dimanche 25 mai 2008

Quatre d'un coup!

Une dame m'a pris quatre "Mauvais berger!"
d'un coup... Je les lui ai dédicacés ;-)
Jeudi après-midi, j’avais rendez-vous au Café de l’Europe à Mauléon (très chouette bar, au passage) avec une de mes lectrices pour une séance non-officielle de dédicaces. “Michèle” m’a pris 4 livres chez Allande Etxart (au “magasin des produits régionaux“) qu’elle comptait offrir dédicacés à ses amis.

Je me suis donc exécuté, ayant toujours à cœur de personnaliser mes dessins. Avec sa permission, j’ai pris en photo ces dédicaces. Les voici (ci-contre) en exclusivité!

Prochain rendez-vous “rencontre-dédicaces” au salon du livre d’Oloron Sainte-Marie le week-end du 31 mai au 1er juin 2008, sur le stand d’Astobelarra, en compagnie de Laurent Lurbeltz Caudine

samedi 10 mai 2008

Une dédicace pour Cyclotor


J'ai un copain dont le pseudo est Cyclotor . Il a un humour assez tordu, mais bien rigolo lorsqu'on apprécie l'autodérision et le Xième degré. Ce poto m'a demandé de lui faire une dédicace "un peu particulière" sur son exemplaire de "Mauvais-berger!".

Ma dédicace sur l'exemplaire de
"Mauvais berger!" de Cyclotor
J'ai trouvé que l'occasion était trop belle, et me suis filmé afin d'immortaliser cet exercice de style.
J'avoue que j'ai un peu triché : il m'a fallu un petit peu plus de 25 minutes pour réaliser le dessin (je me suis appliqué, faut dire... D'ordinaire, je mets une dizaine de minutes par dédicace.), mais ça aurait été proprement imbuvable à regarder. Alors j'ai joué sur les effets, et voilà!

En dehors de la courte introduction planante, la chanson est de Steve Vai. C'est un morceau grinçant, tant au niveau des paroles (Attention : explicit lyrics contained!!!), qu'au niveau de la musique. J'ai trouvé qu'il allait très bien avec le côté provoc' de la commande, et bon... C'est un peu une forme de retour à l'envoyeur!
;-)

Cliquez ici pour ouvrir une seconde dédicace destinée au beau-père de Cyclotor...

mardi 6 mai 2008

L’histoire vraie d’un homme qui voulait devenir berger

Etienne H. Boyer, auteur de
"Mauvais Berger!",
Photo par Sarah Hutter pour
le Journal du Pays Basque
"Il fallait que ça sorte!", clame le jeune auteur, visiblement soulagé d'avoir couché sur le papier cette "tranche de vie". Etienne H.Boyer est arrivé en Soule en 1998 avec son épouse afin d'y suivre une formation agricole. Mais après deux stages réalisés dans les estives, il s'est rendu à l'évidence, il ne sera jamais berger.

Ce récit autobiographique illustré, édité par l’association Astobelarra, parle de la dureté du métier, mais aussi et surtout de harcèlement moral et de désillusion. Si les caricatures dessinées par l'auteur lui-même apportent une touche d'humour, le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession.

Originaire de Charentes, Etienne H.Boyer a vécu sept ans à Bordeaux avant de venir s’installer en milieu rural. Comme beaucoup de citadins qui passent leurs vacances dans les Pyrénées, il avait une vision idyllique du métier de berger transhumant. Tenté par le "retour à la terre", Etienne a suivi une formation de berger à Menditte, dans le canton de Mauléon. "C'est là que j'ai commencé à me rendre compte que ce n’était pas un métier facile, reconnaît l'écrivain: travailler 16heures par jours et être payé au raz des pâquerettes... Mais j’aurais peut-être supporté la dureté du travail si j’étais tombé dans un milieu plus accueillant".

Ainsi commence l'histoire du "mauvais berger" : Etienne trouve un stage dans une exploitation béarnaise, chez "Nanette", la bergère acariâtre et son fils Christophe, avec qui il avait, au départ, un projet d'association. Les noms des protagonistes et des lieux sont d’emprunt.

