mardi 3 juin 2014

Le meilleur ami de l 'homme

Pollux au printemps 2005, au plateau de Letxaregibela

C'est ce qu'on dit : le chien est le meilleur ami de l'homme. Je confirme.

Pollux, je l'ai sauvé d'une mort certaine en avril 1999. Il est né dans une exploitation agricole, dans laquelle les chiens étaient (et sont sans doute toujours) traités et utilisés comme des outils de travail. Pas seulement les chiens, d'ailleurs, mais c'est un autre débat...
Comme ses frères et sœurs, il était destiné à finir noyé dans le gave d'Ossau à peine quelques jours après sa naissance, mais j'ai pu le sauver. J'avoue, j'ai longtemps culpabilisé d'avoir laissé l'horrible bergère assassiner le reste de la fratrie, mais on ne peut pas accueillir tous les chiens perdus du monde, si?
S'il avait eu la malchance de devoir rester dans sa maison de naissance, il aurait vécu une vie de labeur, de privation et de famine et serait mort à 7 ou 8 ans, comme tous les chiens-esclaves. Mais il a eu de la chance : il a été éduqué, aimé, choyé, soigné, nourri, promené. Globalement, je peux dire qu'il aura eu une belle vie de 15 ans et 1 mois. 

C'était un toutou gentil, affectueux, qui aimait jouer avec les enfants et courir dans la montagne. En outre, il avait une qualité essentielle : il gardait son territoire et faisait fuir les témoins de Jéhovah! 
Il avait aussi ses défauts, bien sûr : il était braillard en voiture sur les trajets courts, il courait sans cesse après celle du facteur (ce qui lui a valu une patte arrière cassée), il poursuivait les moutons des fermes voisines dès qu'on ne le surveillait plus (ce que c'est que l'hérédité), et il aimait provoquer (voire dominer) les autres chiens, si possible les plus gros que lui, ce qui lui a valu des raclées mémorables (c'est généralement ce qui arrive quand on se frotte à plus fort que soi) et de longs moments de solitude chez le vétérinaire... Il était gourmand, aussi : il a fallu courir les cliniques vétérinaires de Charente un dimanche midi, après une ingestion intempestive de mort-aux-rats! Même chose lorsqu'il a attrapé la Piroplasmose... Mais à chaque fois, il s'en est sorti parce que ses maîtres veillaient au grain, si je puis dire...

Et puis, il a supporté sans rien dire les énièmes déménagements qu'on lui a fait subir, de Gotein à Mauléon, de Mauléon à Ordiarp, puis retour à Mauléon... Il nous a accompagné avec enthousiasme dans la plupart de nos déplacements et vacances, même si la voiture, c'était long, dès fois. Il adorait aller au parc de Libarrenx. C'était un peu son jardin, lorsque nous n'en avions plus. C'était un membre de la famille à part entière, le grand frère maladroit, tout poilu et toujours joyeux de mes enfants.

Et puis, en décembre 2012, lorsque notre famille a éclaté, il est resté avec "sa maman". Je ne pouvais pas loger de chien de son gabarit dans mon appartement, au second étage de la rue Victor Hugo. Je ne sais pas ce qui passait par sa tête à ce moment-là, mais à son comportement, je peux dire qu'il m'a toujours aimé, même si - en quelque sorte - je l'ai abandonné comme un faux frère... Très vite, son état de santé a commencé à décliner. Au printemps 2013, il avait commencé à maigrir, ses pupilles à s'opacifier, ses intestins à se lâcher. Ses pattes tremblaient, son coeur fatiguait très vite et il commençait sérieusement à refouler du goulot... Bref, il devenait vieux, si bien que je pensais qu'il ne passerait pas l'été. Mais il l'a fait. Il a même passé l'hiver 2013 et presque le printemps 2014. 

Mais quand le cœur fatigue, les reins sont moins bien irrigués et finissent par se déliter. C'est ce qui lui est vraisemblablement arrivé ces dernières semaines. Son état est devenu critique pendant le pont de l'ascension, alors que les enfants et leur maman étaient partis en voyage dans les Bardénas. La gardienne de Pollux m'a appelé samedi matin. En arrivant sur place, j'ai bien vu que mon chien n'était plus que le tiers du quart de lui-même. Il était presque incapable de se lever, de marcher, et chiant le sang. J'ai dû le porter pour qu'il puisse entrer et sortir de la voiture, ce qui n'était pas trop difficile puisqu'il ne pesait plus que la moitié de son poids initial... Les analyses sanguines chez le vétérinaire étaient sans appel. Pollux allait mourir dans des souffrances atroces. Je le voyais, allongé et tremblant sur la table, inquiet, il avait l'air de très bien comprendre ce qui se passait. 

