Comme vous le savez déjà, j’ai besoin de musique pour
écrire. Cela me permet de me concentrer sur mon monde intérieur, de
m’enfermer dans ma bulle. Et puis c’est aussi le fil d’Ariane qui me retient
accroché au monde réel, tandis que je m’aventure dans les recoins les plus
sombres de mon âme. La musique m’empêche de me perdre.
Elle me sert aussi de
guide d’ambiance : je n’écoute jamais la même chose, selon ce que j’écris.
Je ne suis pas le seul romancier à le faire. Je pense d’ailleurs que c’est un
trait commun à la profession. Nombreux sont ceux qui créent avec de la musique
classique en fond sonore. Moi, c’est en fonction de la scène que je vois à un
instant T, plus que de l’humeur du moment.
Par exemple, si j’écris un passage sombre, une scène
brutale, des choses horribles que je fais subir à mes personnages, alors je
vais plutôt écouter du black Metal ou du Thrash.
Lorsque je dois décrire un passage une peu épique, comme une course poursuite
ou un combat, je me passe en boucle un album de Power Metal.
Si j’écris une scène de la vie courante, quelque chose d’un peu chill, qui
permet de relier un épisode à un autre, ce sera alors quelque chose de léger
comme de la Synthwave, de l’Hyperpop, voire de la Soul.
Et quand je retranscris un de mes rêves, j’utilise de la musique à
l’avenant : c’est-à-dire souvent une composition plutôt instrumentale ou
alors quelque chose de complètement déstructuré, ou les deux à la fois.
Mais toutes ces musiques, aussi différentes soient-elles,
ont un point en commun : je les connais toutes par cœur. Cela me permet de
rester concentré, de ne pas être perturbé par un son que je découvrirais de
manière impromptue et qui pourrait me faire perdre le fil de ce que je suis en
train d’écrire. Alors puisque vous ne me l’avez pas demandé, voici les douze
disques que j’ai écoutés pendant l’écriture de Un Cauchemar sans
nom :
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