mardi 14 avril 2009

Deuxième visite au Biltzar de Sare

L'équipe d'Astobelarra - Le Grand Chardon
qui tenait le stand au Biltzar de Sare 2009
C’est la seconde fois que je participe aux rencontres du Biltzar de Sare, très sympathique et incontournable rassemblement d’auteurs, et de maisons d’éditions locales.
Cette fois-ci, j’étais en compagnie de Dominika et Piarres, deux autres membres de l’association éditrice Le Grand Chardon – Astobelarra. L’ambiance était très bonne, nous avons eu un monde pas possible, étions bien placés (en face de l’entrée), avons bénéficié d’un grand beau temps, et l’axoa de midi était succulent.

Alors de quoi se plaint le peuple?


Etienne H. Boyer avec Dominika et Piarres sur
le stand Astobelarra, au biltzar de Sare 2009
On s’est très vite rendus compte que les gens n’ont pas de fric, ou du moins, réfrènent leurs pulsions consommatrices. Bon, c’est vrai que “Mauvais berger!” est sorti l’an dernier, et que la plupart des visiteurs de ce salon sont peu ou prou les mêmes que ceux de l’année dernière.
D’autre part, je suis totalement incapable de me vendre, alors je n’ai pas non plus fait de “rentre-dedans“, comme mon voisin de table de chez Elkar, qui avait l’air d’avoir des techniques d’approche assez efficaces (même si lui aussi se plaignait de la difficulté globalement ressentie par tous les stands)…

Une dédicace un peu plus soignée que
les autres, et retouchée sur Photoshop…
Enfin bon… Le Biltzar, on n’y va pas que pour vendre, hein? C’est aussi un excellent moment pour l’échange de liens.
Donc nous y retournerons évidemment l’an prochain, pour la sortie du prochain ouvrage de la collection bilingue (franco-basque) Litté-Nature, qui sera vraisemblablement “Woods’town“, d’Alphonse Daudet, illustré par Pierre Lahore.
Et je dirais même plus (comme dirait Dupont “D”), peut-être que ce sera aussi le temps pour “L’infection“, mon petit dernier de derrière les fagots, de montrer le petit bout de ses antennes (Wimax)…

vendredi 27 mars 2009

“Mauvais berger!”, vu par Yann Minh…

Yann Minh, artiste noonaute, peintre et auteur cyberpunk
J’ai rencontré Yann Minh sur Second Life, dans le cadre de mon activité de rédacteur web pour Immersive Lab. J’étais venu sur son île virtuelle pour le faire parler de lui, et de ses projets. Ce que nous avons fait.
J’ai appris alors qu’il était aussi auteur d’un livre. Un roman fantastique, qui plus-est! Nous avons donc convenu d’échanger nos oeuvres via la poste, ce que nous avons fait aussi!
Quelques semaines plus tard, Yann Minh m’a recontacté alors que je vaquais à mes occupations (in)habituelles dans l’univers virtuel de Linden Lab. Nous avons eu une longue et très intéressante discussion au sujet de “Mauvais Berger!”, qu’il avait lu. Voici, ci-dessous, et en accord avec les deux protagonistes, l’intégralité de ce surprenant dialogue!

[2009/01/22 5:39] YannMinh McDowwll: salut ça va?
[2009/01/22 5:40] Montparnasse Belgar: salut! Oui, et toi?
[2009/01/22 5:40] YannMinh McDowwll: je viens de lire ton roman : passionnant
[2009/01/22 5:40] Montparnasse Belgar: ah!
[2009/01/22 5:40] YannMinh McDowwll: il se lit vite, et est bien écrit
[2009/01/22 5:40] Montparnasse Belgar: oui, c’est écrit gros!
[2009/01/22 5:40] YannMinh McDowwll: manque un peu de soucoupe volantes et de bondage, mais sinon tes relations perverses avec la mamie sont excellentes :D
[2009/01/22 5:40] Montparnasse Belgar: merci ;-) c’est une tranche de vie : y’a rien d’inventé (à part les noms). Mais le prochain livre sera une fiction! en tout cas, je suis heureux que ça t’ait plu
[2009/01/22 5:41] YannMinh McDowwll: :D
[2009/01/22 5:41] YannMinh McDowwll: c’est en tout cas une belle description des relations BDSM au travail… Sérieusement, il y a des métaphores sexuelles puissantes dans ton livre… tu ne les a pas mise volontairement je suppose
[2009/01/22 5:43] Montparnasse Belgar: euh…
[2009/01/22 5:43] YannMinh McDowwll: lol
[2009/01/22 5:43] Montparnasse Belgar: avec la vieille??? Erk!
[2009/01/22 5:44] YannMinh McDowwll: relis le avec ce que je viens de te dire! J’ai adoré les vers dans les sexes des moutons
[2009/01/22 5:44] Montparnasse Belgar: oui, ça a plu (ou déplu) aux gens ce passage! LoL
[2009/01/22 5:44] YannMinh McDowwll: tu as dans ton histoire, une méta histoire sado-maso trash qui avance en parallèle, et qui donne toute la force de ton récit. C’est un vieux truc
[2009/01/22 5:44] Montparnasse Belgar: ce devait être inconscient… :D


