mardi 5 mai 2020

L'infection T3 Sepsis : petit extrait du chapitre 3 - Confinement


La boulangère de Domino sauvagement assassinée !

Jacqueline Charrier n’était pas rentrée à son domicile vendredi soir. Son corps, atrocement mutilé, a été retrouvé le lendemain après-midi dans les dunes situées aux abords de la plage des Sables Vigniers par une patrouille de militaires chargée de la sécurisation de l’île. C’est attirés par la présence inhabituelle de nombreux corbeaux autour de la scène de crime que les soldat de la base aérienne 721 de Rochefort ont fait la macabre découverte. Les constatations réalisées dans la foulée par les gendarmes de Saint-Pierre d'Oléron, rapidement dépêchés sur place, ont permis de confirmer qu’il s’agissait bien de la boulangère de Domino et que cette dernière avait été décapitée au moyen de ce qui pourrait être une grande lame, comme une machette ou un sabre. La tête de la victime n’a, à ce jour, pas encore été retrouvée. Mais les empreintes de pas laissées sur place par le tueur probable laissent supposer une personne d’assez forte corpulence.

Un tueur en série parmi nous ?

Il s’agit du second assassinat non élucidé sur l’île depuis quatre jours. Rappelons que la première victime était une néerlandaise établie à Chéray depuis sept ans du nom de  Mariska De Bruyn. Son cadavre rejeté par la mer avait lui aussi été retrouvé sans tête dans le même secteur, mais un peu plus au Nord, sur la plage de Chaucre. La gendarmerie se refuse à tout commentaire pour le moment mais la question revient sans arrêt dans les discussions des habitants des villages environnants : se pourrait-il qu’un tueur en série sévisse sur le canton de Saint-Georges d’Oléron ? Ou est-ce l’œuvre d’une ultime poche de grillés qui n’aurait pas encore été neutralisée pendant le nettoyage opéré par les forces de l’ordre, juste après « le grand embrasement » il y a six mois ? En attendant d’en savoir plus, les autorités invitent la population à la plus grande prudence, à ne jamais circuler seul et à rester chez soi, dans la mesure du possible.

Article tiré de la version polycopiée du quotidien régional Charente Libre, édition Charente Maritime, Île d’Oléron :

mardi 25 février 2020

Un mois complet pour m’y remettre… et terminer ?!

Ça fait un moment que je ne vous avais pas donné de nouvelles. Je répare cet oubli aujourd’hui, pour vous en annoncer une bonne (de nouvelle) : j’ai posé un mois de congé entre la fin avril et la fin mai. Un mois d’affilée que je compte mettre à profit pour m’imposer une certaine « hygiène de vie » et me remettre à écrire Sepsis, le dernier tome de ma saga fantastique L’infection.

En fait, j’ai constaté qu’après mes journées de boulot assez intenses, à pianoter sur mon ordinateur, je n’ai absolument pas cœur à me remettre devant un écran. Je suis en règle générale assez fatigué (je vois un peu trouble – sans avoir bu une goutte d’alcool – je précise…) et il ne me faut pas longtemps pour tomber dans les bras de Morphée. Le peu de temps de conscience dont je dispose le soir, je préfère  le donner à mes enfants et ma compagne.

Quant aux week-ends, eh bien ils sont faits pour se reposer, n’est-ce pas ? Dont acte ! Je promène mes chiens, je me détends, je fais du ménage… Mais impossible de me ménager quelques heures pour m’y mettre. C’est extrêmement frustrant parce que dans la tête, ça bouillonne ! Toutes les pièces de mon intrigue se mettent en place, à la faveur de longues balades en solitaire dans la montagne souletine, ou de nuits de cauchemar.


Le lot des petits auteurs…


Je suis à chaque fois confronté à ce problème, dès que je veux écrire : je pense que c’est le lot de tous les « petits auteurs » qui sont obligés d’avoir un travail salarié à côté, pour vivre. J’ai de la chance, j’ai un chouette boulot et des conditions de travail plus qu’enviables. Mais ça ne me suffit pas. Il faut, pour mon équilibre personnel et donc celui des miens, que je couche sur papier les terribles histoires qui se bousculent en permanence dans ma tête.

C’est donc mon programme de ce printemps : m’y remettre à fond en mode marathon, avec des séances de 7-8 heures de rédaction par jour, bien tranquille dans ma forteresse de solitude, avec juste ma musique de sauvage pour recréer le mur de son dont j’ai besoin pour aller trifouiller au plus profond de mon âme, ma fidèle bouteille de Jack pour ouvrir les chakras (en cas de panne), et deux heures de marche par jour pour faire tourner la machine. Pour le reste, ce sera repos et famille. 

