lundi 1 juin 2015

Breaking bad, la meilleure série du monde!

Je vais aujourd'hui vous parler d'une série TV que je viens juste de terminer, et qui m'a vraiment laissé sur le cul. Il s'agit évidemment de Breaking Bad. Je n'hésite d'ailleurs pas à la qualifier de meilleure série du monde, toute époque confondue. Pourquoi?

1) L'histoire, d'abord : un prof de chimie mal payé d'Albuquerque (Nouveau Mexique - USA) découvre qu'il a un cancer du poumon et qu'il va vite y passer. Afin de mettre sa famille à l'abri et lui permettre de financer son traitement, il décide - sous le pseudonyme d'Heisenberg - de fabriquer de la méthamphétamine et de la commercialiser. Peu à peu, ce brave type sans histoire va découvrir un monde brutal et sombre et glisser vers la folie, entraînant tout son entourage dans sa chute. L'intrigue, ficelée de main de maître, se déroule sur cinq saisons et aucun épisode n'est faiblard ou inutile. Tout est juste absolument parfait!

2) Le rythme : ça démarre sur les chapeaux de roues dès les premières images et on est littéralement happés par les aventures de Walter White et de Jesse Pinkman. C'est aussi addictif que la célèbre Meth bleue que le héros fabrique!
Chaque épisode commence et se termine par un cliffhanger qui oblige à regarder la suite jusqu'au bout de la nuit. Quitte à rater le réveil pour aller au boulot le lendemain. La musique aussi, très bien choisie, contribue à distiller cette ambiance un peu paranoïaque qui caractérise Breaking Bad.

3) les personnages : tous ciselés comme au scalpel, ils sont attachants (même le pire des salauds et il y en a un sacré paquet : Tucco, Gus Fring, Mike Ehrmantraut, Todd et son oncle néonazi, Saul Goodman, Hector Sallamanca...) et leur psychologie est toujours criante de vérité. Les acteurs sont incroyables et la version française n'est pas si mal, pour une VF... La palme revient forcément au "héros", joué par un Bryan Cranston au regard d'acier hypnotisant, qui au fil de la série, pourri par le cancer et le milieu qu'il fréquente, devient un véritable monstre d'amoralité. Et pourtant, malgré toutes les manipulations et les horreurs qu'il est forcé (ou qu'il se force) d'accomplir pour survivre, il reste toujours sympathique. Enfin j'ai trouvé, perso ^^

4) Le décor : l'histoire se déroule le plus souvent dans les paysages naturels somptueux du désert américain et ça sent bon le Far West, le Mexique, et la sauce piquante. Pour en avoir eu un minuscule avant-goût en 2013, lors de mon périple aux USA, je peux vous garantir un dépaysement total sans bouger votre cul du fauteuil du salon, avec cette série!

5) Des scènes d'anthologie : difficile d'en citer plusieurs, tellement il y en a. La série entière est une scène d'anthologie! Mais la scène la plus connue est très certainement <SPOILER> celle où Walter explique à Skyler (sa femme) qu'il n'est pas en danger. Qu'il EST le danger. Qu'elle croit qu'un jour, un type va venir frapper à la porte pour le descendre? Mais non : parce qu'il est celui qui frappe à la porte...</SPOILER> Voir extrait ci-dessous...


Bref, c'est une saga qui se dévore comme on dévore une poche de cacahuètes Bénénuts : à pleines poignées (avec un petit verre de Jack Daniel's pour faire glisser le tout).
C'est aussi une série qui reste longtemps dans la mémoire, bien plus que The Walking Dead (que j'adore), Game of Thrones (excellent aussi dans un autre genre), ou même que l'énormissime Dexter. Je la mets au moins au même niveau que le légendaire Twin Peaks! Et dire que j'ai failli passer à côté d'un tel monument par snobisme, juste parce que mes collègues de boulot m'en rabattaient les oreilles à longueur de journée (remarquez, j'avais fait pareil avec Game of Thrones ET Dexter)!
Comme quoi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...