NooGenesis-V2
envoyé par yannminh.

[2009/01/22 5:45] YannMinh McDowwll: ainsi, dans Matrix 1, tu as une histoire BDSM qui avance en parallèle, mais c’est fait volontairement. Idem dans Alien 1 Alien 4 et Blade Runner.
[2009/01/22 5:46] Montparnasse Belgar: je dois pas être assez euh… habitué pour les voir… Explique?
[2009/01/22 5:46] YannMinh McDowwll: tape métaphores sexuelles dans google
[2009/01/22 5:47] Montparnasse Belgar: première occurrence : http://www.yannminh.org/french/TxtArguments090.html
[2009/01/22 5:47] YannMinh McDowwll: c’est un vieux truc de graphiste et de cinéaste, celui qui l’utilise avec le plus de brio, c’est Hitchcock. Mais c’est omniprésent en art et littérature depuis des éternités. La différence c’est que maintenant, ce sont des stratégies littéraires et artistiques souvent consicentes, du fait (entre autre) de la sémiologie publicitaire.
[2009/01/22 5:48] YannMinh McDowwll: en gros, tu fait avancer une double narration. Premier niveau, l’histoire que tu raconte, et deuxieme niveau, la métaphore… Dans matrix, c’est l’initiation sado maso d’un petit jeune qui est racontée. Les images racontent une autre histoire que ce que la narration décrit
[2009/01/22 5:50] Montparnasse Belgar: tu as vu ça dans Matrix???
[2009/01/22 5:50] YannMinh McDowwll: Oui, et quand tu connais le parcourt des frères wachoski ça devient évident que c’est volontaire! Je vais te poser une question; concentre toi :
[2009/01/22 5:50] YannMinh McDowwll: lorsque un hacker rencontre un autre hacker dans le monde réel, où se donnent-ils rendez vous? Dans une pizzeria, dans un bar, ou ailleurs…
[2009/01/22 5:51] YannMinh McDowwll: maintenant, où Néo rencontre-t’il Trinity dans Matrix? Il la rencontre dans une boite de nuit sado maso. Neo est en train de mater une scène de domination
[2009/01/22 5:52] Montparnasse Belgar: ah, je me rappelle pas de la scène
[2009/01/22 5:52] YannMinh McDowwll: bien sur : c’est occulté. Repense maintenant à la scène de l’interrogatoire par Smith…
[2009/01/22 5:52] YannMinh McDowwll: je te la décris : Neo est déshabillé, plaqué contre une table, bailloné, et l’agent Smith lui enfonce… dans le …
[2009/01/22 5:53] YannMinh McDowwll: oup’s nombril
[2009/01/22 5:53] YannMinh McDowwll: un truc qui ne sert en fait a rien, car enlevé par Trinity quelques scènes plus loin, dans une scène qui ressemble à un porno dans une Cadillac!
[2009/01/22 5:53] YannMinh McDowwll: ce n’est pas de la surinterprétation, ce sont des techniques de narration! J’insiste : prends Alien 1, est ce que tu te rappelles de ce qui se passe avec Ripley et Ash, lorsque ce dernier se fait décapiter?
[2009/01/22 5:55] Montparnasse Belgar: je me souviens plus très bien… Ash, c’est le robot?
[2009/01/22 5:55] YannMinh McDowwll: oui. La plupart des gens évacuent cette scène, même ceux qui l’ont vue 4 ou 5 fois! Maintenant imagine : tu es Ridley Scott, et tu diriges Sigourney…
[2009/01/22 5:55] YannMinh McDowwll: tu lui dis : “Il va te jeter sur une couchette entourée de photos érotiques, tu vas rester allongée la bouche ouverte, il va rouler un magazine porno en tube, et te l’enfoncer dans la bouche, le tout en simulant un orgasme!”
[2009/01/22 5:56] Montparnasse Belgar: je me rappelle absolument pas! On voit ça dans le film???