J’espère faire mieux qu’en 2015, lorsque je m’étais exilé 1 mois chez mes parents pour avancer sur le tome 2 (sorti en 2017 – pour mémoire) : tout écrire – ou presque – sans partir trop loin et trop longtemps des miens. Je vous ferai le bilan de toute cette expérience immersive lorsqu’elle sera terminée, fin mai. En attendant, il me reste deux mois pour me replonger dans la fin du tome 2, histoire de garder un peu de cohérence dans la suite du récit, et peaufiner mon plan… 

Patrice, Sébastien, Sophie, Marrack et l’antivirus X se préparent pour l’affrontement final avec Beau Smart et ses sbires. Je vous promets du grand spectacle pour la conclusion de la saga ! Patience… à l’échelle de l’univers, 2022 c’est demain ! ;-)

mardi 1 octobre 2019

Une petite interview à l'attention de la presse...

Un très mauvais berger...
Le travail d'éditeur, c'est aussi de déterminer pour chaque livre les éléments de langage qu'on va donner à la presse. Et ceci en conservant le ton spécifique de l'auteur. D'où ces petites interviews qu'on a l'habitude de publier dans la gazette d'Astobelarra. Enfin, quand on y pense et qu'on a le temps de s'y prêter...

Rappelez-nous comment est né « Mauvais berger ! » ?

EHB : Si je réponds « dans la douleur », ça va faire un peu trop mélodramatique ! Il me faut revenir à la genèse. Pour résumer, il y a 20 ans, je travaillais dans une grande ville d’Aquitaine. Je ne me voyais absolument pas y élever des enfants et c’est ainsi que j’ai démissionné pour venir suivre une formation indemnisée de berger ovin à Menditte, en Soule, dans les Pyrénées Atlantiques. J’ai fait 2 ans d’études supplémentaires pour avoir ces brevets professionnels (BPO puis BPREA) qui permettent d’obtenir les aides de l’état et de l’Europe afin de créer son exploitation et s’y installer en tant qu’agriculteur. Ces aides financières étaient conditionnées au suivi d’un stage de 6 mois obligatoire en exploitation. Aussi, ai-je choisi d’en effectuer une partie en estives, dans le Béarn. C’est cela que je raconte, dans « Mauvais berger ! », dont l’essentiel a été écrit 10 ans plus tard en 3 nuits, lorsque je travaillais à l’usine. Il faut croire que c’était bien mûr, alors c’est sorti très vite ! Je l’ai d’abord publié sur mon blog, mais il est devenu « un vrai livre » à la faveur d’une rencontre décisive avec Laurent Caudine et les éditions Astobelarra – Le Grand Chardon. Aujourd’hui, je ne suis toujours pas berger, mais je suis resté vivre en Soule où je crois avoir trouvé ma place.

Vous en parliez depuis des années, elle est enfin là. Pourquoi avoir voulu sortir cette version augmentée ?

EHB : Quand la première version est sortie, en 2008, je la croyais complète. Mais au fil des mois et des années qui ont passé, d’autres souvenirs me sont revenus en mémoire. Tout comme les précédents, j’ai eu envie de les sortir de moi, de les écrire et je les ai d’abord publiés sur mon blog (www.etiennehboyer.blogspot.com) en tant que « bonus ». A un moment donné, j’ai arrêté d’avoir ces réminiscences, ou du moins, les dernières qui me sont apparues ne sont pas publiables en l’état. Du coup, j’ai décidé de couper définitivement la vanne et j’ai remanié le texte d’origine pour lui ajouter ces anecdotes supplémentaires et en faire cette édition « ultime ». Nous avons également choisi de changer de format : je trouve que le format poche est plus sympa, plus facile à tenir et à transporter. Du coup, il y a 80 pages de plus que la première version, mais le livre est aussi moins cher !

Pouvez-vous nous préciser de quoi parlent ces nouvelles anecdotes ?

EHB : Je trouvais le texte initial un peu sec. Ça manquait de « poésie », d’ambiance, d’expériences. J’ai raconté quelques souvenirs, quelques pensées… Je parle du brouillard et de l’orage en montagne, de la période de « Lutte » (c’est le nom donné à la reproduction des moutons), de l’art de siffler les brebis, d’hygiène et de promiscuité dans les cayolars, de musique, de tics de langage, de canif qui ne coupe pas… Il y a un peu de tout, en fait et j’ai même rajouté une ou deux illustrations. 
J’aurais aimé parler d’une personne emblématique de ces 6 mois en estives, mais c’est quelqu’un qui m’a laissé un bon souvenir. Les histoires que j’aurais eues à raconter sur elle ne l’auraient vraiment pas mise en valeur, alors j’ai préféré renoncer. Pourtant, elles étaient très « croustillantes » (j’en ris encore quand j’y repense), mais je ne suis pas quelqu’un de méchant. Je ne tacle que les personnes qui le méritent vraiment. 