La décision est très lourde à prendre, je ne savais pas à quel point, jusqu'alors. Je parle de celle d'autoriser le véto à tuer son chien par injection létale. C'est très culpabilisant : suis-je un salaud, ou suis-je au contraire un type bien? Est-ce un meurtre? Est-ce que les raisons sont justifiées? N'aurait-il pas pu vivre un peu plus longtemps, au moins jusqu'à ce que les enfants puissent lui dire un dernier "au revoir"? Autant de questions existentielles qui m'ont traversé la tête à toute allure et jusqu'au vertige, avant que je ne signe l'autorisation. Je me souviendrai toujours du regard de Pollux au moment de l'injection, du long hurlement sourd qu'il a poussé - comme s'il avait compris que je le trahissais une seconde fois - avant que sa tête ne se fasse lourde. Quelques ultimes réflexes nerveux, et en cinq secondes, c'était fini. Il est mort dans mes bras.

J'ai tué mon meilleur ami, mais il est trop tard pour regretter...

samedi 12 avril 2014

Ce n'est qu'un au revoir...

Ma puce-bichette,

Je sais que, pour toi, je n'ai pas toujours été le père qu'il aurait fallu que je sois ; j'ai été un papa relativement absent, plus souvent bloqué devant mon ordinateur qu'à m'occuper de toi. Et je suis bien conscient d'avoir négligé ta mère pour ces mêmes chimères numériques.
Je suppose qu’elle t'aura raconté que mon addiction corps et âme pour Second Life est la principale raison pour laquelle elle a décidé de me quitter en t'emmenant avec elle. Il y a de ça, bien sûr, même si c'est un odieux raccourci. Je ne peux pas t'en vouloir de t'être laissée manipuler. Tu étais encore très jeune quand tout est arrivé et ce sont des histoires d’adultes.
Mais en plus de vous avoir sacrifiées pour mon travail, je vous ai mises en danger de mort. Si tu savais comme je regrette ces mauvais choix et tout ce temps perdu, aujourd'hui !
Vous me manquez horriblement toutes les deux, mais surtout toi, ma petite Sophie. J'ai été affreusement égoïste, j'ai raté ma vie de père et de mari, mais ça va changer : je ne vais pas rater ma vie d'homme.

En enquêtant sur Beau Smart, j'ai mis le doigt dans un engrenage duquel je ne peux plus me dégager : il y va de la survie de l'humanité. J’ai vu de mes propres yeux ce dont cette chose est capable. Tu as dû entendre aux informations que le monde court de catastrophes en catastrophes. C'est dû à Beau Smart, évidemment, même si je ne peux pas encore le prouver à 100%...
Ta mère va penser que j'affabule encore, mais j'ai été contacté par une cellule spéciale dédiée à la traque et à la destruction de l'intelligence artificielle, placée sous les ordres directs du président des États Unis d'Amérique. On a besoin de moi pour accompagner et assister Patrice Bodin (le premier hôte de Beau Smart) là-bas.
Je n'ai pas vraiment le choix. Je dois y aller. Pour moi, pour Patrice, mais surtout pour toi, ma chérie, pour que tu saches que, contrairement à ce qu'on t'a fait croire, ton père n'est pas un couard ni un paranoïaque obsessionnel relevant de la psychiatrie. Ton père se bat pour que tu puisse vivre dans un monde meilleur, plus sûr, sans ce monstre.
Je vais donner tout ce que j'ai dans les tripes pour réussir cette mission, parce que quelque part, ayant une connaissance accrue des tenants et aboutissants de cette histoire, je m’en sens responsable. Et dans ce cadre, je me sentirais coupable de ne rien faire.
Je pars demain. Ne m’en veux pas : je n’ai pas le cœur à essayer de t’appeler, sachant que je risque de me casser le nez sur la sonnerie du téléphone, que ta mère – reconnaissant mon numéro – ne  décrochera pas.