[2009/01/22 5:57] YannMinh McDowwll: LoL! Cette scène existe, elle a été tournée mais la majorité des spectateurs l’occulte : Ridley Scott lu même -dans le bonus- dit : “I think it’s like that robots make love”. C’est donc très conscient et volontaire!
[2009/01/22 5:57] YannMinh McDowwll: Regarde ma page web, plus bas. Il y a les photos de la scène, avec en prime un faux plan décors caché. Je t’explique tout ça, car la majorité des gens ne connaissent pas ces trucs narratif, les occultent ou les nient, sauf les pros du cinéma et du graphisme qui les connaissent bien.
[2009/01/22 5:59] YannMinh McDowwll: ce n’est pas de la psychanalyse : ça date d’avant! C’est un truc d’auteur, et je pense qu’il faut pas grand chose pour que tu maîtrise ce système de double narration. Tu l’as fait inconsciemment dans ton histoire, mais comme c’est inconscient… Le double scénario n’arrive pas à sa conclusion!
[2009/01/22 5:59] Montparnasse Belgar: je viens de voir la métaphore d’Hitchcock, plus bas sur la page : très parlante!
[2009/01/22 6:00] YannMinh McDowwll: il ya une relation de domination sexuelle sado-maso entre toi et la vieille femme, où tu es projeté dans une relation de soumission, et tu dois accomplir des taches avilissantes à caractère sexuel!
[2009/01/22 6:01] Montparnasse Belgar: Ah oui, mais ça, c’est parfaitement conscient
[2009/01/22 6:01] YannMinh McDowwll: bon, ben c’est parfait! :D
[2009/01/22 6:01] Montparnasse Belgar: mais en même temps, ce n’est que la triste réalité!
[2009/01/22 6:02] YannMinh McDowwll: C’est souvent le cas! Il faut juste que tu transformes ton histoire en fiction, pour que la fin ait la conclusion dramatique induite, qui sera l’apothéose BDSM, et tu auras écrit un excellent roman/scénario de film gore trash!
[2009/01/22 6:02] Montparnasse Belgar: mais comme c’est la réalité, ça ne se termine pas avec la hache dans la tête. C’est effectivement une histoire inachevée… J’ai longtemps réfléchi à ce que je voulais faire de ce récit. Je voulais qu’il colle à la réalité, qu’il soit très cru et malsain. Alors bien sûr, j’ai pensé lui donner une fin alternative, mais ça n’aurait pas servi ce pourquoi j’écrivais. Ce livre, m’a servi à comprendre ce que j’ai vécu, pourquoi et comment on en est arrivés là
[2009/01/22 6:03] YannMinh McDowwll: ok, ça se défend aussi
[2009/01/22 6:04] Montparnasse Belgar: il y a beaucoup de choses induites. Des choses que je ne m’étais pas avouées, et que j’avoue à demi mot.
[2009/01/22 6:05] YannMinh McDowwll: la sensualité.. la jalousie… la domination des femmes, ta réification sexuelle métaphorique
[2009/01/22 6:05] Montparnasse Belgar: vi. L’hyperféminisme…
[2009/01/22 6:05] YannMinh McDowwll: l’inceste…
[2009/01/22 6:06] Montparnasse Belgar: oui, il y a tout ça. C’est voulu, inconsciemment (parce que c’est une histoire vraie que je rapporte), et consciemment parce que j’ai tourné ça de manière à ce que ce soit en filigrane
[2009/01/22 6:06] YannMinh McDowwll: tu as déja pratiqué le BDSM en Real Life?
[2009/01/22 6:06] Montparnasse Belgar: non, jamais
[2009/01/22 6:06] YannMinh McDowwll: excellent! Donc tu maitrise la double narration métaphorique. Ce n’est donc pas inconscient de ta part. Je m’en doutais
