nuits qu'on avait une recrudescence d'appels pour viols, agressions et autres crises de paranoïa. C'est d'ailleurs depuis cette période que je suis intimement persuadé que la lune a un effet sur le comportement humain, qu'il soit physique ou entièrement psychologique...
Bref, ce soir-là, nous avions eu un certain nombre d'appels de civils et nous avions dû intervenir à plusieurs reprises. Nous étions fatigués. Or, le Centre Opérationnel de Gendarmerie (COG) nous a contacté une ultime fois aux alentours de minuit afin que nous nous rendions en pleine campagne, au secours d'une famille en plein divorce et dont le père, visiblement en crise de nerfs avait quitté le domicile à grands bruits, menaçant de revenir faire un carnage avec son fusil. J'avais 23 ans. La perspective de me retrouver face à un forcené armé en plein milieu de la nuit ne m'enchantait guère, mais bon... J'avais une mission.
Nous sommes donc partis avec le Renault Trafic, "Trambert" et moi. Il nous a fallu une quarantaine de minutes pour arriver à destination. La maison de famille était située à une centaine de mètres au bout d'un chemin boueux à souhait, sur lequel mon chef n'avait pas eu cœur de s'engager. Il ne pleuvait pas, mais la couverture nuageuse épaisse, assortie du manque cruel de luminaires à cet endroit rendait l'atmosphère encore plus noire et poisseuse. Trambert avait coupé le moteur de la camionnette. Seules les diodes du tableau de bord éclairaient l'habitacle. Au fond du chemin, on distinguait une minuscule fenêtre éclairée.
— Bon, Boyer, vous ne bougez pas d'ici, je vais voir sur place. J'emmène la radio. Au moindre problème, vous m'appelez.
— Euh... OK chef...
— ça va aller ? Ne vous inquiétez pas, il ne va rien se passer.
J'ai esquissé un sourire en coin, gêné qu'il ait pu suspecter un début de trouille dans mon hésitation, et puis il est parti. Du coup, j'ai éteint le tableau de bord. Pas la peine de servir de cible si le fou revenait en douce. J'ai remonté les vitres assez haut, histoire de laisser passer un petit filet d'air dans l'habitacle sans trop m'exposer à une attaque surprise.
La silhouette de Trambert ne mit pas longtemps à être engloutie par la nuit. Je voyais à peine le faisceau de sa lampe se balancer au milieu du chemin. Il devait bien s'amuser à éviter les ornières et les flaques, dans ses petites chaussures basses en cuir réglementaires. Eh oui, car à l'époque, l'uniforme des gendarmes était tout sauf fonctionnel, comme celui qu'ils portent aujourd'hui. Finalement, je m'estimais chanceux de pouvoir rester tranquillement à l'abri dans le Trafic. Mais l'ennui de tarda pas. L'envie de fumer non plus. Un petit regard à droite, un petit regard à gauche, derrière aussi au cas où, et je me suis risqué à ouvrir ma porte, puis à descendre du véhicule... Il régnait un silence incroyable dans cette cambrouse charentaise. Pas un oiseau, pas un criquet, pas un seul battement d'aile de chauve-souris. De là où j'étais, il était impossible d'entendre le moindre son provenant de la maison. Trambert se serait fait trucider à la petite cuiller que je ne l'aurais jamais su. Je tirais une cigarette de mon paquet de "Phimorons" et l'allumais. Le bruit de la braise que j'aspirais goulument me tirait du néant et me redonnait confiance.
Au bout de quelques minutes, j'entendis distinctement un bruit de pas lourd s'approcher sur le côté, suivi d'un long souffle fatigué. Il y avait aussi un genre de grincement sinistre, une genre de "groumpf-groumpf". Le mégot tomba de mes lèvres entrouvertes. Je sentais comme une main glacée autour de ma colonne vertébrale. J'avais la raie des fesses en sueur. Les mains tremblantes, je déclipsais mon Beretta et le sortis de son étui. J'enclenchais la culasse et mettais l'arme en joue vers le vide, là d'où semblait provenir le bruit qui se rapprochait inexorablement. Je me voyais déjà égorgé dans ce cul de basse-fosse, les tripes à l'air. Un son que je ne reconnus pas sortit de mon gosier enrayé :
— Pas de geste brusque, c'est la gendarmerie. Montrez-vous, doucement !
Ridicule : on aurait dit un ado en mue. L'autre, imperturbable, continuait d'avancer. Je l'entendais souffler de plus en plus près. Le grincement m'évoquait le bruit de bottes en caoutchouc d'un paysan alcoolique s'enfonçant dans la gadoue à chaque pas. La panique m'étreignit. J'avais comme un réacteur nucléaire en surchauffe dans l'abdomen.
— Halte ou je fais feu ! (La phrase réglementaire à prononcer en sommation d'usage. On est censés le faire deux fois avant de tirer...). Le type n'obtempérait toujours pas.
— Bordel !
Je gardais mon interlocuteur invisible en joue de ma bonne main, balayant hystériquement l'air dans toutes les directions tout en tentant d'attraper, de la main gauche, la torche Maglite posée sur le tableau de bord du trafic. Je me disais que le forcené allait profiter de l'aubaine pour me sauter dessus avec son fusil de chasse et qu'il allait me faire deux beaux trous à la place des yeux... Je finis par saisir la lampe que je braquais illico vers où venait le bruit, maintenant à quelques mètres de moi. Lorsque la lumière jaillit enfin, je découvris le monstre sanguinaire à quelques centimètres du fil de fer barbelé qui nous séparait. Il me regardait placidement, ruminant pour la énième fois je ne sais quel monceau d'herbe baveux et puant. Le flash de ma lampe se reflétait au fond de ses yeux vides, leur donnant un éclat verdâtre de cauchemar. Ma vessie faillit lâcher tout ce qu'elle contenait, mais tint bon, contre toute attente. Mon doigt ne se crispa pas sur la gâchette. Seules mes lèvres se remirent à fonctionner :
— Putain de saloperie de merde, j'ai eu la trouille de ma vie ! Espèce de connasse !
Soulagé, je respirais un grand coup. Je retirais mon index du pontet de l'automatique et appuyais frénétiquement sur la manette qui permettait d'escamoter le percuteur en toute sécurité. Puis je retirais le chargeur et actionnais la culasse de l'arme pour éjecter la cartouche logée dans le canon. Je le refis une deuxième fois, au cas où... (Sacro-saintes consignes de sécurité !)
J'avais failli coller un pruneau dans la tête d'un bovidé ! Bon sang mais quel idiot ! Un peu plus et je passais le restant de mon service militaire avec le doux sobriquet de "Mort aux vaches"...
Vexé de n'être qu'un petit froussard avec un pistolet, je remis tout en place puis rangeais le pétard dans son fourreau sur ma hanche droite et remontais dans le camion, que je pris soin de bien verrouiller, résolu à attendre le plus sereinement possible le retour de Trambert.
Ce dernier revint d'un pas traînant un quart d'heure plus tard, clope au bec, sourire aux lèvres.
— Bon, tout va bien, ils se sont calmés... On peut aller se coucher. Tout s'est bien passé, ici ?
— Au poil, chef !
Je restais coi tout au long du trajet du retour. Je me suis évidemment bien gardé de lui raconter ce honteux épisode. D'ailleurs, personne à la brigade n'en a jamais rien su. On m'aurait retiré mon flingue illico et ça, il n'en était pas question.
Cela dit, cette petite histoire montre à quel point le fait de porter une arme peut être un poids, par moment... En fait, rétrospectivement, je m'aperçois que je n'aurais jamais pu être gendarme, justement à cause de ce poids.