Humilié


"Je suis mal tombé, mais cela aurait pu se passer n’importe où", remarque l’auteur. En dépit des difficultés rencontrées lors du premier stage, Etienne y fera une deuxième session l'année suivante, avant d’obtenir son diplôme, preuve d'une certaine volonté d'aller jusqu’au bout. "J’ai eu la sensation d’être humilié en permanence, d’être ridicule, d’être exploité. C’était du harcèlement moral et physique. Voilà comment je suis passé du p’tit gars optimiste au gars cynique". Il lui a fallu plusieurs années pour mettre des mots sur ce qu'il a vécu.

Ce premier livre est un exutoire qui lui a permis de régler ses comptes avec sa famille d’accueil, mais aussi avec lui-même, avec ses échecs et ses utopies. L’ouvrage est illustré par ses dessins et par des photos remontant aux faits, comme pour donner encore plus d’authenticité au récit. Aujourd’hui, Etienne se veut résolument combatif et parle de cet épisode douloureux avec philosophie: "Ce qui ne tue pas te rend plus fort" est un proverbe nietzschéen qu’il aime citer.

Devenu correspondant de presse en 2001, il a commencé par rédiger une version courte de cette histoire sur son blog. Puis il a trouvé un partenaire, Le Grand Chardon - Astobelarra, une association qui édite des textes courts en français et en euskara. "Les produits de la vente du livre reviennent intégralement à l'association pour la publication d’un prochain ouvrage dans les deux langues, Paroles de chef Seattle, explique l’auteur. Je suis heureux de contribuer à cette occasion au développement de la langue basque". Car si Etienne n’a pas réussi son intégration dans le milieu agricole, il a réussi son intégration en Soule où il vit toujours avec sa famille.

Sarah Hutter, le Journal du Pays Basque, 12/04/2008

En Charente, fin avril 2008

Une nouvelle dédicace pour un exemplaire
de "Mauvais Berger!"
Me voilà de retour de congés… C’était comme à chaque fois que je rentre en Charente : court et intense!

On a fait la “tournée des grands ducs” (famille, belle-famille, amis de la famille, amis tout court…), mais aussi celle des librairies!
A Cognac, je me suis fait froidement rembarrer par “le texte libre“, mais “la maison de la presse” m’a pris six bouquins. Bon, il faut dire que ma mère est une fidèle cliente de toujours, et que les vendeuses (les plus anciennes) me connaissent depuis que j’ai l’âge de marcher… C’est sûr que ça doit aider ; d’autant que Cognac n’est pas précisément une “zone à moutons“!
Je compte donc sur cette poignée de Cognaçais qui me connaissent encore pour se ruer avidement sur leur exemplaire de “Mauvais berger!

J’avais prévu un petit paquet d’exemplaires “promo” pour la famille et amis proches. Comme à chaque fois, je me suis adonné à quelques séances de dédicaces personnalisées. Voici deux exemples de ce que je peux faire, dans mes meilleurs moments.

Dédicace “Mauvais berger!” pour
mes amis Sophie et Vincent
Bon, les personnages de ces caricatures sont récurrents (ours pataud et plutôt sympathique, mouton vicelard avec un sourire idiot, berger bourré et obsédé, vautours affamés…), mais on voit pas trop de “pokémons” ni de “fée clochette” à la montagne, faut dire…
Alors j’essaye de tourner la chute du dessin en fonction de la personne pour qui je dédicace. Ce qui n’est pas forcément facile lorsque le client m’est inconnu…

Par exemple, j’ai fait “un batman qui se tape une brebis” pour Mathieu Larregain, qui est fan du justicier masqué de GothamCity. Oui, bon… C’est pas très fin, c’est vrai…

Mais je peux faire pire!

Au Biltzar de Sare le 24 Mars 2008

Astobelarra (Etienne H. Boyer avec Dominika
et Laure Gomez) au Biltzar de Sare 2008
Grosse journée, hier, pour les éditions Le grand Chardon – Astobelarra, présentes simultanément à Navarrenx (Jenofa et Laurent tenaient le stand aux côtés d’André Cazetien), et au Biltzar de Sare, où je dédicaçais “Mauvais berger!” en compagnie de l’illustratrice souletine Laure Gomez (qui, elle, dédicaçait ses planches pour “La lettre à l’éléphant“, de Romain Gary) et de Dominika Ithurburu.

