lundi 22 juillet 2013

De Newark à Denver, de Denver à Page.

Le petit coucou qui m'attendait à Denver...
18/7/13. Aucun souci pour prendre l'avion à Newark. J'ai passé les security checkpoints avec succès, et ai embarqué assez vite dans un avion de taille moyenne. Un peu le genre de celui que j'avais pris à Pau. Pour une fois, j'étais assis à côté d'une charmante jeune fille... qui n'a pas arrêté de roupiller de tout le vol, lol.
Arrivé à Denver, il m'a fallu reculer de deux heures. Vous rendez-vous compte? En amérique, l'avion est une machine à remonter dans le temps! C'est pas chez nous que ça arriverait, ça! Quand je vous dis qu'on a 20 ans de retard ;-)

La grande traversée des choux-fleur
A Denver, on m'a gentiment aiguillé vers le bon terminal. Pas de checkpoint ici. C'est la routine... Dans les couloirs de l'aéroport, je croise mes premiers cowboys (avec Stetson, bottes en peau de crotale et chemise en jeans) et mes premiers indiens. D'ailleurs, on ne dit pas "indien" ici, mais Native American, c'est beaucoup plus politiquement correct. Les américains sont très sensibles sur cette question. C'est sûr qu'ils doivent avoir un peu de scrupules, après avoir tué, puis parqué dans des réserves les autochtones pour pouvoir bâtir leur constitution... Les français n'ont pas fait mieux en Algérie ou ailleurs, remarquez. Sauf que eux, ils ont fini par partir.
Enfin, bon, on ne va pas tergiverser, hein? D'ailleurs les fameux indiens commencent à pas mal tirer leur épingle du jeu, au final. Nombre d'entre eux vivent (bien) du tourisme (et parfois du jeu) ainsi que de la vente de leurs artisanat. Je crois que ça ne va pas trop plaire, ce que je vais dire, mais je trouve qu'aujourd'hui, ils sont un peu comme les basques en France : intégrés à la société qui les a bouffés, mais intègres et autonomes (ou cherchant à le devenir, pour les basques). Bref.

Premiers canyons, sous la couche cotonneuse !!!
Au bout de trois petites heures d'attente, on m'a dirigé vers un "minuscule" coucou bleu-blanc-rouge à hélices. Pas de passerelle : l'accès à l'avion s'est fait directement depuis le tarmac, comme dans Tintin. J'avoue que j'ai eu le fessier qui s'est un peu contracté en voyant l'engin. Mais bon : ça aussi c'est l'aventure! Alors je suis monté et ai pris place. Dans l'avion, une place de chaque côté de la travée centrale... Je voyais la cabine et les deux pilotes depuis mon siège. Et puis l'avion a décollé. Il a même volé, dites donc! Bon, rien à voir avec le gros Airbus transatlantique. A la moindre traversée de nuage, on avait l'impression qu'il allait perdre une aile ou piquer du nez. Et ça tombait mal : il y en avait un paquet, de gros nuages d'orage. Mais apparemment, on s'en est bien tirés ce coup-ci. En tout cas, j'étais content de ne pas avoir mangé avant le départ! Je vais garder la technique pour le prochain vol, lundi midi, puisque je vais vraisemblablement reprendre le même zinc. J'ai quand même éprouvé une terrible excitation à la vue des premiers canyons, et bien entendu à celle du Lake Powell, juste avant d'arriver. 
L'atterrissage à Page a été assez folklorique. Là encore, j'ai cru que les 14 passagers, les deux pilotes et moi-même allions y rester, mais non. Solide cet engin!

Le Powell Lake, juste avant d'atterrir. 
Dehors, la chaleur était écrasante, mais complètement différente de celle de New York : une chaleur sèche et saine. Du coup, entre l'aéroport et mon hôtel (environ 2 km), je n'ai pratiquement pas sué. J'ai marché lentement (à cause de mon pied douloureux), mais je suis arrivé à bon port. Le réceptionniste a un accent atroce, à couper au couteau, genre de l'irlande profonde (ou du pays de Galles), mais on a fini par se comprendre. C'est le grand luxe, ma chambre! J'ai la télé (que je n'utiliserai pas), un frigo, et un king size bed (immense! On pourrait dormir à 3). Dans la cour, il y a une piscine (que je n'utiliserai pas), plein de distributeurs de Coca Cola (idem) et l'hôtel est en "plein centre" de Page, face au Safeway (parfait pour les courses). Autour, il y a un paquet de boutiques Navajos qui vendent de l'artisanat ou des promenades dans divers sites classés sous leur juridiction. Il y a des restaus, des pompes à essence, des banques, des bouches à incendie aux couleurs de Captain America... C'est pas le désert, ma foi!
Ah si...