Alors je ne sais pas si je vais revenir ni dans quel état je serais, si je reviens... Je ne sais pas non plus si nous allons réussir à vaincre cette entité démoniaque, ou si elle va finir par aller au bout de son funeste dessein et tous nous effacer définitivement de la planète. Mais je veux que tu saches que je t'aime, ma Sophie.

A bientôt j'espère, bisous,
Ton Papa.

Sébastien Régent.
(extrait de "Pandémie", tome 2 de L'infection)

lundi 27 janvier 2014

Mon ami Dahmer...

Mon ami Dahmer - Derf Backderf
Comme vous devez le savoir si vous lisez ce blog, je me documente énormément en ce moment sur le sujet intarissable des tueurs en série dans le cadre du tome 2 de L'infection, puisque l'un de mes personnages principaux, Gros-Sam Bonini, en est un (et un bon!). C'est un type un peu atypique et j'ai vraiment besoin de le rendre le plus crédible possible. Donc toute la bibliographie (ou presque) de Bourgoin y est passée, et je lis (et visionne) tout ce qui a un rapport - de près ou de loin - avec mon sujet. 

Or, si je trouve le parcours d'un Ed Kemper plutôt intéressant (quoi qu'assez classique - pour un serial killer), ou celui d'un Albert Fish carrément déstabilisant (il défie vraiment les lois de l'imaginaire, ce gars...), c'est surtout celui de Jeffrey Dahmer (le cannibale de Milwaukee) qui m'inspire le plus. Certainement parce que j'étais là-bas à l'époque où il sévissait (Pâques 1990) et que j'ai visité la chocolaterie Ambrosia, où il travaillait (peut-être même l'ai-je croisé ce jour-là, qui sait)?

Ce qui est particulièrement intéressant, chez Dahmer, contrairement à tout un tas d'autres meurtriers en série de son espèce (comme Ted Bundy, par exemple), c'est que dès qu'il a été arrêté, il a tout avoué, sans mentir, sans en rajouter et sans se vanter ; ce simple fait le rendant (presque) sympathique... (Je rappelle que Jeffrey Dahmer a tué 17 personnes - je ne vais pas plus loin dans les descriptions, je vous laisse le soin de vous documenter sur le bonhomme - avant d'être arrêté en juillet 1991 et a fini par être assassiné par un codétenu en prison, en novembre 1994).

Et puis il y a eu foison de reportages ou d'écrits sur sa vie, son "œuvre", beaucoup de matière où puiser, donc. Le dernier document en date est une bande dessinée intitulée Mon ami Dahmer, par Derf Backderf (éditions ça-et-là), qui est un ancien camarade de classe du psychopathe. Il y décrit la jeunesse de Dahmer (de son point de vue et en se fiant à des témoignages du Serial Killer himself ou de proches, d'anciens profs, de journalistes locaux, etc.), avant qu'il ne devienne le monstre que l'on sait. Ce livre est un vrai chef d’œuvre et l'on sent parfaitement que l'auteur a été marqué en profondeur par cette "proximité" avec Dahmer. Le regard vide du personnage central est en effet vraiment effrayant. On sent la confusion et la peur qu'il inspirait à Backderf...

Il faut considérer cet excellent livre (en sélection officielle au festival de la bande dessinée d'Angoulème 2014) comme un exercice cathartique, un exorcisme très réussi plutôt qu'une ultime tentative voyeuriste de faire du fric sur le dos de celui que les américains ont parfois coutume de surnommer "le pire serial killer de tous les temps".
Je vous conseille donc de l'acheter et de "le dévorer", sans plus tarder!

vendredi 29 novembre 2013

This boy's life / Blessures secrètes, tourné à Concrete

Main Street - Concrete (WA) - aug. 2013
This boy's life / blessures secrètes, l'un des tout premiers films dans lequel le bô Léonardo DiCaprio apparaisse a été tourné en 1993 à... Concrete (WA).
Je tiens cette info de mon ami John Boggs, qui m'a raconté le pitch et montré les lieux du tournage. Depuis, bien entendu, je me suis débrouillé pour trouver le film et le regarder...
A l'affiche de ce long métrage d'il y a 20 ans (Léonardo avait 19 ans, et moi 22 à l'époque), on retrouve aussi Robert De Niro.
Donc vous voyez, Concrete, ce n'est pas le trou paumé que vous imaginez! ^^



