vendredi 14 novembre 2014

Mauvais berger : un livre résolument machiste...


Une personne (de sexe féminin, vous allez voir, la précision a son importance) a récemment appelé mon éditeur (Laurent Caudine - les éditions Astobelarra Le Grand Chardon) pour lui exprimer son mécontentement à propos de la publication de "Mauvais berger !". Six ans après la bataille, quand même, et à l'heure où l'on reparle d'une réédition augmentée au format poche...


J'ai déjà eu le cas de rares lecteurs qui ont mésinterprété mes écrits (notamment des bergers qui se sont sentis visés  - à tort, évidemment - par certains propos du bouquin), mais jamais ce qui suit : en effet, la dame aurait été "choquée", voire "ulcérée" par le livre où elle a cru déceler beaucoup de machisme... 
C'est vrai qu'à un moment, j'insulte copieusement la bergère du livre, la traitant notamment de "truie". 
Contre toute attente, la dame aurait déclaré à Laurent qu'elle "avait eu de la peine pour cette femme et qu'elle était entrée en empathie avec elle...

Woaw!!! Rien que ça! C'est bien la première fois que quelqu'un a une lecture aussi radicalement hors-sujet et clairement orientée du livre, ou, du moins, c'est la première fois qu'on nous en fait part.
Malheureusement, Laurent a laissé échapper le nom de la dame, et du coup, impossible d'en savoir plus...

Mais si vous aussi avez trouvé mon livre "machiste" (ou autre terme en "iste"), n'hésitez pas à venir m'en parler en commentaire. Parce que franchement, et même si je pense que cette dame se trompe à mon sujet et au sujet de "Mauvais berger !", ça m'intéresse d'avoir le ressenti de mes lecteurs ^^

(PS : le dessin ci-contre n'est pas une caricature de la dame en question - que je ne connais pas -, mais est directement inspiré par mon ancienne prof de français, Mlle Bonnefoy, qui m'a donné beaucoup de fil à retordre en son temps. Elle méritait donc cet "hommage"...) 

mercredi 1 octobre 2014

Ces robots qui vont manger le monde...

Lorsque j'ai rêvé imaginé l'intrigue de ma trilogie "L'infection", autour de novembre 2008, j'étais loin d'envisager que les robots pourraient un jour nous remplacer. Dans la vie de tous les jours via les objets connectés et intelligents, au travail, sur la route... Bref, pratiquement partout et tout le temps. 
"Beau Smart" n'était qu'une créature de science fiction et elle l'est toujours aujourd'hui, même si on s'en rapproche de plus en plus et à vitesse vertigineuse, sans même nous en apercevoir. 
Aujourd'hui, les robots peuvent effectuer des taches de plus en plus complexes, sont plus rapides et plus efficaces que les hommes et surtout nettement moins chers. Il en est même qui peuvent apprendre et s'améliorer. Si bien que nous, êtres humains, sommes entrés dans la chronique d'une obsolescence programmée. 


Il vous suffit juste de visionner ce reportage (en anglais) pour vous en persuader...

En clair, il suffirait de prendre le contrôle de toute cette technologie envahissante pour devenir le maître du monde. C'est ce que fait Skynet dans Terminator. C'est aussi ce que fera à sa manière l'omniscient "Beau Smart" dans "Pandémie", le tome 2 de "L'infection".

lundi 8 septembre 2014

Le supplice de la douche... ("Mauvais berger !" V2)

Une chose à propos de la cabane de Fricoulet, que je n'avais pas prévue (mais qui ne me fait pas particulièrement peur à la base puisque, grand amateur de randonnées en montagne, j'ai déjà été confronté à plusieurs reprises à un confort sommaire ainsi qu'à un certain niveau de promiscuité), c'est la difficulté à garder un minimum d'hygiène personnelle en estives. Il faut être conscient qu'on parle-là d'un séjour de trois mois, pas d'une misérable rando en autonomie de cinq jours ! Mais cela fait partie du charme de l'aventure...

