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vendredi 10 avril 2015

Un court passage sur Coyote wells (California)


Ressources en eau à Coyote Wells
source Yellow Maps
Au sud-est de Coyote Wells, au beau milieu de Molitar road, Natalie louait à prix d'or à un vilain chicano grêlé et outrageusement tatoué d'Ocotillo (paiement content et en espèces - moyennant quoi personne ne posait de questions) une petite parcelle de sable, de poussière et de caillasses de couleur indéfinissable, d'environ 6400m² et sans clôture, parsemée de buissons divers, en majorité des variétés de yuccas et de cactus du désert. Une terre ingrate et désolée, sans ombre ni eau, ne convenant généralement qu'à de charmantes créatures plus ou moins endémiques, tels scorpions, lézards, fourmis, busards et autres tarentules, et donc relativement éloignée de toute activité humaine...
Elle avait bien quelques voisins un peu "sauvages", par ci-par là, le plus souvent vivant dans des bicoques en taule sordides, de vieux mobile-homes rongés par le sel ou des caravanes d'une autre époque, le tout entouré de montagnes de déchets divers et de pick-up rouillés, mais chacun menait sa petite vie tranquille sans s'occuper de celle des autres, et cela lui convenait parfaitement pour passer l'hiver. 

Elle se ravitaillait rarement, et lorsqu'elle faisait le plein de nourriture, de livres et de rhum - son triptyque survivaliste, c'était chaque fois dans des localités et des boutiques différentes (à Calexico, El Centro, Holtville, poussant même jusqu'à Brawley, quitte à avaler un peu plus de bitume craquelé), payant systématiquement en liquide afin de rester la plus discrète possible, ce qui, bien sûr, était loin d'être évident dans la mesure où les belles étrangères, même lorsqu'elles ne portent pas de mini-jupe et de talons aiguilles ne passent jamais inaperçues dans cette partie du désert californien, à portée de 9 mm de la frontière méxicaine. Mais sa froideur naturelle avait jusqu'ici toujours eu raison des ardeurs des lourdeaux du sud comme du nord de l'Amérique. 


(Coyote Wells - California - Source Google Maps)

dimanche 16 octobre 2011

L’été à Concrete, l’hiver à Coyote Wells…

Dans le tome 2 de L’infection, Nathalie Kay passe l’été dans les montagnes à proximité de Concrete (Wa), et l’hiver sur les pistes ensablées de Coyote Wells (Ca). Je fais allusion à cet endroit dans le texte que je suis en train d’écrire, et qui se situe à peu près à la moitié de Pandémie.

Coyote Wells (Ca)
Pourquoi j’ai choisi cette ville? Eh bien il me faillait un lieu désertique, loin de la population et proche de la frontière mexicaine. Donc comme d’habitude : un petit coup de Google Maps, et en suivant la Highway 8 depuis la côte, je suis tombé sur ce bled perdu au nom si typique. Donc voilà l’histoire!
Oui, Ce n’est pas parce que ce passage de l’histoire se trouve à la moitié du roman que j’en suis déjà là, hein ? En fait, en attendant les réponses des éditeurs, comme je n’arrivais pas à me motiver pour recommencer à écrire le tome 2, je me suis mis à écrire un passage qui me faisait envie. J’ai écrit 4 pages ce week-end. Ce n’est pas beaucoup, mais je n’ai pas fait que ça, je vous rassure ;-)