« Il faut prendre ce livre comme une sorte de clin d’oeil bienveillant qui dirait : attention ! Berger, ce n’est pas ce que vous croyez !»


Quels sont les retours sur ce livre ?

EHB : Ils sont plutôt positifs. On en a quand même vendu pas loin de 1000 depuis 2008. C’est un des Best-sellers d’Astobelarra et j’en suis très fier. Les lecteurs le trouvent facile à lire (c’est un témoignage – il est écrit un peu comme on parle) et relativement drôle, malgré la gravité du sujet : le harcèlement moral au travail. Et de fait, je ne voulais surtout pas que ce soit larmoyant. J’ai donc construit le récit comme un huis-clos policier – un peu malgré moi puisque c’est une histoire vraie. Sans tricher sur la véracité des événements et de mon ressenti, Je me suis débrouillé pour séquencer avec des « Cliffhangers », de façon à ce que le lecteur ait vraiment envie d’aller au bout de l’histoire pour découvrir à quelle sauce le narrateur sera mangé.
En outre, à plusieurs reprises lors de salons ou de marchés auxquels participe mon éditeur, j’ai eu la surprise de rencontrer des personnes qui ont vécu la même chose que moi (et avec les mêmes protagonistes !!!), ce qui m’a d’abord rassuré (je n’avais ni rêvé ni inventé ce que j’avais vécu et raconté) et ensuite conforté dans l’idée que ce livre est nécessaire. Quand on vient d’ailleurs et qu’on souhaite devenir berger, on est souvent loin de s’imaginer à quoi – et surtout à qui – on peut être confronté. Je ne dis pas que tous les agriculteurs sont des monstres ni que berger est un métier dégueulasse, loin de là, mais il faut prendre ce livre comme une sorte de clin d’œil amical : attention, ce n’est pas ce que vous croyez !


Où le trouve-t-on ?

EHB : Il n’est pas encore partout dans le département des Pyrénées Atlantiques, mais tous les libraires de France et de Navarre peuvent le commander directement auprès des éditions Astobelarra. 
Sinon, il est chez Xibero’Bio à Mauléon-Licharre et à la librairie L’escapade, ainsi qu’à la boutique Totone Christobal et au centre culturel E-Leclerc à Oloron Sainte-Marie. Sinon, on peut toujours le commander sur le site Internet de l’éditeur www.astobelarra.fr.


Maintenant que ce livre est terminé, quels sont vos prochains projets ?

EHB : Actuellement, je travaille sur trois projets distincts. La suite (et fin) de ma trilogie fantastique « L’infection », qui est, pour ainsi dire, le principal travail en cours (le tome 1 est sorti en 2012, le tome 2 en 2017 aux éditions Astobelarra). 
Parallèlement, je suis sur la rédaction d’un autre roman que j’ai appelé « Les routes du crépuscule », qui sera une sorte d’histoire d’amour un peu fantastique, sur le thème de l’échec, des regrets, de la résilience… mais assez loin des standards à la mode de la « Feelgood Lit ». Là aussi, tout est prêt. Il ne reste qu’à rédiger, ce que je fais à mes moments perdus. 
Le troisième projet me tient tout particulièrement à cœur et monopolise l’essentiel de mes pensées du moment. Il est toutefois encore au stade de la réflexion (moyennement avancée) : je souhaite faire un livre pour promouvoir les cayolars ouverts de Soule. Je suis fan de randonnée, je dors régulièrement dans ces anciennes cabanes de berger restaurées (on y revient, à la thématique des estives en montagne !) et j’ai envie de partager cette passion avec les gens. Mais si je dois faire ce livre, ce sera en étudiant tous les tenants et aboutissants dans le détail et avec l’approbation des personnes concernées (bergers, assos de randonneurs, office de tourisme, et bien sûr : mon éditeur…). Je ne tiens pas à me sentir (ou être tenu pour) responsable des dégradations éventuelles que les touristes de tout poil pourraient commettre par la suite, donc je dois absolument « bétonner » ce travail. 
En résumé, sa sortie n’est pas pour demain !


Retrouvez cette interview et bien d'autres dans la prochaine Gazette des éditions Astobelarra.

mercredi 17 juillet 2019

Mauvais berger ! en version poche et augmentée sort le 11 août 2019 !