En effet, il n'y a pas de salle de bains là haut. Quant à imaginer se baigner dans le ruisseau à peine plus chaud qu'un névé : il n'y a pas encore marqué « danois masochiste » sur mon front ! 
A l'arrière de la bicoque, il y a tout juste un minuscule réduit bétonné, poussiéreux et rempli de grosses araignées poilues contenant simplement de vieilles toilettes « à la turque » crasseuses, sur lesquelles est disposé un caillebotis amovible branlant – dont je suis certain qu'il ne supporterait pas une charge de plus de 115 kilos – servant de bac de douche. Ceci faisant que, en bon petit citadin maniaque et propret, j'ai toujours peur que des éclaboussures intempestives provenant du trou à merde et contenant des miasmes putrides et mortifères finissent par coller avec bonheur à la plante de mes pieds et jusqu'à mes chevilles avant de se transmettre (et se multiplier – très logiquement) dans mes chaussettes bien chaudes et humides de travailleur, puis, bien évidemment, au fond de mon sac de couchage...

Le mobilier de la pièce se résume à un tabouret de bois à trois pattes (donc bancal) pour éventuellement poser la trousse de toilettes et la serviette, ainsi qu'à un clou rouillé dans le mur faisant office de porte-manteau. 
L'unique accès, une lourde porte en métal, donne directement dans le parc crotté où sont consignés les cochons ; ce qui fait que lorsqu'on sort de la douche, il vaut mieux avoir ses bottes en caoutchouc à disposition (qu'on aura pris soin de rendre inaccessibles aux porcs, qui, comme vous le savez, mangent tout ce qui passe à leur portée). En outre, vouloir aller se laver en tongs serait suicidaire : l'immonde bouillasse puante et les brassées d'orties qui – à l'instar des douves de la citadelle de Navarrenx – entourent les lieux d'aisance rendent l'entreprise assez périlleuse et salissante... 
Au moins l'eau, est-elle chaude (merci Butagaz) ! Mais vous l'aurez compris : se laver (et surtout rester propre) dans ces conditions relève de l'exploit et nécessite une profonde volonté ! 
Volonté qui, au fil des jours qui passent, de la puanteur et de la fatigue qui s'installent, s'émousse sérieusement...

(Bonus inédit de "Mauvais berger !" version 2014.)

jeudi 28 août 2014

"Mauvais berger!" va finalement ressortir en édition poche augmentée!

C'est incroyable que ce livre ("Mauvais berger!", pour ceux qui ne suivent pas) continue à se vendre autant après 6 ans d'existence. 
En parcourant les stocks hier, avec mon éditeur (et ami Laurent Caudine des éditions Astobelarra - Le Grand Chardon), je viens de me rendre compte que nous arrivons aux derniers exemplaires de cette première version (qui est déjà une version "bis", je le rappelle, puisque les couvertures avaient été modifiées par rapport à la toute première version sortie). 
Puisque le livre continue d'être régulièrement acheté, nous avons décidé de le ressortir au format poche, mais en édition augmentée avec les divers bonus (uniquement publiés ici), avec également quelques illustrations inédites. 
La mise en page ainsi que la police de caractères seront aussi revues dans ce "reboot", dont le look sera bien plus professionnel que l'original (à notre décharge, nous débutions dans le milieu de l'édition)...
Ce sera donc mon nouveau travail pour les quelques semaines à venir, avant de me relancer dans l'écriture du tome 2 de l'infection, dont je n'ai pour le moment écrit que la moitié!
Je vous tiens au courant très vite, promis!

mardi 3 juin 2014

Le meilleur ami de l 'homme

Pollux au printemps 2005, au plateau de Letxaregibela

C'est ce qu'on dit : le chien est le meilleur ami de l'homme. Je confirme.