On m'a souvent demandé pourquoi j'allais en Arizona, si je n'utilisais pas mon voyage pour l'écriture du tome 2 de L'infection. En fait, c'est la lecture des romans d'Edward Abbey ("Le gang de la clé à molette", "Désert Solitaire"... disponibles à la bibliothèque de Mauléon) qui m'a donné envie d'y poser mes sacs pour quelques jours. Au départ, je devais aller à San Diego (voir Coyote Wells), et puis comme je n'y fais qu'une toute petite allusion, je me suis dit que ce serait bête d'aller aux USA et de ne pas au moins voir les canyons. Alors c'est sûr qu'en 4 jours, je ne vais pas pouvoir tout faire. Surtout avec le pied dans cet état. Mais je vais faire mon maximum, profiter de l'instant présent, de l'air ambiant, du sourire et de la gentillesse des Navajos. Voilà l'idée : suivre les pas (pas tous) d'Abbey et en prendre plein les mirettes!

"En Amérique, tout est grand", disait la blague. C'est ma foi
vrai. Il y a comme un culte à la démesure. Parfois, ça peut
effrayer... (photo réalisée sans trucage)
Je suis allé acheter quelques trucs à manger pour le soir (je n'avais rien dans l'estomac depuis le matin 5h00 à Newark) et pour le lendemain, car je devais aller chercher ma voiture de location puis partir en balade dans l'arrière pays, autour du Lac Powell. Je n'avais encore rien de fixé. Il y a tellement de choses à faire ici, et la perception des distances est tellement faussée...

Après manger (des mûres de la taille de mon pouce – photo à l'appui – des tomates et du Pémikan – putain ce que c'est bon cette cochonnerie! – et du fromage en batonnet – sans déconner...), j'ai à nouveau charcuté mon pied qui baignait dans son jus depuis 24 heures, et comme je n'en pouvais plus (décalage horaire oblige), je me suis couché vers 18 heures, sachant que j'avais mis le réveil pour 6h30. La journée appartient à ceux qui se lèvent tôt, surtout en vacances :D

mercredi 17 juillet 2013

Derniers jours à New York City... (sniff!)

Who's the Rex, now, uh?
15/7/13. Ce qui est vraiment impressionnant, à New York et qui marque dès le début, c'est que les américains (toute origine sociale confondue) sont constamment avec un téléphone portable à la main. Beaucoup téléphonent, d'autres – aussi nombreux – écoutent de la musique au casque tout en marchant, mais c'est comme si on leur avait greffé cet appendice technoïde dans le corps !
Les attaques de vautour, on en parlait déjà du temps de la préhistoire (lol)
Autre chose qui marque : l'usage démesuré de la climatisation. C'est vrai qu'il fait chaud, à New York, mais là, ça dépasse l'entendement : les boutiques de la ville exhalent toutes ce courant d'air froid (remarquez que je n'ai pas dit "frais", mais bien "froid"!) qui contraste durement avec celui, lourd et moite du dehors. Le premier soir, j'ai même choppé un torticolis dans un magasin de souvenirs de Times Square, à cause de la clim!