Le teaser officiel de la version poche, augmentée, ultime et définitive de "Mauvais berger !" est désormais sur Youtube. Le livre, lui, sort le 11 août à l'occasion du salon du livre du Camping **** Le Verdoyer et devrait être en librairie dans les jours qui suivent ! Et entre 2008 et 2019, il a gagné 88 pages et perdu 1 euro ! Cherchez l'erreur ? 

mercredi 19 juin 2019

NOUVEAU ROMAN sur le feu : Les routes du crépuscule

Hier, j'ai lancé un sondage sur ma page facebook  auteur et mon compte Instagram. Je proposais à mes followers de voter pour la couverture qui leur donnerait le plus envie d'ouvrir ce prochain livre que j'ai en tête et dont je vais vous parler ci-après. Il semble que c'est le visuel avec les enfants qui remporte le plus de succès ; alors pour l'instant, ce sera celui-là, ci-contre, qui servira de support de communication. Enfin jusqu'à ce que j'aie (ou non) une épiphanie...

Quand on est "auteur", on devrait toujours avoir un carnet avec un stylo près de soi, et notamment sur sa table de nuit. Car c'est souvent la nuit, en rêve, que viennent les idées. En tout cas, c'est mon cas à moi.

Il y a deux semaines, j'ai fait un de ces rêves tellement réalistes que j'ai cru un instant que je l'avais vraiment vécu, une fois réveillé. C'était une histoire complète. Exactement comme lorsque j'ai rêvé de L'infection il y a 11 ans.

Alors je ne vais rien divulgâcher pour le moment, mais voici le pitch : Que feriez-vous si l’on vous proposait de refaire votre vie ? Un couple à la dérive va tenter l'expérience, pour le meilleur et pour le pire. En fait, il s’agira d’une parabole sur le thème des regrets, mais aussi du deuil, de la résilience et de la rédemption. Ce sera un roman plutôt dramatique mais avec un peu d'humour quand même, un peu de fantastique, un peu de Bushcraft, un peu de sexe, et beaucoup d'introspection. Ce n'est pas à proprement parler du Feelgood Lit., un concept super à la mode en ce moment, ce serait même l'inverse. De la Feelbad Lit. :-D
Enfin, rien de super original, me direz-vous... 
C'est je genre de sujet qui a déjà été traité mille fois et en mille fois mieux que ce que je ne pourrais jamais pondre. Sans doute. Mais c'est l'histoire que j'ai envie de raconter aujourd'hui, et je vais y consacrer mes prochaines minutes de disponibilité pour les 3-4 prochains mois.


Attention, ça ne veut pas dire que je lâche L'infection T3 : Sepsis ! Disons que j'ai besoin de laisser ce récit maturer pour pouvoir mieux y retourner. J'ai l'intuition que Les routes du crépuscule est plus facile à écrire, plus récréatif et plus prêt, surtout. Donc je ne vais pas contrarier mes instincts. 

Je ne sais pas aujourd'hui s'il sera publié dans la collection Mozaïk chez Astobelarra. Aucune idée, vraiment. Le "packaging" que j'ai monté autour de la couverture, c'est juste pour présenter un produit fini. Mais je pense que ça devrait plaire... J'ai déjà transmis le synopsis à ma Présidente et à Constance Dufort et ça eu l'air de les emballer. On verra bien ce qu'en pensent les collègues de l'asso ^^


Je ne tarderai pas à vous publier un extrait de ce roman dans les jours qui viennent, histoire que vous vous fassiez une petite idée de ce à quoi ça pourra ressembler. Restez branchés ! 



mardi 18 juin 2019

Mauvais berger (BONUS) : mon rapport de stage !


Je sais que certains d'entre vous, lecteurs, ont soit effectué le BPO ou le BPREA option ovins/lait, soit effectué un stage chez un berger. Et si vous avez seulement aimé "Mauvais berger !", cet article pourrait vous intéresser malgré tout.
J'ai mis le temps (20 ans, quand même !!!), mais j'ai enfin  réussi à remanier mon rapport de stage. Vous pouvez le lire en ligne ici : http://www.astobelarra.fr//documents/extraits/MB-rapport-de-stage.pdf.

J'ai refait les tableaux et les schémas, mais j'ai laissé les prix d'époque (en francs) car j'ai eu la flemme de convertir et chercher les prix actuels. On aura qu'à dire que c'est une "photographie" noir et blanc de mon exploitation agricole virtuelle à un instant T, mais que j'ai colorisée avec Photoshop.

C'est une exploitation "virtuelle" car j'ai tout inventé de A à Z, en me basant principalement sur mes cours de zootechnie, de phytotechnie et d'économie. Comme je devais produire un rapport de stage mettant en scène mon exploitation agricole et mes projets, pour obtenir mes diplômes, je me suis résolu à tout créer "from scratch". Rien de tout ça n'existe pour de vrai. Seule l'histoire tragi-comique que je raconte dans mon livre est véridique.

Si vous n'avez pas encore lu "Mauvais berger !", c'est ici qu'on l'achète :
https://www.astobelarra.fr/mauvais_berger.html ^^