Pollux, je l'ai sauvé d'une mort certaine en avril 1999. Il est né dans une exploitation agricole, dans laquelle les chiens étaient (et sont sans doute toujours) traités et utilisés comme des outils de travail. Pas seulement les chiens, d'ailleurs, mais c'est un autre débat...
Comme ses frères et sœurs, il était destiné à finir noyé dans le gave d'Ossau à peine quelques jours après sa naissance, mais j'ai pu le sauver. J'avoue, j'ai longtemps culpabilisé d'avoir laissé l'horrible bergère assassiner le reste de la fratrie, mais on ne peut pas accueillir tous les chiens perdus du monde, si?
S'il avait eu la malchance de devoir rester dans sa maison de naissance, il aurait vécu une vie de labeur, de privation et de famine et serait mort à 7 ou 8 ans, comme tous les chiens-esclaves. Mais il a eu de la chance : il a été éduqué, aimé, choyé, soigné, nourri, promené. Globalement, je peux dire qu'il aura eu une belle vie de 15 ans et 1 mois. 

C'était un toutou gentil, affectueux, qui aimait jouer avec les enfants et courir dans la montagne. En outre, il avait une qualité essentielle : il gardait son territoire et faisait fuir les témoins de Jéhovah! 
Il avait aussi ses défauts, bien sûr : il était braillard en voiture sur les trajets courts, il courait sans cesse après celle du facteur (ce qui lui a valu une patte arrière cassée), il poursuivait les moutons des fermes voisines dès qu'on ne le surveillait plus (ce que c'est que l'hérédité), et il aimait provoquer (voire dominer) les autres chiens, si possible les plus gros que lui, ce qui lui a valu des raclées mémorables (c'est généralement ce qui arrive quand on se frotte à plus fort que soi) et de longs moments de solitude chez le vétérinaire... Il était gourmand, aussi : il a fallu courir les cliniques vétérinaires de Charente un dimanche midi, après une ingestion intempestive de mort-aux-rats! Même chose lorsqu'il a attrapé la Piroplasmose... Mais à chaque fois, il s'en est sorti parce que ses maîtres veillaient au grain, si je puis dire...

Et puis, il a supporté sans rien dire les énièmes déménagements qu'on lui a fait subir, de Gotein à Mauléon, de Mauléon à Ordiarp, puis retour à Mauléon... Il nous a accompagné avec enthousiasme dans la plupart de nos déplacements et vacances, même si la voiture, c'était long, dès fois. Il adorait aller au parc de Libarrenx. C'était un peu son jardin, lorsque nous n'en avions plus. C'était un membre de la famille à part entière, le grand frère maladroit, tout poilu et toujours joyeux de mes enfants.

Et puis, en décembre 2012, lorsque notre famille a éclaté, il est resté avec "sa maman". Je ne pouvais pas loger de chien de son gabarit dans mon appartement, au second étage de la rue Victor Hugo. Je ne sais pas ce qui passait par sa tête à ce moment-là, mais à son comportement, je peux dire qu'il m'a toujours aimé, même si - en quelque sorte - je l'ai abandonné comme un faux frère... Très vite, son état de santé a commencé à décliner. Au printemps 2013, il avait commencé à maigrir, ses pupilles à s'opacifier, ses intestins à se lâcher. Ses pattes tremblaient, son coeur fatiguait très vite et il commençait sérieusement à refouler du goulot... Bref, il devenait vieux, si bien que je pensais qu'il ne passerait pas l'été. Mais il l'a fait. Il a même passé l'hiver 2013 et presque le printemps 2014. 

Mais quand le cœur fatigue, les reins sont moins bien irrigués et finissent par se déliter. C'est ce qui lui est vraisemblablement arrivé ces dernières semaines. Son état est devenu critique pendant le pont de l'ascension, alors que les enfants et leur maman étaient partis en voyage dans les Bardénas. La gardienne de Pollux m'a appelé samedi matin. En arrivant sur place, j'ai bien vu que mon chien n'était plus que le tiers du quart de lui-même. Il était presque incapable de se lever, de marcher, et chiant le sang. J'ai dû le porter pour qu'il puisse entrer et sortir de la voiture, ce qui n'était pas trop difficile puisqu'il ne pesait plus que la moitié de son poids initial... Les analyses sanguines chez le vétérinaire étaient sans appel. Pollux allait mourir dans des souffrances atroces. Je le voyais, allongé et tremblant sur la table, inquiet, il avait l'air de très bien comprendre ce qui se passait. 