Pas très grand en superficie, ce salon des écrivains se situe dans le Jaï Alaï du village, mais rassemble quand même près de 150 auteurs, et une centaine d’éditeurs (plutôt locaux…). Parmi lesquels on pouvait compter le centre Ikas, la maison Elkar, Atlantica, Gatuzain, et bien d’autres…

Ci contre, Floriane, une fidèle lectrice de mon blog
(xiberoland.free.fr) est descendue spécialement pour
venir me voir! Merci, miss!
Laurent m’avait averti : “Boh, on vend pas beaucoup à Sare… C’est surtout un salon pour prendre des contacts!” Cette deuxième affirmation est une vérité, mais on y a quand même écoulé pas moins de 10 “Mauvais berger!“!!! Là bas, j’ai retrouvé quelques souletins, comme Jean Bordachar ou Jean-Louis Davant, j’ai aperçu de loin Allande Etchart et Jean-Michel Bedaxagar. J’ai aussi retrouvé Peio Serbielle, qui dédicaçait “Naiz” et “Egon”, et fait la connaissance de Marc Large, auteur du livre “Xan de l’ours“, préfacé par Renaud (le chanteur énervant) lui même!

Petite anecdote, parmi les questions auxquelles j’ai dû répondre, une dame m’a demandé ce que les bergers pensent de mon livre. Ma foi, en dehors de “Lisez-le, vous verrez“, voici ce que je peux répondre : “il ne faut pas faire de généralités. Je ne pense pas que tous les bergers soient du même acabit que ceux qui m’ont formé. Je pourrais citer plein de gens biens, tolérants, heureux, qui exercent la profession d’agriculteur sereinement. Il se trouve que je suis mal tombé, et que finalement, je n’étais peut être pas assez “motivé” pour continuer dans cette voie.
Il est des choses qui se méritent, un peu comme de réussir l’ascension de l’Everest, et en revenir vivant. Devenir berger, c’était mon toit du monde (ou mon “principe de Peter”) à moi…”

Une dédicace pour Laure Gomez, sur son
exemplaire de "Mauvais Berger!"
Hormis le repas -vraiment pas terrible- au restau du VVF et un temps pourri abominable, ce fut globalement une journée très agréable, avec pas mal de rencontres et de dédicaces, et un gros paquet de dessins idiots que je vais publier sous peu, en réponse à la “patate chaude” récemment envoyée par Laure!

Ci-contre, la dédicace dessinée pour l’exemplaire destiné à Laure Gomez. C’était probablement la plus belle de la journée (avec celle que j’ai faite pour Marc Large), mais pour deux illustrateurs de ce talent, je me devais de faire pour le mieux…

En dédicace à Navarrenx, les 22 et 23 Mars 2008

Etienne H. Boyer en dédicace au salon du livre de Navarrenx
en 2008 - Le peintre Jacques Roux en arrière plan
Bon bah voilà! C’était pas la mer à boire! J’ai dédicacé “Mauvais berger!” au salon des métiers d’art et du livre à Navarrenx aujourd’hui.

Face à Jean Lassalle, qui plus-est! (Pour la peine, j’ai même acheté son bouquin, histoire de pas mourir idiot. Quand je l’aurai fini, je le passerai à chroniquer à Laurent “Lurbeltz” Caudine! ça pourrait être marrant!)

Sinon, c’était sympa, mais ça caillait terrible! J’en ai encore les doigts gelés. J’occupais le même stand qu’André Cazetien, sauf qu’il n’était pas là!

Derrière moi, c’est Jacques Roux, un artiste peintre, dessinateur et auteur de bédés. Il fait un vrai travail de fourmi, avec un talent phénoménal. A côté, je fais vraiment figure de petite merdouille, avec mes gribouillis! Ben vous savez quoi? Il a insisté pour m’échanger deux ou trois strips contre l’un de ses livres dédicacés! Trop, vraiment trop d’honneur. Mais j’ai accepté quand même… Un cadeau de cette valeur ne se refuse pas!

Et demain, je me fais le Biltzar de Sare en compagnie de Laure Gomez! Enfin oui, sauf s’il a neigé trois mètres…