Lundi, j'avais tellement mal au pied (gauche – j'ai attrapé une méga ampoule en parcourant la ville en espadrilles la veille, remember?) que j'ai décidé de marcher beaucoup moins. Je devais aller visiter Central Park (balade de 4 heures) avec un groupe de l'hôtel, mais j'ai déclaré forfait au dernier moment. Je suis quand même passé par Central Park pour aller là où je me rendais, c'est à dire à l'American Museum Of Natural History, situé à une demi douzaine de blocs de l'hôtel. Ce musée est vraiment immense et rappelle en tout point celui du film "Une nuit au musée", avec Ben Stiller. Il y a pléthore de superbes scénographies, d'expositions, de maquettes, de squelettes de dinosaures ou d'animaux empaillés, de minéraux précieux et on y trouve même "Gomgom", cette espèce de reproduction d'une statue de l'île de Pâques. Je ne suis pas resté jusqu'à la nuit, pour voir si tout ça prenait vie (j'ai fait quand même 4 heures et je suis certain de ne pas avoir tout vu!), mais en tout cas, ça aurait plu aux gosses. Next time, maybe?

Il ne m'a pas demandé de Chewing gums. En même temps
 je ne sais pas s'il aime les Fischerman's friend...
Ensuite, je suis remonté tranquillement à l'hôtel en passant par Broadway Avenue, sans trop forcer. Ma voûte plantaire semblait aller bien mieux, même si, la fatigue aidant, je me suis remis à boiter. Le soir, après dîner (j'ai mangé une salade de tomates Mozzarella, un énorme Panini au boeuf et un blueberry cheese cake – je détaille, histoire de prouver à Pette que je ne mange pas que des bananes ou des smoothies...), je suis allé me promener dans Amsterdam Avenue, mais comme j'ai été accosté 3 fois par le même individu (je lui ai même demandé si sa mère avait fait des triplés ou quoi?) qui réclamait 2 dollars pour picoler, j'ai fini par rentrer à l'hôtel, un tantinet désabusé.

16/7/13. Le lendemain matin, réveil à 6h00, jet lag oblige. Ce coup-ci, vu que j'avais repéré le trajet la veille, et que mon pied ne me faisait plus trop souffrir, je suis allé courir 9 km autour du plan d'eau de Jackie Onassis, appelé le "Réservoir", autour duquel Dustin Hoffman s'entraînait dans "Marathon Man". Il faisait déjà très très chaud à 6h30 du matin, mais j'ai tenu bon.
Un petit jogging dans Central Park? La classe (américaine)!
En rentrant, avec la chaleur ambiante, j'ai mis un temps fou à stopper la sudation. Douche, déjeuner, puis départ pour la Highline, cette jolie promenade sur une ancienne voie ferrée suspendue transformée en jardin public permet de découvrir New York avec un autre oeil. Auparavant, en traversant Chelsea, je me suis aperçu que je passais à Hell's Kitchen, le quartier de Daredevil. Je n'ai pas vu le héros cornu aveugle courir les toits, mais il est vrai qu'il ne sort que la nuit... Plus tard, sur les bons conseils du Guide du Routard, je me suis arrêté à la boutique "Native Leather", sur Bleeker street (à Greenwich Village), pour acheter un souvenir "Made in USA" pour mon fils.
La Highline, havre de paix et de verdure en plein New York.
J'ai à nouveau croisé Broadway Avenue pour rejoindre Little Italy, qui n'a plus d'Italie que le nom, puisque les lieux sont colonisés par les chinois de Chinatown. Justement, c'est vers ce quartier que je me dirigeais, recommençant à boiter... J'ai hésité entre m'arrêter pour manger dans un restaurant chinois, ou reprendre un délicieux smoothie, mais pas longtemps. C'est trop bon, ces jus de fruits frais glacés! Et ça remplit bien son homme, puisque dans le Fruitie Tootie (mon préféré), il y a de la mangue, des fraises, des ananas et... deux bananes! J'ai zoné un peu dans Chinatown, reniflant les parfums d'orient, tendant l'oreille aux dialogues en cantonais (que je n'ai pas compris, évidemment), bref, je cherchais une ambiance exotique. Je suis un peu déçu par Chinatown à New York. Je m'attendais à quelque chose de plus... Enfin de moins... Enfin je me comprends. Normalement, dans 6 jours, je logerai à deux blocs de celui de San Francisco, qui parait-il est vraiment dépaysant. A voir...