Pourquoi je vous en parle dans ce blog? Tout simplement parce qu'une telle virtuosité à tous les étages, c'est un modèle (et un challenge) pour moi. J'espère juste que les trois tomes de L'infection feront cet effet à ceux qui les liront!

mercredi 20 mai 2015

L'infection T2 Pandémie : état de travail au 20/05/2015

Je viens de me rendre compte que certains de mes chapitres (les deux qui se déroulent à Concrete) étaient un peu longs par rapport aux autres. Tous tournent à une moyenne de 12 pages. Ceux-là faisaient respectivement 22 et 24 pages. Je les ai donc scindés chacun en deux. Du coup, je suis passé de 13 chapitres à 15. J'avoue, ça fait un peu trucage, cette affaire, mais eh! Je suis seul maître à bord, qu'on se le dise!
Comme pour le premier tome, je me prête volontiers à l'exercice de présentation de l'état de travail en temps réel : 

Chapitre 1 : Phoenix (écrit)
Chapitre 2 : De Charybde en Scylla (écrit)
Chapitre 3 : Le dormeur doit se réveiller (écrit)
Chapitre 4 : Sauvez Wall Street (écrit)
Chapitre 5 : Tout vient à point... (écrit)
Chapitre 6 : Natalie (écrit)
Chapitre 7 : La chasse (écrit)
Chapitre 8 : Baker Lake (écrit)
Chapitre 9 : Les eaux noires (écrit)
Chapitre 10 : Buffet froid (écrit)
Chapitre 11 : ...à qui sait attendre (écrit)
Chapitre 12 : L'antivirus X (écrit)
Chapitre 13 : Plan de bataille (écrit)
Chapitre 14 : Un bon tiens... (écrit)
Chapitre 15 : Beltzane (en cours d'écriture)
Chapitre 16 : 47.509172, -121.843366. (écrit)
Chapitre 17 : ...vaut mieux que deux tu l'auras. (en cours d'écriture)
Chapitre 18 : ...
Chapitre 19 : ...
Chapitre 20 : ...
Epilogue

Voilà, vous savez tout... Ah oui, par souci de cohérence avec le premier tome, j'ai prévu 20 chapitres et un épilogue, mais je ne sais pas encore si je pourrais tenir ce décompte. Pas que je n'aie plus rien à raconter, hein? Mais je ne vois pas pourquoi je délayerais pour entrer dans un cadre fixe. Je n'aime pas les cadres fixes, alors quand en plus c'est moi qui me me les impose... Aucune raison de les respecter!  

vendredi 15 mai 2015

Un mois pour finir le tome 2...

Voilà, j'éprouvais tellement de difficultés à écrire de manière régulière que je m'étais dit que je pourrais bien prendre un congé sans solde d'un mois pour m'y atteler sérieusement. Tout le monde n'a pas la chance de pouvoir le faire. Moi si. J'ai un patron et des collègues compréhensifs, qui savent combien cette part de moi-même est importante. Et puis j'ai la chance d'avoir un bon job (et le salaire qui va avec) me permettant de le faire. J'ai donc pris le mois le mai. Je n'ai pas encore trouvé la cabane souletine de mes rêves pour exprimer ma créativité, alors je me suis exilé chez mes parents, en Charente, histoire de prendre un rythme (et le tenir).

Je me suis concocté un programme sympa : lever tôt (entre 7 et 8), petit-déjeuner frugal, sport (vélo, course à pied ou marche rapide), déjeuner avec des parts normales, sans me resservir, café (bis), puis écriture jusqu'au dîner (très frugal). Ensuite, série TV, lecture, et dodo autour de 23 heures. Pas vraiment ascétique comme je comptais le faire à la base (j'ai supprimé les apéros mais pas le verre de vin à table ni le pain, même si j'ai réduit), mais c'est déjà pas mal. Et puis j'ai déjà perdu 3 kilos en une semaine et demi!