La décision est très lourde à prendre, je ne savais pas à quel point, jusqu'alors. Je parle de celle d'autoriser le véto à tuer son chien par injection létale. C'est très culpabilisant : suis-je un salaud, ou suis-je au contraire un type bien? Est-ce un meurtre? Est-ce que les raisons sont justifiées? N'aurait-il pas pu vivre un peu plus longtemps, au moins jusqu'à ce que les enfants puissent lui dire un dernier "au revoir"? Autant de questions existentielles qui m'ont traversé la tête à toute allure et jusqu'au vertige, avant que je ne signe l'autorisation. Je me souviendrai toujours du regard de Pollux au moment de l'injection, du long hurlement sourd qu'il a poussé - comme s'il avait compris que je le trahissais une seconde fois - avant que sa tête ne se fasse lourde. Quelques ultimes réflexes nerveux, et en cinq secondes, c'était fini. Il est mort dans mes bras.

J'ai tué mon meilleur ami, mais il est trop tard pour regretter...

samedi 12 avril 2014

Ce n'est qu'un au revoir...

Ma puce-bichette,

Je sais que, pour toi, je n'ai pas toujours été le père qu'il aurait fallu que je sois ; j'ai été un papa relativement absent, plus souvent bloqué devant mon ordinateur qu'à m'occuper de toi. Et je suis bien conscient d'avoir négligé ta mère pour ces mêmes chimères numériques.
Je suppose qu’elle t'aura raconté que mon addiction corps et âme pour Second Life est la principale raison pour laquelle elle a décidé de me quitter en t'emmenant avec elle. Il y a de ça, bien sûr, même si c'est un odieux raccourci. Je ne peux pas t'en vouloir de t'être laissée manipuler. Tu étais encore très jeune quand tout est arrivé et ce sont des histoires d’adultes.
Mais en plus de vous avoir sacrifiées pour mon travail, je vous ai mises en danger de mort. Si tu savais comme je regrette ces mauvais choix et tout ce temps perdu, aujourd'hui !
Vous me manquez horriblement toutes les deux, mais surtout toi, ma petite Sophie. J'ai été affreusement égoïste, j'ai raté ma vie de père et de mari, mais ça va changer : je ne vais pas rater ma vie d'homme.

En enquêtant sur Beau Smart, j'ai mis le doigt dans un engrenage duquel je ne peux plus me dégager : il y va de la survie de l'humanité. J’ai vu de mes propres yeux ce dont cette chose est capable. Tu as dû entendre aux informations que le monde court de catastrophes en catastrophes. C'est dû à Beau Smart, évidemment, même si je ne peux pas encore le prouver à 100%...
Ta mère va penser que j'affabule encore, mais j'ai été contacté par une cellule spéciale dédiée à la traque et à la destruction de l'intelligence artificielle, placée sous les ordres directs du président des États Unis d'Amérique. On a besoin de moi pour accompagner et assister Patrice Bodin (le premier hôte de Beau Smart) là-bas.
Je n'ai pas vraiment le choix. Je dois y aller. Pour moi, pour Patrice, mais surtout pour toi, ma chérie, pour que tu saches que, contrairement à ce qu'on t'a fait croire, ton père n'est pas un couard ni un paranoïaque obsessionnel relevant de la psychiatrie. Ton père se bat pour que tu puisse vivre dans un monde meilleur, plus sûr, sans ce monstre.
Je vais donner tout ce que j'ai dans les tripes pour réussir cette mission, parce que quelque part, ayant une connaissance accrue des tenants et aboutissants de cette histoire, je m’en sens responsable. Et dans ce cadre, je me sentirais coupable de ne rien faire.
Je pars demain. Ne m’en veux pas : je n’ai pas le cœur à essayer de t’appeler, sachant que je risque de me casser le nez sur la sonnerie du téléphone, que ta mère – reconnaissant mon numéro – ne  décrochera pas.