[2009/01/22 6:07] Montparnasse Belgar: euh… je ne l’aurais pas appelée comme ça, et ça reste très instinctif, mais pourquoi pas?
[2009/01/22 6:08] YannMinh McDowwll: ben quand tu fais un film, y a intérêt à ce que ça soit conscient, car ça coute très cher de faire refaire certains décors pour ces raisons non explicites.
[2009/01/22 6:08] Montparnasse Belgar: disons que j’ai pas mal analysé tout ça, et essayé de montrer des choses a posteriori.
[2009/01/22 6:08] YannMinh McDowwll: oui, bon. C’est tout ce que j’avais à dire!
[2009/01/22 6:09] YannMinh McDowwll: euh, ah si : tu devrais faire l’expérience de la soumission BDSM en Real Life, c’est très instructif
[2009/01/22 6:10] Montparnasse Belgar: en fait, je ne suis pas choqué par les pratiques BDSM, mais ça ne me branche pas tellement d’essayer sur moi!
[2009/01/22 6:11] YannMinh McDowwll: beennn, tu préfères le faire en grandeur réelle, ce qui est nettement plus dangereux… :D
[2009/01/22 6:11] Montparnasse Belgar: quand je l’ai vécu, je te jure que je n’ai rien vu de tout ça! en temps réel. Mais après analyse, c’était plus flagrant…
[2009/01/22 6:11] YannMinh McDowwll: les pratiques BDSM ne sont souvent que des jeux initiatiques de transposition dans la sexualité de tropismes qui sont omniprésents dans les relations sociales. Du coup, ça permet pour beaucoup, de les rendre conscients, et surtout de les “maîtriser” en Real Life. Et pour les auteurs, c’est une manne d’informations!
[2009/01/22 6:12] YannMinh McDowwll: je te dis ça, car dans ton livre, il est flagrant que tu prends une posture de soumis, dès le début!
[2009/01/22 6:13] Montparnasse Belgar: c’est clair
[2009/01/22 6:13] YannMinh McDowwll: c’est le contexte d’apprentissage qui l’induit, mais ça va du coup mettre en place une relation BDSM archétypale que vont jouer inconsciemment et consciemment tous les protagonistes
[2009/01/22 6:13] Montparnasse Belgar: il y a un côté lâche et soumis, mais necéssaire. C’est surtout du harcèlement moral, dont il est traité, là.
[2009/01/22 6:14] YannMinh McDowwll: oui, bien sur. Mais derrière il y a un moteur … très ancien! Je vais faire une transposition qui va peut être te choquer… Accroche toi :
[2009/01/22 6:15] Montparnasse Belgar: lol
[2009/01/22 6:15] YannMinh McDowwll: si je transpose ton histoire sur un plan sexuel, ça raconte l’histoire d’un jeune soumis, qui s’engage à être l’esclave d’une dominatrice, mais qui refusera d’aller au bout de son abnégation sexuelle
[2009/01/22 6:16] Montparnasse Belgar: ça se tient. Il faut absolument que tu mettes ça sur le blog du livre!
[2009/01/22 6:16] YannMinh McDowwll: Ok. ça va être chaud, car autant ce genre de discours peut être compris entre auteurs, autant le néophyte va avoir du mal! Sinon, tu peux mettre notre dialogue si tu veux
[2009/01/22 6:17] Montparnasse Belgar: LoL. oui, mais c’est une autre façon d’expliquer l’histoire, plus en profondeur
[2009/01/22 6:17] YannMinh McDowwll: tout à fait. Les histoires ont souvent plein d’entrées. L’entrée sexuelle est une entrée importante
[2009/01/22 6:17] Montparnasse Belgar: il faut juste expliquer aux lecteurs que c’est une interprétation métaphorique!
[2009/01/22 6:17] YannMinh McDowwll: bien sur! Bon, ben voila, c’est tout
[2009/01/22 6:18] Montparnasse Belgar: ben écoute, je te remercie pour ça!