Le Brooklyn bridge, en travaux de rénovation.
J'ai poursuivi mon bout de chemin vers le pont de Brooklyn, sachant que je n'aurais jamais la force de le traverser. Il faut savoir que la perception des distances en amérique est complètement différente de celle qu'on a chez nous. Tout est tellement gigantesque, ça fait peur, par moment!
De toute façon, je voulais juste faire une photo du pont. Ensuite, j'ai longé l'East River jusqu'au Ferry de Staten Island, me disant que je pourrais toujours pousser jusqu'à Castle Clinton pour prendre un billet pour Liberty Island, mais j'ai eu la flemme au dernier moment : trop de monde. Et puis le cadeau pour Louis (un couteau tactique de chez "Buck") aurait risqué de me poser un petit problème au Security Checkpoint. Alors j'ai opté pour le Ferry (gratuit) et fait l'aller-retour dans la foulée, shootant la statue et Downtown Manhattan à qui mieux-mieux. Déjà, à ce moment-là (il était genre 16h30), mon pied recommençait à me faire souffrir, alors j'ai lâché l'idée de me faire le WTC Memorial et me suis dit qu'il valait mieux songer à remonter tranquillement, via Broadway Avenue. 
Lady Liberty...
Je me suis arrêté pour manger quelques sushis et sashimis près de Wall Street, puis ai poursuivi ma route d'estropié en m'arrêtant pendant 10 minutes tous les 2 km jusqu'à l'hôtel. Je suis arrivé vers 19h30 lessivé, trempé, puant, suffocant, geignant et à la limite de tomber dans les pommes. J'avais le tournis, des tremblements (bien plus qu'en temps normal) et des fourmis dans les bras. Quant à mon pied, je vous passe les détails... Les abonnés à mon compte Facebook ont pu voir une photo qui en dit long sur son état :D
Du coup, je me suis douché, ai pansé ma plaie et me suis mis au lit sans manger. A 20 heures, je n'étais déjà plus de ce monde... Rendez-vous compte : j'ai fait pas loin de 30km à pied (en comptant les tours et les détours) ce jour-là! Et autant l'avant-veille!!! Qu'est-ce que ça aurait été si je ne m'étais pas entraîné en montagne, ces dernières semaines...

17/7/13. Ce matin, je me suis réveillé relativement en forme (à 05h30, quand même). Ma voûte plantaire enfléee me faisait toujours mal, alors je l'ai charcutée un peu, puis l'ai bien soignée. C'est que – normalement – je vais rester 24 heures sans me changer, donc mieux vaut que cet aspect-là de ma santé soit relativement en ordre. Après le petit déjeuner, j'ai fait mes bagages car je quittais New York City pour l'aéroport de Newark, dans l'attente de mon avion pour Page (Arizona) qui part demain matin à 7h20. J'aurais pu rester un peu plus longtemps en ville pour profiter de ce dernier jour, en visitant quelque musée ou autre, mais comme je ne peux pas marcher (surtout avec deux sacs à dos), et que je devais quitter l'hôtel à 11 heures, pas la peine de me casser la tête. Je préfère être au top de ma forme pour affronter le Glenn Canyon dès demain après-midi!

Dans le quartier des affaires, à Downtown Manhattan
Le taxi est donc venu me chercher vers midi, et depuis lors, je hante les couloirs de l'aéroport du New Jersey en quête d'un coin pour dormir tranquillement ce soir (si j'y arrive) et d'un spot Wifi pour communiquer avec mes amis que j'ai laissés en France. De temps en temps, j'observe les gens, voyageurs (comme cette jolie asiatique aux cheveux ondulés qui lutte avec sa valise à roulettes, cette hôtesse de l'air cambrée comme si elle avait un balais coincé dans le cul, ou encore cette américaine tatouée de partout portant un chapeau à la Scarlett O'Hara complètement décalé), ou membres du personnel (la grosse mama de l'accueil, dont la voix de gorge résonne à 20 mètres à la ronde, ou ces deux petits flics à pantalons moulants qui marchent comme lucky Luke en buvant du coca cola, ou encore ce beau noir d'un certain âge en costume de stewart, avec son Talkie Walkie crachouillant qui, assis, attend patiemment que la personne handicapée qu'il doit prendre en charge passe les portes de l'aérogare), qui passent devant moi sans me voir. J'ai l'impression d'être d'une autre dimension. Cette distance me confère comme un pouvoir magique, un peu analogue à celui qu'on peut ressentir quand va au cinéma : on est dedans sans y être vraiment.
This could be my new fiancée...
Sauf qu'aucun des personnages de CE film bien réel ne saura (ne se rappellera) jamais que, pendant des minutes, parfois des heures, un témoin invisible les aura détaillé de la tête aux pieds et aura imaginé des scenarii improbables voire même fantasmé avec leurs vies. Ça vous fait peur, hein? C'est mon côté psychopathe, je présume...