Bref, tout ça pour vous dire que Concrete me manque, que depuis mon départ, Jason Miller a été élu maire (il sera en fonctions au premier janvier) et que, même si ma vie personnelle est passée du "désert affectif" au "grand beau temps permanent", je me remet tranquillement au travail...
J'espère toujours être dans les délais pour une sortie du tome 2 de L'infection avant Noël 2014...

dimanche 3 novembre 2013

Dédicace au salon SF Armageddon, à Oloron Sainte Marie

Nouvelle technique de vente testée et approuvée!
Un monstre, ça attire les foules et ça fait brailler les gosses!
Ce Week-End, j'étais au premier festival de Science Fiction "Armageddon", à l'espace Laulhère, à Oloron Sainte Marie. Je dédicaçais le tome 1 de "L'infection" et "Mauvais berger!" en compagnie de deux autres auteurs SF (Loïc Solaris et Fabrice Labrousse), plutôt versés dans l'univers Star Wars.
Le samedi a été un peu difficile pour mon stand : zéro vente! Et le dimanche, après une cuite mémorable la veille au soir, j'ai eu l'illumination : j'allais faire le clown sur mon stand, et ça allait cartonner, vingt-diou! 

J'ai acheté plein de Geekeries sur les stands d'à côté, dont un masque particulièrement bien fait - quoi que relativement hideux - et je l'ai porté tout l'après-midi. Au début, je me suis dit que ça n'allait pas trop le faire... ça faisait plus fuir le chaland qu'autre chose! 

Cosplay : Les trois (auteurs) fantastiques.
Madame invisible prenait la photo...
Celui qui dit que je suis "la chose", je lui éclate la couille!
Alors je me suis mis à dessiner (toujours avec le masque sur la tête) sur mes livres. Je faisais des dédicaces à l'avance, en somme. Et ça a marché!
Bilan : 3 "Infection", 3 "Mauvais berger!" et 2 "Sombres mascarades" de vendus, tout ça en l'espace de 3 heures! Et à de parfaits inconnus en plus! 
Il suffisait juste que je me laisse aller, voilà tout! La prochaine fois, je vais casser la baraque!

A part ça, j'ai passé un super moment là-bas! Un vrai gosse dans la caverne d'Ali Baba... J'ai vu un tas de gens déguisés, depuis la 501 ST (les méchants dans Star Wars) aux superhéros les plus improbables (CF le hibou dans "la bataille des planètes"!!!) ou les plus attendus (Wonder Woman, Iron Man, Batman, Wolverine, Captain America...) en passant par les outsiders Jason, Scream, Freddy Krueger, Spartans et autres T800.
Franchement, aller dans un tel salon, c'est pour moi un rêve de gosse réalisé! 
Merci à Mike Cherouati de m'avoir permis de vivre ça!

mardi 29 octobre 2013

The book before love.

Pourquoi ce titre? Parce que ça fait déjà un moment que j'y pense, sans jamais aller au fond de la réflexion. Par trouille, par lâcheté, par flemme... Mais ce matin, l'évidence m'est clairement apparue sous la douche : l'urgence n'est plus à "refaire ma vie", mais à terminer mon livre, voire ma trilogie. Le reste n'a aucune espèce d'importance et relève plus de la perte de temps et d'énergie que d'autre chose...
Cela ne sous-entend pas que je repousserai les opportunités, hein? Je ne me ferme pas à tout ; cela veut seulement dire que je ne les rechercherai plus.

Après mes enfants, c'est ce qui compte le plus pour moi, L'infection. Et plus je cherche de prétextes et moins j'avance. Alors j'ai décidé que c'en était fini de tergiverser, de procrastiner, tout ça... A partir d'aujourd'hui, je vais me replier sur moi-même, m'hyper-concentrer, me recentrer sur l'essentiel.

