lundi 11 février 2013

"Sombre mascarade", de Caroline Herrera

"Sombre mascarade", 2013
par Caroline Herrera
Coll. Mozaïk - Ed. Astobelarra
Juste un petit interlude pour vous parler du nouveau roman à paraître le 16 mars prochain dans la collection Mozaïk, chez Astobelarra - Le Grand Chardon. Il s'agit d'un thriller policier palpitant écrit par Caroline Herrera, intitulé "Sombre mascarade", et qui se déroule en Soule (une fois n'est pas coutume). 

Vous pourrez venir rencontrer l'auteure au salon du livre de Mauléon-Licharre qui aura lieu le jour de la sortie officielle et dont le thème sera "la femme", ce qui tombe assez bien, je trouve...

Le résumé : Sarah Garat revient chez elle après quelques jours d’absence. Mais personne n’est là pour l’accueillir. Son mari et ses deux filles ont disparu.  Où sont-ils ? Que s’est-il passé ?
Rongée par l’angoisse, elle va tout tenter pour découvrir ce qui se trame. Et alors que ses certitudes vacillent, que son fils est mis en cause dans cette affaire, elle va se découvrir une alliée inattendue en la personne de Miren, la fille de son mystérieux voisin.

vendredi 1 février 2013

L'infection Tome 2, ça avance!

Je viens de me faire enlever la vésicule biliaire (il était temps!). J'ai eu droit à deux semaines de convalescence et j'ai beaucoup écrit pendant la première. 
Aujourd'hui, j'ai déjà 10 chapitres du tome 2 de L'infection ("Pandémie") de rédigés, sachant que je vais probablement avoir à revenir dessus de temps en temps, pour ajouter, supprimer ou amender certaines choses pas tout à fait calées. 

Voici le plan et l'état de travail des deux premières parties : 

1) Phoenix (écrit)
2) De Charybde en Scylla (écrit)
3) Le dormeur doit se réveiller (écrit)
4) Sauvez Wall Street ! (écrit)
5) Tout vient à point... (écrit)

6) Natalie (écrit)
7) Baker Lake (écrit)
8) Buffet froid (écrit)
9) L'antivirus X (en cours de rédaction)
10) ...à qui sait attendre (écrit)

Ça commence à ressembler à quelque chose, hein?

lundi 14 janvier 2013

Invité dans l'émission Tumatxa, sur Xiberoko Botza

Mercredi dernier, j'ai été invité par Peio Cachenaut (chanteur des groupes Ikus, Iron eta Maider, et surtout réalisateur du superbe "Xora"), animateur de l'émission hebdomadaire sur les cultures et contre-cultures, intitulée 'Tumatxa', sur la radio souletine Xiberoko Botza. And what's more : cette édition était entièrement consacrée à ma saga fantastique "L'infection"!
Vous pouvez écouter cette émission via le lecteur intégré ci-dessous.


J'ai pris grand plaisir à participer à ce show radiophonique : Peio m'a accueilli comme un prince et a vraiment eu l'air d'apprécier mon bouquin. Venant d'un connaisseur, d'un amateur de science fiction tel que lui, c'est plutôt encourageant et agréable. En outre, j'ai pu choisir toute la programmation musicale ;-)

Je n'ai pas encore pris le temps de tout réécouter et je suis sûr que j'ai dit un tas de conneries sous l'effet du trac, mais en tout cas, c'était un très bon moment qui m'a fait oublier, pendant deux heures, les détestables affres de la vie que je traverse depuis quelques semaines...

Merci Peio, merci Xiberoko Botza!

jeudi 10 janvier 2013

Le revers de la médaille de la création


Non, mais arrêtez! Je n'ai pas disparu!
Je suis toujours là, quoi...
Comme je l’ai sûrement déjà écrit en filigrane par là, le fait de créer quelque chose (je parle de création artistique, comme l'écriture d'un livre, par exemple) peut avoir des conséquences à fort impact sur la vie quotidienne.

Je m’explique : si j’ai écrit le tome 1 de « L’infection », c’est d’abord parce que ça me faisait envie. 
Ensuite, et je ne vais pas le nier, c’était aussi une forme d’auto-thérapie, censée m’aider à éjecter tout ce qui me polluait l’esprit depuis des années. Je pensais (avec raison) que le fait de sortir de moi et de partager toutes ces pensées qui me hantaient me permettrait d’évoluer, de devenir meilleur. 
Un meilleur père, un meilleur mari, un meilleur ami.