Je ne sais pas à quelle heure je vais enfin savoir à quel endroit me présenter, ni si mon gros sac à dos est enregistré dans mon billet d'avion en tant que babage de soute, ou pas. On verra. J'ai encore beaucoup de temps pour stresser. Tant que je ne suis pas obligé de marcher ;-)

Voir toutes les photos des jour 3 et jour 4? (cliclic sur les liens!)

lundi 15 juillet 2013

Premiers jours à NYC!

En approche de NYC
13/7/13 : Voilà, après un long mais sympathique vol avec Aer Lingus, je suis enfin arrivé à l'aéroport JFK, à New York. Je suis crevé, lessivé : dormir dans l'aéroport Charles de Gaulle ne me l'a pas trop mise (la gaule), et j'ai hâte de prendre une douche. Ici, il fait une chaleur tropicale, humide, pesante, grasse, collante. 

Je hèle un taxi (Yellow Cab, comme il se doit), et le charmant conducteur afghan d'origine me dépose devant l'International Hostel, situé à l'angle de la 103eme rue et d'Amsterdam Avenue, à deux pas de Central Park. C'est une auberge de jeunesse, et je partage ma chambre (mixte) avec une tripotée de jeunes tchèques blondes qui m'accueillent presque à poil! J'ai cru rêver, je vous jure!!! Du coup, là, je l'ai, la gaule. Mais la douche est plus urgente. Je pue c'est une atrocité. Même une tchèque très affamée ne voudrait pas s'approcher à moins d'un mètre de moi...

Times Square la nuit...
La nuit commence à tomber, je range mes affaires vite fait, rechausse mes godillots puants et pars à pieds direction Times Square. C'est à 3/4 d'heure de l'hôtel. Les rues de New York sentent un drôle de parfum doux-amer, mélange improbable de bouffe cuite, de vinaigre (la sueur des gens), de métro (les bouches exsudent leurs fumées nauséabondes via des grilles incrustées dans les trottoirs), et de pneus de taxi qui chauffent.
Ce lieu (Times Square) est proprement fascinant, hypnotique, hors de toute limite : ça brille, ça clignote de partout, il y a des filles magnifiques tous les 3 mètres (quelques obèses aussi, mais pas tant que ça, finalement), je ne sais plus où donner de la tête. Des Sushi shops partout, des boutiques de mode, des gens de toute nationalité et de toute couleur parlant un paquet de langues incompréhensibles... et puis des taxis pressés à foison, des flics en uniforme (il y a autant de forces de police qu'il y a de confessions religieuses et d'églises différentes, aux USA). C'est franchement incroyable. La première confrontation avec l'immensité des buildings alentour est déboussolante. On se demande comment ça peut tenir, ces immenses machins de béton et d'acier, sur cette petite île... Sur ces réflexions hautement philosophiques, je m'offre un hot-dog juteux en rentrant. Le repas dans l'avion est loin (et était frugal). La nuit est courte. J'ai plein de projets en tête pour le lendemain...

14/7/13 : Très longue journée en vue. Je suis réveillé à 7 heures du matin (heure locale) par les bruits de la rue (et on est QUE dimanche...). J'ai décidé d'aller courir à Central Park. 9km dans les pattes de bon matin, y'a que ça de vrai! Sauf que je me suis planté sur la carte : j'ai couru à Riverside Park, un grand espace arboré qui longe la rivière Hudson. Je me disais aussi : ça ressemble pas au plan!
Douche, puis déjeuner sur la terrasse de l'hôtel (salade de fruits, chocolatines et grand café d'un demi litre) avant de prendre mes cliques et mes claques pour NYC! J'ai décidé de tout faire à pieds et en espadrilles, s'il vous plait (on est con quand on est jeune...). 