Alors je ne sais pas si je vais revenir ni dans quel état je serais, si je reviens... Je ne sais pas non plus si nous allons réussir à vaincre cette entité démoniaque, ou si elle va finir par aller au bout de son funeste dessein et tous nous effacer définitivement de la planète. Mais je veux que tu saches que je t'aime, ma Sophie.

A bientôt j'espère, bisous,
Ton Papa.

Sébastien Régent.
(extrait de "Pandémie", tome 2 de L'infection)

lundi 27 janvier 2014

Mon ami Dahmer...

Mon ami Dahmer - Derf Backderf
Comme vous devez le savoir si vous lisez ce blog, je me documente énormément en ce moment sur le sujet intarissable des tueurs en série dans le cadre du tome 2 de L'infection, puisque l'un de mes personnages principaux, Gros-Sam Bonini, en est un (et un bon!). C'est un type un peu atypique et j'ai vraiment besoin de le rendre le plus crédible possible. Donc toute la bibliographie (ou presque) de Bourgoin y est passée, et je lis (et visionne) tout ce qui a un rapport - de près ou de loin - avec mon sujet. 

Or, si je trouve le parcours d'un Ed Kemper plutôt intéressant (quoi qu'assez classique - pour un serial killer), ou celui d'un Albert Fish carrément déstabilisant (il défie vraiment les lois de l'imaginaire, ce gars...), c'est surtout celui de Jeffrey Dahmer (le cannibale de Milwaukee) qui m'inspire le plus. Certainement parce que j'étais là-bas à l'époque où il sévissait (Pâques 1990) et que j'ai visité la chocolaterie Ambrosia, où il travaillait (peut-être même l'ai-je croisé ce jour-là, qui sait)?

Ce qui est particulièrement intéressant, chez Dahmer, contrairement à tout un tas d'autres meurtriers en série de son espèce (comme Ted Bundy, par exemple), c'est que dès qu'il a été arrêté, il a tout avoué, sans mentir, sans en rajouter et sans se vanter ; ce simple fait le rendant (presque) sympathique... (Je rappelle que Jeffrey Dahmer a tué 17 personnes - je ne vais pas plus loin dans les descriptions, je vous laisse le soin de vous documenter sur le bonhomme - avant d'être arrêté en juillet 1991 et a fini par être assassiné par un codétenu en prison, en novembre 1994).

Et puis il y a eu foison de reportages ou d'écrits sur sa vie, son "œuvre", beaucoup de matière où puiser, donc. Le dernier document en date est une bande dessinée intitulée Mon ami Dahmer, par Derf Backderf (éditions ça-et-là), qui est un ancien camarade de classe du psychopathe. Il y décrit la jeunesse de Dahmer (de son point de vue et en se fiant à des témoignages du Serial Killer himself ou de proches, d'anciens profs, de journalistes locaux, etc.), avant qu'il ne devienne le monstre que l'on sait. Ce livre est un vrai chef d’œuvre et l'on sent parfaitement que l'auteur a été marqué en profondeur par cette "proximité" avec Dahmer. Le regard vide du personnage central est en effet vraiment effrayant. On sent la confusion et la peur qu'il inspirait à Backderf...

Il faut considérer cet excellent livre (en sélection officielle au festival de la bande dessinée d'Angoulème 2014) comme un exercice cathartique, un exorcisme très réussi plutôt qu'une ultime tentative voyeuriste de faire du fric sur le dos de celui que les américains ont parfois coutume de surnommer "le pire serial killer de tous les temps".
Je vous conseille donc de l'acheter et de "le dévorer", sans plus tarder!