Ne vous méprenez pas :  je me rendrai disponible pour mon cercle d'amis proches et pour le taff, ça va de soi. En revanche, je déclinerai tout le reste. Je n'accepterai temporairement plus rien qui puisse me freiner dans ce processus.
Désolé si vous avez l'impression que je suis un connard sauvage, un ermite limite psychopathe, mais ce n'est qu'à ce prix-là que je vais réussir à recréer mon univers. Je sais que c'est un comportement très égocentrique, mais il y va de ma santé mentale, en somme. Je compte sur votre compréhension. D'avance merci.

mardi 22 octobre 2013

Quatre jours à Washington DC – Episode 2/2

Téléscope Hubble
Derniers jours en Amérique du nord et retour en France… Rétrospectivement, tout est passé très vite. Encore aujourd’hui, alors que je suis en train de rédiger ce texte, une partie de moi est toujours coincée là-bas. Elle revient peu à peu, mais ce n’est plus la même. Quelque chose a changé, pour le mieux. C’est là que je me dis que peu importe le coût, le temps que je n’aurais pas passé avec mes enfants, ce voyage était nécessaire, bénéfique pour moi comme pour mes proches. Il ne me reste plus qu’à me remettre au travail ! Patience !

7/8/13 : Je me suis levé très tôt encore, ce matin-là. Aussi, j’étais un poil en avance pour le petit déjeuner. La salle à manger était pleine, mais rien à becqueter dans les environs. En fait, j’ai fini par comprendre : le préposé aux p’tits dèjs n’ouvrait la cuisine qu’à 7 heures pile. Pendant que nous étions à la queue leuleu dans la file d'attente, il exigeait de tous les convives un "bonjour" dans une autre langue que l'anglais de rigueur, avant que nous ne puissions accéder aux Bagels et autres doughnuts débordants de confiture. J'ai fait mon crâneur en lui sortant un "Egun Hun" de bon aloi. Il connaissait déjà l'expression euskarienne, mais ça a fait son petit effet. ^^

Homme volant au Smithsonian Air and Space Museum
Une fois bien restauré, je suis reparti à pied dans les rues de DC, en direction du quartier des musées. Je suis arrivé en sueur et une heure à l'avance devant le Smithsonian National Museum of Air and Space, l'un des plus prisés. J'étais le premier arrivé, bien entendu! Alors j'ai fait les cent pas devant les portes et fumé quelques Marlboros en attendant l'ouverture . Les marches du musée se sont remplies de touristes de tous âges, puis ce fut le grand rush! Première chose faite : voir un très beau film en 3D sur l'espace! Ensuite, j'ai mis à peu près 3 heures à faire le musée, sachant que plus le temps passait et plus le musée se remplissait. Donc moins j'avais envie de m'attarder. J'ai quand même fait quelques images du Sputnik, d'un des fameux drônes Raptor, etc. Globalement, j'ai trouvé ce musée à la hauteur de mes attentes. C'est vraiment à voir, au moins une fois.

Une jolie collection de costumes traditionnels sur poupées
Ensuite, je suis allé directement au musée des Native Americans, situé juste à côté. Le bâtiment est laid et ressemble à une grosse bouse de plusieurs étages, mais il est nettement mieux achalandé que celui de New York (J'ai dû y passer trois heures aussi, sans problème!), et il y a une chouette boutique de souvenirs dans laquelle j'ai acheté quelques babioles, essentiellement de la musique Navajo et des verroteries. C'est ironique de constater que les indiens, après s'être fait "acheter" leurs terres à grand coup de verroteries (et de fusil aussi) se vengent aujourd'hui en revendant des colliers en perles de verre (fussent-ils très beau) aux touristes... Quelque chose me dit que j'ai déjà écrit quelque chose comme ça dans un article précédent. Je radote, faut croire ;-)
La bouse architecturale du musée
des Native Americans
Ensuite, je me suis fait le Museum of Natural History, pour comparer avec les images d'une nuit au musée 2. Il est au moins aussi grand que celui de New York, avec des mises en scène plus jolies encore (je trouve). Malheureusement, ma batterie d'appareil photo déchargée et mon téléphone tout buggé m'ont empêcher d'emporter de jolies images des lieux. Dépité après trois nouvelles heures à flâner dans les galeries, je me suis juré d'y retourner dès le matin suivant pour remédier à ce manque. Je ne me rappelle plus trop ce que j'ai fait le soir ; ma mémoire vive n'a qu'une petite capacité et ça date d'il y a trop longtemps... J'ai dû trainer en ville, très certainement, avant de rentrer faire mes bagages car je partais le lendemain en soirée, de l'aéroport de Dulles International.