Montparnasse Belgar / Mathilda O’Hara visite le musée
de la noosphere, l’antre de Yann Minh dans Second Life
Depuis, j’ai moi aussi lu son roman “‘Thanatos, les Récifs“. C’est un livre très particulier, dans le sens où une fois qu’on l’a commencé, on ne peut plus y échapper… On doit aller au bout, peu importe ce qu’on va devoir supporter, sachant très bien qu’on va en voir des vertes et des pas mûres!
C’est une roman très bien écrit et passionnant, mais le thème central est : le plaisir dans la souffrance et la mort violente! Donc il vaut mieux avoir les tripes bien accrochées pour supporter certains passages particulièrement affreux. (j’en ai encore froid dans le dos!!!)
J’ai néanmoins beaucoup aimé. Par contre, je ne suis pas sûr que ma femme supporterait d’en lire ne serait-ce qu’un chapitre! ;-)

lundi 9 mars 2009

Du réel au virtuel…

Montparnasse Belgar rencontre des brebis
virtuelles sur Saveur Régionales
Aujourd’hui, j’ai eu un petit “coup de la madeleine” (de Proust) en visitant la sim “Saveur régionales”, dans Second Life [SLURL invalide depuis - NDEHB]. Cette île a été reprise en main par un groupe francophone, qui est en train de lui donner un joli petit look provençal. Et c’est donc en me promenant dans les hauts-pâturages que je me suis retrouvé face à un troupeau de moutons, en train de paître tranquillement.

En dehors du fait qu’on peut les approcher (voire les caresser), ces brebis là sont assez proches des réelles, avec leur façon de dodeliner, et leur air perpétuellement craintif et surpris.
Je ne vais pas dire que je regrette cette période, loin de là, mais bon… Tout ceci m’a rappelé des souvenirs. Et curieusement, que des bons souvenirs de balades sur les crêtes, de pique-nique frugal dans les rochers, ou d’observation de gypaète barbu à l’oeuvre, en train de casser des os pour en sucer la moelle…
Finalement, la montagne (je parle de la vraie, pas du piémont souletin) me manque un petit peu.

Le métier de berger beaucoup moins… Allez comprendre!?

mercredi 18 février 2009

Mathilde, mon héroïne!

Mathilde Joubert, aka Mathilda O'Hara in SL, héroïne
du tome 1 de "L'infection", par Etienne H. Boyer
Mathilde Joubert, alias Mathilda O’Hara dans Second Life, c’est l’héroïne de “L’infection“, vous savez, mon nouveau livre en cours d’écriture…

Il se trouve que j’ai une idée bien précise de ce à quoi elle ressemble physiquement, et virtuellement parlant! Donc j’ai cherché pas mal de skins* et de shapes** de qualité sur Second Life, et je suis tombé sur une “demoiselle” qui fabrique et vend tout ça.

j’ai acheté le produit (2000 L$), des cheveux (350L$), et la voilà! Mathilde est née du néant!!!

Bien sûr, c’est un personnage fictif, mais son physique est fortement inspiré de celui d’une copine qui existe vraiment. Quand je pense que je me suis cassé le dos pour trouver cet avatar, alors que de toute façon, le personnage va mourir de manière atroce au milieu du livre…
Mince : j’ai spoilé***!
;-)

Il me reste encore deux personnages à créer sous forme d’avatars (puisque dans l’histoire, ils existent aussi dans Second Life), et on sera fin prêts pour les scéances photo in world… Je n’ai toujours pas sauté le pas et demandé à mes acteurs potentiels de bien vouloir jouer le rôle que je leur ai réservé pour les illustrations!

Une dernière nouvelle : j’ai trouvé la personne idéale pour me faire la préface. Ce ne pouvait être fait que par un professionnel du web, spécialiste des mondes virtuels, et en particulier de Second Life. David Castéra, alias Emmen Tal, gérant d’Immersive Lab m’a fait l’honneur d’accepter ma demande. Cool, non?

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*La skin, c’est la texture de la peau, les détails du visage, la couleur des lèvres, le maquillage, les grains de beauté, le sexe, etc. C’est ce qui donne l’aspect réaliste à l’avatar.
**La shape, ce sont les formes et la taille, bref, les mensurations de l’avatar, et l’architecture finale de son visage.
***”Spoiler”, anglicisme qui signifie gâcher le suspense.

jeudi 22 janvier 2009

Introducing : Willow Ahn…

Sur Second Life, avec Willow Ahn,
aka Sigrid Daune In Real Life
Des petites nouvelles de “L’infection“, histoire de vous tenir au courant de ce projet qui me tient à cœur.