Alors je marche sous un cagnard humide terrible. Times Square (bien moins peuplé que la veille), Broadway Avenue, Cinquième Avenue, le Chrysler Building est en vue. Plus loin, après un peu de shopping chez Timberland, tout en sirotant un délicieux jus de fruits frais glacé, je passe devant l'Empire State Building. Il n'y a pas l'air d'y avoir trop de monde, alors je décide de le visiter. 30 minutes d'attente, c'est rien. Il est midi, c'est pour ça : les restaurants sont bondés, pas le bâtiment... Je fais trois tonnes de photos, puis je redescends. En route pour Wall Street. J'ai déjà un peu mal aux pieds, lol...

En haut de l'Empire State Building, je réalise un premier rêve de gosse!
Je passe devant le Flatiron building, je traverse Washington Square Park, m'arrête 5 minutes pour acheter des souvenirs pour les gosses, et repars. J'ai la voûte plantaire en feu. En espadrille, tes pieds dérouillent!
J'arrive à Wall Street Stock Exchange. C'est fermé (on est dimanche), mais c'est bourré à craquer de touristes dans le coin. Je pousse jusqu'à Battery Park. J'ai l'intention d'aller aux pieds de la statue de la Liberté, mais le bureau des réservations ferme devant mon nez. Trop tard pour le Ferry!
Il est juste 16h30. Alors je décide de remonter en boitillant... Je passe devant le nouveau World Trade Center. Je retrouve Broadway Avenue et remonte, cahin-caha. Au tournant pour Amsterdam Avenue, je craque : j'achète deux hot dogs. Les jus de fruits, ça va bien, mais après 25km dans les pattes, j'ai droit à mon bout de viande, quand même!

Downtown Manhattan skyline
J'ai horriblement mal aux pieds. Je crois que j'ai une méga ampoule au pied gauche. J'ai aussi les mollets lourds, comme un vieux qui aurait la goutte. Après la douche, je m'étends une heure. Je dois aller faire le tour des pubs du coin avec une américaine (Barbara) qui accueille les petits nouveaux chaque dimanche et les emmène écumer les bars, mais je ne suis plus sûr de POUVOIR y aller. Eh merde, on n'a qu'une vie (YOLO comme on dit ici quand on est branché). 
Heureusement, les pubs sont à 5 minutes. Notre groupe part de l'hôtel à 21 heures. Il y a des anglais, un australien, des canadiennes, un irlandais, des allemandes et deux français. Je bois 3 Guinness pour la forme (j'ai moins mal aux pieds, du coup), et je rentre en douce vers 23 heures. Demain est un autre jour...

>>Voir les autres photos?<< (cliclic sur le lien!)

samedi 13 juillet 2013

Have a pint of Guinness, and just shut up!

Le titre, c'est pour faire plaisir à mon pote Pette, qui se plaint que je déblatère un peu trop sur Facebook, au sujet de mon voyage aux USA, etc. David, quand à lui, en rajoute en me demandant de surtout ne pas me mettre à raconter quand je vais aux toilettes... Merci les copains!

Donc là, pour ceux qui n'auraient pas compris, je suis dans un pub à l'aéroport de Dublin, et je sirote une Guinness. C'est presque un dépucelage, les amis. J'en avais bu une du temps de mes années d'étudiant, mais j'avais trouvé le goût de terreau absolument dégueulasse. Il faut croire que j'étais trop jeune, puisque aujourd'hui, je prends vraiment mon pied!

Pour en revenir aux choses sérieuses, je viens de passer avec succès le passage devant les officiers américains de l'immigration. C'était pas de la tarte, quand même : j'ai dû enlever 3 fois mes pompes et ma ceinture (du coup je suis obligé de me tenir le pantalon pour éviter l'attentat à la pudeur, et donc Riker's Island dès mon arrivée), vider mes poches, remplir un papier stupide (le même genre de questionnaire bidon que celui de l'ESTA, qu'on ne m'a même pas demandé, d'ailleurs!), et le gars m'a repris mes empreintes, fait une photo, et tamponné mon passeport. Je suis APTE aux States : Yiiiihaaaa!
D'ailleurs, à ce propos, je pars dans un peu plus d'une heure dans un A330 aux couleurs d'Aer Lingus. 