Et donc j'écris. Les 10 premiers chapitres du tome 2 de L'infection sont relus, corrigés, finalisés (jusqu'à nouvel ordre - je précise que je n'avais pas écrit le 9). Je viens d'entamer aujourd'hui le chapitre 11, que j'ai temporairement intitulé "Plan de bataille". Pour ceux qui ont suivi mon périple aux USA en juillet 2013, j'ai finalement trouvé une utilité à mon excursion épique sur la Cottonwood Road, dans l'Utah, pour mon roman. C'est l'endroit idéal pour aller se perdre (casser sa voiture et mourir de déshydratation, les entrailles dévorées par les busards...), loin des affres de la civilisation. 

Bref, tout ça pour dire que je suis assez content de la tournure que prend le texte, même si, je le sais, il va falloir que je l'expurge de tous ses adverbes envahissants, de ses virgules mal placées, de ses fautes d'orthographe et de grammaire intempestives (liées au manque d'entraînement), de ses répétitions, voire de ses aberrations dans le fil du récit (ça m'arrive encore d'en retrouver à la relecture, ou d'en recréer en poursuivant l'écriture!). 
Ma chérie et mes enfants me manquent, mais bon... C'est un mal pour un bien. Je pense (j'espère) que tous l'ont bien compris.  

vendredi 10 avril 2015

Un court passage sur Coyote wells (California)


Ressources en eau à Coyote Wells
source Yellow Maps
Au sud-est de Coyote Wells, au beau milieu de Molitar road, Natalie louait à prix d'or à un vilain chicano grêlé et outrageusement tatoué d'Ocotillo (paiement content et en espèces - moyennant quoi personne ne posait de questions) une petite parcelle de sable, de poussière et de caillasses de couleur indéfinissable, d'environ 6400m² et sans clôture, parsemée de buissons divers, en majorité des variétés de yuccas et de cactus du désert. Une terre ingrate et désolée, sans ombre ni eau, ne convenant généralement qu'à de charmantes créatures plus ou moins endémiques, tels scorpions, lézards, fourmis, busards et autres tarentules, et donc relativement éloignée de toute activité humaine...
Elle avait bien quelques voisins un peu "sauvages", par ci-par là, le plus souvent vivant dans des bicoques en taule sordides, de vieux mobile-homes rongés par le sel ou des caravanes d'une autre époque, le tout entouré de montagnes de déchets divers et de pick-up rouillés, mais chacun menait sa petite vie tranquille sans s'occuper de celle des autres, et cela lui convenait parfaitement pour passer l'hiver. 

Elle se ravitaillait rarement, et lorsqu'elle faisait le plein de nourriture, de livres et de rhum - son triptyque survivaliste, c'était chaque fois dans des localités et des boutiques différentes (à Calexico, El Centro, Holtville, poussant même jusqu'à Brawley, quitte à avaler un peu plus de bitume craquelé), payant systématiquement en liquide afin de rester la plus discrète possible, ce qui, bien sûr, était loin d'être évident dans la mesure où les belles étrangères, même lorsqu'elles ne portent pas de mini-jupe et de talons aiguilles ne passent jamais inaperçues dans cette partie du désert californien, à portée de 9 mm de la frontière méxicaine. Mais sa froideur naturelle avait jusqu'ici toujours eu raison des ardeurs des lourdeaux du sud comme du nord de l'Amérique. 


(Coyote Wells - California - Source Google Maps)

mardi 17 mars 2015

La peur au ventre...

Angoisse - Image libre de droits - Pixabay
Outre la flemme qui paralyse mon cerveau et ma volonté, si je devais me remettre à écrire dans les mêmes conditions que celles dans lesquelles j'ai écrit le tome 1 de L'infection, il faudrait aussi que je fasse une croix (temporaire) sur ma vie privée. Et ça, c'est carrément au delà du concept de la simple paresse intellectuelle : je n'en ai pas du tout envie!

Je sais trop ce que ça peut faire, que d'entrer dans ce jeu-là, pour l'avoir déjà vécu entre 2008 et 2012.
Je ne suis pas loin de penser que la gestation et l'écriture du tome 1 de L'infection m'ont coûté mon mariage. Ce n'étaient pas les seules raisons de cet échec bien sûr, mais disons que ce premier épisode de l'histoire de Beau Smart et Patrice Bodin était simultané et très probablement un activateur/révélateur très efficace d'une crise aux racines profondes.