Alors je m’y suis attelé, j’y ai mis toute ma concentration, toute mon énergie, tout mon temps libre. J’ai travaillé très dur pour ce livre. Je suis entré en immersion quasi totale pendant presque trois ans et ma foi, au vu du résultat (et même si ce n’est pas - jamais - absolument parfait), c’était nécessaire. D’une nécessité absolue. 
Cela m’a guéri de certaines angoisses, pulsions dangereuses ; cela m’a redonné de la confiance en moi-même et m’a rendu plus fort.

Mais il y a eu un revers de la médaille, un dommage collatéral et de taille : à trop rester dans mon monde, j’en ai temporairement perdu le sens de la réalité et des priorités. Je me suis laissé vampiriser par le livre pour mieux me soigner, un peu comme le corps qui fait monter sa température pour déclencher son système immunitaire, en cas d’infection, justement… 
A tel point que je n’ai pas vu, ou pas voulu voir, que mon monde (réel - lui) changeait, que mes proches, et plus particulièrement mon épouse, s’éloignaient inéluctablement de moi.

Moi qui justement, avait écrit ce livre pour arranger les choses, n’ai finalement pas réussi à modifier mon destin. Il y a des forces contre lesquelles on ne peut pas lutter. Peu importe le chemin qu’on prend, le résultat est toujours le même.
Ironiquement, ça me rappelle l’excellent livre de Ken Grimwood, « Replay ». Le héros y revit continuellement sa vie et cherche à modifier des évènements importants (comme l’assassinat de J.F. Kennedy, par exemple) pour essayer de rendre le monde meilleur. 
Mais peu importe les moyens qu’il emploie, Kennedy finit invariablement avec une balle dans la tête, à Dallas le 22/11/1963…

Je ne suis pas en train de vous dire que je regrette quoi que ce soit, ni que le livre est la cause de tout.
Je ne regrette rien. J’essaye juste de prendre les choses avec philosophie. Si notre relation s'est dégradée, si on en est arrivé là, c’est que ça ne pouvait pas être autrement. Tôt ou tard, on en serait arrivé au même résultat, de toute façon.
Parfois, on ne peut pas recoller un vase cassé. Il ne reste qu’à jeter les morceaux à la déchetterie et éventuellement à racheter un vase neuf. 
Ou alors, on peut aussi arrêter de cueillir des fleurs… Elles peuvent très bien vivre sans nous.

Ceci dit, il faut maintenant rebondir et se remettre au boulot. Le tome 2 attend avec impatience que je le termine…

vendredi 21 décembre 2012

KEN ET LA PETITE PRINCESSE

Un petit conte de Noël, pour les amateurs :

Il était une fois, une petite princesse qui vivait dans un joli château.

La petite princesse possédait un paquet de poupées Barbies (une qui fait la vaisselle, une qui fait le ménage, une qui fait la cuisine, une qui torche les mômes, une qui séduit, une qui joue la comédie, une qui fait du cheval, une qui baise...), mais pas de Ken.


Un jour, il y a très longtemps, la petite princesse s'est fait offrir un Ken. Un beau Ken avec un sourire éclatant et un brushing parfait, on aurait dit un vrai lord anglais manufacturé en Chine.

Elle en était fière de son Ken, la petite princesse. Au début, elle l'emmenait partout avec elle. Elle exhibait fièrement son bel étalon à ses petites copines, dont certaines étaient sûrement un peu jalouses. Et puis, le temps a passé.

 

Le belle peinture jaune des cheveux de Ken s'est écaillée, sa peau de pêche s'est tâchée à force d'être tripotée par des mains malhabiles et pas toujours très propres. 

Bref, la petite princesse a commencé à s'en lasser de son Ken, et même à le délaisser. Un jour, elle l'a carrément oublié dans le jardin pendant une semaine.

A la merci des intempéries et de la tondeuse, son beau costume s'est abîmé. Sous le soleil, ses plastiques et caoutchoucs se sont déformés, ses articulations autrefois solides et toniques se sont ramollies. Ken ne tenait plus debout tout seul. Il n'avait plus la classe de ses débuts. Il lui faisait même un peu honte, à dire vrai.

D'autant plus que de tout nouveaux Ken tout neufs et encore plus beaux trônaient dans les étalages de Noël des supermarchés, attisant son envie irrésistible de changement.

 

Alors elle a commencé à le maltraiter, son Ken. Elle le jetait régulièrement au plafond, le laissant retomber lourdement sur le parquet, pour voir combien de temps il tiendrait. elle l'oubliait pendant des jours, des semaines, des mois dans le coffre à jouets. Et puis elle l'a brulé avec un briquet, lui a mâchouillé rageusement les doigts, lui a tapé dessus avec un marteau. Mais il était solide, malgré tout, ce vieux Ken. Il encaissait sans mot dire, conservant un semblant d'intégrité, malgré les cicatrices indélébiles.