Première chose, je n’ai pas beaucoup le temps (ou l’énergie) pour écrire en ce moment. Donc ça rame un peu, mais je vais essayer de m’astreindre à un rythme d’écriture plus régulier. Ensuite, eh bien…

Sur Second Life, j’ai fait la connaissance d’une fille (j’entends déjà les rumeurs de scandales dans tout Mauléon, avec la photo coupable ci-contre qui circule dans le dos de mon épouse!!!)! En fait, si son avatar est plutôt bien roulé, le sexe virtuel n’est pas vraiment le propos de notre rencontre, et de notre amitié.
Cette fille, c’est Willow Ahn, (Sigrid Daune dans la vraie vie), photographe et snapshotiste de grand talent. Je lui ai tiré le portrait sur Territoire digital, et puis on a très vite sympathisé. On a parlé projets, livres, images… Et puis un jour, avec une petite idée en tête, je lui ai envoyé le synopsis de “L’infection“. Elle a aimé l’histoire, et a accepté ma proposition de faire les illustrations du livre. Ce seront donc pour la plupart des photomontages transdimensionnels (Real Life / Second Life), mais tous réalisés par elle. Ce qui sous-entend une logistique (pas encore définie à ce jour), ainsi que des prises de vues en Soule, et ailleurs (probablement à Bordeaux et même Paris, puisque certaines scènes clés s’y déroulent).

Pourquoi j’ai décidé de faire appel à une illustratrice pour faire ce que j’aurais pu faire moi même, me direz-vous?
D’abord parce que je suis complètement impressionné par son talent et ses capacités créatives. Tellement, que je vais même lui confier les couvertures (qui resteront dans l’esprit de celles que vous avez vues, mais avec sa patte à elle). Ensuite, parce que cette E-alliance tombe pile poil dans le concept de ce projet, et montre que les mondes virtuels ne sont pas qu’une saloperie pour NoLife en quête d’expérience sexuelle exotique (mais onaniste, fatalement), mais aussi un espace où l’on peut rencontrer des gens de sensibilité commune, et surtout créer des oeuvres d’art nouvelles et belles, avec des retombées sur le monde physique.
Si tout se goupille comme nous le souhaitons, “L’infection” aura donc deux auteurs : un écrivain, et une photographe-illustratrice.

Toujours dans le cadre de ce projet, il est fort probable que je fasse appel à de vrais figurants pour incarner les personnages, le temps de la session photo. J’ai une idée très précise (et décrite dans le livre) de l’aspect physique de mes personnages, dont certains ont leur alter-ego dans la vie réelle. Je vais certainement aller à la rencontre de ces personnes pour leur demander leur participation bénévole. Alors ne soyez pas vexé si je viens vous voir en vous proposant un rôle de looser déprimé, ou celui d’une héroïne dénudée qui finit par mourir dans des circonstances atroces!
Après-tout, ce n’est qu’un jeu de rôle, pas la réalité… ;-)

mardi 30 décembre 2008

L’infection : quatrième de couv’!

Quatrième de couverture pour "L'infection",
de Etienne H. Boyer
Bon, comme vous pouvez le constater, ça avance toujours, mon nouveau livre : “L’infection“.
Voici en gros à quoi pourrait bien ressembler ma quatrième de couverture. Ce n’est qu’un avant-projet, évidemment; le texte pourrait fort bien être modifié, par exemple. Le voici en clair ici :

Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d’arriver en Soule. Patrice est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d’un tour dans son sac…
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Second Life. Mais il va vite apprendre que tout se paye, en ce bas- monde.
Beau Smart, qu’il considérait comme son ange gardien, son génie digital exauceur de vœux, va se charger de le lui rappeler, en l’entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin…

Je ne sais pas encore si je vais garder tous ces symboles de dangers électromagnétiques tels que le les ai exposés là, ou si je ne vais pas carrément créer un logo à moi, en m’inspirant de ces symboles officiels.
J’ai déjà fait un essai, mais je ne suis pas satisfait. ça ressemble un peu trop à un moulin, et il y manque la dimension de “danger mortel“.
Mais bon… Je ne suis pas pressé.