8/8/13 : Je devais laisser la chambre pour 10 heures, mais vous pensez bien qu'elle était déjà vide à l'heure du petit dèj. Ce matin-là, j'ai décidé de dire "bonjour" et "au revoir" en français au bonhomme de la cuisine. Il a compris et m'a demandé "Oh you're leaving already!?" Très sympa.
Après avoir déposé mon barda à la consigne, j'ai embarqué deux bananes (en libre service à l'accueil) et suis reparti en direction du Muséum d'Histoire Naturelle, faire les photos que je souhaitais emporter avec moi. J'ai dû y rester deux heures à peu près, avant d'enchaîner avec le musée de l'histoire américaine, situé juste à côté. Grosse bâtisse, pour seulement 200 ans d'histoire :-)
Na na na na, Nineteen...
Je suis mauvaise langue... Mais j'assume! Et puis parmi tout un tas de trucs pas super intéressants, il y a quand même quelques perles, comme les reconstitutions de guerres, depuis la secession jusqu'au Vietnam, en passant par l'effondrement du mur de Berlin (!) ou des tours jumelles du WTC. Sans oublier les vieilles bagnoles, les premiers moteurs, les sous-marin... Bref, je ne regrette pas de l'avoir vu quand même, même si comme toujours, on nage en pleine guimauve patriotique. Je trouve que c'est très instructif quant à la mentalité des américains. Et je ne dis pas ça de façon négative, mais plutôt « clinique », comme un anthropologue (que je ne suis pas), en somme...

Morceaux du WTC...
Vers 15 heures, je suis allé récupérer mon paquetage (mes trois sacs archi-bourrés de souvenirs pour les enfants) et suis reparti en direction de Central Metro station, où j'ai dû prendre la ligne orange jusqu'à West Falls Church, puis un Shuttle interminable jusqu'à l'aéroport, sous une pluie battante. Je suis arrivé bien en avance, j'ai encore dû me désapper pour passer le portique du security checkpoint, où l'on m'a remis un pass pour accéder au « Lounge » d'Air France. Je suis allé manger quelques Sushis dans l'un des restaus du Duty Free avant de m'y rendre, ce que j'aurais pu éviter, dans la mesure où il y avait assez à manger (et à boire) là dedans pour un régiment ! Je me suis donc gentiment fini avec quelques shots au Jack Daniels, tout en grignotant quelques saloperies du genre fruits secs, cacaouètes, légumes divers à tremper dans des sauces archi-sucrées. Ensuite, l'heure du décollage est vite arrivée. Pendant le trajet, j'ai regardé un film que j'avais déjà vu mille fois (je crois que c'était les X-Men Origins en VO), j'ai fini « Joyland », le dernier livre de Stephen King (j'ai adoré), et j'ai surtout regardé le plan de vol en serrant les fesses :D

Aéroport de Reykjavik
Mais nous sommes arrivés sans encombre à l'aéroport de Reykjavik. C'est superbe, vraiment, l'Islande, vue du ciel ! Tous ces volcans, ces landes noires... ça me donne envie d'y repartir, mais pour plus longtemps que juste 3 heures enfermé dans une bulle de verre ! Je vais y réfléchir pour un prochain voyage, tiens...
Je suis arrivé à Paris vers midi et demi heure locale, complètement défoncé de fatigue : je m'endormais debout ; mais une fois assis, impossible : trop de passage, trop de bruit. Mon prochain vol (pour Pau) étant pour le lendemain matin, je ne me voyais absolument pas dormir à Charles de Gaulle sur un banc, comme à l'aller. J'ai eu la chance de me trouver une chambre au Formule 1 pas très loin, et j'ai fait le tour du cadran, de 17 heures à 5 heures du mat, sans me réveiller.

J'ai pris l'avion vers 8 heures et suis arrivé vers 10 heures à Pau. J'ai marché tout le restant du chemin jusqu'à la voiture, que j'avais laissée au parking de la caisse régionale du Crédit Agricole, à 5 km de là. Une heure et quelques minutes plus tard, j'étais à Mauléon.

Ainsi s'achève mon périple 2013 aux USA. Merci à tous ceux qui ont participé, à ceux qui m'ont suivi, à celles et ceux que je vais rencontrer à partir de maintenant et qui liront ces textes...

Pour voir toutes les images de ces deux derniers jours aux USA à Washington DC, click here!