 

Et ainsi, pendant des semaines, des mois, des années, il a résisté bravement, jusqu'au jour où la petite princesse à ouvert la fenêtre de sa chambre et l'a balancé de toute ses forces sur les graviers en contrebas. Sous le choc, le thorax de Ken s'est fracturé et son corps s'est désarticulé. Dans son visage - qui conservait son sourire d'un autre temps - de minuscules cailloux se sont incrustés.

 

Son jouet enfin cassé, la petit princesse a éprouvé de la satisfaction. Elle a pris les restes pulvérisés de la poupée et les a jetés aux ordures. Une semaine plus tard, un nouveau mannequin flambant neuf est arrivé au château. La petite princesse était heureuse.


Dans la poubelle, sous l'évier de la cuisine, accolé à une vieille carcasse de poulet mal curée, la face grêlée de Ken continuait de sourire béatement, attendant que l'éboueur fasse son office...

vendredi 7 décembre 2012

L'autre monde

Hier soir, j'ai enfin trouvé le temps de regarder "l'autre monde", un drame psychologique sorti sur grand écran en 2010 et qui se déroule à moitié sur notre planète (quelque part dans le sud de la France) et à moitié dans un univers virtuel appelé Black Hole. J'ai repoussé ce moment le plus longtemps possible, afin de ne pas polluer mon inspiration pour "L'infection". Et comme j'ai à nouveau un peu de temps devant moi, j'ai décidé de sauter le pas...

J'ai trouvé ce long métrage très intéressant et il y a bien entendu quelques similitudes avec mon roman, mais pas tant que ça, finalement. 

Voici le pitch : Gaspard trouve un téléphone portable qui appartient à une certaine "Sam". Entraîné par sa copine Marion, il décide de pister cette jeune femme et la sauve d'un suicide. Intrigué, puis subjugué par cette blonde platine qui vit sous la coupe d'un frère malsain, il va la suivre à l'insu de Marion dans le Black Hole. Mais dans les univers virtuels encore plus que dans la vraie vie, les apparences sont souvent trompeuses... Gaspard va mettre le pied dans un piège glauque, qui va se refermer sur lui et  balayer son innocence.

 
Vraiment, je vous conseille ce film, qui ne pêche que par le côté un peu juvénile des acteurs. On sent bien qu'il s'adresse surtout à un public adolescent et qu'il véhicule une morale un peu téléphonée, parfois, mais ça se laisse regarder avec plaisir.

mercredi 5 décembre 2012

UN COEUR DE NÉANT

Hier soir, je suis une fois de plus allé à l'atelier d'écriture de Mauléon-Licharre. Ce coup-ci, toujours dans le cadre du projet commun avec Astobelarra et les artistes de l'atelier Uztaro, c'est chez ces derniers que s'est déroulée la séance.

J'avais apporté deux textes de mon cru pour les peintres. Eux nous ont proposé un grand nombre de peintures très diverses, allant du figuratif à l'abstrait. La peinture ci-contre m'a tapé dans l'œil. Elle m'a fait penser à #BeauSmart, le vilain virus de "L'infection T1 : Contage" et m'a inspiré ce diptyque très manichéen sur la dualité de l'être :

Au premier abord, c'est un corps de glaise, blafard et glabre, sans forme, sans personnalité, froid, vide et effrayant. Sa surface translucide est dévorée par la lumière crue et n'exprime rien de plus que l'inachevé, la vie primaire et archaïque, fragile et malléable, inodore et sans saveur. Son existence semble laborieuse, cruelle et bien vaine.
Mais en réalité, ce n'est que la surface extérieure et très superficielle des choses. Rien qu'une enveloppe légère comme le crépon, qui cache un être incandescent, lumineux et en quatre dimensions. Il suffit seulement de se donner la peine de gratter le vernis fade, la fine surcouche d'albâtre qui recouvre son âme d'or massif et de se laisser éblouir par ses mille reflets éclatants.

*****

Au départ, c'est une silhouette ardente qui éclipse tout, un tempérament radioactif qui consume les étourdis un peu trop tactiles, car la passion ou la folie l'habitent. Son costume de lumière hypnotise les regards naïfs qui osent se poser sur ses formes mouvantes ou flatter ses aspérités incendiaires. C'est une créature vibrante, vivante et d'essence quasi-divine.
Mais ce n'est qu'une apparence, un genre qu'elle se donne afin de camoufler les tréfonds de sa véritable nature. Car en dedans, elle n'est qu'un désert mort, un esprit dépouillé de toute substance, inexpressif et sans relief. Un cœur de néant...

Je pense que ce texte est plutôt un genre de pêle-mêle, un jeter d'idées complètement instinctif et sauvage qui pourra probablement encore évoluer. Only time will tell...