Vous me direz : les conditions et les personnes sont différentes d'alors, certes, mais le risque est tout de même bien présent dans ma tête. Si j'étais philosophe, je me dirais que "c'est pas grave, qu'on peut toujours se relever quand on tombe ; qu'une de perdue équivaut à dix de retrouvées", etc. Et c'est sûrement vrai, puisque je l'ai déjà fait.
Mais ma vie d'aujourd'hui (et surtout les personnes qui l'accompagnent) me semble(nt) tellement plus importante(s) que le besoin impérieux de coucher sur papier mes petites histoires! Ma compagne, le bonheur de nos enfants respectifs, c'est cela que je veux privilégier... Le reste, tout le reste, n'a aucune importance. Je serais même prêt à me passer d'écrire pour assurer l'avenir de tout cela. Enfin je crois...

Il n'est pas dit que si je frustre ce besoin d'extériorisation de ce que j'ai dans le crâne, je ne me transforme pas en vieux connard aigri avant l'heure... Parfois, j'ai l'impression que je pourrais perdre quand même, quel que soit le choix que je fasse.

Il faut savoir que lorsqu'on écrit un roman, on vit en permanence dans un monde parallèle virtuel, notre propre existence devient alors insignifiante, irréelle, vaine. C'est le manuscrit qui devient la réalité ; le reste est oublié. Les personnages de votre histoire deviennent vos familiers, presque au point de supplanter votre véritable famille.
Ce n'est plus vous qui écrivez le livre, c'est le livre qui vous réécrit. Et pas forcément comme vous l'auriez voulu, à la base...

Ecrire, c'est une pratique très proche d'un onanisme bipolaire, forcément autodestructeur. On passe sa journée à branler frénétiquement son imagination (et son clavier) et on y trouve même un certain plaisir, puis à s'auto-flageller de la platitude de ses tournures, que l'on triture constamment dans tous les sens afin qu'elles ressemblent à quelque chose de potable. Et vingt minutes plus tard, on est envahi par une extrême fébrilité euphorique devant l'extraordinaire créativité dont on fait preuve, sachant que l'impression, fugace, sera aussitôt remplacée par le dégoût de soi parce que la vitesse du corps suit rarement celle de l'esprit...

D'ailleurs, je me demande si le besoin irrépressible d'écrire n'était pas un échappatoire à la vie réelle. Ce qui expliquerait pourquoi je n'arrive pas à m'y remettre, aujourd'hui.
Lorsque j'ai écrit "Contage", en plus d'être "absent" pour mes proches (mon ex avait coutume de dire sur le ton du reproche que j'étais "bien présent, mais pas vraiment là pour autant"), j'étais dans un état de désespoir insidieux qui m'a quitté depuis et que je n'ai pas spécialement envie de voir rappliquer dans ma vie aujourd'hui. Je ne souhaite pas faire revivre ça à mes enfants, ni faire découvrir cet aspect sombre de moi à ma compagne.  
C'est tellement plus gratifiant de vivre une réalité sans crainte, ou tout est partagé sans non-dit et sans tabou, que de se complaire dans cette solitude dépressive, enfermé à l'intérieur de soi. Je vous garantis que c'est un vrai trésor que de pouvoir vivre le quotidien sans cette peur indicible que tout soit fini demain, quoi qu'on fasse...

Pour résumer, comme je l'ai dit dans le billet précédent, j'ai la flemme, certes, mais j'ai surtout peur de tout gâcher pour un hobby complètement égocentrique et vain.
Mais rassurez-vous : je vois poindre une solution dans les deux mois qui viennent! Restez branchés!

vendredi 6 mars 2015

Ne pas sous-estimer le pouvoir de la flemme...