En attendant, l’image de fond pourrait bien être définitive. J’aime bien ces montages SL/RL, comme sait si bien les faire Willow Ahn. Celui-ci a l’avantage de donner un petit côté angoissant à ce paysage paisible, comme une menace intangible qui planerait dans le ciel mauléonais, n’est-ce pas?
Bien entendu, toute ressemblance avec des évènements réels serait entièrement fortuite, hein? Je rappelle qu’il s’agit d’une fiction…
Quant au photomaton, eh bien il date un peu (2003), certes, mais après-tout, je n’ai pas tant changé que ça… Les kilos je les avais déjà, et les cheveux, je les avais déjà plus!
;-)

Bon, tout ça pour dire qu’avec cette quatrième de couverture, je vous livre à nouveau quelques pistes sur ce que sera “L’infection“. Si je me fie au synopsis que j’ai rédigé, le texte devrait être découpé en quatre parties, elles-mêmes divisées en plusieurs chapitres. Voilà qui devrait vous donner une indication de “mesure”…
A ce propos, je viens de terminer le troisième, et je vais débuter le quatrième sous peu! L’inspiration et l’expérience, j’ai déjà. Tout ce qu’il me manquerait, finalement, (en dehors de la plume de Victor Hugo et du talent de Rimbaud), c’est… Du temps libre pour écrire!

jeudi 18 décembre 2008

De chouettes rencontres à Asphodèles !

Etienne H. Boyer au salon écolo "Asphodèles"
à Pau, avec André Cazetien (au premier plan)
Dimanche 14 décembre dernier, je suis allé au salon des produits bios, des alternatives écologiques et de l’habitat sain “Asphodèles”, à Pau, avec Laurent Caudine et André Cazetien. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Astobelarra n’aura pas fait un chiffre d’affaires mirifique (2 “Mauvais Berger!“, 2 “Pensements“, deux “Paroles du chef Seattle” et un “lettre à l’éléphant“), lors de cet évènement pourtant bien sympathique, et très peuplé, mais là n’est pas l’essentiel, n’est-ce pas?

Moi je retiendrai surtout les chouettes rencontres que j’y ai fait.
D’abord, j’ai rencontré mon premier vrai fan! Un jeune garaztar de 15 ans qui -selon sa mère- n’a jamais pu finir un roman, mais qui a dévoré (et re-dévoré) le mien! Si j’ai pu ainsi contribuer à lui donner le goût de la lecture, alors j’aurais accompli une partie de ma mission sur terre!
;-)

Et puis, j’ai retrouvé mon prof de fabrication fromagère, Jacky Mège (que je n’avais pas revu depuis Musikaren Eguna 2008, je crois…), qui m’a pris un bouquin.
J’ai aussi rencontré une jeune apprentie-bergère des Baronnies qui recherchait -en vain- de la documentation sur la conduite de troupeaux ovins. Effectivement, ce n’est pas facile (voire impossible) à trouver (à part peut-être à l’Institut de l’Élevage, à Paris, m’a indiqué Jacky???), mais je lui ai promis de lui envoyer mes cours du Brevet Professionnel Ovin (que j’ai gardés sous format word), par mail. Si j’avais pu imaginer qu’un jour, ils pourraient -peut-être- servir à quelqu’un…

Nous ne sommes pas seuls…


Enfin -et là ce fut une très grosse et agréable surprise- en rapport direct avec l’histoire racontée dans “Mauvais Berger!“, j’ai été accosté par un jeune homme (qui vit en Soule à Moncayolle, en plus!), qui a été stagiaire apprenti-berger au même endroit que moi (avec les mêmes personnes que je décris dans mon histoire, donc), mais quelques années après. Il avait lu mon livre, que lui avait fait passer son voisin, Francis Poineau (paysan souletin qui est lui aussi charentais d’origine, et que je remercie au passage d’avoir contribué, à sa manière, à la diffusion de ce texte), et m’a rapporté avoir vécu une expérience en tout point similaire à la mienne! Sauf que lui n’est vraisemblablement pas resté jusqu’au bout!
Mais peu importe… Son témoignage est essentiel pour moi. Il est la preuve que je n’ai pas rêvé, que je n’étais pas fou, que ce que j’ai écrit dans ce livre est la stricte vérité, et que d’autres ont vécu la même histoire avec les mêmes personnes, à des époques différentes, et que d’autres la vivent (et la vivront, malheureusement) encore!

Ceci m’a été confirmé par une autre anecdote, très significative : il y a quelques semaines, en allant à l’AMAP, chercher mes légumes, je suis tombé sur une jeune bergère qui m’a dit avoir lu (et bien aimé) “Mauvais Berger!“. Elle m’a aussi avoué qu’elle connaissait la vraie “Nanette” de mon livre, et que cet été encore, elle avait eu de gros problèmes avec son stagiaire! Elle aurait même prétendu que c’était la première fois que ça arrivait…
Heureusement, ce livre est là -désormais- pour remettre les pendules à l’heure…