Hier, j'ai dormi dans l'aéroport (terminal 2 Roissy Charles de Gaulle), sur un banc. Pas très confortable, froid (avec tous ces climatiseurs), pas beaucoup dormi, d'ailleurs, mais c'est aussi ça, l'aventure! Je vais me rattraper dans l'avion. ça me fera les pieds! Tiens, d'ailleurs, à propos de pieds, 24 heures dans les mêmes chaussettes, c'est vraiment pas à refaire. J'ai trop honte à chaque fois que je dois quitter mes pompes! Faudrait pas pousser l'aventure aussi loin, quand même...

jeudi 11 juillet 2013

The D-Day has come!

Chargé comme une mule, aussi prêt qu'on peut l'être...

Le Jour-J, c'est demain. 
Comme je vous l'ai déjà dit, j'ai beau avoir planifié l'essentiel, j'ai quand même les cacahouètes qui shake dans le calbute. Pas de peur, mais d'excitation. Je vais essayer de profiter un maximum de chaque seconde qui va passer, à partir de maintenant.
Je tâcherai de vous tenir au courant le plus possible ici même (et relais via Facebook), par des photos, des vidéos, des impression notées à chaud... A très chaud, même, puisqu'il fait genre 50° à Page (Arizona) en ce moment!!!
Bises à tous, et see you around!

lundi 8 juillet 2013

The pentagon

Le 6 août prochain, je visite ça :

The Pentagon, headquarters of the United States Department of Defense, taken from an airplane in January 2008
Picture by David B. Gleason from Chicago, IL
J'ai même une autorisation officielle qui m'a été transmise par l'ambassade de France aux States! J'aurais voulu voir aussi la Maison Blanche, mais les visites sont toutes ajournées pour réduire les dépenses de l'état. Quant à Fort Meade, siège de la toute puissante NSA et de l'US Cyber Command (dont je parle dans le tome 2 de L'infection), faut pas rêver : là, c'est carrément secret défense! Seule une poignée de dignitaires étrangers peuvent y accéder...
Dommage. Enfin bon, c'est quand même la fête!

vendredi 7 juin 2013

Mon Pélikam est terminé! Merci à tous les participants...

Mon Pélikam s'est terminé la semaine dernière. Je n'ai pas récolté le montant de l'intégralité du projet, mais 5% (340€), c'est loin d'être négligeable!

Grâce à ces dons, je me suis acheté un tout petit portable (Acer Aspire One) avec lequel je vais pouvoir rester en contact avec le monde réel pendant ce mois passé dans un autre monde. Ainsi, je publierai régulièrement textes et photos de mon périple dans ce blog.

Je remercie tous les participants (il y en a 14) de leur gentillesse. Parmi eux, il y a un certain nombre de collègues de boulot (et "assimilés"), des amis d'enfance, une pote de Second Life et des copains de Mauléon, tout ce petit monde relié par l'inévitable Facebook.

Je les nomme (dans l'ordre de leur participation) ci-après : 
David Castéra, Maite Uriarte, Jean-Pierre Etchegoyhen, Hervé Goillart, Floris Ausems, Caroline Herrera, Sophie Massiera, Patricia Jacquot, Pette Etcheverry, Patricia Courtois, Michel Lalanne, Aurore Reynaud, Fredylajoie Merlin, et Laurence Marpaux!  

Quelques news des préparatifs : tout est quasi en place. J'ai mon passeport, le visa de l'ESTA, les billets d'avion, les réservations pour les hôtels... Je me demande si je ne vais pas acheter un petit appareil photo numérique pour éviter de me trimbaler mon gros Nikon et ses deux zooms, en plus des deux sacs à dos. Faut voir... 
Ce Week-End, je vais essayer de simuler mes bagages, pour voir si c'est gérable au niveau du poids, des répartitions, tout ça. Je sais : j'ai encore un peu plus d'un mois, mais je me connais! Il vaut mieux s'y prendre tôt, histoire de pas être surpris au dernier moment ;-)