Source Pixabay.com - images libres de droit
Je ne connais pas encore le syndrome de la page blanche, Dieu merci! Par contre, comme dirait Maître Yoda "grande est la flemme dans ma famille"... J'alterne entre de très courtes périodes de créativité intense qui me laissent exsangue, et de longues (parfois très longues) périodes de repos bien mérité (c'est une métaphore pour dire "flemme". Vous verrez, je ne suis pas à court d'images pour ne pas avoir à nommer la chose telle qu'elle est ^^).

Actuellement, je suis dans un de ces moments de vide créatif absolu. Les idées, je les ai. J'aurais plein de choses à écrire, à raconter, mais je ne trouve juste pas la force de m'y remettre.
Il faudrait que je relise mes 10 premiers chapitres pour corriger ce qui ne va plus (le temps réel a coulé depuis que je les ai écrits et le temps de la technologie et des évènements aussi, encore plus vite, comme il se doit!) mais les conditions ne sont pas réunies. Il me faudrait du temps libre, rien que pour moi, pour que je puisse m'enfermer dans ma bulle sans risquer d'être interrompu. Il faudrait que je puisse atteindre un taux de concentration optimal, loin du téléphone, loin d'Internet, loin de toute distraction. Et puis un paquet de Phimorons, une bouteille de Jacko...

Oui, pourquoi pas...

Mais bon : ça va me demander un effort monstrueux (lutter contre la flemme et contrevenir à mes bonnes résolutions) et je ne suis pas sûr d'en avoir le courage! Sans compter qu'un autre obstacle (de taille) se dresse devant moi, mais ce sera l'occasion d'un prochain article...

Enfin, pour rassurer ceux d'entre vous qui attendent "Pandémie", la suite de L"infection, Stephen King (encore lui) assure (dans son livre "Écriture, mémoire d'un métier", véritable bible pour écrivain en herbe) que des périodes de vide créatif sont normales dans une vie d'écrivain. Dans celle d'un écrivaillon, je suis sûr que c'est même obligatoire! Alors patience... 

mercredi 25 février 2015

Je suis un écrivaillon...

source : http://teespring.com/writer-warning
"Je suis un écrivain. Tout ce que vous pourrez dire ou faire pourra être utilisé dans une histoire..." Cette phrase que j'ai lue dans une pub sur Facebook (reproduite ci-contre) est archi-vraie. Elle l'est pour un géant comme Stephen King (lire ou relire "Écriture, mémoire d'un métier"), elle l'est pour un "microbe" comme moi.

Absolument tout (ou presque) ce qui se trouve dans l'Infection provient de situations que j'ai vécues ou vues, de comportements, de gens, ou de paysages observés. Je n'ai RIEN inventé. 
Ma seule invention, c'est d'avoir compilé toutes ces informations, de les avoir mixées, puis recrachées à ma sauce, c'est à dire en forçant un peu le trait (j'avoue). 

Bon, ce n'est pas de la "caricature" au sens propre du terme. Je n'ai pas écrit ce livre (et les suivants/futurs) dans le but spécifique de me moquer, ou pour que le lecteur rusé essaye de reconnaître des personnes réelles. Comme je l'ai déjà écrit ici, tous mes personnages SONT DES PERSONNAGES. Hormis Niko Etxart auquel je fais allusion dans un passage du tome 1, aucun n'existe pour de vrai. 
Allande et Antton Aguer, par exemple, sont des mix de plusieurs personnes rencontrées à des époques et des lieux différents.
Encore que... Ce ne soit pas exactement des personnes en question dont il s'agisse, mais plus d'une empreinte, une trace que ces gens-là ont laissée dans mon esprit. Une image déformée par mon ressenti personnel (et assumée comme telle), un souvenir plus ou moins altéré par la mémoire, mais qui est forcément réducteur par rapport à la réalité de ces personnes. Réalité que seuls les intéressés peuvent connaître (et encore... se connaît t-on toujours soi-même?).

De fait, ces personnages sont plus des parties de l'auteur qu'autre chose. Et c'est ça, ma grande peur : qu'ils soient tous trop lissés, en définitive. En tout cas assez pour que le lecteur s'aperçoive que chacun d'entre eux n'est en réalité qu'une facette de moi même.